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    ABBE SAUNIERE :

    VIDEO SUR L'ABBE SAUNIERE

    ET LE TRESOR DE RENNES LE CHATEAU

     

      

    Ce film, intitulé "Rennes-Le-Château, du trésor au vertige", retrace l'étonnante histoire de l'abbé Saunière et du trésor qu'il aurait découvert à Rennes-Le-Château et qui lui a valu une notoriété mondiale. Cette notoriété ne se dément pas aujourd'hui encore, alors que Béranger Saunière est mort en 1917. L'abbé Saunière est certainement l'Audois le plus célèbre au monde...

     

     

     

    Le film dure 30 minutes, il a été écrit et réalisé par Georges Combe.  

     

    La vidéo commence ainsi :

    Quelle histoire ! Une histoire dont on ne sort pas indemne. Plus de 300 livres, des dizaines de films, des visiteurs venant de tous les coins du monde, tout cela pour un simple curé de campagne qui aurait trouvé un trésor il y a un peu plus d'un siècle, dans un petit village du sud de la France : Rennes-Le-Château...

      


    rennes le chateau partie1 par nwotribe

      

     

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    rennes le chateau partie 2 par nwotribe

     

     

     

     

     


    rennes le chateau partie 3 par nwotribe

     

     

    Né à Montazels, dans l'Aude (tout près de Rennes-le-Château), aîné d'une famille nombreuse et modeste, Bérenger Saunière devient prêtre (sans doute sous la pression de sa famille) et est ordonné en 1879. Après quelques affectations successives dans son département comme à Clat, il est affecté comme curé de Rennes-le-château en 1885.

     

     

      

    Dès son arrivée au village, il est choqué par l'état de délabrement de l'église. Ses débuts dans la paroisse sont modestes : il vit pauvrement et s'occupe comme il peut, en lisant, en chassant... Dès son arrivée, il se liera très vite avec Marie Dénarnaud, sa servante, qui le suivra jusqu'à sa mort. En 1891, Saunière entreprend des travaux dans l'église avec l'argent prêté par la mairie.

     

    C'est lors de ces travaux que les ouvriers découvrent dans un pilier du maître-autel, trois fioles où sont logés des parchemins. L'abbé ne tarde pas à subtiliser les parchemins aux ouvriers, prétextant qu'ils ont une grande valeur. La nouvelle se sait très vite au village, et on demande à Saunière de vendre les documents à un musée, l'argent gagné devant rembourser les frais de réparation de l'église. En 1893, Saunière se rend ainsi à Paris, avec l'accord et grâce au financement de l'évêché de Carcassonne. Il doit s'entretenir avec l'abbé Vieil, directeur de l'église de Saint Sulpice, afin d'obtenir la signification de ces documents.

     

     

    Durant son séjour à Paris, il rencontre Emma Calvé, célèbre cantatrice de l'époque. Quelques jours plus tard, l'abbé Vieil lui explique, semble-t-il, le sens caché des parchemins. Mais personne ne sait rien de cette discussion. On sait que Saunière repart peu après, laissant les documents, mais en en gardant des copies. Ces parchemins, qui n'avaient au départ rien d'extraordinaire (il s'agissait en fait de passages de la Bible écrits en latin) semblent être la clé du mystère de Rennes-le-Château car c'est à partir de ce moment que débute l'étrange vie de l'abbé Saunière.

     

    Sitôt rentré, Saunière entame d'étranges découvertes : en face du maître-autel, il découvre avec l'aide de ses ouvriers, une dalle dite du Chevalier (aujourd'hui exposée au musée de Rennes) où la face cachée présente d'étranges sculptures de cavaliers, apparemment très anciennes. Il ordonne alors que l'on creuse une fosse à cet emplacement, et congédie ensuite les ouvriers afin d'explorer le lieu lui-même.

     

    L'attitude de l'abbé paraît de plus en plus étrange aux villageois quand ils se rendent compte qu'il efface dans le cimetière les inscriptions dressées sur une très ancienne tombe, celle de la marquise de Blanchefort. Il va même jusqu'à déplacer la stèle. Le maire, choqué par ces saccages, lui demande d'arrêter. Dès lors, les villageois voient Saunière de plus en plus souvent voyager et s'absenter du village, souvent pour plusieurs jours. Durant ses voyages, il est muni d'une valise qu'il porte à dos d'âne.

     

      

      

    Autre chose encore plus étrange, le curé de Rennes qui vivait jusque-là dans la pauvreté, se met à faire de folles dépenses dans son église qu'il rénove désormais à ses frais. Il entreprend d'ailleurs une rénovation complète qu'il réalisera selon ses goûts. Elle est achevée en 1897. Mais le style est très original voire choquant au goût des autres ecclésiastiques. En effet, outre des peintures de couleur vive et de nombreuses statues, le bénitier est un diable sculpté.

     

    Les constructions et les rénovations ne s'arrêtent pas en si bon chemin. En 1899, il achète six terrains sur Rennes-le-Château,

      

     

    Photo de la Tour Magadala, construite par l'abbé Saunière

    Photo de la Tour Magadala construire par BérangSaunière

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    et les met au nom de sa servante, Marie Dénarnaud qu'il designe comme sa légataire principale. Le domaine construit jusque-là est terminé en 1906. Il aménage un jardin, une serre, mais aussi une maison : la villa Béthanie, petite, mais luxueuse, comparée aux autres maisons du village. Mais son œuvre la plus étrange et la plus célèbre est sans aucun doute la tour Magdala qu'il bâtit au bord de la colline. Cette petite tour, aujourd'hui visitable, abrite sa bibliothèque.

