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    À première vue, ce qu’on a fini par appeler “l’affaire du col Dyatlov“ n’a rien de surprenant : c’est l’histoire a priori banale d’un groupe de dix skieurs, dont neuf ont perdu la vie au cours d’un trek particulièrement difficile par -30°C.

     

    L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie 

    Mais les détails de l’affaire, qui proviennent essentiellement de journaux tenus par les protagonistes et de documents produits par des enquêteurs soviétiques, font froid dans le dos : dans la nuit du 2 février 1959, des membres du groupe ont apparemment déchiré leur tente de l’intérieur, avant de se précipiter dans la toundra vêtus de leurs seuls sous-vêtements.

    L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie

     

    Cinq corps furent retrouvés trois semaines plus tard, plusieurs centaines de mètres en-dessous de là où se trouvait leur camp. Il fallut deux mois supplémentaires aux enquêteurs pour trouver les quatre autres corps qui, inexplicablement, étaient partiellement couverts de vêtements appartenant à ceux dont les cadavres avaient été retrouvés préalablement.

    L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie

    Des tests révélèrent que ces vêtements émettaient de fortes radiations.

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    Malgré cela, ainsi que des traumatismes impressionnants observés sur les cadavres (y compris de violentes fractures du crâne et des côtes broyées), les enquêteurs russes déclarèrent qu’ils n’avaient pu trouver aucune trace d’agression, et l’affaire fut rapidement bouclée.

    Le groupe était constitué d’étudiants de l’Université de l’Oural, qui avaient tous l’habitude de ce type d’expéditions.

    T1 : Mortelle randonnée au col Dyatlov

    De gauche à droite :Zinaida Kolmogorova (22 ans), Georgui Krivonischenko (24 ans),

    Nikolaï Thibeaux-Brignolles (24 ans) et Roustem Slobodine (23 ans).

    Celle-ci, organisée par Igor Dyatlov, 23 ans, avait pour but d’explorer Otorten, une montagne située dans la partie nord de l’Oural, et débuta le 28 janvier 1959.

     

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    Youri Youdine, l’unique survivant de l’expédition, tomba malade avant que l’équipage ne s’aventure vraiment dans la campagne profonde, et resta se faire soigner dans un village local.

    L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie

    L'un des hommes est obligé d'abandonner la veille de l'expédition

    suite à des problèmes de santé.

    Les membres emportent appareils photos et vivres.

     

    Certains prennent des notes et tiennent un journal.

    Le 12 février -dernier délai-, ils devaient envoyer un télégramme

    à leur famille, à leur retour dans la ville de Vijaï.

     

    Les neuf autres continuèrent leur trek, et selon des photos retrouvées et développées par les enquêteurs, le groupe emmené par Dyatlov établit son campement dans la soirée du 2 février sur la pente d’une montagne proche d’Otorten.

     

    L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie 

     

    Une tribu indigène locale a donné à la montagne le nom de “Kholat Syakhl“, qui se traduit vraisemblablement par “la montagne des morts“, même si dans une histoire pareille, ce nom parfaitement flippant paraît un peu gros.

     

     

    Toujours est-il que la décision prise par le groupe de dormir sur la pente de la montagne n’a pas beaucoup de sens.

    Ils n’étaient qu’à un kilomètre à peine d’une petite forêt, dans laquelle ils auraient certainement trouvé un peu d’abri dans ces conditions extrêmes.

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    Ils n’étaient pas pressés par le temps, et installer son campement sur le flanc d’une montagne plutôt que dans la forêt est pour le moins surprenant.

    Le plus impressionnant et le plus insolite des détails est le fait que les corps ainsi que leurs vêtements présentaient de très fortes concentrations de radiations, si bien que les cadavres avaient un teint de peau marron-gris.

    Les radiations étaient si élevées qu’ils ont été enterré dans des coffres en zinc lors de la cérémonie funéraire.

