• Un corps a été découvert au col Dyatlov en Russie où 9 randonneurs étaient mystérieusement morts

    Photo d'archive de l'accident du col Dyatlov en 1959© wikipédia
    Photo d'archive de l'accident du col Dyatlov en 1959
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    Un homme d’une cinquantaine d’années a été retrouvé mort par des touristes au col Dyatlov. Cet endroit est tristement célèbre car en 1959 neuf randonneurs avaient trouvé la mort dans des conditions toujours inexpliquées…

    La triste histoire de 1959 est-elle en train de se répéter ? Un groupe de randonneurs parti en excursion a fait appel aux services d’urgence la nuit de vendredi. Leur signal satellite à permis de les localiser, mais en raison de mauvaises conditions météo les secours peinent à se rendre sur les lieux où le corps a été retrouvé. Les voyageurs avaient commencé leur voyage le 1er janvier pour un des sentiers les plus difficiles de cette partie de l’Oural. Le site où le corps aurait été retrouvé est tristement célèbre car il y 57 ans, neufs randonneurs y avaient trouvé la mort.

     

    L’histoire débute en janvier 1959 dans le nord de l’Oural, dix randonneurs, neuf hommes et deux femmes, pour la plupart des étudiants de l’Institut polytechnique de l’Oural décident de faire un trek de 350 kilomètres en ski de fond pour rejoindre le mont Ortoten. En cette période cette route est considérée comme extrêmement dangereuse, mais tous les membres de groupe étaient des randonneurs et des skieurs chevronnés. Alors que le voyage commence début janvier, l’un des membres tombe malade et doit quitter l’aventure.

    Les neuf randonneurs continuent leur parcours, le chef de fil Igor Dyatlov qui donnera son nom au col par la suite, avait décidé d’envoyer un télégramme à leur club sportif dès leur retour à Vizhay prévu initialement pour le 12 février 1959. Mais les neuf compagnons n’auront jamais de voyage retour…

    Le 31 janvier les voyageurs arrivent dans la région de hautes terres et vont débuter leur ascension. Ils déposent des vivres en plus pour leur retour dans ce camp. Le lendemain, ils attaquent la traversée du col, initialement ils souhaitent camper de l’autre côté la nuit suivante, mais les mauvaises conditions météo les contraignent à changer de direction. Ils s’égarent et dévient vers l’ouest, ils décident alors de camper  non loin de Kholat Syakhl («Montagne de la Mort»).

    Quelques jours après le 12 février, leur date de retour, toujours pas nouvelle, les familles commencent à s’inquiéter. Le 20 février une équipe de secours part à leur recherche. Et 6 jours plus tard ils retrouvent un camp abandonné sur le mont Kholat Syakhl. Là les secours découvrent la tente découpée depuis l’intérieur avec un objet pointu. Les randonneurs ont laissé tous les biens dans la tente, et les secours suivent les empreintes de pas qui mènent à une lisière d’un bois tout proche. A l’entrée du bois, ils retrouvent des restes d’un feu de camp et deux premiers corps, ils sont déchaussés et vêtus uniquement de leur sous-vêtement. Un peu plus loin cinq autre corps sont trouvés. Puis quelques mois plus tard les autres membres sont eux aussi retrouvés morts enfouis sous la neige.

    Certains d’entre eux portent des signes de lutte, tels que des crânes fracturés ou des côtés cassés. L’une des femmes à même sa langue coupée.

    Cette sombre histoire a donné lieu à de nombreuses rumeurs. L’enquête pénale de 1959 n’a pas réussi à établir les causes de accident, et a conclue qu’une «force irrésistible inconnue» avait tué les skieurs.

    Ce drâme qui reste l'un des mystères non résolus les plus terrifiants du 20e siècle a suscité de nombreuses théories. Parmi ces explications : une avalanche ? Les randonneurs auraient surpris des tests militaires que le gouvernement essayait de cacher ? Une créature inconnue ? Une activité paranormale ?

    Le mystère de l'accident du col Dyatlov a inspiré les réalisateurs de film

    d'horreur. Le film «Passe du Diable» est inspiré de cette histoire où cinq étudiants tentent d’enquêter sur l'incident.

     

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    À première vue, ce qu’on a fini par appeler “l’affaire du col Dyatlov“ n’a rien de surprenant : c’est l’histoire a priori banale d’un groupe de dix skieurs, dont neuf ont perdu la vie au cours d’un trek particulièrement difficile par -30°C.

     

    L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie 

    Mais les détails de l’affaire, qui proviennent essentiellement de journaux tenus par les protagonistes et de documents produits par des enquêteurs soviétiques, font froid dans le dos : dans la nuit du 2 février 1959, des membres du groupe ont apparemment déchiré leur tente de l’intérieur, avant de se précipiter dans la toundra vêtus de leurs seuls sous-vêtements.

    L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie

     

    Cinq corps furent retrouvés trois semaines plus tard, plusieurs centaines de mètres en-dessous de là où se trouvait leur camp. Il fallut deux mois supplémentaires aux enquêteurs pour trouver les quatre autres corps qui, inexplicablement, étaient partiellement couverts de vêtements appartenant à ceux dont les cadavres avaient été retrouvés préalablement.

    L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie

    Des tests révélèrent que ces vêtements émettaient de fortes radiations.

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    Malgré cela, ainsi que des traumatismes impressionnants observés sur les cadavres (y compris de violentes fractures du crâne et des côtes broyées), les enquêteurs russes déclarèrent qu’ils n’avaient pu trouver aucune trace d’agression, et l’affaire fut rapidement bouclée.

    Le groupe était constitué d’étudiants de l’Université de l’Oural, qui avaient tous l’habitude de ce type d’expéditions.

    T1 : Mortelle randonnée au col Dyatlov

    De gauche à droite :Zinaida Kolmogorova (22 ans), Georgui Krivonischenko (24 ans),

    Nikolaï Thibeaux-Brignolles (24 ans) et Roustem Slobodine (23 ans).

    Celle-ci, organisée par Igor Dyatlov, 23 ans, avait pour but d’explorer Otorten, une montagne située dans la partie nord de l’Oural, et débuta le 28 janvier 1959.

     

    Pour apprécier cette vidéo, supprimer le fond musical du blog, en cliquant sur le logo de RADIONOMY 

    Youri Youdine, l’unique survivant de l’expédition, tomba malade avant que l’équipage ne s’aventure vraiment dans la campagne profonde, et resta se faire soigner dans un village local.

    L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie

    L'un des hommes est obligé d'abandonner la veille de l'expédition

    suite à des problèmes de santé.

    Les membres emportent appareils photos et vivres.

     

    Certains prennent des notes et tiennent un journal.

    Le 12 février -dernier délai-, ils devaient envoyer un télégramme

    à leur famille, à leur retour dans la ville de Vijaï.

     

    Les neuf autres continuèrent leur trek, et selon des photos retrouvées et développées par les enquêteurs, le groupe emmené par Dyatlov établit son campement dans la soirée du 2 février sur la pente d’une montagne proche d’Otorten.

     

    L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie 

     

    Une tribu indigène locale a donné à la montagne le nom de “Kholat Syakhl“, qui se traduit vraisemblablement par “la montagne des morts“, même si dans une histoire pareille, ce nom parfaitement flippant paraît un peu gros.

     

     

    Toujours est-il que la décision prise par le groupe de dormir sur la pente de la montagne n’a pas beaucoup de sens.

    Ils n’étaient qu’à un kilomètre à peine d’une petite forêt, dans laquelle ils auraient certainement trouvé un peu d’abri dans ces conditions extrêmes.

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    Ils n’étaient pas pressés par le temps, et installer son campement sur le flanc d’une montagne plutôt que dans la forêt est pour le moins surprenant.

    Le plus impressionnant et le plus insolite des détails est le fait que les corps ainsi que leurs vêtements présentaient de très fortes concentrations de radiations, si bien que les cadavres avaient un teint de peau marron-gris.

    Les radiations étaient si élevées qu’ils ont été enterré dans des coffres en zinc lors de la cérémonie funéraire.

    L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie 

    L’autre fait curieux est que plusieurs témoins indépendants aussi bien des peuples locaux appelés les Mansi et la station météorologique ont vu des sphères lumineuses aux alentours du Kholat Syakhl, la région montagneuse où est mort le groupe de hikers en question durant les mêmes jours de leur disparition.

    Dans la langue locale cette région montagneuse Kholat Syakhl signifie

    « la montagne de la mort », le mont qu’ils visaient pour leurs excursions sportives se nomme le mont Otorten qui signifie en Mansi

     

    « Ne va pas là-bas ».

     

    L’histoire sombre de cette région auprès de ce peuple vient du fait que beaucoup d’entre eux y sont morts de manière toute aussi inexpliquée.

     L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie

    « Dyatlov ne voulait probablement pas repartir en arrière après une longue journée de marche, ou alors il a tout simplement décidé qu’il serait intéressant de s’entraîner à camper en pente », estimait Youdine dans le St. Peterburg Times en 2008.

    Youdine enlace Dubinina juste avant le début de l'expédition.

    Ce fut leur tout dernier campement.

     

    Avant le départ, Dyatlov avait annoncé que l’équipe espérait être de retour le 12 février, mais qu’il était possible que leur expédition dure plus longtemps.

     

    L’alerte ne fut vraiment donnée que le 20 février, et le camp fut retrouvé

    le 26 par des équipes de recherche volontaires.

    À leur arrivée, les enquêteurs officiels remarquèrent que les tentes semblaient avoir été déchiquetées de l’intérieur, et trouvèrent des traces de pas de huit ou neuf personnes partant des tentes et se dirigeant vers le bas de la pente, où se trouvaient les arbres.

    ENQUETE

    Selon les enquêteurs, les chaussures et le matériel des aventuriers avaient été abandonnés au camp, et les empreintes indiquaient que les individus

    concernés étaient partis pieds nus ou en chaussettes.

    Autrement dit, ils étaient partis en déchirant leurs tentes et s’étaient échappés en urgence dans 1m de neige, alors qu’il n’y avait absolument aucune trace de la présence d’autres individus ou de lutte entre membres du groupe.

    Les deux premiers corps furent découverts à l’orée du bois, sous un pin géant.

    Souvenez-vous : les arbres étaient à plus d’un kilomètre du camp.

     

    Les enquêteurs rapportèrent que les empreintes de pas s’arrêtaient au tiers du chemin, même si on peut imaginer que les conditions climatiques les aient effacées avant qu’ils n’arrivent.

     

    Les deux cadavres trouvés là étaient en sous-vêtements, et pieds nus. Selon certains rapports, des branches avaient été brisées en haut de l’arbre le plus proche, ce qui indiquait que quelqu’un avait tenté d’y grimper. On distinguait les restes d’un feu juste à côté.

    Trois autres corps, y compris celui de Dyatlov, furent découverts à différents endroits entre le campement et les bois, et semblaient être morts en tentant de regagner le camp. L’un d’entre eux, Rustem Slobodine, avait le crâne fracturé, même si les médecins estimèrent que cette blessure n’était pas fatale.

    L’enquête criminelle fut close après que les médecins déclarèrent que les cinq individus étaient morts d’hypothermie.

    Deux mois s’écoulèrent avant que l’on découvre les quatre corps restants, ensevelis sous 4 mètres de neige dans un ravin quelques centaines de mètres en-dessous de l’arbre géant. Il avait été très difficile d’expliquer le comportement des cinq premiers, mais ce fut la découverte de ce quatuor qui s’avéra la plus horrifique.

     

    Tous avaient connu des morts très violentes, malgré, précisément, l’absence totale de traces de violence.

    L’un d’entre eux, Nicolas Thibeaux-Brignollel, avait lui aussi le crâne fracassé.

    Alexander Zolotariov avait les côtes éclatées.

    Ludmila Dubinina avait elle aussi les côtes cassées, et surtout, sa langue avait disparu.

    Il est possible que le groupe ait cherché de l’aide – en dépit du fait qu’ils se trouvaient au milieu de nulle part, sans équipement, par des températures glaciales – et qu’ils soient tombés dans un ravin. Mais ça n’explique pas que Dubinina ait perdu sa langue.

     Depuis cet incident, ce passage montagneux a été baptisé The Dyatlov pass en l’honneur du chef du groupe des disparus.

    Il existe aussi un musée Dyatlov à l Ural State Technical University et une fondation du même nom qui milite pour la réouverture du dossier qui a été gardé secret par le gouvernement Russe jusqu’en 1990, dont les conclusions restent toujours à ce jour les mêmes, 9 hikers ont été tués par une force inconnue et il s’agirait non pas d’un accident mais de meurtres.

    Ainsi je spécule comme le documentaire en question, soit il s’agit d’un OVNI, cette fameuse boule lumineuse aperçue durant l’incident à l’origine de ces radiations fatales et qui semblent être aussi à l’origine de cette réputation morbide véhiculé par les peuples autochtones de la région les Mansi.

    Ou bien le groupe a découvert une base secrète militaire russe qui semblerait développer de nouvelles armes à radiation. Une théorie toute aussi contestée.

    J’ai fait un condensé d’information trouvé sur Wikipedia et du documentaire d’ancients aliens.

    mystère le plus flippant du XXè siècle - Le mystère du col Dyatlov

    Il paraitrait qu’il y a un film et plusieurs livres sur cet incident.

     

     

     

    Autre Enquête :

    Pour commencer l’article sur l’incident du Col de Dyatlov nous parleron

     

    Certains, à l’époque, émirent l’hypothèse qu’ils avaient été attaqués

    par des membres de la tribu Mansi.

    Mais les médecins légistes affirmèrent que les traumatismes, au vu de leur force, n’avaient pu être causés par des humains, surtout que les corps

    ne présentaient aucune trace visible de coups.

    « C’était comparable aux effets d’un accident de voiture », affirma Boris Vozrozhdenny, l’un des médecins en charge de l’affaire, selon des documents que le Times a pu consulter.

    Une photo prise par les enquêteurs montrant l'état de la tente du groupe. Via

    Ce n’est pas tout. Ces quatre-là étaient mieux vêtus que les cinq autres corps, et avaient apparemment récupéré des vêtements sur leurs cadavres avant de reprendre leur route. Zolotariov, par exemple, portait le manteau et le chapeau de Dubinina, alors qu’elle-même avait enveloppé son pied dans un morceau d’un pantalon en laine initialement porté par l’un des deux morts retrouvés sous le pin géant.

     

    Plus étrange encore, des tests révélèrent que les vêtements portés par les derniers membres du groupe étaient radioactifs.

     

     

    Cette radioactivité est difficile à expliquer, mais le reste de l’affaire a peut-être une explication plus plausible que l’intervention d’extraterrestres ou que des essais nucléaires secrets, comme certains l’ont avancé. Il arrive en effet que les personnes frappées d’hypothermie se déshabillent, apparemment sans raison, sombrant dans une sorte de délire. L’explication la plus probable à ce désastre pourrait se résumer comme suit : le campement du groupe a été enseveli par une avalanche, ce qui expliquerait la tente déchiquetée et certainement une bonne partie des traumatismes observés sur les corps.

     

    Si les membres de l’expédition sont restés ensevelis assez longtemps, ils se sont sûrement retrouvés en état d’hypothermie, ce qui pourrait permettre de comprendre pourquoi ils sont ensuite partis chercher de l’aide sans vêtements ni équipement. Ce scénario est le plus plausible, surtout que l’on sait que cinq des neuf morts sont censés être morts de froid.

    Mais le fait qu’on ait détecté de la radioactivité est très étrange, tout comme la manière dont l’enquête a été menée.

     

    Des documents ayant trait à l’affaire ont été classés secret défense juste après la conclusion de l’enquête, et n’ont été à nouveau rendus publics que dans les années 1990.

     

    Ça fait déjà quelque temps que je m’intéresse à cette histoire et j’ai essayé d’obtenir de nouvelles informations, mais mes requêtes auprès de diverses agences de renseignement américaines sont restées lettres mortes.

     

    On ne sait toujours pas ce qui a causé cet incident, et les interviews qu’a donné l’inspecteur en charge de l’enquête, Lev Ivanov, montrent bien à quel point cette affaire est étrange.

    Ivanov fut le premier à remarquer que les corps et les vêtements retrouvés étaient tous radioactifs, et raconta que le compteur Geiger qu’il portait sur lui s’était complètement affolé tout autour du campement.

     

    Il a aussi révélé que des officiels soviétiques lui avaient dit, à l’époque, de clore l’enquête alors que des “sphères volantes lumineuses“ avaient été aperçues dans cette zone en février et mars 1959.

    « Je soupçonnais à l’époque que ces sphères volantes aient été liées à la mort de ces gens, et j’en suis presque sûr aujourd’hui »,

    déclara-t-il au journal kazakh Leninsky Put dans une interview déterrée par le Times.

    Un autre groupe d’étudiants, qui campait à 50km de là environ, raconta également avoir aperçu les fameuses sphères lumineuses.

     

    Dans un témoignage écrit, l’un d’entre eux affirma qu’il avait vu

    « un objet circulaire brillant voler au-dessus d’un village, allant du sud-ouest vers le nord-est. Le disque lumineux faisait quasiment la taille d’une pleine Lune, et il était de couleur blanche-bleue, entouré d’un halo bleu. Le halo émettait des flashes aveuglants, comme un orage dans la nuit. Quand cet objet volant disparut à l’horizon, le ciel s’illumina à cet endroit pendant encore quelques minutes. »

     

     

    La théorie dominante, si l’on prend en compte le secret dont est nimbé l’affaire, la radioactivité, et l’apparence de certains des corps, qui furent décrits comme «extrêmement bronzés » par un homme qui avait assisté à leurs funérailles, veut que le groupe se soit retrouvé par inadvertance sur une zone de tests militaires soviétiques.

     

     

    Mais, si l’on se fie aux rapports, on ignore totalement ce qui a pu causer de telles blessures à certains membres du groupe.

    Il est possible que certains d’entre eux aient aperçu une lumière inquiétante dans le ciel et qu’ils aient tous pris peur, fuyant pour sauver leurs vies, mais on n’a jamais eu de preuve d’une éventuelle explosion dans cette zone, ce qui éloigne l’hypothèse d’un essai nucléaire, ou quelque chose dans ce genre-là.