    Dans sa villa, il accueille des invités de marque qui viennent de très loin, mais dont l'identité reste obscure. Si la villa sert à loger les invités, Saunière ne vivra jamais autre part que dans son presbytère.

     

    Si le luxe fastueux de l'abbé fait murmurer les villageois, il fait aussi grincer des dents l'évêché qui l'accuse de trafic de messe, c’est-à-dire de détourner l'argent expédié par les congrégations et fidèles avec qui il est en contact à travers toute la France à des fins personnelles. Il est d'ailleurs sermonné par l'évêché dés 1901 c'est-à-dire sous l'épiscopat de Monseigneur Félix-Arsène Billard et continuera à l'être régulièrement sous l'épiscopat de son successeur Monseigneur Paul-Félix Beuvain de Beauséjour. En 1910, Saunière est interdit de messe et remplacé par un autre curé. Habitant toujours à Rennes-le-Château, Saunière officie dans sa villa, dans la petite chapelle placée dans la véranda où les habitants viennent le rejoindre, boudant toutes les messes de l'autre curé.

     

      

    Durant la Première Guerre mondiale, Saunière, qui n'a d'ailleurs pas pu récupérer son église, se voit soupçonné d'espionnage par certains villageois. Il meurt le 22 janvier 1917. Marie Dénarnaud hérite de sa fortune et de ses terres. Elle s'endette et vit recluse jusqu'en 1942 où elle fait la connaissance de Noël Corbu. En 1946, elle effectue un testament stipulant M. et Mme Corbu légataires universels du domaine où ils s'installent. Elle est frappée, le 24 janvier 1953, d'une attaque cérébrale, la laissant muette et paralysée. Elle meurt 5 jours plus tard, le 29 janvier 1953, sans prononcer un mot. Elle avait 85 ans.

    Autres pages sur Rennes-Le-Château


    Vidéo sur Rennes-Le-Château (aperçu général du village et des paysages, vues de la Tour Magadala et de l'église)

    Galerie de photos de Rennes-Le-Château

    Le trésor de l'abbé Saunière (une autre vision des choses en vidéo)

     

    ABBE SAUNIERE - Le Trésor de Rennes le Château

     

     

    SOURCES

    http://www.aude-aude.com/content/view/3643/1/

     

     L'Affaire de Rennes-le-Château

      Interview de Christian Doumergue  

      

    Première partie : Révélation(s)

     

    En partenariat avec les Editions Arqa, la Gazette de Rennes-le-Château met en ligne l'interview accordée par Christian Doumergue à Thierry Emmanuel Garnier, directeur des Editions Arqa. A la suite de la sortie du livre « L´Affaire de Rennes-le-Château », ils se sont rencontrés le 24 février 2006 à Rennes-le-Château. De plus, en exclusivité pour la Gazette de RLC, il vous dévoile les liens entre Bérenger Saunière et Sébastien Kneipp.  

      

    Posez vos questions à l'auteur sur son forum !

     

    Christian Doumergue dans un livre qui vient de paraître aux éditions Arqa revisite entièrement le mystère de Rennes et de l´abbé Saunière qu´il appelle « L´Affaire de Rennes-le-Château », pour lui donner pleinement sa dimension sociologique, recul nécessaire à tout sujet de cet envergure. Avec la rigueur d´analyse qu´on lui connaît, Christian Doumergue apporte un nombre considérable d´éléments nouveaux étayés par de très nombreux documents d´archives inédits, facteurs troublants qui nous obligent à revoir, parfois entièrement, des pans entiers du mystère audois...

     

    Qu´il nous suffise d´ajouter que ces 90 documents exceptionnels versés au dossier concernant l´abbé Saunière viennent renforcer de manière magistrale une quête débutée il y a maintenant plus de dix années. On l'aura compris, l´ouvrage de Christian Doumergue, pour ceux qui s´intéressent à « l´Affaire » est bien le livre évènement de l´année 2006 !

    "L'Affaire de Rennes-le-Château" par Christian Doumergue

    Nous livrons aujourd´hui le premier volet d´une longue interview que Christian Doumergue a bien voulu accorder en exclusivité aux abonnés de La Lettre de Thot, suite à notre rencontre le mois dernier à Rennes-le-Château et ce, afin de nous livrer quelques éclairages pertinents sur son travail récent.

    Arcadia - La LdT No 39.

    Arcadia : Christian Doumergue, le livre que vous venez de terminer est le résultat de plus de 10 ans de recherches ininterrompues. De très nombreuses pistes évoquées sont tout à fait incroyables et entièrement nouvelles pour le chercheur s´intéressant à cette affaire, certaines mêmes vont totalement à contre-courant de ce qu´il est convenu de penser ou de croire à ce sujet, mais il faut bien reconnaître qu´en la matière certains ont l´imagination plus que débordante ! Pouvez-vous nous livrer quelques-uns de ces sujets, pour nos lecteurs ?

    Christian Doumergue : Le but était effectivement, dans ce travail, d'apporter le maximum d'éclairages sur cette affaire, que je n'hésite pas à taxer de "ténébreuse" (dans le sens de difficilement discernable). Cela amenait, nécessairement, à ramener l'affaire - aujourd'hui noyée dans le foisonnement d'hypothèses invérifiables - à du factuel, et donc à des documents nouveaux.