    L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie 

    L’autre fait curieux est que plusieurs témoins indépendants aussi bien des peuples locaux appelés les Mansi et la station météorologique ont vu des sphères lumineuses aux alentours du Kholat Syakhl, la région montagneuse où est mort le groupe de hikers en question durant les mêmes jours de leur disparition.

    Dans la langue locale cette région montagneuse Kholat Syakhl signifie

    « la montagne de la mort », le mont qu’ils visaient pour leurs excursions sportives se nomme le mont Otorten qui signifie en Mansi

     

    « Ne va pas là-bas ».

     

    L’histoire sombre de cette région auprès de ce peuple vient du fait que beaucoup d’entre eux y sont morts de manière toute aussi inexpliquée.

     L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie

    « Dyatlov ne voulait probablement pas repartir en arrière après une longue journée de marche, ou alors il a tout simplement décidé qu’il serait intéressant de s’entraîner à camper en pente », estimait Youdine dans le St. Peterburg Times en 2008.

    Youdine enlace Dubinina juste avant le début de l'expédition.

    Ce fut leur tout dernier campement.

     

    Avant le départ, Dyatlov avait annoncé que l’équipe espérait être de retour le 12 février, mais qu’il était possible que leur expédition dure plus longtemps.

     

    L’alerte ne fut vraiment donnée que le 20 février, et le camp fut retrouvé

    le 26 par des équipes de recherche volontaires.

    À leur arrivée, les enquêteurs officiels remarquèrent que les tentes semblaient avoir été déchiquetées de l’intérieur, et trouvèrent des traces de pas de huit ou neuf personnes partant des tentes et se dirigeant vers le bas de la pente, où se trouvaient les arbres.

    ENQUETE

    Selon les enquêteurs, les chaussures et le matériel des aventuriers avaient été abandonnés au camp, et les empreintes indiquaient que les individus

    concernés étaient partis pieds nus ou en chaussettes.

    Autrement dit, ils étaient partis en déchirant leurs tentes et s’étaient échappés en urgence dans 1m de neige, alors qu’il n’y avait absolument aucune trace de la présence d’autres individus ou de lutte entre membres du groupe.

    Les deux premiers corps furent découverts à l’orée du bois, sous un pin géant.

    Souvenez-vous : les arbres étaient à plus d’un kilomètre du camp.

     

    Les enquêteurs rapportèrent que les empreintes de pas s’arrêtaient au tiers du chemin, même si on peut imaginer que les conditions climatiques les aient effacées avant qu’ils n’arrivent.

     

    Les deux cadavres trouvés là étaient en sous-vêtements, et pieds nus. Selon certains rapports, des branches avaient été brisées en haut de l’arbre le plus proche, ce qui indiquait que quelqu’un avait tenté d’y grimper. On distinguait les restes d’un feu juste à côté.

    Trois autres corps, y compris celui de Dyatlov, furent découverts à différents endroits entre le campement et les bois, et semblaient être morts en tentant de regagner le camp. L’un d’entre eux, Rustem Slobodine, avait le crâne fracturé, même si les médecins estimèrent que cette blessure n’était pas fatale.

    L’enquête criminelle fut close après que les médecins déclarèrent que les cinq individus étaient morts d’hypothermie.

    Deux mois s’écoulèrent avant que l’on découvre les quatre corps restants, ensevelis sous 4 mètres de neige dans un ravin quelques centaines de mètres en-dessous de l’arbre géant. Il avait été très difficile d’expliquer le comportement des cinq premiers, mais ce fut la découverte de ce quatuor qui s’avéra la plus horrifique.

     

    Tous avaient connu des morts très violentes, malgré, précisément, l’absence totale de traces de violence.

    L’un d’entre eux, Nicolas Thibeaux-Brignollel, avait lui aussi le crâne fracassé.

    Alexander Zolotariov avait les côtes éclatées.

    Ludmila Dubinina avait elle aussi les côtes cassées, et surtout, sa langue avait disparu.

    Il est possible que le groupe ait cherché de l’aide – en dépit du fait qu’ils se trouvaient au milieu de nulle part, sans équipement, par des températures glaciales – et qu’ils soient tombés dans un ravin. Mais ça n’explique pas que Dubinina ait perdu sa langue.