     

     

    Et quand bien même, cela n’expliquerait pas les fractures du crâne.

     

    Certaines pourraient s’expliquer par une chute dans le ravin, mais si vous vous souvenez bien, Slobodine avait lui aussi le crâne fracturé alors que son corps a été retrouvé sur le chemin du campement.

    Le fait qu’on ait retrouvé les restes d’un feu indique que certains membres du groupe étaient toujours en pleine possession de leurs facultés mentales, et la psychose n’est pas un effet habituel de l’exposition aux radiations.

     

    Surtout, cela n’explique pas qu’ils aient fui sans emporter aucun équipement.

     

    Alors, a-t-on affaire à un accident, ou a-t-on étouffé l’affaire ?

     

    L’explication la plus simple est sans doute la meilleure : le groupe a été enseveli par une avalanche, et, en état d’hypothermie avancée, s’est empressé d’aller chercher de l’aide.

     

    Les avalanches ont une force incroyable, et être pris dans l’une d’entre elles a de fortes chances d’engendrer des blessures aussi graves que celles dont ont été victimes des membres du groupe.

    Reste que l’enquête originelle, avec ses conclusions floues, a fait de cette histoire l’une des favorites de tout ce que la planète compte d’adeptes de théories du complot et de chasseurs d’extraterrestres.

     

    Et de fait, cette histoire est vraiment bizarre. Ivanov, le principal enquêteur, est décédé ; et, à moins que l’on découvre de nouveaux documents de l’armée, il y a peu de chances que le mystère de ce qu’on appelle désormais le col de Dyatlov soit un jour dissipé.

    @derektmead

     

    http://motherboard.vice.com/fr/read/laffaire-du-col-dyatlov

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  • L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie

    Le mystère du col Dyatlov

    mystère le plus flippant du XXème siècle

     

     

    En 1959 une expédition de 10 étudiants et guides de l’Ecole Polytechnique de l’Oural disparaît mystérieusement près du Mont Otorten.

     

    A l’exception d’une personne qui avait rebroussé chemin pour cause de maladie, tous les randonneurs sont retrouvés morts dans des circonstances extrêmement bizarres.

     

    Leur peau présente une couleur orangée, les cheveux ont viré au grisâtre, certains sont uniquement couverts de leurs sous-vêtements.

     

     

    L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie 

    Mais le plus étrange dans cette histoire, c’est que les corps se trouvent à près d’un kilomètre du campement. Seul deux étudiants portent des marques externes de blessures.

     

    Une victime a la langue coupée et la tente du campement a été déchirée de l’intérieur.

     

    Qu’a-t-il bien pu se passer pour que l’expédition quitte le campement si rapidement ?

     

    Attaque d’une tribu ou d’un animal sauvage ? Expérience militaire secrète ou OVNI ?

     

     

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    Les faits

    En 1959, l’URSS est en phase de dégèle après la mort de Staline. Avec Nikita Khrouchtchev, une certaine liberté réapparait dans le pays et le tourisme sportif devient à la mode.

     

    Une expédition de 8 étudiants et de 2 guides de l’Ecole Polytechnique de l’Oural décide de se lancer un défi en affrontant le Mont Otorten à 1900km au nord de Moscou.

    L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie 

     

     

     

    Le parcours est classé en catégorie 3, soit difficile mais pas insurmontable pour des gens sportifs et habitués aux skis et à la randonnée. L’expédition part de Sverdlosk (aujourd’hui Ekaterinbourg).

     

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    Son but est d’atteindre le Mont Otorten, de longer les crêtes sur 100km au sud et de revenir sur Sverdlosk. Le départ est prévu pour le

    23 janvier et le retour aux alentours du 12 février.

     

    Le chef d’équipe Igor Dyatlov est un randonneur expérimenté et toute l’équipe prend le train comme prévu le 23 janvier en direction de Ivdel, puis en camion jusqu’à Vizhay, dernier village avant d’attaquer les montagnes de l’Oural.

     

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    Le 27 janvier l’équipe chausse ses skis et démarre son périple.

     

    L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie 

    Yuri Yudin, un des membres de l’expédition décide de

    rebrousser chemin suite à une maladie.

     

    Ce sera le seul rescapé du groupe.

     

     

     

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    Dyatlov avait annoncé que le retour serait prévu vers le 12 janvier, mais qu’il fallait compter avec quelques jours de battement étant donné que les conditions atmosphériques pouvaient s’avérer difficiles à cette période de l’année. Le 20 février, n’ayant aucune nouvelle de l’expédition, l’institut polytechnique décide d’alerter les secours et de dépêcher une nouvelle équipe de professionnels.

     

    L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie 

    Mais face à l’absence de traces, l’armée est appelée pour un apport aérien.

     

    C’est seulement le 26 février qu’un pilote aperçoit le camp abandonné et donne les coordonnées afin que l’équipe de secours puisse accéder au lieu-dit Kolhat-Syakhl (la montagne de la mort).

     

     

    Ils découvrent alors que le campement a été laissé à l’abandon subitement, puisque la nourriture, les skis et les affaires y compris des chaussures se trouvaient dans la tente effondrée.

     

    Autre curiosité, la tente présente une déchirure importante depuis l’intérieur.

     

    L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie 

    Les secours remarquent également des traces de pas qui se dirige vers l’orée du bois, mais qui s’arrêtent après 500m.

     

     

    Comme si les membres avaient dû quitter les lieux urgemment

    en laissant tout sur place.

     

    Aucune traces de lutte ni aucunes traces des occupants.

     

     

    camp-de-base.jpg

     

     

     

    L’équipe de recherche commence la fouille des alentours afin de retrouver les randonneurs.

     

    C’est à 1.5km du campement qu’ils retrouvent deux corps pieds nus en sous-vêtement à l’orée du bois sous un grand pin. Il s’agit de Georgy Krivonischenko et Yury Doroshenko.

     

    L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie 

     

     

    Les corps présentent des brûlures sous les mains, la peau est colorée, comme exposée à des radiations, et les cheveux sont devenus grisâtres.

     

    Les restes d’un feu de camp indiquent que les deux victimes s’étaient réfugiées dans cet endroit et avaient tenté de se réchauffer tant bien que mal.

     

     

     

     

    A 300m, le corps de Dyatlov est retrouvé couché sur le dos face au campement avec une branche à la main.

     

     

    Enfin à 150m de là, les corps de Rustem Slobodin et Zina Golmogorova gisent comme s’ils avaient voulu ramper jusqu’à la tente.

     

    Les médecins déterminent que les cinq victimes sont mortes d’hypothermie.

     

     

    Mise à part les brûlures aux mains, aucune trace de violence ou de blessures n’est constatée.

     

    Seul Slobodin présentait une légère fracture au crâne, mais qui ne pouvait être la cause de la mort.

     

     

    Cependant les quatre derniers participants demeurent toujours introuvables.

     

     

    recherches.jpg

     

     

     

    Il faudra attendre deux mois avant que les enquêteurs découvrent les dernières victimes, qui pourtant se trouvaient à une centaine de mètres en contrebas du fameux pin, sous une couche de neige importante.

     

    Les corps ne présentent aucune blessures externes sauf Tibeaux-Brignolle qui a une fracture du crâne. Les expertises médicales révèlent que les quatre dernières victimes ont succombé de mort violente.

     

     

    Deux présentent un enfoncement de la cage thoracique et une n’a plus de langue.

     

    De plus il est visible que certaines victimes auraient arraché des vêtements aux autres pour se réchauffer.

     

     

    Pourtant malgré toutes ces questions qui restent en suspens, les enquêteurs décident de clôturer le dossier à la fin du mois de mai.

     

    Certains documents sont classés confidentiels et la zone est interdite pendant près de trois ans.

     

     

    corps.png

     

     

    Les hypothèses des enquêteurs

     

    Avant de classer le dossier, les enquêteurs ont exploré plusieurs pistes. Tout d’abord l’attaque du campement par une tribu nomade appelée « Mansi », qui auraient pu répondre de manière violente à une intrusion dans un de leur endroit sacré.

     

     

    Cependant cette piste est tout de suite écartée. Les « Mansis » se trouvent à plus de 100km à l’est de la montagne.

     

    De plus ils ne s’aventurent jamais en période hivernale dans cette région et ont de bonnes relations avec l’état soviétique. Un seul précédent avait eu lieu avec cette population, mais qui n’avait jamais été prouvé, lorsqu’un géologue avait été retrouvé noyé dans la région dans les années 30.

     

     

    D’après un spécialiste des peuples nomades, les « Mansis » ne considéraient pas le Mont Kolhat-Syakhl comme sacré.

     

     

    Ils s’orientent alors vers une attaque par des bandits ou des prisonniers en cavale. Mais une fois de plus, cette hypothèse tombe à l’eau, car aucunes autres traces que celles des randonneurs n’ont été découvertes.

     

     

    Le médecin légiste explique de surcroit que les enfoncements thoraciques n’ont pas pu être produits par l’humain, car elles s’apparentent à une force qu’un accidenté de la route pourrait subir dans sa voiture lors d’un violent choc frontal.

     

     

    Si bien qu’avec aucune trace de lutte et plein de questions en suspens, le dossier fut clos en indiquant que les victimes furent décédées pour des raisons inconnues.

     

     

    dyastlov.jpg

    La thèse militaire et la thèse OVNI

    Le classement de l’enquête a eu, bien entendu, le don d’irriter de nombreux sympathisants des familles des victimes.

     

     

    A leurs yeux, l’armée devait certainement avoir quelque chose à se reprocher pour clore aussi vite le dossier et surtout le classer en mode confidentiel.

     

     

    L’interdiction de passage dans la zone pendant trois ans agrémentait grossièrement cette pensée.

     

     

    Cette possibilité était renforcée par la découverte de traces radioactives sur le site et sur les habits des randonneurs.

     

     

    Yudin, qui avait quitté l’expédition, aurait eu accès à certains documents militaires.

     

    Il explique que d’après ces documents, les militaires auraient été sur le site dès le 6 février, soit six jours après le drame et surtout 20 jours avant l’arrivée de l’équipe de secours.

     

     

    Cependant la thèse de l’accident militaire souffre de plusieurs incohérences. Tout d’abord, lorsque l’équipe de secours est arrivée sur place, elle n’a remarqué aucune autre empreinte que celles des randonneurs.

     

     

    Elle n’a pas aperçu non plus de restes d’explosion ou autre débris métalliques.

     

     

    Ensuite la base militaire la plus proche se trouvait à Sverdlosk, à plus de 600km du Mont Kolhat-Syakhl et l’autonomie à l’époque pour un chasseur n’était pas suffisante pour un aller-retour.

     

    Ensuite les cosmodromes de Baïkonour et de Plesetsk aurait eu une portée suffisante pour atteindre la région, seulement Plesetsk n’a été opérationnel qu’à la fin de l’année 1959 et les archives indiquent qu’il n’y avait aucune activité à Baïkonour pendant cette période à cause du froid.

     

     

    Quant à la radioactivité, elle a également une explication. Un incident nucléaire s’était produit en 1958 dans la centrale de Sverdlosk entrainant la fuite d’un nuage radioactif sur la région.

     

    Il est donc fort probable que les dosimètres aient enregistré des valeurs supérieures à la normale dans une région encore polluée par un nuage radioactif.

     

    De plus les traces repérées sur les habits peuvent être expliquées par les lampes au thorium utilisées qui lâchent de petites particules radioactives.

     

     

    Quand aux OVNIS, le phénomène est évoqué lorsque plusieurs témoignages avaient fait part de mystérieuses sphères orange qui circulaient au-dessus la région.

     

    Non seulement des villageois les avaient aperçus, mais elles furent également commentées par une expédition qui déambulait à une centaine de kilomètres de la zone.

     

    Ces apparitions n’ont jamais pu être expliquées.

     

    La thèse naturelle

     

    L’hypothèse naturelle apportée par certains experts et randonneurs chevronnées n’a pas pour autant calmer les esprits.

     

    Ils expliquent que l’expédition aurait été surprise par une coulée de neige.

     

    Les randonneurs seraient sortis à la hâte sans se préoccuper du froid et se seraient rassemblés à l’orée du bois où ils se sentaient plus en sécurité. Ils auraient fait du feu et un des randonneurs seraient tombés d’un pin où il tentait de ramasser du bois.

     

    Ce qui pourrait expliquer la fracture du crâne de Slobodin. Les plus habillés seraient retournés à la tente pour chercher des habits et des vivres, mais se seraient légèrement égarés au retour et seraient tombés dans une ravine. Ce qui expliquerait les enfoncements thoraciques de deux victimes et la fracture du crâne de la troisième.

     

    Les autres auraient tentés d’alimenter le feu tant bien que mal, mais seraient morts d’hypothermie en tentant de se rendre jusqu’au camp, ne voyant pas leurs camarades revenir.

     

     

     

     

     

     

     

    Seulement cette version souffre également de quelques légers problèmes. Premièrement le camp était situé sur une pente qui n’excédait pas 30%, donc peu probable qu’une avalanche ou coulée de neige suffisamment importante ait pu se produire et faire fuir les randonneurs.

     

    Ils avaient justement choisi un endroit propice à l’établissement d’un camp sécurisé. Deuxièmement, il n’y avait aucune trace de coulée lorsque les secours sont arrivés sur place.

     

     

    le-pin.jpg

     

     

    Alors qu’est-il arrivé cette nuit du 1er au 2 février ?

     

    Personne ne le sait avec certitude. Trop de zone d’ombres planent sur cette histoire.

     

    Ce qui est sûr, c’est que les randonneurs ont quitté précipitamment leur tente sans prendre le soin de s’habiller et d’emmener quoi que ce soit. Il semble que quelqu’un ou quelque chose les ait surpris et fait fuir, mais quoi ? La thèse naturelle est peu crédible, pas plus que la thèse militaire ou celle d’OVNIS.

     

    Néanmoins le classement confidentiel du dossier et l’impossibilité de pouvoir consulter les archives pose un problème qui alimente naturellement les croyances et les soupçons vis-à-vis de l’armée.

     

    Surtout que la ville de Svedlosk était une cité verrouillée, du fait du complexe militaro-industriel extrêmement important implanté là-bas.

     

    D’ailleurs en 1960, une dizaine de missiles avait été envoyés pour détruire un avion américain U-2 qui avait survolé la zone.

     

    Alors évidemment certains avancent l’hypothèse qu’une erreur de tir de missile avait pu frapper le Mont Otorten et qu’une section militaire s’était déplacée sur place pour ramasser tous les débris le 6 février. Mais il est difficile de croire une telle version puisque le groupe de secours n’a trouvé aucune trace d’explosion aux alentours du site.

     

    Aujourd’hui a-t-on plus d’indices ?

    Malheureusement pas, vu que la Russie n’a toujours pas divulgué plus de détail sur l’affaire du Col Dyatlov. En 1990 Anna Matveïeva commença à constituer un grand nombre de documents sur ce terrible épisode afin d’en sortir un livre sous le titre :

     

    « Le mystère du Col Dyatlov »

     

    Ce livre suscita un engouement qui permit à une chaîne régionale d’en sortir un documentaire très suivi. Quand à Yudin, le seul rescapé, il pu enfin créé une fondation Dyatlov à Ekaterinbourg, qui milite depuis 2000 pour l’ouverture des dossiers et d’une nouvelle enquête par l’état.

    En vain !

    dyatlov.jpg

    Epilogue

    Tant que l’état russe ne se décidera pas à ouvrir une nouvelle enquête et qu’il ne divulguera pas les dossiers classés confidentiel, on ne saura jamais exactement ce qu’il a pu se passer sur le versant du Mont Kolhat-Syakhl et pourquoi les randonneurs ont fui si rapidement leur tente.

     

    Les familles ont le droit de connaître la vérité plus de 50 ans après les faits. Même si la vérité doit impliquer l’armée ou l’état de l’époque, ce ne sera qu’une bavure supplémentaire dans la longue histoire des erreurs  militaires ou étatiques mondiales.

     

     

    http://enigmeshistoire.e-monsite.com/pages/le-mystere-du-col-dyatlov.html

     

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  • Cette histoire m'avait totalement choquée !

    j'ai eu PEUR !

    Combustion spontanée à Uruffe !

    Chaque année on découvre dans le monde plus de 50 personnes entièrement consumées, réduit à l'état de cendre, sans aucune raison apparente.

     

    Afficher l'image d'origine 

     

     

    Plus étrange encore les objets près des victimes sont épargnés.

    C'est le plus mystérieux phénomène causé par le feu, la combustion spontanée.

     

     

     

    On parle de combustion spontanée d'un corps quand celui-ci prend feu sans qu'il soit enflammé.

     

    Par exemple l'huile végétale a une température de combustion spontanée de 450 degrés Celsius, et le papier de 233 degrés Celsius, températures auxquelles ils s'enflamment.

     

    On parle aussi d’autocombustion, ou combustion humaine spontanée, lorsqu'une personne prend feu sans cause apparente.

     

    Ce phénomène, connu à travers de très rares témoignages difficilement vérifiables, est également proposé comme explication pour les cas, rares également, de corps réduits en cendres, découverts dans un environnement intact ou presque.

     

    Le caractère « spontané » de la combustion est rejeté quasi-unanimement par la communauté scientifique.

     

    On tend plutôt à penser à des accidents par « effet de mèche ».

     

    Description

     

     

    Dans le Dictionnaire de médecine usuelle (1849), le docteur Lagasquie donne de la combustion humaine spontanée la définition suivante :

     
     
    « Accidents rares, mais avérés, dans lesquels, avec ou sans la présence d'une matière quelconque en ignition, le corps humain, plein de vie et de santé, s'enflamme, se brûle partiellement ou se consume en presque totalité. »

     

    On parle de combustion spontanée lorsqu'un être humain brûle « de l'intérieur » sans qu'aucun élément extérieur apparent soit en cause ;

     

    l'environnement reste intact ou peu touché, alors que le corps peut finir en cendres.