     

    Etant entendu que ceux à notre disposition jusque-là ne nous ont toujours pas permis d'apporter des certitudes sur ce qu'il s'est vraiment passé dans ce petit village de l'Aude entre la fin du XIXe siècle, et le début du XXe. Tout d'abord concernant l'abbé Saunière lui-même, sur lequel on a beaucoup écrit sans prendre soin de vérifier ne serait-ce que la plausibilité de ce qu'on écrivait.

    J'ai eu la chance, à cet effet, d'avoir accès à un certain nombre de documents inédits du fonds Corbu-Captier, qui, pour certains, apportent des informations totalement inédites, et insoupçonnées, sur l'abbé Saunière, que l'on découvre par exemple disciple de Sébastian Kneipp. Ce fait était jusqu'alors inconnu de tous.

    L'abbé Saunière prêtre libre - Fonds Corbu Captier © (Cliquez sur la carte pour l'agrandir)

    Il n'est pas le seul pan de passé oublié à ainsi resurgir concernant l'abbé, mais aussi, et peut être même surtout, son "environnement". Mon livre a en effet pour titre "L'Affaire de Rennes-le-Château".

     

    Or, dans ce cadre, étudier l'unique figure de l'abbé Saunière est insuffisant. Car l'Affaire de Rennes, c'est Saunière bien sûr, mais c'est aussi tout le mythe qui s'est cristallisé sur cette figure à partir des années 1960, lorsque le prêtre est devenu le "curé aux milliards" et que l'on a peu à peu assisté à la transfiguration de Rennes-le-Château en capitale mondiale de l'ésotérisme. A ce sujet, nous avions jusqu'à présent deux attitudes. Soit une croyance aveugle en un Saunière découvreur de terribles secrets religieux. Soit un déni total de cette idée, et l'affirmation d'une autre : seule la volonté pécuniaire de quelques-uns et la mythomanie de quelques autres peuvent expliquer ce travestissement des faits.

     

    Car, c'est un fait : rien dans les documents certains que nous possédons à l'égard de l'abbé Saunière ne nous permet de dire qu'il a découvert un incroyable secret ou qu'il ait été en relation avec les milieux occultes de son temps. Tout, au contraire, dément cela. Ce n'est que dans les années 1950/60, avec Noël Corbu, puis surtout Pierre Plantard et les écrits qu'il a inspirés, que se développe l'idée d'un Saunière inventeur d'un trésor, puis d'un Saunière initié par sa découverte à un grand secret. Mon attitude a consisté à analyser les conditions dans lesquelles cette construction mythologique - qui a véritablement travesti la réalité historique de la vie de l'abbé Saunière - s'est élaborée. Or, la façon dont le mythe se construit sous l'égide de Pierre Plantard est par trop complexe pour répondre à un simple "canular".

     

    Ce qui ne pouvait me conduire qu'à un troisième champ de recherches ayant pour finalité de relier cette construction mythographique à une quelconque "tradition". Si l'on regarde les écrits inspirés par Pierre Plantard, un message revient constamment à l'arrière plan, une sorte de révélation subliminale, habilement codée dans le texte ou dans l'image (pour de Sède, notamment.) : la tombe de Jésus se trouve à proximité de Rennes-le-Château, à Rennes-les-Bains.

    Relevé de la main de l'abbé Saunière concernant les travaux des tours et terrasse de son domaine - © Fonds Captier-Corbu (Cliquez sur le document pour l'agrandir)

    Maintenant, essayons de rapprocher cette affirmation, qui est à l'origine de toutes les publications orchestrées par Pierre Plantard, de l'époque de Saunière. Un seul groupe évoluant dans les cénacles ésotériques véhiculait, à ma connaissance, une telle croyance : c'est l'Eglise Gnostique de Jules Doinel.

     

    Et précisément. mes recherches m'ont conduit non seulement à mettre en lumière le fait qu'elle était très active dans la région de Rennes-le-Château fin XIXe/début XXe; non seulement, qu'elle y avait conduit des recherches sur le "terrain", mais en plus qu'elle était active à Rennes même du vivant de l'abbé Saunière, à travers la figure de Prosper Estieu, qu'on ne connaît plus aujourd'hui que pour ses talents de félibre et son combat pour l'Occitanie, mais qui était alors un des membres parmi les plus actifs du groupe de Doinel. Enfin, dernier niveau de recherche : l'origine historique de l'Affaire, c'est-à-dire la venue de Marie-Madeleine en Gaule, et le rapatriement du corps du Christ dans le Sud de la France.

     

    Là encore, cette nouvelle publication fournit des éléments totalement inédits en la matière, comme cet extrait d'un texte du VIIIe siècle rédigé dans le Sud de la France, et selon lequel Tibère se rendit en Septimanie et y bâtit une "caverne" en l'honneur du Christ. Or, j'avais déjà signalé, dans mes précédents ouvrages, l'existence de toute une série de traditions évoquant la venue de Marie-Madeleine à Rome pour y rencontrer Tibère.