     Depuis cet incident, ce passage montagneux a été baptisé The Dyatlov pass en l’honneur du chef du groupe des disparus.

    Il existe aussi un musée Dyatlov à l Ural State Technical University et une fondation du même nom qui milite pour la réouverture du dossier qui a été gardé secret par le gouvernement Russe jusqu’en 1990, dont les conclusions restent toujours à ce jour les mêmes, 9 hikers ont été tués par une force inconnue et il s’agirait non pas d’un accident mais de meurtres.

    Ainsi je spécule comme le documentaire en question, soit il s’agit d’un OVNI, cette fameuse boule lumineuse aperçue durant l’incident à l’origine de ces radiations fatales et qui semblent être aussi à l’origine de cette réputation morbide véhiculé par les peuples autochtones de la région les Mansi.

    Ou bien le groupe a découvert une base secrète militaire russe qui semblerait développer de nouvelles armes à radiation. Une théorie toute aussi contestée.

    J’ai fait un condensé d’information trouvé sur Wikipedia et du documentaire d’ancients aliens.

    mystère le plus flippant du XXè siècle - Le mystère du col Dyatlov

    Il paraitrait qu’il y a un film et plusieurs livres sur cet incident.

     

     

     

    Autre Enquête :

    Pour commencer l’article sur l’incident du Col de Dyatlov nous parleron

     

    Certains, à l’époque, émirent l’hypothèse qu’ils avaient été attaqués

    par des membres de la tribu Mansi.

    Mais les médecins légistes affirmèrent que les traumatismes, au vu de leur force, n’avaient pu être causés par des humains, surtout que les corps

    ne présentaient aucune trace visible de coups.

    « C’était comparable aux effets d’un accident de voiture », affirma Boris Vozrozhdenny, l’un des médecins en charge de l’affaire, selon des documents que le Times a pu consulter.

    Une photo prise par les enquêteurs montrant l'état de la tente du groupe. Via

    Ce n’est pas tout. Ces quatre-là étaient mieux vêtus que les cinq autres corps, et avaient apparemment récupéré des vêtements sur leurs cadavres avant de reprendre leur route. Zolotariov, par exemple, portait le manteau et le chapeau de Dubinina, alors qu’elle-même avait enveloppé son pied dans un morceau d’un pantalon en laine initialement porté par l’un des deux morts retrouvés sous le pin géant.

     

    Plus étrange encore, des tests révélèrent que les vêtements portés par les derniers membres du groupe étaient radioactifs.

     

     

    Cette radioactivité est difficile à expliquer, mais le reste de l’affaire a peut-être une explication plus plausible que l’intervention d’extraterrestres ou que des essais nucléaires secrets, comme certains l’ont avancé. Il arrive en effet que les personnes frappées d’hypothermie se déshabillent, apparemment sans raison, sombrant dans une sorte de délire. L’explication la plus probable à ce désastre pourrait se résumer comme suit : le campement du groupe a été enseveli par une avalanche, ce qui expliquerait la tente déchiquetée et certainement une bonne partie des traumatismes observés sur les corps.

     

    Si les membres de l’expédition sont restés ensevelis assez longtemps, ils se sont sûrement retrouvés en état d’hypothermie, ce qui pourrait permettre de comprendre pourquoi ils sont ensuite partis chercher de l’aide sans vêtements ni équipement. Ce scénario est le plus plausible, surtout que l’on sait que cinq des neuf morts sont censés être morts de froid.

    Mais le fait qu’on ait détecté de la radioactivité est très étrange, tout comme la manière dont l’enquête a été menée.

     

    Des documents ayant trait à l’affaire ont été classés secret défense juste après la conclusion de l’enquête, et n’ont été à nouveau rendus publics que dans les années 1990.

     

    Ça fait déjà quelque temps que je m’intéresse à cette histoire et j’ai essayé d’obtenir de nouvelles informations, mais mes requêtes auprès de diverses agences de renseignement américaines sont restées lettres mortes.