     

    La croyance en la possibilité d'un tel phénomène repose sur

    deux sortes d'incidents peu fréquents :

     

    • Témoignages de gens prétendant avoir vu de leurs propres yeux une personne prendre feu sans raison explicable :
    • le phénomène est typiquement décrit comme très rapide, la personne atteinte semblant entrer en transe, mais le corps n'est pas systématiquement réduit en cendres.

     

     

    • Deux cas récents (années 1950 et années 1980) concernant deux jeunes filles ayant « pris feu » respectivement dans une salle de bal et une discothèque
    • n'ont pas fait disparaître les corps.
    • La première victime serait morte de ses brûlures à l'hôpital et la seconde aurait survécu en gardant quelques traces.

     

     

    • Les témoignages les plus anciens semblent remonter au xvie siècle, où un certain chevalier Polonus Vorstius aurait pris feu à Milan sous le règne de la duchesse Bona Sforza ; à la même période, on trouve la déposition auprès du Sénat académique de Copenhague du cas d'une personne morte après avoir craché des flammes.
    • 2
    • Ces témoignages sont difficilement vérifiables :
    • dans les rares cas récents, les sources ne citent pas les noms réels des victimes ni des témoins, ou ne citent aucun nom.

     

    • La découverte, en dehors de circonstances d'incendie, de cadavres entièrement ou partiellement réduits en cendres, fait qui a longtemps été considéré comme inexplicable.
    • En effet, les incendies produisent généralement des dépouilles calcinées mais non entièrement consumées, et les os nécessitent, pour être entièrement détruits, une température de 1 650 degrés Celsius constante durant un certain temps.
    • L'incinération des dépouilles dans les fours modernes montre qu'il reste toujours quelques fragments d'os, réduits par la suite en poudre pour être mélangés aux cendres.
    • De plus, il arrive souvent que la seule partie centrale du corps soit détruite, les extrémités restant intactes.

     

     

     

    • En outre, la personne est parfois retrouvée dans une position naturelle, couchée dans son lit ou assise sur un fauteuil, donnant l'impression d'une disparition instantanée.
    • Afficher l'image d'origine
    • Ces cas, constatés dans le passé, comme celui de la comtesse Cornelia di Bandi de Cesena, découverte en 1731 réduite en cendres dans sa chambre, exception faite de ses jambes (gainées de bas) et d'une partie de sa tête, sont également connus à l'époque moderne des services de police.

     

     

     

    • Récemment « l'effet de mèche » a été proposé comme explication 

     

    Le premier cas connu de combustion spontanée ou d'auto-combustion s'est déroulé en 1731 près de Vérone en Italie.

     

     

    Après un diner, la comtesse Cornelia Bandi âgée de 62 ans, regagne sa chambre et sera retrouvée en cendre (excepté bras et jambes) dans sa chambre remplie de suie par ses employés de maison.

     

     

     

     

    grand format

     

     

     

     

    Dans le reportage, nous nous retrouvons à Uruffe, un petit village local situé dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine.

     

     

    Dans la nuit du 11 au 12 mai 1977, les pompiers vont découvrir une horrible scène.

     

     

    Le corps d'une sexagénaire, Ginette Kazmierczak, est retrouvé à son domicile calciné, gisant sur le plancher de sa maison.

    La scène digne des plus sombres films d'horreur va faire frémir le petit village.

    Une enquête judiciaire est ouverte et l'officier expert, André Laurain, est chargé de l'expertise.

     

     

    Le corps est partiellement réduit en cendre, les jambes sont intactes, sans aucune brulure sur les membres inférieurs, aucune cloque.

    Comment expliquer que certaine partie du corps sont restées totalement intacte ?

     

     

    Les enquêteurs écartent rapidement la thèse du crime ou du suicide, sans aucune preuve matériel pouvant les étayées.

     

     

    Il est impossible pour les enquêteurs de trouver l'origine du feu.

    Selon les médecins légistes, même à des températures de plus de 2500 degrés on ne peut arriver à se lugubre résultat.

     

     

     

    Les meubles et objets prêts de la victime sont intacts.

    Les enquêteurs sont face à une combustion profonde et ponctuelle d'une femme sans que les combustibles les plus proches n'est été atteint par la chaleur ou par les fumées.

    Plus étrange encore, la victime portait des collants et une des parties intactes des jambes de la vieille femme portent encore les collants sans qu'ils aient étés endommagés.

     

     

    Aucune explication convaincante n'a pu être trouvée à ce jour. Le rapport d'expertise conclue par ses mots : 
     

     

    « A moins qu'il ne s'agisse d'un phénomène extraordinaire.»

    Le 18 janvier 1978, le parquet de Nancy prononcera une ordonnance de non-lieu dans cette affaire.

     

    La réalité du phénomène est rejetée quasi-unanimement par la communauté scientifique.

     

    La combustion spontanée est pour beaucoup du domaine du paranormal.

    Pourtant, certain scientifiques ont lancés l'hypothèse d'une substance chimique qui se formerait dans l'estomac et qui causerait un feu intérieur.

     

     

    A ce jour la combustion spontanée est un mystère totalement inexpliqué.

     

     

     

    http://www.mystere-tv.com/combustion-spontanee-a-uruffe-v29…

     

     

     

     

     

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  • Combustion spontanée : Uruffe s’interroge encore

    Le 12 mai 1977, une sexagénaire d’Uruffe est retrouvée calcinée, à l’exception des jambes et d’un bras, intacts. Crime ? Accident ? Suicide ?

    Les pistes habituelles n’ont rien donné. Trente-cinq ans après, le mystère perdure.

     

     

    Deux journalistes à Uruffe.

     

    L’idée fait frémir dans ce petit village proche de Toul.

     

    « On a déjà eu assez de monde dans nos cimetières et dans nos rues comme ça, pas la peine d’en remettre une couche »,

    met en garde d’emblée Jean-Jacques Yung.

     

    C’est la spécificité de ce village d’environ 400 âmes, parfois présenté comme maudit après avoir connu au XX e siècle deux affaires au retentissement international.

     

    La première en 1956. Cette année-là, le curé assassine sa maîtresse, l’éventre pour en extraire son enfant qu’il baptise, avant de le tuer.

     

    Le fait divers défraie la chronique.

     

    « À chaque fois qu’on sortait notre carnet de chèques, on nous en parlait.

    On est même allé jusqu’au Conseil d’État pour essayer de changer le nom de la commune »,

     

    poursuit celui qui était maire au moment de la seconde affaire, celle de la combustion spontanée.

     

    Elle a valu à son frère Marc de recevoir un courrier de la Nasa :

     

    « Toutes les hypothèses ont été évoquées, même celles d’un acte extra-terrestre »,

    s’amuse le frangin.

     

     

    C’était dans la nuit du 11 au 12 mai 1977.

     

    En tant que premier magistrat et que pompier volontaire, les deux frères font partie des premiers témoins du drame.

     

    Trente-cinq après, ils acceptent de revenir sur les lieux, à l’étage de la mairie-école, occupé à l’époque par Ginette Kazmierczag. Juste en face de l’église et du presbytère.

     

    « Le triangle maudit », plaisante José Fays, le maire actuel.

     

    Les souvenirs se bousculent dans la tête de Marc :

     

    « Elle se trouvait là, sur le sol, juste derrière l’entrée.

    À chaque fois que j’y pense, je la revois telle qu’elle était. »

    C’est-à-dire à moitié calcinée.

    La tête, toute la section abdominale et le bras gauche réduits à l’état de cendres.

    Les deux jambes et le bras droit intacts.

    « Des pompiers disaient qu’il y avait une marionnette dans l’entrée. Moi, j’ai de suite compris qu’il s’agissait de M me Kazmierczag.

     

    Cette femme assez corpulente, d’environ 70 kg, avait fondu comme neige au soleil», se souvient à son tour l’ancien élu.

     

    La sexagénaire vivait là avec son fils, instituteur au village.

    Parti passer la nuit chez sa fiancée à Nancy, il avait laissé sa mère seule dans le logement.

     

    Réveillée par une forte odeur de fumée à 4h du matin, la voisine donne l’alerte.

    Les bas en nylon intacts

     

    Marc se rappelle de l’atmosphère étrange de cet incendie qui n’en est pas vraiment un :

    « La chaleur était étouffante.

    Il y avait de la fumée mais pas de flammes. »

    Aucune propagation n’est constatée.

    Pas même à la chaise se trouvant à proximité.

    Seule la partie de parquet sur laquelle repose la dépouille est légèrement roussie.

     

    Détail encore plus troublant :

    ses membres inférieurs sont recouverts de bas en nylon qui n’ont pas fondu !

    Refait à neuf après le drame, l’appartement a été longtemps occupé :

    « J’y ai vécu pendant un an mais ma femme ne supportait pas l’idée »,

     

    raconte Marc, avant de préciser qu’à chaque fois qu’il rentrait chez lui, il avait le réflexe d’enjamber l’endroit maudit.

     

    « Ma fille y a habité mais je ne lui ai dit qu’à la fin. Ici, la population entretient savamment le secret »,reconnaît le maire en exercice. Uruffe a tourné la page.

     

    Aujourd’hui, l’endroit sert d’annexe à l’école, pour l’informatique et la cuisine.

     

    Ce qui ne choque pas Sophie Cavalier, l’institutrice :

    « Ce sont des élèves qui m’ont raconté cette histoire.

    Quand j’ai été nommée à Uruffe, on m’a plutôt parlé de l’affaire du curé. »

     

    On y revient.

     

    « Que voulez-vous, Uruffe est un pays pas comme les autres, c’est d’ailleurs devenu notre devise », confesse le premier magistrat.

    L’omertà a beau fonctionner à plein régime, elle n’empêche pas chacun de continuer à s’interroger.

     

    « On a dans le ventre une vraie usine à gaz." !

     

    Si tout cela se dérègle, pourquoi pas une combustion spontanée ? »

     

    conclut José Fays.

     

     

    Textes : Philippe MARQUE.

     

     

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  •  

    LES PIERRES MOBILES

     

     

    Les pierres mouvantes, ou sailing stones, sont un phénomène géologique : des roches se déplacent en laissant de longues traces le long du sol lisse d'une vallée, sans intervention humaine ou animale.

     

    Elles ont été observées et étudiées en Californie autour de Racetrack Playa dans la vallée de la Mort, où le nombre et la longueur des sillons dus à ces déplacements sont particulièrement notables.

     

    Les forces à l’origine de leurs mouvements ne sont pas connues avec certitude et font l’objet de recherches. 

     

     

     

    Une autre trace de pierre à Racetrack Playa 

     

    Ces mystérieuses pierres mobiles qui se déplacent dans la boue du désert de la Vallée de la Mort ont fait l’objet d’une polémique scientifique pendant des décennies.


    Des roches pesant jusqu'à des centaines de livres parcourent

    des milles à la fois.


    Quelques scientifiques ont suggéré que la combinaison de vents violents à la surface glacée expliquerait ces déplacements.

     

    Cependant, cette théorie n'explique pas que différentes roches commencent à se déplacer côte à côte, pour ensuite aller à des vitesses et dans des directions différentes.


    De plus, les calculs en physique ne corroborent pas vraiment cette théorie car il faudrait des vents de plusieurs centaines de miles à l’heure pour déplacer certaines de ces pierres.
     

     

     

    La plupart des pierres mouvantes se forment sur un flanc de coteau de 260 m de dolomite sombre à l'extrémité deRacetrack Playa, mais certaines sont des roches magmatiques provenant des pentes environnantes (principalement en syénite beige riche en feldspath).

    Les traces font souvent de quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres de long, de 10 à 30 cm de large et moins de 2 cm de profondeur. Les pierres se déplacent seulement tous les 2 ou 3 ans et la plupart des traces se développent pendant 3 ou 4 ans.

     

    Les pierres dont la partie au contact du sol est rugueuse laissent des sillons rectilignes et striés derrière elles alors que les pierres lisses changent de direction. Parfois une pierre se renverse, reposant sur une autre face sur le sol et laissant une trace différente derrière elle.

    Les traces diffèrent à la fois en ce qui concerne les directions et les longueurs. Des pierres qui partent près l’une de l’autre peuvent se déplacer parallèlement pendant un moment, avant que l’une d’entre elles change brutalement de direction vers la gauche, vers la droite, ou même retourne dans la direction d’où elle venait. Les longueurs et les vitesses des déplacements varient aussi ; 2 pierres semblables par leurs dimensions et leurs formes peuvent se déplacer identiquement, puis une peut continuer d’avancer ou arrêter en chemin.

    On pense qu’un ajustement de conditions spécifiques est nécessaire pour que les pierres bougent :

     

    • une surface saturée en eau mais non inondée ;
    • une mince couche d'argile ;
    • de très fortes rafales qui provoquent les forces déclenchant le mouvement ;
    • un fort vent soutenu pour garder les pierres en mouvement.

    Recherche

     
    Deux pierres à Racetrack Playa.

    Les géologues Jim McAllister et Allen Agnew firent la carte du substrat rocheux de la région en 1948 et firent un relevé des traces.

     

    D’autres géologues du service national des parcs des États-Unis écrivirent plus tard des descriptions plus détaillées et le magazine Life publia un ensemble de photos du Racetrack Playa.

     

    C’est à cette époque qu’on commença à se demander pourquoi ces pierres bougeaient.

     

    Des explications possibles, variées et parfois très personnelles ont été proposées au cours de ces années allant du surnaturel à des idées très compliquées.

     

    La plupart des hypothèses ayant la faveur des géologues postulent que de forts vents, quand la boue est humide, en sont, au moins en partie, responsables.

     

    Certaines pierres pèsent autant qu’un homme, ce qui fait que quelques chercheurs, comme le géologue George M. Stanley qui publia un article sur ce sujet en 1955, pensent qu’elles sont trop lourdes pour être déplacées par les vents de la région.

     

    Ils affirment qu’une couche de glace autour de la pierre aide à prendre le vent ou à glisser comme sur une banquise.

    Bob Sharp et Dwight Carey commencèrent un programme de surveillance des mouvements des pierres de Racetrack Playa en mai 1972.

     

    Finalement 30 pierres ayant des traces récentes furent étiquetées et des piquets furent utilisés pour repérer leur position.

     

    Chaque pierre reçut un nom et les changements de position des pierres furent notés pendant 7 ans.

     

    Sharp et Careley testèrent aussi l’hypothèse de la banquise en créant autour de certaines pierres un enclos.

     

    On en fit un de 1,7 m de diamètre, autour d’une pierre « déambulante » de 7,6 cm de largeur et pesant 450 grammes avec 7 barres d’acier à béton placées à environ 70 cm de celle-ci.

     

    Si une couche de glace autour des pierres augmentait la prise au vent, ou aidait les mouvements des pierres à glisser sur des banquises, alors les barres d’acier devraient au moins ralentir et dévier le mouvement.

     

    On ne vit rien de tel ; la pierre manqua tout juste une barre quand elle se déplaça de 8,5 m vers le nord-ouest hors de l’enclos pendant le 1er hiver.

     

    Deux pierres plus lourdes furent placées dans l’enclos en même temps ; une se déplaça 5 ans plus tard dans la même direction que la 1re mais sa compagne ne bougea pas pendant la période de l’étude.

     

    Cela prouva que si la glace joue un rôle dans le mouvement des pierres, alors les calottes de glace autour des pierres doivent être petites.

     

     

     
    Un panorama de la Voie Lactée avec des traces de pierres mouvantes. Remarquer la pierre à droite.

    Des 25 pierres suivies pendant l’étude, 10 se déplacèrent au cours du 1er hiver, dont Mary Ann (la pierre A), qui fit le plus de chemin soit 65 m.

     

    On vit plusieurs déplacements de pierres au cours de 2 des 6 hivers d’étude.

     

    On n’eut confirmation d’aucun mouvement de pierres en été et, certains hivers, aucune pierre ou quelques pierres seulement se déplacèrent.

     

    À la fin, seules 2 des 30 pierres étudiées n’avaient jamais bougé en 7 années de suivi.

     

     

    Nancy (la pierre H), de 6,4 cm de diamètre fut la plus petite pierre de l’étude.

     

    Elle parcourut aussi la plus longue distance cumulée, 260 m, et le plus long déplacement en un seul hiver, 201 m. La plus grosse pierre à avoir bougé pesait 36 kg.

    Karen (la pierre J) était un bloc de dolomite de 74 cm de longueur et de 50 cm environ de largeur et de hauteur, d’un poids estimé à 320 kg. Karen ne bougea pas pendant la période de suivi. Cette pierre a pu tracer son vieux sillon rectiligne de 170 m grâce à l’élan acquis lors sa chute initiale sur laRacetrack Playa humide. Cependant Karen disparut un peu avant mai 1994, probablement pendant l’hiver 1992-1993 qui fut anormalement humide. On considère qu’un déplacement de cette pierre par des moyens humains est improbable du fait de l’absence de traces qu’un camion aurait laissées. Il est possible qu’une observation de Karen fut faite en 1994 à 800 m de la Racetrack Playa. Karen fut redécouverte par Paula Messina une géologue de San Jose en 1996 

     

     

     

     

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    Le célèbre masque funéraire de Toutânkhamon.

    Enterré avec faste, le jeune pharaon mort à 19 ans a régné peu de temps et probablement sous la tutelle des prêtres.

    Son tombeau semble receler une chambre murée.

    Selon un ancien ministre égyptien, elle renfermerait 

    « un trésor ». © Harry Potts, Flickr, CC by-sa 2.0 

     

    AVRIL 2016

     

    Le mois dernier, Mamdouh al-Damaty, alors ministre des Antiquités du gouvernement égyptien, se disait presque sûr que le tombeau de Toutânkhamon ne recelait pas une chambre secrète, comme il l’avait annoncé en novembre dernier, mais deux, dont l’une abriterait le corps de la reine Néfertiti, selon la thèse de l’égyptologue Nicholas Reeves. Le ministre promettait une révélation début avril. Mais vendredi, lors d’une conférence de presse, son remplaçant, Khaled al-Anani, nommé récemment, a refroidi son auditoire. Selon lui, il est impossible de conclure aujourd’hui et il faudra effectuer une autre analyse à la fin de ce mois. Le nouveau ministre préfère maintenant annoncer « un débat international », le 8 mai prochain.