    Arcadia : Alors que le Prieuré de Sion est vilipendé depuis 4 ou 5 ans maintenant, par des soi-disant chercheurs autosatisfaits, imbus et incompétents, (nous attendrons donc leur autocritique puisqu´ils se reconnaîtront...) vous, vous allez entrer comme le premier auteur, dans l´histoire de Rennes, à réhabiliter, j´allais dire enfin, le Prieuré de Sion. Même s´il faut faire la part des choses, j´en conviens, vous n´hésitez pas à signaler l´importance du travail entrepris par Pierre Plantard et Gérard de Sède et surtout des documents de référence pris en compte par ceux-ci . Autrement dit, il ne fallait pas jeter le bébé avec l´eau du bain ! Pouvez-vous nous en dire plus ?

     

    Correspondance d'Emilienne Salières, concubine d'Alfred Saunière, à Bérenger Saunière - © Collection Privée (Cliquez sur la lettre pour l'agrandir)

    Christian Doumergue : Le rejet massif du Prieuré de Sion par la plupart des chercheurs vient d'une raison simple. C'est que tous ont lu au premier degré les productions inspirées par le Prieuré et donc ont considéré que les données contenues, par exemple, dans le livre de de Sède étaient des données factuelles et qu'il fallait les considérer comme telles.

     

    Elles se présentaient en tout cas ainsi, et à moins de lire entre les lignes, rien n'incitait à les comprendre autrement. Or, évidemment, les lire ainsi, c'était, tôt ou tard, en venir à dénigrer leurs auteurs. Car force est de constater qu'il n'y a pas grand chose qui puisse être reconnu pour certains dans « L'Or de Rennes », pour revenir à Gérard de Sède. Rien par exemple qui ne prouve que l'abbé Saunière ait rencontré Emma Calvé.

     

    Rien non plus concernant la découverte de parchemins par le prêtre. Tout l'ouvrage peut-être ainsi démonté. Voilà si l'on s'en tient à une lecture basique de « L'Or de Rennes ». Mais notre perception de l'ouvre est tout autre si l'on procède à une lecture littéraire et symbolique de l'ouvrage. Un fait doit être ici rappelé : de Sède était un surréaliste et cette filiation ne doit pas être omise lorsque l'on s'attarde à le lire. « L'Or de Rennes » prend alors une toute autre dimension dont les clefs de lecture nous sont données par l'auteur, ou plutôt les auteurs eux-mêmes.

     

    Et de fait, de Sède multiplie les allusions au caractère codé de ses écrits. On le voit, dans un passage aux allures de confession, affirmer que lorsqu'il rencontra Pierre Plantard, lui vint cette idée qu'un homme en possession d'un grand secret, ne pouvant le délivrer comme tel, devrait, pour le signifier, « forger un autre langage », « réinventer l'hermétisme ».

     

    Dans le chapitre 2 de « L'Or de Rennes », il affirme - et cela me semble essentiel pour bien comprendre le sens de son livre - que la légende recourt aux mêmes procédés que le rêve, parmi lesquels des "erreurs de détails commises exprès". En fait, de Sède nous livre dans ces courts passages les clefs de lecture de « L'Or de Rennes ». En appliquant ces consignes, le texte prend une dimension tout à fait intéressante.

     

    Par exemple, de Sède place dans les procédés constitutifs de la légende le suivant : « figuration de notions abstraites par des personnages ou inversement. » Cela convient tout à fait à Emma Calvé. Comme nous le démontrons, la figure de la cantatrice n'est là que pour illustrer la connexion à établir entre l'affaire Saunière et les occultistes « fin de siècle ». Et plus particulièrement l'Eglise Gnostique, vers laquelle nous conduit le texte de de Sède, limpide dès lors qu'on en a compris le mécanisme.

     

    Comme tout texte codé. Au final, le mythe créé par Pierre Plantard prend donc une toute autre dimension que celle qu'on lui prête trop facilement. Certes, Pierre Plantard a travesti les faits. Certes, il a créé une fable extraordinaireà partir d'une histoire qui à côté peut paraître tout à fait ordinaire. Mais ce que je démontre c'est que cette fable est une façon de raconter une histoire en elle-même indicible, tant elle dépasse l'entendement.

     

      

    Lire la suite sur le site de Thot !

    Arcadia © La lettre de THOT No 39, mars 2006 (1) DR.   Interview de Christian Doumergue pour la LdT.

    Arcadia : Christian Doumergue vous avez exhumé une figure totalement inconnue par les chercheurs s'intéressant au mystère, il s'agit de Sébastien Kneipp. Qui était-il au juste ?

    Christian Doumergue : Pour résumer, disons qu'il s'agissait d'un prêtre allemand très en vogue dans les dernières années du XIXe siècle pour l'étonnant système de thérapie aquatique qu'il avait mise au point et dont il détailla les principes à travers trois ouvrages qui connurent un succès conséquent à travers toute l'Europe.   Sébastien Kneipp était né le 17 mai 1821 à Stefansried. Issu d'une famille pauvre, et aspirant néanmoins à la prêtrise, il avait mis toute son énergie d'enfant puis d'adolescent à essayer d'entamer des études. Cela ne fut guère facile, puisqu'il devait ce faisant travailler pour subvenir aux besoins familiaux. Et bien sûr, ce qui devait arriver, arriva. Il s'épuisa à la tâche, et la médecine le crut perdu lorsqu'elle le découvrit atteint de la tuberculose.