     

    On ne sait toujours pas ce qui a causé cet incident, et les interviews qu’a donné l’inspecteur en charge de l’enquête, Lev Ivanov, montrent bien à quel point cette affaire est étrange.

    Ivanov fut le premier à remarquer que les corps et les vêtements retrouvés étaient tous radioactifs, et raconta que le compteur Geiger qu’il portait sur lui s’était complètement affolé tout autour du campement.

     

    Il a aussi révélé que des officiels soviétiques lui avaient dit, à l’époque, de clore l’enquête alors que des “sphères volantes lumineuses“ avaient été aperçues dans cette zone en février et mars 1959.

    « Je soupçonnais à l’époque que ces sphères volantes aient été liées à la mort de ces gens, et j’en suis presque sûr aujourd’hui »,

    déclara-t-il au journal kazakh Leninsky Put dans une interview déterrée par le Times.

    Un autre groupe d’étudiants, qui campait à 50km de là environ, raconta également avoir aperçu les fameuses sphères lumineuses.

     

    Dans un témoignage écrit, l’un d’entre eux affirma qu’il avait vu

    « un objet circulaire brillant voler au-dessus d’un village, allant du sud-ouest vers le nord-est. Le disque lumineux faisait quasiment la taille d’une pleine Lune, et il était de couleur blanche-bleue, entouré d’un halo bleu. Le halo émettait des flashes aveuglants, comme un orage dans la nuit. Quand cet objet volant disparut à l’horizon, le ciel s’illumina à cet endroit pendant encore quelques minutes. »

     

     

    La théorie dominante, si l’on prend en compte le secret dont est nimbé l’affaire, la radioactivité, et l’apparence de certains des corps, qui furent décrits comme «extrêmement bronzés » par un homme qui avait assisté à leurs funérailles, veut que le groupe se soit retrouvé par inadvertance sur une zone de tests militaires soviétiques.

     

     

    Mais, si l’on se fie aux rapports, on ignore totalement ce qui a pu causer de telles blessures à certains membres du groupe.

    Il est possible que certains d’entre eux aient aperçu une lumière inquiétante dans le ciel et qu’ils aient tous pris peur, fuyant pour sauver leurs vies, mais on n’a jamais eu de preuve d’une éventuelle explosion dans cette zone, ce qui éloigne l’hypothèse d’un essai nucléaire, ou quelque chose dans ce genre-là.

     

     

    Et quand bien même, cela n’expliquerait pas les fractures du crâne.

     

    Certaines pourraient s’expliquer par une chute dans le ravin, mais si vous vous souvenez bien, Slobodine avait lui aussi le crâne fracturé alors que son corps a été retrouvé sur le chemin du campement.

    Le fait qu’on ait retrouvé les restes d’un feu indique que certains membres du groupe étaient toujours en pleine possession de leurs facultés mentales, et la psychose n’est pas un effet habituel de l’exposition aux radiations.

     

    Surtout, cela n’explique pas qu’ils aient fui sans emporter aucun équipement.

     

    Alors, a-t-on affaire à un accident, ou a-t-on étouffé l’affaire ?

     

    L’explication la plus simple est sans doute la meilleure : le groupe a été enseveli par une avalanche, et, en état d’hypothermie avancée, s’est empressé d’aller chercher de l’aide.

     

    Les avalanches ont une force incroyable, et être pris dans l’une d’entre elles a de fortes chances d’engendrer des blessures aussi graves que celles dont ont été victimes des membres du groupe.

    Reste que l’enquête originelle, avec ses conclusions floues, a fait de cette histoire l’une des favorites de tout ce que la planète compte d’adeptes de théories du complot et de chasseurs d’extraterrestres.

     

    Et de fait, cette histoire est vraiment bizarre. Ivanov, le principal enquêteur, est décédé ; et, à moins que l’on découvre de nouveaux documents de l’armée, il y a peu de chances que le mystère de ce qu’on appelle désormais le col de Dyatlov soit un jour dissipé.

    @derektmead

     

    http://motherboard.vice.com/fr/read/laffaire-du-col-dyatlov

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