     

     

     

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    En novembre dernier, le ministre des Antiquités égyptiennes, Mamdouh al-Damaty, annonçait dans une conférence de presse qu’il y avait « 90 % de chances » pour qu’une chambre secrète existe dans le tombeau du pharaon Toutânkhamon, découvert en 1922 par Howard Carter.

     

    Des anomaliesthermiques sur le mur nord avaient été détectées et des analyses au radar montraient la possibilité d’une cavité.

     

     

     

    Dans un entretien avec un journal espagnol, ABC, Hisham Zaazou, ministre égyptien du tourisme, fait à présent grimper la probabilité et annonce un « Big Bang » en avril avec une nouvelle fracassante. Nicholas Reeves, l’archéologue, qui a réalisé les sondages radar, aurait repéré uneporte sur des images en haute résolution de la fondation espagnole Factum.

     

     

    Une momie se trouve-t-elle dans cette pièce murée ?

     

    Oui, pensent les archéologues.

     

    Les soupçons pèsent sur Néfertiti, épouse d’Akhenaton.

     

    D'après des analyses d'ADN effectuées en 2010, elle ne serait pas la mère de Toutânkhamon, puisque

    celle-ci serait la sœur du premier…

     

    L’hypothèse est loin d’être certaine, avec de bonnes raisons.

     

     

    La vie politique n’était pas un long fleuve tranquille durant le règne éphémère de Toutânkhamon, né vers 1345 avant J.-C., désigné pharaon sous le nom de Toutânkahton à 9 ans et mort brutalement à 19 ans.

     

    Nos chamailleries démocratiques d’aujourd’hui sont peu de choses en comparaison des féroces enjeux de pouvoir de l’époque.

     

    Son père, né Amenophis IV, avait imposé le culte d’un dieu unique, Aton, le Soleil, et s’était rebaptisé Akhenaton, « celui qui plaît à Aton ».

     

    Il avait aussi fortement réduit le pouvoir des prêtres. Quand il meurt, le clergé restaure le culte traditionnel d’Amon, le pharaon change de nom.

     

     

    Le culte d’Aton devient interdit et tout ce qui le rappelle est détruit.

     

    Pourquoi donc, Néfertiti, épouse de l’hérétique Akhenaton, serait-elle enterrée dans un tombeau royal ?

     

    Parce que les prêtres ont été pris de court, explique une version des faits.

     

     

    Les fresques murales du tombeau de Toutânkhamon sont constellées de taches sombres. Elles sont probablement apparues rapidement après la cérémonie et seraient dues à un séchage insuffisant des peintures. Le pharaon aurait été enterré à la hâte, estiment les archéologues. © Harvard University-The J. Paul Getty Trust, 2001

    Les fresques murales du tombeau de Toutânkhamon sont constellées de taches sombres.

     

    Elles sont probablement apparues rapidement après la cérémonie et seraient dues à un séchage insuffisant des peintures.

     

    Le pharaon aurait été enterré à la hâte, estiment les archéologues. © Harvard University-The J. Paul Getty Trust, 2001 

     

    L'hypothèse Néfertiti n'est pas la seule

    Mort brutalement d’une cause inconnue (l’assassinat est évoqué), Toutânkhamon a dû être inhumé rapidement. Le tombeau de Néfertiti aurait alors été utilisé et la reine déplacée dans une chambre close. D’ailleurs, des taches sombres sur l’un des panneaux indiqueraient une réalisation trop rapide, le tombeau du pharaon ayant été refermé trop vite, avant que les peintures ne soient séchées.

    D’autres possibilités existent et, si tant est qu’il y ait bien une chambre avec un sarcophage à l’intérieur, son occupant, homme ou femme, pourrait être une surprise. Pourquoi pas la propre sœur de Toutânkhamon, Ânkhesenamon, que l’enfant-pharaon a épousée alors qu’il avait environ 10 ans ?

     

    Les détails historiques de la vie au sein de cette cour royale d’il y a plus de trois mille ans sont très mal connus, de même que les filiations, compliquées par les relations intrafamiliales et les intrigues politiques.

     

    Nous avons jusqu’au mois d’avril pour réviser l’histoire de la 18e dynastie.

     

     

     

     

     

     

     

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    Les Feux Follets...

     

    Les feux follets

      

    Ils apparaissent le plus souvent dans les marais, ou dans les cimetières. Serait-ce là un esprit revenu d’entre les Morts ? Un fantôme ? Non, loin de là. Et c’est pourtant le regard que portait les gens autrefois envers ce phénomène physique.

    Le feu follet est une lueur pâle et diffuse qui peut être jaune, bleu ou rouge. Il vole dans l’air à peu de distance du sol. Un feu follet à généralement l’aspect d’une flamme vacillante terminée par une aigrette irrégulière qui rappelle vaguement la couronne d’une grenade.

      

    Il se montre de préférence en automne par un temps calme. Il disparaît lorsque l’on s’en approche et était traditionnellement prit pour un esprit malin ou une autre créature surnaturelle.


    Scientifiquement, on pense que les feux follets sont un phénomène issu de l'oxydation du PH3 (phosphine) et du méthane venant de la décomposition de matières organiques et qui s'enflamme facilement près de torches.

      

    Ces matières organiques produisent des gaz qui peuvent s'enflammer au contact de l'air.

      

    Quand une bulle crève, elle donne une petite flamme dansante qu'on appelle un feu follet.



    Dans les cimetières, c’est donc la décomposition des corps qui peut donner, à de rares occasions, ces fameux feux follets. Dans les marécages, ce sont les herbes qui pourrissent et se décomposent.

    Toutefois, aucune explication scientifique n’a officiellement été retenue, celle que je vous ai citée ici est la plus probable et la plus connue.

      

    On dit aussi que les temps orageux favorisent leurs apparitions… Par la suite, les chimistes ont précisé le premier point de vue en supposant que le feu follet provient des matières organiques en décomposition, qui dégagent de grosses bulles de méthane, CH4, de diphosphine P2H4, d'hydrogène phosphoré (phosphine), PH3, rendu spontanément inflammable à l'air par une faible quantité d'hydrogène phosphoré liquide, PH2.

      

    Cette explication est sans doute vraie quant à la substance du feu follet, comme l'odeur de phosphore que le feu follet laisse quelquefois après lui en témoigne, mais elle ne concorde pas jusqu'au bout avec les faits.

      

    En réalité, le feu follet n'est pas une lueur instantanée; il peut briller dix, vingt, trente secondes et même, quoique rarement, plusieurs minutes. Il ne produit pas de fumée.

      

    Il n'enflamme pas, il ne roussit même pas les herbes sèches sur lesquelles il se pose.

      

    On doit nécessairement admettre que, dans le gaz qui constitue le feu follet, la proportion d'hydrogène phosphoré liquide ou de méthane est trop faible pour amener l'inflammation spontanée à l'air et que le météore brille seulement par une forme de phosphorescence, comme la couleur également le suggère.

      

    Mais alors, d’où vient cette lumière phosphorescente ?

    A mon avis, l’explication réside sûrement en une explication physique, mais laquelle, je sais pas, c’est pas mon boulot…

     

     

    sources :

    http://nepthtys.centerblog.net/2199174-Les-Feux-Follets--

     

     

     

     

     

     

     

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    LES GOUROUS

     

     

     

     

     

     

     

     

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    1/ La stratégie de la distraction

      

    Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes.

    La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique.

    « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. »
    Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

     

     

    2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

      

    Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter.

    Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté.

    Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

     

    3/ La stratégie de la dégradation

      

    Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans.

    C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

     

    4/ La stratégie du différé

      

    Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat.

    D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité.

    Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

     

    5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

      

    La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ?

    « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

     

    6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

      

    Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus.

    De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

     

     

    7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

      

    Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage.

    « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures.

    Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

     

     

    8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

      

    Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

     

    9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

      

    Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts.

    Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

     

    10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

      

    Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes.

    Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement.

    Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même.

    Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

      

    Noam Chomsky

     

     

    http://www.chaos-controle.com/pages/10-

    techniques-de-manipulation-de-

    masse/28196302.html

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Au Mexique, une équipe d’archéologues dirigée par le slovène Iván Sprajc, travaillant depuis plusieurs années au sein de la réserve de biosphère de Calakmul, a mis au jour dans la région du sud-est du pays les vestiges de deux anciens sites mayas, des informations révélées par la presse locale.

    Il s’agit d’une ville baptisée La Lagunita et d’un centre urbain appelé Tamchén qui comporte des édifices monumentaux, des pierres sculptées et des autels.

      

    L’archéologue en charge des fouilles, a également localisé, il y a un an, dans la zone nord de la réserve un autre site nommé Chactún et qui s’étend sur plus de 22 ha.

     

     

    L’Institut national d’anthropologie et d’histoire du Mexique, responsable du patrimoine culturel, n’a pas encore donné de détails sur ces nouvelles découvertes.

      

    L’un des deux sites (Lagunita) avait été préalablement identifié dans les années 1970 par l’archéologue américain Eric Von Euw, qui a documenté plusieurs monuments de pierre et une façade extraordinaire avec une entrée représentant la gueule ouverte du monstre de la terre, mais les résultats de ses travaux n’ont jamais été publiés.

     

     

    lagunita

      

      

    Ses dessins, conservés au Musée Peabody d’archéologie et d’ethnologie de l’Université de Harvard, aux États-Unis, étaient néanmoins connus de certains spécialistes, mais l’emplacement exact du site, dénommé « Lagunita » par Von Euw, était un mystère.

      

    En dépit de plusieurs tentatives de le repositionner, Lagunita avait été perdu jusqu’à la révélation du Dr Sprajc et son équipe.

      

    « Nous avons trouvé le site à l’aide de photographies aériennes », a expliqué Sprajc en ajoutant que les travaux de Eric Von Euw avaient été d’une aide précieuse.

    La plus belle découverte dévoilée par les scientifiques est une façade zoomorphe représentant la gueule béante du monstre de la terre, associée dans la religion maya à l’inframonde (monde des morts), à l’eau et à la fertilité, une annonce faite par les équipiers de Sprajc.

      

    L’importance au niveau régional de ces sites archéologiques est liée aux caractéristiques architectoniques des monuments et des parties en pierre parfaitement sculptées, en plus bien sûr des autres vestiges préhispaniques qui caractérisent cette zone emblématique.

     

     

    Mexique18082014-1

      

      

    Concernant le centre urbain dénommé Tamchén (ce qui signifie « puits profond »), les archéologues ont signalé une grande quantité de cavités ou « chultunes » dans le centre civique et cérémoniel, de plus, à des profondeurs inhabituelles, pour rappel le chultun est une chambre de dépôt souterraine en forme de bouteille construite par les Mayas.

      

    Ils étaient aussi utilisés pour le stockage des denrées alimentaires périssables ou la fermentation de boissons alcoolisées.

     

    Les archéologues ont également évoqué la présence d’une structure pyramidale plutôt bien conservée dans sa partie supérieure, elle s’élève à environ 20 m.

      

    Avec Chactún (découverte en 2013), Lagunita et Tamchén présentent plusieurs éléments insolites qui vont faire l’objet de toutes les attentions dans la zone orientale de Campeche.[...]

     

     

    Source : Actulatino.com

    Photos : ZRC SAZU

     

    http://www.inmysteriam.fr/courrier-archeologique/deux-nouveaux

    -sites-mayas-decouverts-dans-la-jungle-mexicaine.html

     

     

     

     

     

     

     

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  •  Respresentation of Emilie Sagee's Doppelganger

     

    bilocation_dedoublement_doppelganger_ubiquiteLa bilocation est un phénomène qui permettrait d'être vu simultanément, en deux endroits différents. Connue aussi sous son nom germanique de Doppelgänger

    (= dédoublement), c'est aussi ce que l'on appelle "le don d'ubiquité" ou "la projection astrale".

      

    Les récits de personnes affirmant avoir rencontré leur double sont généralement traités comme des cas d’hallucination : hallucination qui peut être dangereuse et entraîner des troubles assez graves chez le sujet pour le conduire au suicide. Mais l’inverse se produit aussi :

      

    une personne peut n’avoir aucune conscience du double présent à ses côtés, et ce sont les témoignages de l’entourage qui lui font découvrir cette présence.

      

    Le " double " ou encore " Doppelgänger " est un phénomène parapsychique particulièrement inquiétant. Pour citer le cas de célébrités qui ont vécu ce phénomène, voici deux exemples : Goethe vit son " double " lors d'un grand choc émotif avancer vers lui dans un costume gris perle.

      

    Guy de Maupassant vit à plusieurs reprises son " double ", assis en face de lui, dans son bureau, alors qu'il était en train d'écrire. Mais de tous les cas recensés, l'affaire d'Emilie Sagée reste l'une des plus mystérieuses de l'histoire du paranormal...

     
      
      
      
    Le cas d’Émilie Sagée

     

    L'histoire se déroule au milieu du XIXe siècle, en 1845. C'est l'histoire d'une enseignante française, Emilie Sagée, née à Dijon et âgée de 32 ans au moment des faits. Elle enseigne dans un institut de jeunes filles nobles, le pensionnat Ven Heuwelcke situé dans ce qui est maintenant la Lettonie, près de Biga.

      

    Emilie Sagée est gaie, intelligente et a de très bonnes relations avec le directeur du pensionnat Herr Bush. Le pensionnat compte 42 élèves lorsque Emilie Sagée commence à y enseigner.

     

      

      

    De nombreux phénomènes se passent au bout de quelques semaines.

    Les phénomènes commencent doucement. En effet, plusieurs élèves disent avoir vu leur professeur à des endroits différents au même moment.

      

    Un jardinier la voit dans la cour alors qu'elle est censée être dans le réfectoire avec tous les autres professeurs.

      

    Il se dirige donc vers le réfectoire et y retrouve Émilie Sagée, discutant avec ses collègues, assise prêt du directeur du pensionnat. Étonné, il retourne dans la cour et y retrouve Émilie Sagée se dirigeant vers lui, et lorsqu'elle passe à côté de lui elle ne répond pas à son bonjour.

      

      

    Les rumeurs commencent à circuler, mais nul n'y fait attention. Pourquoi prendre au sérieux ce qui n'apparaît être qu'un fantasme !

    Un deuxième phénomène plus troublant encore : pendant un cours de grammaire donné par Émilie Sagée à 13 jeunes filles. Alors qu’Émilie Sagée est au tableau, les jeunes filles aperçoivent son " double " imitant à la perfection les gestes de leur professeur. Tout est identique, il ne manque que la craie dans la main du " double ". Émilie Sagée se sent tout d'un coup fatiguée et est obligée de s'asseoir pour continuer son cours. Mais lorsque celle-ci se retourne, elle trouve ses élèves avec le visage blême et comprend. Parmi ces élèves se trouve, Julie Von Güldenstubbe.

      

    C'est grâce à cette jeune fille que cette histoire sera racontée.

    La troisième et la plus importante manifestation arrive. Les jeunes filles sont en cours de broderie, surveillées par une de leur professeur. Par la fenêtre, elles peuvent apercevoir Émilie Sagée, se promenant dans la cour, un livre à la main. A ce moment-là, le professeur qui les surveille est obligé de s'absenter,

      

    Émilie Sagée prend donc sa place.

      

    Les élèves se tournent alors vers la cour et aperçoivent Émilie Sagée, qui à l'air visiblement fatiguée et qui rencontre des difficultés à se mouvoir. Mais c'est pourtant bien Émilie Sagée qui se trouve ainsi devant elles.

      

    Certaines élèves, intriguées, se lèvent et entourent Émilie Sagée qui se trouve immobile et silencieuse devant la classe. Les quelques élèves l'entourant la touche, comme pour se rassurer que cela n'est pas un rêve. Mais, le corps n'offre pas une grande résistance et bientôt leurs mains traversent le corps du " double " de leur professeur de part en part, avant de disparaître.

     

    Emilie_Sagee_bilocation_DoppelgangerA partir de ce moment-là, les élèves commencent à quitter l'établissement, ne pouvant plus co-habiter avec leur professeur et son étrange " double ". L'effectif du pensionnat passa rapidement de 42 à 12 élèves, ce qui força le directeur à se séparer d’Émilie Sagée. Lui n'ayant aucune raison pour la renvoyer lui parle des rumeurs qui circulent dans l'établissement, des différentes raisons évoqués par les élèves quittant le pensionnat.

    Émilie Sagée s'effondre, elle lui avoue qu'elle s'est déjà fait renvoyer 19 fois pour les mêmes raisons, et que cela lui arrivait depuis qu'elle avait commençait à enseigner, à l'âge de 16 ans.

    A son renvoi, Julie Von Güldenstubbe garde contact avec elle, et la met en contact avec le célèbre parapsychologue russe Alexander Akasov qui lui trouvera un nouveau travail, en Russie. Elle est engagée comme préceptrice auprès d'une famille.

      

    Plusieurs fois Julie Von Güldenstubbe rend visite à Émilie Sagée, installée chez sa belle-sœur, et découvre que les enfants se sont habitués depuis longtemps à avoir deux tantes, une joyeuse, gaie et toujours prête à s'occuper d'eux et l'autre triste et inerte. Julie Von Güldenstubbe perd ensuite le contacte avec Émilie Sagée.

    On raconte que tout se passa très bien auprès de la nouvelle famille, la vieille dame dont elle avait la charge s'entendait très bien avec elle. Jusqu'au jour où un terrible drame arriva. La vieille dame est retrouvée morte dans sa maison.

      

    Des témoins affirmeront avoir vu sortir de la maison le soir-même du meurtre Émilie Sagée. Celle-ci aurait été vue dans la maison de vacances de son employeur situé à une cinquantaine de kilomètre de la maison où a été commis le meurtre.

     

      

      

    Ce phénomène est-il une malédiction ?

    Dans tous les cas, Émilie Sagée ne voyait pas son double, elle sentait sa présence grâce à la fatigue qui envahissait son corps et en apercevant les visages de son entourage. Il s'agirait en fait, d'une relation " vampirique " entre Émilie Sagée et son " double ".