     

    Il a alors 23 ans, et le hasard le conduit vers un petit ouvrage dont la lecture allait conditionner le restant de ses jours : les Cours sur la force et l'efficacité de l'eau froide de Johann-Sigmund Jahn. Durant les mois suivants, il va s'évertuer à en exécuter les préceptes. Se dérobant à tous les regards, de peur de passer pour fou, il s'immerge dans les eaux glacées du Danube, au plus fort de l'hiver,  après en avoir brisé la glace. Aussi incroyable que cela puisse paraître, en quelques mois, il reprend des forces, et peut envisager de se rendre au grand séminaire de Munich.

     

    Il y finit sa guérison, et expérimente sa méthode sur un autre séminariste, qu'il soigne de nuit. Là encore, sa méthode se révèle d'une étonnante efficacité. Le bruit dès lors court qu'il a guéri son condisciple ? lui, et d'autres. Durant un temps, Kneipp, finalement ordonné prêtre en 1852 (l'année même de la naissance de l'abbé Saunière), va tenter de ne plus avoir à faire avec la médecine des corps, pour ne s'occuper que de celle des âmes. Mais il ne peut mener à bien sa décision. Les souffrances physiques des hommes l'accablent, et il leur prodigue ses soins.

    Sa renommée grandissant, surviennent les premières hostilités. Des médecins le dénoncent pour pratique illégale de la médecine et il est convoqué devant un tribunal. Une fois. Puis deux fois. A cette seconde occasion, la femme d'un des hauts fonctionnaires du lieu, guérie par le prêtre, prend fait et cause pour lui. Il est acquitté pour la seconde fois.   Son succès est dès lors grandissant. Il publie plusieurs ouvrages.

     

    Après avoir exposé sa méthode thérapeutique dans Ma Cure d'eau publié en Allemagne en 1886, il écrit, en 1888, Comment il faut vivre. Il s'agit cette fois-ci, non de guérir la maladie, mais de la prévenir, en adoptant un comportement de vie, notamment alimentaire, bien particulier. Le succès de ces deux publications est conséquent. Pour preuve, le prêtre livre bientôt au public demandeur un troisième opus résumant sa pensée : Mon testament, conseils aux malades et aux gens bien portant. On afflue à présent de toute l'Europe pour le rencontrer.

     

    En l'espace de trois ans, ce ne sont pas moins de 40.000 malades qui ont visité le prêtre en son presbytère de Worishofen. Ce paisible petit village devient le théâtre de scènes étonnantes. On y voit le matin, de bonne heure, un nombre insolite d'étrangers marcher nu-pieds dans l'herbe couverte de rosée. Les plus grands noms d'Europe viennent au chevet du prêtre. Les complexes destinés à accueillir les malades se multiplient. On fonde des sociétés appliquant la méthode Kneipp. qui, parmi ses patients, compte le Pape Léon XIII.

     

    On va jusqu'à vendre un certain nombre de produits estampillés « conforme au système Kneipp », comme des linges de corps ou des produits alimentaires.   Lorsqu'il s'éteindra le 17 juin 1897, le prêtre avait donc initié un mouvement de grande ampleur et une pensée qui devait lui survivre, notamment à travers l'abbé Saunière.   En effet, c'est par le titre d'un de ses ouvrages ? Comment il faut vivre ? mentionné dans une lettre adressée à l'abbé Saunière par une correspondante féminine qui gardera sans doute à jamais tout son mystère (son nom est illisible sur la lettre en question, qui n'est pas datée avec précision.), que j'ai pu établir que l'abbé Saunière était un disciple de la méthode Kneipp.  

     

    C'est là, comme vous l'avez souligné, un aspect de la vie du «curé aux milliards» resté totalement inconnu jusqu'à la parution de mon livre. Les époux Corbu-Captier, propriétaires de la lettre, ne l'avaient jusqu'alors montrée à personne, à cause de son caractère il est vrai singulier, et n'en avaient pas, non plus, analysé le contenu. Or, celui-ci vient donner une touche tout à fait étonnante au portrait de l'abbé Saunière que je me suis efforcé de reconstituer fidèlement tout au long de mon travail.

    Arcadia © DR.

     

     

     http://www.portail-rennes-le-chateau.com/christian_doumergue.htm

     

     

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    Enigmes et pyramides documentaire entier en français

      

     

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     documentaire complet sur les révélations des pyramides et ses mystères en français

       

    Les pyramides montrent pour l'époque, le grand savoir des ingénieurs égyptiens, capables de faire s'élever de tels monuments avec des moyens très rudimentaires.
     

      

    Au-delà de l'évidente prouesse technique que représentent ces édifices colossaux, elles renseignent sur les croyances complexes des anciens égyptiens, sur leurs connaissances en astronomie et leurs soifs d'éternité.

     

    Les méthodes de construction des pyramides égyptiennes demeurent incertaines. Les données archéologiques sur ces chantiers gigantesques restent très fragmentaires, tandis que les théories fleurissent et se multiplient, surtout depuis la fin du XIXe siècle.

     

    Dans ce documentaire, des égyptologues et des ingénieurs reviennent sur les mystères de leurs constructions :

     

    Comment les plans étaient-ils élaborés, d'où venaient les millions de blocs utilisés et comment étaient-ils transportés jusqu'au site puis jusqu'au sommet de l'édifice, avec quels outils travaillaient les ouvriers et artistes en charge de la sépulture, voilà les questions dont les scientifiques vont tenter de répondre.




    Véritables symboles de la civilisation égyptienne, les pyramides gardent encore aujourd'hui jalousement leurs secrets de fabrications, et ne cessent

     

     

     

     

     


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  • Écriture oghamique

     

    File:Book of Ballymote 170r.jpg

     

    L’écriture oghamique ou Oġam est la seule et surtout la plus ancienne connue chez les Celtes qui tenaient le dieu Ogme pour son inventeur. C’est une écriture alphabétique composée de vingt lettres qui était en usage dans les îles Britanniques, elle aurait été créée entre le IIIe siècle et le Ve siècle à partir de l’alphabet latin au moment de l'évangélisation de l'Irlande par Saint-Patrick.

     

    Elle est composée de quatre groupes de cinq encoches chacun, à gauche, à droite, en travers et au milieu d’une ligne verticale. Plus tard, on y a ajouté un cinquième groupe de cinq diphtongues ou lettres supplémentaires pour représenter les sons étrangers. La plupart des textes retranscrits en alphabet oghamique le sont en vieux gaélique ; sauf quelques inscriptions supposées être en langue picte.

     

    On a retrouvé, aussi, dans les Annales d'Inisfallen, une inscription oghamique écrite en latin.

    Écriture sacrée, on en a retrouvé les traces gravées sur des pierres levées ou des vestiges en bois mais aussi en os. Son usage semble avoir été réservé aux représentants de la classe sacerdotale, les druides, qui privilégiaient par ailleurs la tradition orale.

     

    L’ogham a, cependant, pu être décodé grâce à des transcriptions latines mais aussi et surtout grâce aux bardes qui ont pu avoir accès à une partie de la première fonction sacerdotale indo-européenne.

    Les caractères de l’alphabet oghamique, qui ont aussi un rôle divinatoire ou magique, correspondent symboliquement à des arbres groupés en trois catégories :

     

     

    • arbres nobles
    • arbres rustiques
    • arbrisseaux

     

    L’alphabet

      

      

    L’alphabet comprend vingt lettres différentes (feda), divisées en 4 familles (aicmí, pluriel de aicme). Chaque aicme était nommée d’après sa première lettre : Aicme Beithe, Aicme Húatha, Aicme Muine, Aicme Ailme. D’autres lettres ont été ajoutées dans certains manuscrits, à une époque très tardive, et sont appelées forfeda.

    Les quatre familles sont, avec leur transcription et leur nom, suivies de leur prononciation et leur nom supposé en ancien irlandais quand l’étymologie est connue :

      

    • Aicme Beithe
      • B beith [b] (*betwias)
      • L luis [l]
      • F fearn [w] (*wernā)
      • S saille [s] (*salis)
      • N nuin [n]
    • Aicme Húatha
      • H úath [y]
      • D duir [d] (*daris)
      • T tinne [t]
      • C coll [k] (*coslas)
      • Q ceirt [kʷ] (*kʷertā)
    • Aicme Muine
      • M muin [m]
      • G gort [g] (*gortas)
      • NG gétal [gʷ] (*gʷēddlan)
      • Z straif [sw] ou [ts]
      • R ruis [r]
    • Aicme Ailme (voyelles)
      • A ailm [a]
      • O onn [o] (*osen)
      • U úr [u]
      • E edad [e]
      • I idad [i]

     

    Il n’existe pas de lettre pour p, puisque le phonème a disparu dès le proto-celtique, il n’apparaît donc qu’avec les apports du latin (Patrick etc.). À l’inverse, on trouve une lettre pour q (ᚊ ceirt), alors que le phonème n’existe plus en ancien irlandais.

    Les forfeda (lettres supplémentaires ou diphtongues) sont dues aux manuscrits, qui leur attribuent diverses valeurs :

    • EA ébad
    • OI óir
    • UI uillenn
    • IO iphín
    • AE emancholl

     

     

    Les DRUIDES

     

    Le druide est un personnage très important de la société celtique, au point qu’il est à la fois ministre du culte, théologien, philosophe, gardien du Savoir et de la Sagesse, historien, juriste et aussi conseiller militaire du roi et de la classe guerrière

     

    Il est en premier lieu l’intermédiaire entre les dieux et les hommes

    Il correspond donc à la première fonction de l'idéologie tripartite des Indo-Européens mise en lumière par Georges Dumézil.

     

     

    Dans le récit Táin Bó Cúailnge (Razzia des vaches de Cooley), le druide Cathbad provoque la mort d'un émissaire qui a parlé sans permission, car « Nul ne parle avant le roi, mais le roi ne parle pas avant son druide. »

    Il est chargé de la célébration des cérémonies sacrées et lui seul a le droit de pratiquer les sacrifices. Ce qui fait du druidisme non seulement la religion des peuples celtes [réf. nécessaire], mais aussi le fondement de toute leur civilisation [réf. nécessaire].

    Un seul nom de druide historique nous est connu : Diviciacos, dont Jules César nous apprend qu’il fut vergobret des Éduens, mais c'est Cicéron, dont il fut l'hôte, qui nous renseigne sur sa qualité. Les autres druides dont les textes font mention relèvent de la mythologie celtique.

     

    File:Two Druids.PNG

    Deux druides sur le bas-relief d'Autun.