    En effet, l'apparition de son " double " lui prendrait beaucoup d'énergie.

      

      

    En conclusion :

      

    Émilie Sagée serait-elle, à ses dépends, la cause de cette apparition ?

    Émilie Sagée possédait-elle le don d’ubiquité ?

    Émilie Sagée était-elle adepte, malgré elle, de la projection astrale ?

     

     

    http://portedutemps.net/Actualites-insolite/la-bilocation-le-

    dedoublement-ou-don-dubiquite.html

     

     

     

     

     

     

     

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    Le SAVIEZ-VOUS ? légendes... ancien testament... Bible...

      

    Juan Diego

     

    Le dieu Horus égyptien, 2500 avant JC, est né de la vierge (Isis) le 25 décembre dans une grotte ou une crèche, sa naissance a été annoncée par une étoile à l’Est et attendue par trois hommes sages. Il enseignait à des enfants au Temple et fut baptisé à l’âge de trente ans. Il a eu 12 disciples. Il effectua des miracles et éleva un homme, El-Azar-us ('El-Osiris'), d’entre les morts à Bethanu. Il marcha sur l’eau. Il fut transfiguré sur la Montagne. Il a été enterré dans un tombeau et a été ressuscité.

    Presque 2000 ans avant la rédaction de l'Ancien Testament, les sumériens créent une légende qui fait dépendre l'origine du mal de la première femme qui, induite par un serpent à désobéir au dieu créateur, convainc son compagnon de manger le fruit de l'arbre interdit.

    En 2370 avant JC, celui qui deviendra le grand roi mésopotamien Sargon 1er qui fonda le royaume d'Akkadé est retrouvé à sa naissance abandonné dans un panier flottant et sera élevé par le jardinier.

     



    Vers -900 avant JC, arrivée des premiers dromadaires qui commencent progressivement à être domestiqués et utilisés comme bêtes de somme. Ce qui prouve que les innombrables histoires de chameaux cités dans la bible comme le récit des patriarches censé se passer vers -1500 ou -2000 ont été inventées.

    Philon d'Alexandrie, contemporain de Jésus-Christ, a écrit cinquante volumes où il cite tous les événements, tous les grands personnages de son temps et de son pays. Il n'a jamais rien écrit sur Jésus Christ dans aucun de ses ouvrages...

      

    Ni d'ailleurs aucun de ses contemporains :

    Pline L'Ancien (23 à 79),

    Perse (34 à 62),

    Martial (40 à 104),

    Sénèque (-4 à 65),

    Tacite (55 à 120),

    Pline le Jeune (62 à 114),

    Suétone (69 à 125),

    Plutarque (46 à 120),

    Juvénal (60 à 140)...

      

    Le seul historien de l'époque a avoir écrit sur Jésus de Nazareth

    (Flavius Josèphe) n'en consacre que dix lignes sur 30 volumes qui s'avéreront être un faux grossier.

    Le jour de la naissance de Jésus-Christ, le roi Hérode, censé régner d'après la Bible (Mathieu 2-1) est mort depuis déjà 4 ans.

      

    Le gouverneur Quirinius, censé gouverner (Luc 2-2) ne prendra ses fonctions que 6 ans plus tard.

      

    En fait, c'est le moine Denys le Petit, au VIe siècle, qui fait naître Jésus en l'an I de l'ère chrétienne.

    La date de naissance de Jésus-Christ a été choisie par les auteurs des évangiles pour répondre à la prophétie :

    ""Le sceptre ne sera pas ôté de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Shiloh (l'Envoyé?), à qui tous les peuples obéiront " (Genèse, XLIX-10).

    Les auteurs des évangiles de Luc le font donc naître à la mort d'Hérode en -4. Le même Luc le fait naître lorsque le procurateur romain Quirinus en +6: deux interprétations qui donnent deux dates contradictoires.

    L'Église et le moine Denys le Petit choisissent une troisième date en l'an I qui est contradictoire avec tous les évangiles.

    La volonté des auteurs des évangiles de suivre les prophéties les ont amenés sans cesse à se contredire.

    Le lieu de naissance: le saint ou consacré se dit "nazir" en hébreu qui a été mal traduit par nazaréen autrement dit habitant de Nazareth (qui n'existait pas en l'an 0), d'autre part les textes prophétiques annonce " Et toi (Bethléem) Ephrata, le moindre des clans de Juda, c'est de toi que me naîtra celui qui doit régner sur Israël "

    (A Bethléem, des païens célébraient la naissance du dieu des céréales Tammouz (Adonis) dans une grotte, ). Là encore les deux versions contradictoires ont subsisté dans les évangiles.

      

    L'Église essaie de s'en sortir en affirmant que Marc n'écrit pas explicitement que Jésus est né à Nazareth mais la contradiction reste bien gênante

    Ce n'est que vers 312 sous Constantin que l'Église adopte la croix empruntée aux égyptiens, à Mithra et Tammouz.

    L'apôtre Paul, dans tous ses écrits, ne parle jamais de Jésus de Nazareth, des miracles, des paraboles, de sa crucifixion et de sa résurrection.

    (Il n'en a jamais entendu parler), Paul parle d'un Christ mythique intemporel et éthéré, pas du Jésus né à Nazareth, auteur de miracles devant des milliers de personnes et crucifié par Pilate.

    Le village de Nazareth n'existait pas du temps de Jésus : Son nom vient d'une secte : Les Nazoréens dont le nom a été transformé en Nazaréens : Jésus le Nazaréen. Les croisés ont vainement cherché Nazareth et, pour finir, la fondent au XIIIe siècle.


    L'invention de l'étoile jaune pour les juifs est catholique

    (Concile d'Arles 1234)



    Le pape Léon X a déclaré en 1520 "On sait de temps immémorial combien cette fable de Jésus-Christ a été profitable à nous et à nos proches."[Quantum nobis nostrisque que ea de Christo fabula profuerit, satis est omnibus seculis notum.]

    Le pape Paul III confie en 1548 au duc Mendoza, ambassadeur d'Espagne ; "N'ayant pu découvrir aucune preuve de la réalité historique de Jésus Christ de la légende chrétienne, j'étais dans l'obligation de conclure à un dieu solaire mythique de plus"

    En 1938, la "Nuit de Cristal" : Les SS attaquent synagogues et magasins appartenant à des juifs. L'évêque de Freiburg, Monseigneur Gröber, déclare alors : « On ne peut refuser à quiconque le droit de sauvegarder la pureté de sa race et d'élaborer les mesures nécessaires à cette fin.»

    En 1944, deux juifs hongrois évadés du camp d'Auschwitz (R. Vraba et A. Bestic) font parvenir au Vatican, via le Nonce apostolique de Slovaquie, un rapport détaillé sur la situation dans le camp. Le rapport sera enterré...

    En 1978, Le Vatican choisit un nouveau pape : Jean-Paul 1er. Un mois plus tard, il meurt subitement, pas d'autopsie.

    Jean-Paul II a travaillé, dans sa jeunesse, dans une usine de produits chimiques (Solvay) qui fabriquait le gaz Zyclon B utilisé

    par les nazis pour exterminer les juifs.

    En 1982 le banquier Roberto Calvi de la Banco Ambrosiano a été suicidé (pendu) sous le pont des Blackfiards à Londres (probablement commandité par le parrain mafieux Toto Riina). Michelle Sidona, financier, grand argentier de la Mafia américaine et sicilienne qui contrôlait la Finibank propriété du Vatican, est empoisonné en prison à la Strychnine.


    En 1994 : Une religieuse-médecin, sœur Maura O'Donohue, remet un rapport qui recense des cas d'abus sexuels et de viols répétés de la part de prêtres sur des religieuses dans pas moins de 23 pays. Le rapport est enterré.

    En 1995, Le cardinal Ricardo Maria Carles, archevêque de Barcelone, est impliqué dans un trafic d'armes, de pierres précieuses et de cocaïne via la Mafia italienne.

    En 1996, Jean-Marie Untaoni Compaoré, archevêque de Ougadougou au Burkina-Faso lance un slogan : "Pour combattre le sida, luttons d'abord contre le préservatif car celui-ci empêche d'avoir une conception globale de la relation sexuelle comme signe d'amour et de vie".

    En 2001, deux religieuses rwandaises sont jugées : Sœur Gertrude (Consolata Mukangango) et sœur Kisito (Julienne Mukabutera) étaient en avril 1944 respectivement Mère supérieure et Intendante lorsque des centaines de réfugiés cachés dans un hangar près de leur couvent de Sovu sont massacrés et en partie brûlés vifs. Les deux sœurs ont livré les réfugiés cachés dans leur couvent, apporté elles-mêmes des bidons d'essence et enflammé le hangar plein de réfugiés.

    En 2002, Le pape Jean-Paul II canonise Juan Diego, pauvre paysan indien (quoique représenté avec la peau blanche et le type espagnol) béatifié en 1990 qui vivait au Mexique, était un chrétien modèle idéal et à qui est apparue la Vierge Marie en 1531.

      

    Juan Diego est une légende en Amérique du Sud, une sorte de Jésus-Christ local plus proche des paysans.

      

      

    Et pourtant, comme Jésus-Christ, Juan Diego n'a jamais existé !

     

     

     

     

     

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    Pyramides de Cristal Découvertes dans le Triangle des bermudes !

      

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    Delphine Lalaurie, née Marie Delphine de Macarthy plus connue sous le nom de Madame Lalaurie en 1775 à La Nouvelle-Orléans en Louisiane espagnole et morte le 7 décembre 1842 à Paris, est une personnalité mondaine de la bourgeoisie louisianaise et une tueuse en série de près d'une centaine d'esclaves noirs.

     

    Elle naquit au sein d'une famille nombreuse, son père, Barthélémy Louis Macarty était originaire d'Irlande et sa mère, Jeanne Lovable, était surnommée "veuve Lecomte". Delphine était la cousine d'un maire de La Nouvelle-Orléans, Augustin de Macarty.
     
     
     
    Delphine se maria trois fois.

    En 1800, elle épousa en première noce, un espagnol de la haute société, Don Ramon de Lopez y Angullo.

    Devenue veuve quelques années plus tard, elle se remaria, en 1808, avec un banquier louisianais, Jean Blanque.

    Redevenue veuve en 1816, elle épousa un médecin, Louis Nicolas Léonard Lalaurie.

    Elle acheta à ce moment-là sa demeure de la rue Royale.

     

     

      

    Bourreau et meurtrière
     
    L'histoire de Delphine LaLaurie est une histoire macabre du quartier français du Vieux Carré. Madame LaLaurie, mondaine respectée, accueillait nombre de grands événements dans son opulent domicile au 1140 rue Royale. Son train de vie somptueux était servi par un grand nombre d'esclaves.

    Cependant, le mauvais traitement des esclaves étant illégal, la société commença à éviter LaLaurie après qu'un voisin eut surpris cette femme élégante en train de chasser une fille d'esclave avec un fouet. La fille sauta du toit dans un effort désespéré pour fuir LaLaurie et se tua.
     

    Le voisin avertit les autorités.

     

    Les rumeurs puis les accusations de torture, sadisme et meurtre s'ensuivirent.

     

    Pourtant, en société, elle donnait l'image d'une personne polie et aimable avec ses esclaves.

     

    Ce fut la fin de la carrière sociale de LaLaurie, rejetée par la bonne société louisianaise.

    Néanmoins elle continua à vivre à La Nouvelle-Orléans jusqu'en 1834.

     

     

     

    Le 10 avril 1834, un incendie se déclara dans sa riche demeure de la rue Royale.

     

    Les voisins accoururent aux secours et découvrir plusieurs esclaves (hommes et femmes) vivants, brûlés par l'incendie et surtout enchaînés et mutilés.

     

     

     

     

    Le juge Jean-François Canonge, appelé sur place, constata cet effroyable scène d'esclaves ayant été torturés par leur maîtresse.

     

    On l'accusa de la mort de près d'une centaine d'esclaves.

    À la suite de cet incendie, Lalaurie fuit La Nouvelle-Orléans à destination de la ville portuaire de Mobile dans l'Alabama, d'où elle embarque pour laFrance pour s'installer à Paris.
     
     
     
    Est-elle morte à Paris ou à La Nouvelle-Orléans ?

     

    Au cimetière Saint-Louis de La Nouvelle-Orléans, une stèle indique qu'ici repose "Madame Lalaurie, née Marie Delphine Macarty, décédée à Paris, le 7 décembre, 1842, L'âge de six --." La fin du texte a disparu, la plaque étant brisée.

     

    La chambre des Lalaurie est  considérée comme une célèbre  maison hantée, où les fantômes d'esclaves maltraités et tués  flottent  encore autour.
     
     
     
    Depuis, c'est sans surprise que les visiteurs ont rapporté la présence de fantômes dont celui d'un homme noir enchaîné et une jeune esclave fouettée sur le toit par Madame Lalaurie.

     

    Des cris macabres et un étrange liquide nauséabond apparaissant de nulle part ont également été signalés.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Soudan - la concentration des pyramides de Sedeinga vue du ciel.
    © Inconnu
    La concentration des pyramides de Sedeinga au Soudan, vue du ciel
     

    Au moins trente-cinq petites pyramides, ainsi que des tombes, ont été découvertes sur un site appelé Sedeinga au Soudan.
     
    Découvertes entre 2009 et 2012, les chercheurs sont surpris de voir à quel point les pyramides sont densément concentrées.

    En une seule saison, l'équipe de fouilles a découvert treize pyramides entassées sur environ 500 mètres carrés. Elles datent d'environ 2 000 ans, à une époque où fleurissait le Royaume de Koush au Soudan. Il partageait une frontière avec l'Egypte et, plus tard, avec l'Empire romain.

    L'aspiration des habitants du royaume à construire des pyramides a apparemment été influencé par l'architecture funéraire égyptienne. A Sedeinga, affirment les chercheurs, la construction des pyramides a continué pendant des siècles.

    « La densité des pyramides est énorme »,
      
     
     
    a déclaré le chercheur Vincent Francigny, associé de recherche à l'American Museum of Natural History à New York, et directeur des fouilles de la Mission Archéologique Française à Sedeinga,
      
      
      
      
    « Parce que cela a duré des centaines d'années, ils ont construit toujours plus de pyramides, et au bout de quelques siècles, ils ont commencé à remplir tous les espaces qui étaient encore disponibles dans la nécropole. »

    Les plus grandes pyramides découvertes ont environ 7 mètres de large à leur base et la plus petite, vraisemblablement construite pour l'enterrement d'un enfant, étant longue de seulement 75 cm !

     
      
    Les sommets des pyramides ne sont pas joints, probablement endommagés par le passage du temps et la présence d'une route de caravane de chameaux.

    Francigny pense que le sommet devait être orné d'une pierre représentant un oiseau ou une fleur de lotus au-dessus d'un orbe solaire.

    Les constructions ont continué jusqu'à ce que, finalement, ils aient manqué d'espace pour construire les pyramides.
      
    « Ils ont atteint un point où il y avait tellement de gens et de tombes qu'ils ont dû réutiliser les plus anciennes » explique Francigny.

     
     
      
    Le cercle intérieur

    Parmi les découvertes, il y avait plusieurs pyramides comprenant une structure circulaire interne (Voir photo ci-dessus) reliée aux quatre coins de la pyramide par des croisillons. Claude Rilly, le chef d'équipe, et Francigny ont noté dans leur rapport que le symbole de la pyramide ressemble à un « jardin à la française ».

    Seule une pyramide, en dehors de Sedeinga, est connue pour avoir été construite de cette façon. La raison pour laquelle les habitants de Sedeinga utilisaient cette conception reste encore un mystère.
     
    « Cela n'ajoutait rien à la solidité ou à l'aspect externe du monument », écrivent Rilly et Francigny.
     
     
    Vue d'une pyramide avec un cercle intérieur. Pyramides Soudan

     

    © Inconnu
    Vue d'une pyramide avec un cercle intérieur

     

     

    Cependant, une découverte faite en 2012 pourrait fournir un indice :
     
    « Ce que nous avons découvert cette année est très curieux »,
     
    ajoute Francigny,
     
    « la tombe d'un enfant n'était recouverte que par une sorte de cercle,
    presque complet, en brique. »
     
     


    Il est possible que lorsque la construction des pyramides est devenue une mode à Sedeinga, elle ait était combinée avec une tradition locale, la construction d'un cercle, ou tumulus.
      
    Ce qui aurait entraîné la naissance de pyramides avec des cercles en leur sein.

      
    Une offrande pour grand-mère ?

    Les tombes à côté des pyramides ont été largement pillées, peut-être dans l'antiquité, lorsque les archéologues ont fait les fouilles.

    Les chercheurs ont trouvé des restes de squelettes et,
    dans certains cas, des artéfacts.
     
     

    L'une des découvertes les plus intéressantes était une table d'offrandes trouvée dans les vestiges d'une pyramide.
     
    Elle semble dépeindre la déesse Isis et le dieu à tête de chacal, Anubis.
      
    Elle porte une inscription, rédigée en langue méroïtique,
    dédié à une femme appelée « Aba-la », qui peut être un surnom pour
    « grand-mère », selon Rilly :
     


    Oh Isis! Ô Osiris!
    Ceci est Aba-la.
    Faites-lui boire de l'eau en abondance.
    Faites-lui manger le pain en abondance.
    Faites-lui faire servir un bon repas.

     
      
    La table d'offrande avec l'inscription était un dernier adieu à une femme, peut-être une grand-mère, enterrée dans une pyramide, il y a près de 2 000 ans.
     
      
      
    .
    http://fr.sott.net/article/13197-Trente-cinq-pyramides-
    decouvertes-dans-une-necropole-au-Soudan
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
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    Cités perdues de l'Amérique du Sud :

    Un lien avec l'ancienne Egypte ?

    par Guy TARADE

      

     

    ankh-croix-de-vie-ankhIl y a une trentaine d’années, en 1982, un jeune archéologue américain, Robert Marx affirmait que les Romains pourraient avoir  découvert le Brésil dix-sept siècles avant les Portugais.