     

     

    Sources et étymologie

    Comme pour tout ce qui concerne la civilisation celtique, nous ne disposons d’aucun texte d’origine interne. Les druides eux-mêmes sont à l’origine de ce fait : considérant que la parole écrite est morte, ils ont privilégié l’oralité et la mémoire pour la transmission du Savoir.

     

    Néanmoins, les Celtes connaissaient l’écriture (ils utilisaient le grec) et l’ont utilisée de façon marginale. De plus, les peuples de culture gaélique ont inventé l'écriture oghamique dont trois cents inscriptions à vocation funéraire nous sont parvenues gravées dans la pierre.

    L'étymologie du mot « druides » – latin druidæ – est discutée. Si tous les spécialistes s'accordent pour reconnaître dans le second terme de ce composé la racine *weid- – « savoir, voir » –, le premier terme est souvent interprété comme le préfixe intensif indo-européen dru- (δρῦς, « durs, forts comme le chêne "), d'où la traduction courante : « les très savants ». Cette explication a été critiquée, notamment par le linguiste

    Émile Benveniste, qui part de la base *der-w/dr-ew, « ferme, solide ».

    Selon cette étymologie, le druide serait « celui qui sait fidèlement, celui qui a une vision vraie, certaine ».

      

    Sources littéraires

    Deux types de sources nous permettent d’appréhender le sujet : les témoignages antiques et la consignation, par des clercs, de traditions orales au Moyen Âge en Irlande. Pour la première catégorie, il faut citer notamment Diodore de Sicile (Bibliothèque historique), Strabon (Géographie), Pomponius Mela (De Chorographia), Lucain (La Pharsale), Pline l'Ancien (Histoire naturelle), Diogène Laërce, et surtout César qui, avec ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, nous apporte de nombreuses et importantes informations sur la société gauloise ainsi que sur la religion et ceux qui en ont la conduite. Jean-Louis Brunaux insiste pour sa part sur l'apport de Posidonios d'Apamée, dont nombre d'auteurs anciens se seraient inspirés, parfois très directement.

    Une deuxième source documentaire vient corroborer la première et l’enrichir d’une origine différente : il s’agit d’un ensemble important et incontournable de textes irlandais, pour l’essentiel, écrits du VIIIe siècle au XVe siècle. Ils retranscrivent les mythes et épopées de l’Irlande celtique qui se sont transmis oralement de génération en génération. Les collecteurs transcripteurs les ont affublés d’un vernis chrétien, sous lequel l’étude découvre l’original. De cette littérature, on peut citer : le Cath Maighe Tuireadh (Bataille de Mag Tured), le Tochmarc Etaine (Courtise d’Etain), le Táin Bó Cúailnge (Razzia des Vaches de Cooley), le Lebor Gabála Érenn (Livre des Conquêtes) et les Mabinogion gallois.

    Depuis les Romains – notamment Pline l'Ancien et Lucain –, on a longtemps pensé que le mot « druide » était associé au chêne (en grec : δρυς, drus), à cause des rites associés à cet arbre. Les linguistes et philologues ont maintenant établi que ce terme spécifiquement celtique, présent tant dans le texte de Jules César que ceux du Moyen Âge, provenait de dru-wid-es qui signifie « très savants »[8]. On remarquera toutefois que, curieusement, « chêne » se dit derw (ou derv/dero) en breton et que sur une racine semblable se forme en gallois le mot derwydd qui signifie « druide »[9], ce qui a pu mener à une certaine confusion sur l'origine du mot ; cette thèse est catégoriquement réfutée par Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux pour qui « il n’existe aucune possibilité immédiate de relier le nom des druides à celui du chêne (gaulois dervo-, irlandais daur, dar, gallois derw, breton derv) »[10].

    Jules César écrit : « Les premiers [les druides] s'occupent des choses de la religion, ils président aux sacrifices publics et privés et règlent les pratiques religieuses ; les jeunes gens viennent en foule s'instruire auprès d'eux, et on les honore grandement. » (Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre VI, 13).

    Le décalage géographique et chronologique entre les sources continentales et les sources insulaires semble poser problème à certains auteurs. Ainsi, l’archéologue Jean-Louis Brunaux[11] prend le parti d’écarter les sources irlandaises pour ne considérer que les auteurs grecs et latins et étudier les druides gaulois[12]. Mais la plupart, comme Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux par exemple, considèrent pour les sources galloises et irlandaises, que c’est la retranscription qui est tardive, mais que le fond est archaïque[13]. Albert Grenier note, quant à lui : « Toute cette littérature n'est vraiment étudiée que depuis une soixantaine d’années. On n’en méconnaît plus aujourd’hui la valeur ni l’intérêt. Si mêlée qu’elle soit d’éléments divers, elle n'en plonge pas moins ses racines dans un passé lointain dont l’isolement de l’Irlande a conservé la tradition. Tandis que le continent subissait le bouleversement des invasions barbares, le celtisme insulaire s’est développé, conservant une image de l’ancienne civilisation. »[14] Miranda Jane Green[15] rappelle l'importance des druides dans la mythologie de l’Irlande et note la confirmation des textes classiques par les récits mythiques en ce qui concerne l'existence de trois types de membres de la classe sacerdotale.