    Des jarres et des amphores, ressemblant étrangement à celles utilisées par les Romains au II e siècle avant Jésus-Christ venaient d’être ramenées à la surface au large des côtes du Brésil par ce jeune chercheur.

      

      

    Celui-ci avait entamé  ses recherches à la  suite, six ans plus tôt, de la découverte de deux amphores par un plongeur brésilien  dans la baie de Guanabara, à une vingtaine de kilomètres de Rio de Janeiro.

     

     

    Ces récipients authentifiés prouveraient, que des navigateurs venus d’Italie étaient parvenus à rallier les côtes brésiliennes bien avant le navigateur portugais Pedro Alvarez Cabral, considéré comme le découvreur officiel de ce pays en l’an 1 500.

      

      

    Ces vases clos de forme oblongue et dotés de une ou deux anses, étaient généralement utilisés dans l’Antiquité par les Grecs, les Phéniciens et les Romains, pour transporter de l’eau, du vin, de l’huile ou du grain.

      

      

    Robert Marx, surtout connu comme chercheur de trésors a demandé à l’époque de poursuivre ses plongées sur le site du naufrage, situé dans la large baie de Guanabara, le long de laquelle s’est développée la ville de Rio de Janeiro. Depuis, le résultat de ses investigations n’a jamais été publié.

      

      

    L’hypothèse de Robert Marx pourrait être renforcée par des documents que détient le Professeur Gordon. Il s’agit de la copie d’une inscription trouvée au Brésil en 1872, dont le texte se résume ainsi :

     

      

      

    « Nous sommes les fils de Canaan de Sidon, la cité des rois. Le commerce nous a portés sur ces rivages lointains, un pays de montagnes. Nous avons fait un sacrifice à la gloire des dieux et déesses, dans la dix-neuvième d’Hiram, notre roi tout-puissant.

      

    Nous nous sommes embarqués à Ezion Gaber, dans la mer Rouge et nous avons voyagé avec dix autres navires.

      

    Nous sommes restés ensemble deux ans environ, naviguant autour du pars d’Ham (l’Afrique)mais nous avons été séparés par une tempête (littéralement : « Nous avons été coupés de la main de Baal. »).

      

      

    Nous sommes parvenus ici douze hommes et trois femmes jusqu’à ce rivage que moi, Suffète, je contrôle. Que les dieux et les déesses fassent que les auspices nous soient favorables. »

      

      

    Des preuves matérielles indiscutables peuvent être retrouvées de ces lointaines migrations humaines.

      

    Partis du continent africain, des hommes ont traversé l’Atlantique et même le Pacifique.

      

    Avec eux, ils transportèrent leurs symboles que nous retrouvons actuellement partout dans le monde.

     

     

     

    Ankh

     

      

    La croix ansée, par exemple, ou croix Tau, est constituée par un « T » surmonté d’un cercle. Les Egyptiens l’appelaient « Ankh » ou croix de vie.

      

    C’était le grand emblème des mystères de l’Antiquité et nous devinons en elle une allégorie magique.

     

    Ankh a donné naissance à la légende plus moderne de la clé d’or de Saint Pierre, c’est le sésame du ciel. Or, la croix ansée, vieille de plusieurs milliers d’années, a émigré, elle aussi dans de nombreux points de la planète.

      

    Elle fut adoptée par des civilisations dont on ne sait actuellement plus rien; elle a été nettement sculptée sur une des dernières statues de l’Île de Pâques. Cette image a été rapportée à Londres par un navire et se trouve au British Muséum.

     

    La croix ansée a été retrouvée ornant les statues et bas-reliefs de Palenque au Mexique, ainsi que dans toute l’Amérique centrale. La croix était souvent associée à l’eau et à Vénus. On pense  que, chez les Mayas, elle était l’attribut du dieu céleste Xoc, divinité au corps de poisson.

     

    Parmi les Babyloniens, c’était l’emblème des dieux de l’eau, comme par hasard. Pour les Scandinaves, la croix ansée illustre le ciel et l’immortalité. Notons au passage que nous retrouvons son image dans le plan de toutes les cathédrales.

    Aujourd’hui ce symbole est devenu un bijou protecteur porté par de nombreuses femmes et autant d’hommes.

     

     

    Guy TARADE

     

     

     

    sources

    http://era-new.over-blog.fr/article-cites-perdues-

    de-l-amerique-du-sud-un-lien-avec-l-ancienne

    -egypte-par-guy-tarade-106893200.html

     

     

     

     

     

     

     

     

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    L'AMERIQUE ETAIT-ELLE CONNUE SOUS L'ANTIQUITE ?

      

    LES ROMANS > ANTILIA

     

      
     

    L’Amérique était-elle connue dans l’Antiquité ?
    Cet article a été publié dans la revue TOP SECRET N° 13 de mai 2004
    Site: www.topsecret.fr

    Bien qu’il ait été prouvé que les Vikings l’avait atteinte vers le Dixième siècle, on enseigne encore aux enfants des écoles que l’Amérique fut découverte par Christophe Colomb le 12 octobre 1492. Cependant, à la lumière des progrès de la science, de nouveaux éléments bouleversent ces données et amènent à se poser la question suivante : l’Amérique était-elle connue depuis l’Antiquité ?

      



    Des traces de nicotine et de cocaïne dans des momies égyptiennes


    Nous sommes en 1992, au Musée égyptien de Munich. Svetla Balabanova, toxicologue et médecin légiste, examine la momie de Henoubtaoui, une prêtresse de la XXIème dynastie (1085-950 avant J.C.). Avec stupéfaction, elle constate que l’examen révèle des traces de nicotine et de cocaïne.

      

    Or, ces deux substances ne seront connues dans l’Ancien monde qu’après l’expédition de Christophe Colomb, soit plus de 2500 ans plus tard ! Leur présence dans une momie égyptienne est donc totalement impossible.

      

    Afin d’en avoir le cœur net, elle refait une série d’analyses qui, contre toute attente, confirment la première : il s’agit bien de nicotine et de cocaïne. Persuadée qu’il s’agit d’une erreur de manipulation, Svetla Balabanova envoie des échantillons à d’autres laboratoires.

      

    Les nouvelles analyses corroborent les siennes. Cette fois, le doute n’est plus permis : la momie de Henoubtaoui recèle les traces de deux substances qui n’apparaîtront en Égypte que vingt cinq siècles plus tard, au moins !


    Afin de faire part de sa surprenante découverte, Svetla Balabanova publie un article, qui relance aussitôt la polémique. La réaction ne se fait pas attendre. Elle reçoit quantité de lettres de menaces, voire d’injures. On l’accuse d’avoir falsifié les tests. Pour les archéologues et les historiens, les voyages vers l’Amérique avant Christophe Colomb constituent une impossibilité totale.



    De nouveaux examens confirment la présence de la nicotine et de la cocaïne


    Svetla Balabanova envisage alors une autre possibilité. Peut-être la momie a-t-elle subi une contamination extérieure. Prudente, la toxicologue effectue un nouveau type d’examen. Elle a travaillé pour la police en tant que médecin légiste. Une méthode infaillible permet de déterminer si un défunt a réellement absorbé de la drogue. Il suffit pour cela d’analyser la gangue des cheveux.

      

    Celle-ci conserve les traces des molécules correspondantes pendant des mois, ou indéfiniment en cas de décès. Ce procédé, qui a déjà permis de confondre des criminels, est reconnu par les tribunaux. Une fois encore, l’incroyable résultat s’impose : la gangue des cheveux d’Henoubtaoui contient nicotine et cocaïne. L’hypothèse d’une contamination extérieure ne tient donc pas.



    Une première piste : les fausses momies


    Rosalie David, conservatrice du Musée d’égyptologie de Manchester, est bouleversée par l’article de Svetla Balabanova. Comme ses collègues archéologues, elle ne croit pas un instant à la possibilité d’un trafic commercial transatlantique sous l’Antiquité. Pour elle, il n’existe que deux explications : soit un élément inconnu altère les résultats, soit il s’agit de fausses momies.

     

     

      

    Cette hypothèse est parfaitement plausible : au XVIème siècle, la poudre de momie était très demandée en Europe. Selon certains médecins, le bitume qu’elle contenait était censé guérir nombre de maladies.

    Le terme « momie » vient d’ailleurs du persan « mumia », qui signifie pétrole. Des marchands égyptiens peu scrupuleux fabriquaient de fausses momies à partir des corps de condamnés à mort, auxquels, après dessiccation dans le sable du désert, on faisait subir une momification grossière.

      

    Le phénomène connut un nouvel essor au XIXème siècle, avec l’intérêt suscité par l'Égypte après l’expédition de Bonaparte en 1798. Des fausses momies arrivèrent en Europe par bateaux entiers. Certaines étaient même vendues par morceaux.


    Cependant, après un voyage à Munich, Rosalie David ne sait plus que penser. En raison de la polémique, on ne lui a pas laissé approcher les momies du musée. En revanche, elle obtient le compte rendu des recherches et en conclut que, compte tenu de la qualité de la conservation et de la qualité des bandelettes, la momie de Henoubtaoui est probablement authentique. Intriguée, elle effectue alors des analyses sur ses propres momies.

      

    La conclusion est identique : deux d’entre elles présentent des traces de nicotine. Cette confirmation prouve donc, de manière indéniable, que l’on connaissait le tabac sous l’Antiquité. Toutefois, elle ne démontre pas qu’il existait à l’époque un trafic commercial entre la Méditerranée et les Amériques.



    Cette découverte extraordinaire a eu un précédent


    En 1976, la momie de Ramsès II est ramenée à Paris par Mme Christiane Desroches Noblecourt, égyptologue de grande réputation. Cette momie est reçue avec les honneurs d’un chef d’état. Mais elle est en France pour subir une restauration, en raison de son mauvais état.

      

    On effectue alors des prélèvements. Le docteur Michelle Lescot, du muséum d’histoire naturelle de Paris, effectue elle-même des recherches... et constate la présence de cristaux caractéristiques du tabac.

      

    Or, Ramsès II est mort en 1213 avant J.C. Cette présence est donc a priori impossible.

      

    L’affaire provoque une vive émotion dans les milieux archéologiques et historique. On crie au scandale, à la supercherie. Elle n’aura pas de suite : l’hypothèse d’une liaison entre l’Amérique et la Méditerranée sous l’Antiquité est, du point de vue des historiens, une aberration. Il s’agit obligatoirement d’une erreur, et le « scandale » est étouffé.

      


    Cependant, dans son ouvrage RAMSES II, la Véritable Histoire, paru en 1996 chez Pygmalion, Christiane Desroches Noblecourt écrit :

      

    « Au moment de sa momification, son torse avait été rempli de nombreux produits désinfectants : les embaumeurs avaient utilisé un fin « hachis » de feuille de Nicotiana L., trouvé contre les parois internes du thorax, à côté de dépôts de nicotine, certainement contemporains de la momification, mais qui posent problème, car ce végétal était encore inconnu en Égypte, semble-t-il. » (RAMSES II, la Véritable Histoire, page 50).



    Le tabac égyptien, pour quelle utilisation ?


    Svetla Balabanova poursuit ses recherches, et fait une constatation surprenante : la quantité de nicotine décelée dans la gangue des cheveux prouve une consommation énorme, qui, normalement, aurait dû provoquer la mort du consommateur. À moins que ce consommateur ne soit déjà mort. Elle émet alors une autre hypothèse : le tabac entrait dans le processus de momification.

    Celui-ci fut toujours gardé secret par les prêtres, et l’on ignore encore aujourd’hui les détails de cette opération, et surtout quelles substances étaient utilisées. Mais cette découverte parlent en faveur d’un emploi du tabac en Égypte bien avant J.C.



    D’où provenait le tabac des Égyptiens ?


    On sait que les Égyptiens consommaient des drogues comme la mandragore, le chanvre, l’opium, ainsi que le hachisch, essentiellement pour leurs vertus médicinales. Il a très bien pu exister, dans l’Antiquité, une plante, proche parente du tabac, qui provoquait les mêmes effets et qui a disparu, en raison d’une trop grande consommation.

      

    Toutefois, un élément infirme cette hypothèse : les Égyptiens représentaient volontiers, sur les fresques des tombeaux et des temples, les images des plantes qu’ils consommaient, blé, lotus, papyrus, vigne, etc. Or, nulle part n’apparaît l’image d’un plant de tabac ou d’une plante cousine.


    Il est donc probable que ce tabac venait d’ailleurs. Mais d’où ? Ce végétal est originaire d’Amérique du Sud. Mais on en trouve aussi des variétés en Océanie et en Polynésie. Était-ce ce tabac qui parvenait en Égypte, après avoir suivi les routes commerciales de l’Extrême-Orient, de l’Inde, de la Perse et de la Mésopotamie ?

      

    Cela supposerait qu’il existait déjà, à l’époque, des liens commerciaux avec ces contrées lointaines. Cette hypothèse est corroborée par le fait que l’on a retrouvé des fils de soie dans une momie égyptienne de Louqsor. Or cette soie ne pouvait provenir que de Chine.


    Et la cocaïne ?


    Si l’énigme du tabac peut trouver un début de réponse avec l’hypothèse d’une plante disparue ou d’une importation par l’Orient, ces deux explications ne peuvent s’appliquer à la cocaïne. Il existe en Afrique des plantes proches de la coca, mais aucune d’elles ne contient de drogue.

    Pour les botanistes, la présence d’une plante voisine de la coca américaine en Afrique, sous l’Antiquité, est une hérésie.



    Alors, existait-il, à l’époque, des relations entre la Méditerranée et les Amériques ?


    Certains historiens s’opposent farouchement à cette hypothèse. John Bayes, conservateur du Musée d’Oxford, considère que le sujet ne mérite même pas d’être étudié.

      

    Pour lui, les voyages vers l’Amérique sous l’Antiquité étaient impossibles. Nasri Iskander, conservateur du musée du Caire, partage ce point de vue, et pense que la présence de drogue est obligatoirement due à une contamination extérieure. Or, on a vu que cette hypothèse ne tient pas.


    En revanche, d’autres savants estiment que l’hypothèse ne peut être rejetée. C’est bien sûr le cas de Svetla Balabanova, de Rosalie David, mais aussi de l’anthropologue Alice Kehoe, de l’université de Marquette, au Mexique.

      

    Pour elle, l’existence de relations transatlantiques sous l’Antiquité apporteraient la réponse à quantité d’énigmes, et souhaite que des recherches sérieuses soient menées dans ce sens. Elle accuse d’ailleurs nombre d’archéologues d’adopter une attitude fuyante devant le sujet. Elle va même plus loin, en affirmant qu’il existait aussi un trafic commercial à travers le Pacifique.

      

    La preuve en est apportée par la patate douce, originaire d’Amérique, retrouvée en Chine.

    Même chose pour les cacahuètes.


    Martin Bernal, historien à l’université de Cornwell, considère, lui aussi, que l’hypothèse de traversées transatlantiques bien avant Colomb est tout à fait vraisemblable. Pour lui, le progrès n’est pas forcément linéaire, comme l’affirment nombre d’historiens.



    L’idée de ces voyages n’est pas nouvelle


    En 1910, certains savants émirent l’hypothèse qu’il pouvait exister un rapport entre les pyramides égyptiennes et mexicaines. On considéra alors sans sourciller que la civilisation égyptienne était la mère de toutes les autres, et qu’elle avait influencé et même provoqué l’émergence des civilisations amérindiennes. Cette hypothèse, reflet de l’esprit colonialiste de l’époque, est aujourd’hui considérée comme aberrante, à juste titre.

      

    Les pyramides égyptiennes et mexicaines ont été construites à près de deux mille ans de distance, et il est quasiment impossible que les premières aient été à l’origine des secondes. Cette forme architecturale est très répandue dans le monde, puisqu’on en trouve jusqu’en Chine. Les tumulus bretons, dont les dolmens ne sont que les squelettes, étaient aussi des sortes de pyramides, et leurs fonctions étaient très proches.

      

    On ne peut cependant en conclure que les pyramides françaises ou chinoises aient eu une relation quelconque avec les pyramides égyptiennes.


    En vérité, il existe très peu de similitudes entre civilisations méditerranéennes et amérindiennes, et il est probable qu’elles aient connu des développements séparés.

      

    Cependant, cela n’exclut pas qu’il ait pu s’établir des contacts sporadiques, qui expliqueraient les coïncidences troublantes entre les deux mondes. Pris séparément, ces éléments n’ont rien de spectaculaire. Mais, lorsqu’on les rassemble, ils constituent un faisceau de convergences qui parlent en faveur de ces voyages.

    Les autres éléments
    Des jarres romaines au Brésil...


    On a découvert, sur les côtes du Brésil, des jarres provenant d’une galère romaine. Pour John Baynes, d’Oxford, ces jarres ne constituent pas une preuve et il a probablement raison : si les Romains avaient découvert la route de l’Amérique et entretenu des relations commerciales avec les autochtones, on aurait retrouvé des traces plus tangibles de leur passage.

      

    Il est donc vraisemblable que le vaisseau romain dont proviennent ces jarres se soit égaré, et que les courants et les alizés l’aient porté de l’autre côté de l’Atlantique.

      

    En 1500, la même mésaventure permettra à Fernando Cabral de découvrir le Brésil. Cependant, un doute subsiste, car, toujours au Brésil, on a retrouvé une inscription qui pourrait avoir été rédigée dans une ancienne langue méditerranéenne.

      

    De même, à Pompéi, une fresque murale représente un fruit inconnu ressemblant étrangement à un ananas, originaire des Caraïbes.
    Des statues géantes aux traits négroïdes au Mexique...

      


    Les sites amérindiens, notamment les tombeaux, ont révélé de bien surprenantes coïncidences. Ainsi, à La Venta et San Lorenzo, les deux principales cités olmèques, datés respectivement des IXème siècle et XIIème siècle avant J.C., se trouvent des têtes géantes dont les traits sont nettement négroïdes. Alors, les Africains connaissaient-ils l’Amérique à cette époque ?

     

     

     
     
     

    Ces têtes géants, découvertes à San Lorenzo, dans le sud du Mexique, présentent nettement des traits négroïdes. Elles sont taillées dans un bloc de basalte provenant sans doute des monts de Tuxtla, à 80 km de là.

     

    Des statuettes funéraires dans les tombeaux...


    D’un côté comme de l’autre de l’Atlantique, on avait coutume de placer des figurines dans les sarcophages. Les shaouabtis égyptiens étaient censés effectuer les corvées à la place du mort.

      

      

    En revanche, on ne connaît pas la fonction des figurines amérindiennes. Autre coïncidence : les Phéniciens, tout comme les Amérindiens, glissaient des pièces de monnaie ou des billes de jade, afin que le défunt puisse payer son passage vers le royaume des morts.

     
     
     

    Ces shaouabtis étaient placés dans les tombeaux égyptiens. Ils étaient censés exécuter les tâches domestiques à la place du défunt.

     

    Ces statuettes de jade ou de serpentine furent découvertes à La Venta, dans le sud du Mexique. On ignore leur fonction. Peut-être ont-elles un rapport avec les shaouabtis égyptiens.

     
     

      

      

    Sur ce vase, découvert à Campeche, en pays Maya, figurent des personnages avec trois couleurs de peau différentes :brune, noire et blanche
    Comment les Amérindiens ont-ils pu imaginer des hommes à la couleur de peau différente de la leur sans en avoir jamais vus ?
    L’hypothèse avancée par les Historiens conservateurs est qu’il s'agissait là des représentations symboliques des classes sociales. Mais cette hypothèse n’est aucunement confirmée par l’étude du vase, dont les personnages semblent occuper des rangs identiques.

     

    Les crânes allongés des Phéniciens...

    Certains éléments désignent plus nettement les Phéniciens. Ainsi, ce peuple avait coutume, pour des motifs vraisemblablement religieux, d’enserrer la tête des nouveau-nés afin de provoquer un allongement du crâne. Cette pratique a été aussi observée chez les Mayas. Le prénom Isah-Bel, ou Ishe-Bel, d’origine phénicienne, a son reflet en pays maya : Ixshe-Bel. Dans les deux langues, Isah, Ishe ou Ixshe veut dire femme.

      

    De même, les mots Bel ou Bal signifient « maître », « seigneur ».


    Les masques mortuaires


    En Phénicie comme en Amérique, le visage des défunts était recouvert d’un masque mortuaire en feuille d’or

     
     
     

    Masque mortuaire phénicien

     

    Masque mortuaire péruvien

     

    Les Africains en Amérique...

    Sans rapport avec les Phéniciens puisque plus tardive, il ne faut pas oublier non plus la légende de Musa. Au Mali, ce sultan du Septième siècle aurait envoyé une centaine de navires pour explorer les « îles situées au-delà de la grande mer de l’ouest ». Il n’existe aucune trace écrite de cette légende, transmise seulement par tradition orale, comme toutes les légendes africaines. Cela ne signifie pas qu’elle n’ait aucun fondement historique.

      

    Un seul navire serait revenu, confirmant l’existence de terres lointaines. Curieusement, les Espagnols semblent avoir rencontré des hommes à peau noire en débarquant au Venezuela. Mais les Historiens qui la connaissent considèrent cette légende comme une œuvre de pure imagination. Et pour cause : il est difficile d’admettre, lorsque l’on s’est livré au trafic d’esclaves sur un peuple, de reconnaître que ce même peuple ait pu se montrer plus entreprenant et plus audacieux que vous. Elle fait pourtant partie des grands récits africains.
    Quetzalcoatl
    Enfin, outre ces coïncidences étonnantes, dont certaines ne s’expliquent pas forcément par des contacts entre les civilisations, il reste le mystère soulevé par le dieu Quetzalcoatl. Le « Serpent à plumes », le « Dieu de l’Aurore et du ciel » existe, sous différents noms, dans toutes les mythologies amérindiennes : Kukulkan au Venezuela, Bohica en Colombie, Viracocha au Pérou, chez les Incas. Il est toujours décrit comme « un dieu barbu à peau blanche venu de l’est ». Comment des hommes à la peau cuivrée et dont la barbe est pratiquement inexistante ont-ils pu imaginer un dieu présentant ces caractéristiques, qui ressemblent étrangement à celles des navigateurs méditerranéens de l’Antiquité ?

    Les arguments des Conservateurs

    Ainsi nomme-t-on les historiens farouchement opposés à l’idée que des contacts aient pu être établis entre les deux mondes. Ils affirment par exemple que les Anciens ne possédaient pas de bateaux capables de traverser l’Atlantique. Cet argument ne tient pas. Dans les années soixante-dix, le navigateur Norvégien Thor Heyerdhal a traversé l’Atlantique en cinquante-sept jours avec un bateau construit en papyrus. Toutefois, cet exploit ne prouve pas que les Égyptiens ont effectué ce voyage. La traversée de l’Atlantique d’est en ouest n’est pas très difficile. Les vents et les courants équatoriaux portent immanquablement les navires vers l’ouest. En revanche, le voyage inverse est plus délicat. Si le Gulf Stream ramène les navires vers l’est, ils doivent cette fois lutter contre les alizés. Il est donc indispensable de disposer de navires capables de remonter le vent, et donc équipés de voiles orientables. On peut aussi imaginer qu’ils ne se déplaçaient qu’à la rame, ce qui était le cas pour nombre de navires antiques, pour lesquels la voile ne constituait qu’un appoint.
    Il est peu probable que des navires égyptiens aient tenté la traversée de l’Atlantique. Les Égyptiens, habitués au Nil et au cabotage, n’étaient guère préparés à la navigation hauturière. En revanche, un autre peuple était capable de réaliser l’exploit : les Phéniciens. Le journaliste allemand Gerhard Herm s’est spécialisé dans l’étude de ce peuple, formé, vers le XIIIème siècle avant J.C., à partir des Cananéens et de cette frange de population que l’on appelle les Peuples de la Mer. Ces navigateurs errants sont mal connus. On pense qu’il étaient originaires de la Mer Égée, mais certains historiens estiment qu’ils provenaient du Nord, ce qui est confirmé par un texte de l’époque de Ramsès III. Il pourrait donc s’agir des ancêtres des Vikings. Une chose est sûre : ces gens savaient naviguer et ne craignaient pas d’affronter la haute mer. Aux alentours du XIIIème siècle avant J.C., une fraction de ces Peuples de la Mer se fond aux Cananéens pour former les Phéniciens. Ils ne possédaient pas de territoires étendus, et leurs cités, constamment menacées par leurs voisins, étaient installées sur des îles ou des endroits fortifiés, comme Byblos, Béryte, Sidon ou Tyr. Contraints par nécessité de se tourner vers la mer, ils devinrent les meilleurs navigateurs de l’Antiquité. En quelques siècles, ils vont dominer les mers, établir des comptoirs un peu partout, jusque sur les côtes atlantiques d’Afrique et d’Europe. Gadeth, qui deviendra plus tard Cadix, est fondée au XIIème siècle avant J.C.
    Forts des apports des Égyptiens, avec lesquels ils commerçaient depuis des siècles, les Phéniciens ont su maîtriser nombre de technologies. C’était pour eux une condition de survie. Leurs navires étaient bien supérieurs à ceux des Égyptiens. Ils utilisaient le principe de la quille, vraisemblablement apportée par les navigateurs du Nord. Dans les mers nordiques, la présence de vaisseaux à quille est attestée depuis les débuts de l’âge de bronze. Elle assurait aux navires une plus grande stabilité sur l’eau et une maniabilité supérieure. Les Phéniciens construisaient trois sortes de vaisseaux : des galères de combat, des navires marchands courts et larges, étudiés pour transporter une quantité maximum de marchandises, et équipés d’une voile carrée, et enfin des myoparons, navire à mi-chemin entre la galère et le bateau de commerce, dépourvu de voile la plupart du temps. Tous ces navires dépassaient rarement les vingt mètres de long, en raison de la quille, fabriquée à partir des cèdres libanais.
    La réussite des Phéniciens repose sur le fait qu’ils ont compris très tôt qu’il était plus intelligent de nouer des relations commerciales basées sur la confiance que de se livrer à la piraterie. Les Grecs, qui tout à la fois les détestaient et les admiraient, les accusaient souvent d’enlever des jeunes hommes ou des jeunes femmes qu’ils revendaient comme esclaves. Sans doute cette accusation contient-elle une part de vérité, mais il ne s’agissait pas là d’une pratique courante, qui leur aurait fermé nombre de débouchés commerciaux. Les Phéniciens n’auraient pu s’enrichir autant avec le seul trafic d’esclaves.
    Leur fortune repose sur le choix des marchandises qu’ils négociaient : les produits de luxe. Leurs artisans étaient spécialisés dans la fabrication de ces articles. Ainsi, ils ont repris, et très nettement améliorée, la technique égyptienne de fabrication du verre. Les Égyptiens, depuis le IVème millénaire avant J.C., fabriquaient un verre opaque, dont le secret était jalousement gardé. Les Phéniciens, par un moyen ou un autre, s’emparèrent de cette technique et la développèrent. Ils furent les premiers à fabriquer du verre véritablement transparent. Ils inventèrent également le soufflage et inondèrent la Méditerranée d’une quantité énorme de petites fioles. On les appelait également le peuple de la Pourpre, une teinture onéreuse tirée du murex, un coquillage des côtes libanaises.
    Les Phéniciens s’assuraient ainsi la clientèle de tous les grands personnages du monde de l’époque. Leurs clients étaient solvables, et les marchandises ne tenaient pas une grande place. On pouvait donc en transporter une quantité importante, qui prenait de la valeur plus la distance parcourue était grande.

    Les Phéniciens ont-ils découvert l’Amérique ?

    Plusieurs historiens ont déjà émis cette hypothèse. Il n’existe à ce jour aucune preuve qu’ils aient traversé l’Atlantique et établi des relations commerciales avec les indigènes, mais on ne peut pas non plus affirmer le contraire. L’argument reposant sur les bateaux ne tient pas. Les Polynésiens ont conquis le Pacifique, qui est trois fois plus grand que l’Atlantique, avec des pirogues à balancier. Les îles qu’ils ont découvertes ne sont que des têtes d’épingles sur la carte océanique. Aujourd’hui encore, cette conquête reste un mystère. Il est indéniable que les Phéniciens possédaient des navires supérieurs aux pirogues polynésiennes.

      

    Pourquoi, avec des vaisseaux plus performants, n’auraient-ils pas été capables de traverser l’Atlantique ?

      


    Les Conservateurs estiment que des échanges entre les deux mondes auraient laissé des traces. Cela n’est pas prouvé, et plaide d’ailleurs en faveur des Phéniciens. Avec leurs partenaires commerciaux, ils se contentaient de pratiquer le négoce, sans établir de relations plus profondes. Il est donc logique que l’on n’ait pas retrouvé de traces importantes, comme des comptoirs. Ils ramenaient, entre autres, tabac et cocaïne, et introduisaient en échange des objets méditerranéens. La rareté des traces s’explique aussi d’une autre manière : l’étude des civilisations amérindiennes est récente, puisqu’elle a débuté avec le XXème siècle. Nombre de sites restent encore à découvrir. De plus, le climat, les guerres qui ont opposé les populations amérindiennes, puis, à partir du Seizième siècle, l’invasion européenne, ont fortement endommagé les monuments.

    L’énigme de la roue

    On a longtemps cru que les Amérindiens ne connaissaient pas le principe de la roue. Or, on a retrouvé, dans des tombeaux mayas, des animaux avec des roulettes au bout des pattes. Comment un peuple ignorant la roue a-t-il pu imaginer des jouets présentant de telles caractéristiques ? Lorsque l’on sait que les Phéniciens troquaient des objets similaires, on est tenté de faire le rapprochement. Homère disait d’eux : « Les Phéniciens étaient célèbres comme navigateurs et comme exploiteurs confirmés, et ils emportaient sur leurs vaisseaux d’innombrables jouets. »

     
     
     
     

    Jouet phénicien

     

    Jouet maya

     

    Jouet maya

          
     

    Mais, si les Mayas connaissaient la roue, pourquoi ne l’ont-ils pas développée ? Probablement parce qu’ils n’en ont pas vu l’intérêt. Si ce concept est familier aux hommes du XXème siècle, il l’est beaucoup moins pour les Anciens. Les Sumériens utilisaient déjà la roue 3500 ans avant J.C.

      

    Elle équipait des chariots qui n’étaient utilisables que dans les rues des cités mésopotamiennes. C’étaient des roues pleines et grossières, taillées dans des troncs d’arbre et percée d’un trou au centre. On pense que ce principe était inspiré par le tour de potier.

      

    Cependant, jamais les Sumériens n’ont imaginé employer ces chariots hors des villes, car il aurait fallu pour cela inventer aussi les voies de communication terrestres. Hors, à l’époque, on se déplaçait plus souvent par voie fluviale que par terre.

      

    On n’avait pas besoin de la roue : l’animal de bât, âne ou bœuf, était là pour transporter les marchandises. Il faudra attendre 2000 ans et le XVème siècle avant J.C. pour qu’on ait l’idée de développer le concept de la roue. Alors apparaîtront les roues à rayons et les chars.

      


    Au Mexique, la roue n’apparaît que dans des jouets. Il est donc probable qu’elle n’a pas été inventée par les autochtones. Dans le cas contraire, son usage se serait certainement appliqué à autre chose que des jouets.

      

    Elle a sans doute été reproduite à l’imitation d’objets importés par les Phéniciens, et copiés par les Amérindiens. Ils n’ont pas eu l’idée de la développer parce qu’ils n’en éprouvaient pas la nécessité. En effet, le sud du Mexique est partagé entre la jungle, où l’on se déplace en pirogue, et la montagne, où l’on voyage à pied.

      


    Une autre raison explique ce phénomène. Notre époque, essentiellement depuis le XIXème siècle et le développement industriel, a vu l’apparition d’une nouvelle sorte de personnages : les chercheurs. Systématiquement, notre civilisation remet ses acquis en cause pour en tirer de nouvelles inventions.

      

    Ce phénomène est favorisé par l’explosion du commerce et de l’industrialisation. Les époques précédentes ne connaissaient pas ce phénomène. Il y eut des génies comme Imhotep, mais ces hommes remarquables restaient des exceptions.

      


    Une seule période connut un phénomène similaire. À partir du IIIème siècle avant J.C., les inventeurs, ou « mécaniciens », comme les a désignés Bertrand Gille, se multiplièrent en Grèce, en Égypte ou à Rome. Ils se nommaient Archimède, Ctésibios, Phylon de Byzance, Vitruve ou Héron d’Alexandrie, mais ce premier essor scientifique fut étouffé par les grandes invasions et l’avènement du christianisme, qui combattit farouchement tout ce qui s’opposait à ses dogmes.

      

    Les chercheurs refirent une apparition timide avec la Renaissance, époque au cours de laquelle on redécouvrit les richesses de l’antiquité. Mais il leur fallut combattre pied à pied, et à leurs risques et périls, les doctrines de l’Église. Galilée et Copernic en firent la triste expérience. S’ils finirent par triompher, la recherche ne commença à se développer de façon systématique qu’à partir du Dix-neuvième siècle.

      


    Auparavant, il n’était pas dans les principes des peuples d’exploiter et de développer leurs connaissances. Les Amérindiens n’avaient donc aucune raison d’exploiter la roue, qu’ils considéraient probablement comme un caprice ornemental des Phéniciens.
    Comme on le voit, les arguments des Conservateurs résistent difficilement à l’analyse.

      

    Pourtant, malgré cette faiblesse, ces historiens frileux refusent systématiquement aux Anciens la possibilité de disposer de connaissances dont ils n’ont pas retrouvé la trace. Ils n’envisagent pas que nos ancêtres aient pu utiliser un savoir dont nous avons aujourd’hui perdu le secret.

      

    Or, il est loin d’être prouvé que le progrès est linéaire. En vérité, nous ignorons encore beaucoup de choses sur l’Antiquité. Les connaissances dont disposaient les Anciens ont été effacées par le temps, les invasions et l’acharnement des civilisations ultérieures, notamment la civilisation chrétienne, qui s’est évertuée à anéantir tout ce qui ne correspondait pas à sa vision du monde.

      

    C’est d’ailleurs peut-être cet élément qui chagrinent les Conservateurs. L’avènement du christianisme a provoqué un recul technologique indéniable, et notre civilisation, fondée sur ce christianisme, refuse de l’admettre.

    Les Diffusionnistes

    Ce sont les partisans des contacts entre Méditerranée et Amérique dans l’Antiquité. À l’inverse des Conservateurs, ces Diffusionnistes prétendent que, non seulement l’Amérique fut découverte bien avant J.C., mais que le voyage fut accompli par plusieurs peuples de l’Antiquité ; les Phéniciens bien sûr, mais aussi les Égyptiens, les Grecs, les Romains, les Celtes, les Hébreux.

      

    Bref, tout le monde y est allé. Ils affirment également que, sans ces expéditions, les civilisations amérindiennes ne se seraient pas développées. On comprend, dans ce cas, les difficultés que ces chercheurs rencontrent auprès des Mexicains pour effectuer leur études. Leur manque de rigueur scientifique les amène à interpréter les faits de manière à les faire correspondre avec leurs hypothèses et non à effectuer des recherches objectives.

      

    Il est donc délicat de tenir compte de ces hypothèses, dont beaucoup sont plus que hasardeuses, car elles ne reposent sur aucun fait tangible. En vérité, les Amérindiens n’avaient pas besoin des Méditerranéens, et les deux familles de civilisations se sont sans doute développées parallèlement, sans que l’on puisse constater d’influence réciproque notable.

    Aucun dialogue n’est possible entre Conservateurs et Diffusionnistes

    Les premiers considèrent les seconds comme des hurluberlus et refusent toute discussion sur le sujet. Les seconds ont tendance à interpréter partialement les éléments.


    À l’heure actuelle, la question reste posée. Aucune preuve n’a été apportée en faveur des voyages transatlantiques dans l’Antiquité. Les coïncidences étonnantes ne sont peut-être... que des coïncidences. Cependant, rien ne permet non plus d’affirmer de manière péremptoire, comme le font les Conservateurs, que ces voyages étaient impossibles et n’ont pas eu lieu.