      

    Archéologie

    Si l’archéologie nous renseigne sur les sanctuaires et certaines pratiques cultuelles, elle n’apporte rien sur le statut et la fonction. Selon Venceslas Kruta, « L'identification archéologique des druides est difficile et même les cas qui peuvent être considérés comme les plus vraisemblables restent incertains. »[16]

    • Dans la nécropole de Pogny (département de la Marne), la sépulture d’un guerrier renfermait des instruments (une patère en bronze et deux cuillères plates - musée de Châlons-en-Champagne) que l’on suppose être médicaux. La médecine étant exclusivement du ressort des druides, il est possible que l’homme inhumé dans cette tombe fut l’un d’eux[17].
    • À Pottenbrunn (Basse-Autriche), l’une des nécropoles, utilisée au Ve siècle av. J.-C. et au IVe siècle av. J.-C., contient quarante deux tombes dont l’une d’elles (no 520), pourrait être celle d’un druide. Un instrument qui semble être une sonde chirurgicale et un pendule en os ont été retrouvés, entre autres objets, à côté du squelette d’un guerrier, âgé de 45-55 ans[18].
    • En Grande-Bretagne, Camulodunon, l’oppidum du puissant peuple des Trinovantes était installé à l’emplacement de l’actuelle ville de Colchester (comté d’Essex). Dans ce site archéologique important, on a découvert en février 2008 une sépulture contenant des instruments de divination et des outils chirurgicaux (scalpels, scie, aiguilles, sondes, etc.), qui pourraient laisser supposer qu'il s’agit, là aussi, de la tombe d’un druide;

     

     

    Sources littéraires

    Deux types de sources nous permettent d’appréhender le sujet : les témoignages antiques et la consignation, par des clercs, de traditions orales au Moyen Âge en Irlande. Pour la première catégorie, il faut citer notamment Diodore de Sicile (Bibliothèque historique), Strabon (Géographie), Pomponius Mela (De Chorographia), Lucain (La Pharsale), Pline l'Ancien (Histoire naturelle), Diogène Laërce, et surtout César qui, avec ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, nous apporte de nombreuses et importantes informations sur la société gauloise ainsi que sur la religion et ceux qui en ont la conduite. Jean-Louis Brunaux[7] insiste pour sa part sur l'apport de Posidonios d'Apamée, dont nombre d'auteurs anciens se seraient inspirés, parfois très directement.

    Une deuxième source documentaire vient corroborer la première et l’enrichir d’une origine différente : il s’agit d’un ensemble important et incontournable de textes irlandais, pour l’essentiel, écrits du VIIIe siècle au XVe siècle. Ils retranscrivent les mythes et épopées de l’Irlande celtique qui se sont transmis oralement de génération en génération. Les collecteurs transcripteurs les ont affublés d’un vernis chrétien, sous lequel l’étude découvre l’original. De cette littérature, on peut citer : le Cath Maighe Tuireadh (Bataille de Mag Tured), le Tochmarc Etaine (Courtise d’Etain), le Táin Bó Cúailnge (Razzia des Vaches de Cooley), le Lebor Gabála Érenn (Livre des Conquêtes) et les Mabinogion gallois.

    Depuis les Romains – notamment Pline l'Ancien et Lucain –, on a longtemps pensé que le mot « druide » était associé au chêne (en grec : δρυς, drus), à cause des rites associés à cet arbre. Les linguistes et philologues ont maintenant établi que ce terme spécifiquement celtique, présent tant dans le texte de Jules César que ceux du Moyen Âge, provenait de dru-wid-es qui signifie « très savants »[8]. On remarquera toutefois que, curieusement, « chêne » se dit derw (ou derv/dero) en breton et que sur une racine semblable se forme en gallois le mot derwydd qui signifie « druide »[9], ce qui a pu mener à une certaine confusion sur l'origine du mot ; cette thèse est catégoriquement réfutée par Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux pour qui « il n’existe aucune possibilité immédiate de relier le nom des druides à celui du chêne (gaulois dervo-, irlandais daur, dar, gallois derw, breton derv) »[10].

    Jules César écrit : « Les premiers [les druides] s'occupent des choses de la religion, ils président aux sacrifices publics et privés et règlent les pratiques religieuses ; les jeunes gens viennent en foule s'instruire auprès d'eux, et on les honore grandement. » (Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre VI, 13).

    Le décalage géographique et chronologique entre les sources continentales et les sources insulaires semble poser problème à certains auteurs. Ainsi, l’archéologue Jean-Louis Brunaux[11] prend le parti d’écarter les sources irlandaises pour ne considérer que les auteurs grecs et latins et étudier les druides gaulois[12]. Mais la plupart, comme Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux par exemple, considèrent pour les sources galloises et irlandaises, que c’est la retranscription qui est tardive, mais que le fond est archaïque[13]. Albert Grenier note, quant à lui : « Toute cette littérature n'est vraiment étudiée que depuis une soixantaine d’années. On n’en méconnaît plus aujourd’hui la valeur ni l’intérêt. Si mêlée qu’elle soit d’éléments divers, elle n'en plonge pas moins ses racines dans un passé lointain dont l’isolement de l’Irlande a conservé la tradition. Tandis que le continent subissait le bouleversement des invasions barbares, le celtisme insulaire s’est développé, conservant une image de l’ancienne civilisation. »[14] Miranda Jane Green[15] rappelle l'importance des druides dans la mythologie de l’Irlande et note la confirmation des textes classiques par les récits mythiques en ce qui concerne l'existence de trois types de membres de la classe sacerdotale.

     

     

     http://fr.wikipedia.org/wiki/Druidisme

     

     

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