    Cette idée fabuleuse m’a donné envie d’imaginer comment a pu se dérouler un premier voyage vers l’Amérique. Ainsi est né mon roman : Antilia. Cependant, la rédaction de cet ouvrage et les recherches qu’il a nécessitées m’ont amené à émettre une hypothèse qui pourrait servir de base de réflexion à des historiens ouverts d’esprit.

    L’hypothèse

    Contrairement à ce que l’on pense généralement, les peuples de l’Antiquité n’étaient pas statiques et repliés sur eux-mêmes. L’Histoire évoque la plupart du temps les conflits et les batailles, les antagonismes, les émigrations et les conquêtes.

      

    Cependant, les Anciens ne passaient pas leur temps à se faire la guerre. Ils concluaient aussi des échanges commerciaux et, tout comme nous, recherchaient pour leur plaisir et leur confort les objets rares, les denrées inconnues, les métaux précieux, les étoffes les plus fines, les plantes aux vertus médicinales.

      

    Malgré les dangers, les voyageurs étaient nombreux, motivés par l’appât du gain, ou par l’insatiable curiosité qui caractérise l’espèce humaine. Cette curiosité n’est pas apparue avec les explorateurs modernes, elle était déjà l’apanage de nos lointains ancêtres, et prétendre le contraire serait stupide.

      


    On estime que les Anciens étaient enclins à croire au merveilleux et imaginaient de redoutables dangers derrière tout ce qu’ils ne connaissaient pas. De fait, les marins rapportaient de leurs voyages nombre de récits effrayants, dont le souvenir s’est perpétué jusqu’à nous.

      

    Cependant, croyaient-ils eux-mêmes à ce qu’ils racontaient ?

      

    N’embellissaient-ils pas leurs propres expériences afin de se donner de l’importance et éblouir ceux qui ne voyageaient pas ?

      

    Cette tendance à la fabulation, nous la connaissons encore aujourd’hui. « A beau mentir qui vient de loin », dit le proverbe. Ainsi naquirent les légendes des sirènes, érinnyes, harpies, méduses et autres monstres du bestiaire mythologique. Dans la réalité, ces créatures épouvantables n’empêchaient pas les navigateurs de s’aventurer de plus en plus loin, poussés par la curiosité.

      

    Pourquoi envisager qu’ils aient pu se fixer des limites ?

      

    Tant que de nouveaux pays s’ouvraient devant eux, ils se devaient de continuer. Nombre d’entre eux y perdirent sans doute la vie, mais d’autres les remplaçaient, enrichis de l’expérience de leurs prédécesseurs.

      

    Ce n’est pas parce que l’on a connaissance d’un seul voyage autour de l’Afrique - celui réalisé sous le règne du pharaon Néchao, au VIème siècle avant J.C. - qu’il n’y en a pas eu d’autres, dont on a perdu le souvenir.

      

    Il y a 3500 ans, la reine Hatchepsout elle-même n’a-t-elle pas organisé une expédition vers le mystérieux pays de Pount, que l’on situe aujourd’hui sur les côtes somaliennes ? Certains pensent même qu’elle y prit part personnellement.

      


    Il est probable que la Méditerranée connaissait déjà d’innombrables échanges commerciaux depuis la plus lointaine Antiquité. Lorsqu’apparurent des bateaux capables de s’aventurer en haute mer, l’homme se lança tout naturellement dans de nouvelles explorations.

      

    Les navigateurs voyagèrent alors jusqu’aux confins occidentaux de la Méditerranée, dépassèrent le détroit de Gibraltar, visitèrent les côtes atlantiques d’Afrique et d’Europe.

      


    On possède peu de renseignements sur ces navigateurs. Mais il est certain qu’ils ont existé. Les plus audacieux se nommaient les Crétois, les Grecs et les Phéniciens. Ces derniers gardaient leurs routes maritimes secrètes.

      

    À de nombreuses reprises, les Romains ont tenté de les suivre pour percer ces secrets. Lorsqu’ils étaient en nombre supérieur, les Phéniciens anéantissaient leurs poursuivants. Dans le cas contraire, ils préféraient se saborder.

      

    Dans ces conditions, il est difficile de savoir quelle était l’étendue exacte de leurs connaissances. Dans la plupart des cas, les historiens en sont réduits à des suppositions âprement controversées. Rien n’interdit donc de penser que, entre le XVème et le XIIème siècle avant J.C. eut lieu un premier voyage vers l’Amérique.

    Comment eut lieu cette découverte ?

    Il peut s’agir d’un accident, tout comme pour Fernando Cabral en 1500. Les courants ont porté des marins sur les côtes des Caraïbes ou de l’Amérique du sud. Mais on peut aussi envisager que des navigateurs ont entrepris le voyage en toute connaissance de cause. Partant du principe que le monde était sphérique, ils étaient persuadés de rencontrer des îles sur leur route.

      

    Leurs motivations furent identiques à celles des Polynésiens qui conquirent le Pacifique - ou de Christophe Colomb, trois millénaires plus tard.

      


    Des premiers contacts furent ainsi noués. Cependant, les dangers et la durée de ces voyages expliquent qu’il demeurèrent rares, et uniquement réservés à des marins chevronnés et audacieux, ce qui était le cas des Phéniciens. Mais les produits fabuleux qu’ils rapportèrent de ces voyages eurent tôt fait de conquérir la faveur des Méditerranéens.

      

    C’est peut-être dans le but d’établir une base de départ pour ces voyages vers ce que l’on appelait alors les Îles Lointaines que les Phéniciens fondèrent Gadeth (Cadix) au XIIème siècle. Pendant des siècles, ils traversèrent ainsi l’Atlantique, rapportant, entre autres, du tabac et de la cocaïne, des produits de luxe dont les Égyptiens étaient friands.

      

    Seuls ces produits pouvaient être vendus suffisamment chers pour justifier une traversée aussi périlleuse.

      

    C’est pourquoi les Phéniciens ne perdirent pas de temps à s’encombrer de denrées périssables comme la pomme de terre, originaire des Andes, la tomate ou le maïs. La rentabilité eût été nulle.

      


    Si la plupart des voyages furent motivés par des raisons commerciales, il arriva cependant que certains navigateurs s’installassent sur place. L’un d’eux, certainement très tôt, donna naissance à la légende de Quetzalcoatl, le dieu barbu à la peau blanche venu de l’est. Ce trafic dura pendant plus de dix siècles.

      

    Les routes de l’Amérique, tenues secrètes par les Phéniciens, ne furent jamais connues des autres peuples. Mais ces contacts expliquent que l’on ait retrouvé des traces de nicotine et de cocaïne dans des momies égyptiennes.

      

    Ils expliquent aussi certains mystères, comme les têtes aux traits négroïdes de San Lorenzo et de la Venta, dont l’édification remonte au XIIème siècle avant J.C.

    La fin de l’aventure

    En 146 avant J.C., les Romains détruisent Carthage.

      

    Avec elle disparaît le peuple phénicien. Le secret des routes de l’Amérique se perd dans le tumulte de l’Histoire.

      

    Les Romains ne connaîtront jamais ce secret. Deux siècles plus tard commence l’ère chrétienne.

      

    Très vite, les Chrétiens imposent leur vision erronée du monde : La Terre est plate, bordée par des océans se terminant sur un gouffre sans fond et gardé par des monstres terrifiants.

      

    Toutes les idées contraires sont impitoyablement combattues. Les hypothèses de l’Antiquité disparaissent, et le monde connaît un recul technologique de plusieurs siècles.

      

    Par voie de conséquence, la terreur engendrée par l’idée d’un monde cerné par les eaux infernales décourage les peuples de s’aventurer sur les mers. Les navigateurs reviennent au cabotage. Cette angoisse ne touche pourtant pas les Musulmans, ce qui explique peut-être la légende du sultan Musa et de son expédition vers les îles de la Grande Mer de l’Ouest.

      

    Il faut attendre le Xème siècle pour que les Vikings, peu influencés par l’esprit chrétien, tentent le voyage. Erik le Rouge parvient, en 984, sur les côtes du Vinland, difficile à localiser, mais probablement situé au Canada ou dans le nord-est des Etats-Unis. Son fils Leïf poursuivra sa tâche. Mais les Vikings, pour des raisons inexpliquées, ne resteront pas très longtemps sur le continent nord américain. Sans doute se heurtèrent-ils violemment aux autochtones.

    Les Croisades et la Renaissance

    À partir du XIème siècle, une guerre impitoyable oppose les Croisés chrétiens aux Musulmans pour la possession des Lieux Saints. Cependant, au-delà des batailles, ces expéditions furent aussi l’occasion de redécouvrir la richesse du monde antique. Peu à peu, un savoir inconnu, venu du fond des âges, remonte vers l’Europe, provoquant une extraordinaire révolution culturelle et technologique : la Renaissance.

      

    Avec elle, on commence à remettre en cause les affirmations de la religion chrétienne. Galilée sera persécuté pour avoir affirmé que la Terre tournait sur elle-même, hypothèse pourtant émise trois mille ans plus tôt. Mais les idées nouvelles font leur chemin, et, de nouveau, les navigateurs ne redoutent plus la perspective d’un océan se terminant par un gouffre.

      

    Les Vénitiens, puis les Génois, construisent des flottes puissantes, destinées surtout à combattre la piraterie qui sévit à l’état endémique en Méditerranée. Puis, lorsque les Arabes ferment la Route de la Soie, les Européens recherchent de nouvelles voies de communication pour se rendre aux Indes.

      


    Les Portugais choisissent l’est et tentent de contourner le continent africain. Mais une autre route semble possible : celle de l’ouest.

      

    C’est la voie qu’empruntera Christophe Colomb. Et là surgit un autre mystère : Les secrets des Phéniciens ont-ils été conservés par des initiés pendant tous ces siècles ? On peut se poser la question. Lorsque Toscanelli, en 1468, établit sa carte du monde, il situe Cipango (le Japon) et Cathay (la Chine) d’un côté, et le vieux monde de l’autre.

      

    Près des côtes européennes apparaissent des points symbolisant les Açores et les Canaries. Et puis, très nettement détachées, et au beau milieu du grand océan séparant les continents, il place deux îles minuscules qu’il baptise Antilia, du nom que les Grecs donnaient aux îles lointaines de l’ouest. Comment, alors que l’Amérique ne sera découverte que vingt-quatre ans plus tard, ce cartographe peut-il faire apparaître ces deux îles, alors que rien, à l’époque, ne laisse supposer que des terres existent à cet endroit ?

     
     
     

    Carte de Toscanelli, établie en 1468. On remarque, au centre de « l’Océan Occidental », et très nettement démarquées des archipels des Açores et des Canaries, les deux petites îles baptisées « Antilia ».

     

    On est bien obligé d’admettre que Toscanelli disposait d’informations dont nous ignorons la provenance. Car il ne peut s’agir d’une intuition. Il est vraisemblable que ces informations provenaient de données conservées par les héritiers des Phéniciens et qui, par une voie inconnue, sont parvenues entre ses mains. La taille des deux îles n’a rien d’étonnant en soi.

      

    Les Anciens ne faisaient aucune différence entre île et continent. Toute terre était considérée comme une île, et sans doute Toscanelli a-t-il voulu représenter les continents découverts par les Anciens, et dont il ignorait les dimensions.

      


    Peut-être aussi fait-il référence à Platon, qui situe son Atlantide « au-delà des Colonnes d’Hercule ». Christophe Colomb connaissait cette carte. De même, il avait évalué le temps qu’il lui faudrait pour traverser l’Atlantique, estimé la distance à parcourir, et même s’il a commis une erreur d’appréciation, il possédait des informations.

      

    Là encore on est en droit de s’interroger sur leur origine.

    L’exploit réalisé par Christophe Colomb et ses marins n’est absolument pas remis en cause par le fait que l’Amérique était peut-être connue depuis bien longtemps. Il fallait un courage certain pour se lancer dans une aventure aussi risquée.

    Toutefois, cet exploit n’exclut absolument pas qu’il ait pu être accompli par des navigateurs beaucoup plus anciens.

     

    Mais il y a encore plus surprenant !

    Les cartes impossibles

    Si la carte de Toscanelli pose un problème, elle n’est rien comparée aux cartes marines dites « impossibles », telles celles de Piri « Reis », d’Oronteus Finaeus ou de l’Italien Zeno. Toutes ces cartes présentent des détails inconnus à l’époque à laquelle elles ont été établies. La plus célèbre est celle de l’Amiral turc Piri Ibn Haji Memmed, constituée en 1513 à partir d’une vingtaine de documents plus anciens, dont certains, d’après Piri Reis, dateraient d’Alexandre le Grand.

      

    Elle contient des éléments non encore découverts à cette date, comme l’île de Marajo, à l’embouchure de l’Amazone (découverte en 1543), ou encore les Malouines (1592). Celle de Zeno, établie en 1380, montre le Groenland débarrassé d’une partie de ses glaces, celle d’Oronteus Finaeus, tracée en 1531, décrit l’Antarctique, là encore débarrassé de ses glaces.

      

    Ce découpage étonnant sera confirmé avec stupéfaction par Paul-Emile Victor entre 1949 et 1951. L’authenticité de ces cartes ne peut être remise en cause, et le Suédois Nordenskjöld, un cartographe du XIXème siècle, estime qu’elles ont été recopiées à partir de sources très anciennes, retrouvées vers la fin du XIIème siècle.

      

    Quel peuple les a établies ? Le mystère reste entier, mais elles prouvent de manière indéniable que les connaissances maritimes des Anciens étaient beaucoup plus avancées que ne le pensent les Conservateurs.

    CONCLUSION

    Il n’existe actuellement aucun élément permettant d’admettre ou de nier l’existence de voyages transatlantiques bien avant J.C. On a longtemps cru que les Îles Lointaines n’étaient autres que les Canaries, ou les Açores. En vérité, il est possible que Platon se soit servi d’éléments collectés par Solon auprès des prêtres de Saïs, en Egypte. Et son Atlantide imaginaire, « plus grande que l’Asie et la Libye réunies », était peut-être bien l’Amérique.


    Mais l’hypothèse va plus loin. Ces voyages transatlantiques ne constituent probablement qu’une facette d’un phénomène beaucoup plus vaste : celui d’un trafic commercial à l’échelle mondiale.

      

    La découverte de soie à Louqsor en est une preuve indiscutable. Elle pose aussi, à travers l’étude des cartes stupéfiantes de Piri Reis, de Finaeus et des autres une question inattendue :

      

    a-t-il existé, dans un passé lointain, un grand peuple de marins qui avait établi des cartes précises du monde ?


    Il serait donc souhaitable que des scientifiques d’esprit ouvert se penchent sur le sujet avec toute la rigueur et la sérénité qui conviennent.

    Bernard SIMONAY

    Sources :
    Audiovisuelles :
    « SCIENCE TROIS : LA NICOTINE DES PHARAONS », émission diffusée par France 3

    Ouvrages :


    « LES PNEUMATIQUES D’HERON D’ALEXANDRIE »
    Traduction et notes par Gilbert ARGOUD et Jean-Yves GUILLAUMIN
    Publications de l’Université de St Etienne (1997)

    « LES CARTES DES ANCIENS ROIS DES MERS »
    Charles H. Hapgood - Editions du ROCHER (1981)

    « La découverte de l’Amérique aux temps bibliques »
    Heinke SUDHOFF - Editions du Rocher (1994)

    LES GRANDES ENIGMES (LA MEMOIRE DE L’HUMANITE)
    Larousse

    RAMSES II, La véritable histoire
    Christiane DESROCHES NOBLECOURT
    Pygmalion

      

      

      

      

    http://www.bernardsimonay.fr/l-amerique-etait-elle-connue-sous-l-antiquite--.html

      

      

      

      

     

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    ABBE SAUNIERE :

    VIDEO SUR L'ABBE SAUNIERE

    ET LE TRESOR DE RENNES LE CHATEAU

     

      

    Ce film, intitulé "Rennes-Le-Château, du trésor au vertige", retrace l'étonnante histoire de l'abbé Saunière et du trésor qu'il aurait découvert à Rennes-Le-Château et qui lui a valu une notoriété mondiale. Cette notoriété ne se dément pas aujourd'hui encore, alors que Béranger Saunière est mort en 1917. L'abbé Saunière est certainement l'Audois le plus célèbre au monde...

     

     

     

    Le film dure 30 minutes, il a été écrit et réalisé par Georges Combe.  

     

    La vidéo commence ainsi :

    Quelle histoire ! Une histoire dont on ne sort pas indemne. Plus de 300 livres, des dizaines de films, des visiteurs venant de tous les coins du monde, tout cela pour un simple curé de campagne qui aurait trouvé un trésor il y a un peu plus d'un siècle, dans un petit village du sud de la France : Rennes-Le-Château...

      


    rennes le chateau partie1 par nwotribe

      

     

    Pour apprécier ces vidéos

    - cliquer sur le logo de RADIONOMY  le fond musical sera supprimé

     

     

     


    rennes le chateau partie 2 par nwotribe

     

     

     

     

     


    rennes le chateau partie 3 par nwotribe

     

     

    Né à Montazels, dans l'Aude (tout près de Rennes-le-Château), aîné d'une famille nombreuse et modeste, Bérenger Saunière devient prêtre (sans doute sous la pression de sa famille) et est ordonné en 1879. Après quelques affectations successives dans son département comme à Clat, il est affecté comme curé de Rennes-le-château en 1885.

     

     

      

    Dès son arrivée au village, il est choqué par l'état de délabrement de l'église. Ses débuts dans la paroisse sont modestes : il vit pauvrement et s'occupe comme il peut, en lisant, en chassant... Dès son arrivée, il se liera très vite avec Marie Dénarnaud, sa servante, qui le suivra jusqu'à sa mort. En 1891, Saunière entreprend des travaux dans l'église avec l'argent prêté par la mairie.

     

    C'est lors de ces travaux que les ouvriers découvrent dans un pilier du maître-autel, trois fioles où sont logés des parchemins. L'abbé ne tarde pas à subtiliser les parchemins aux ouvriers, prétextant qu'ils ont une grande valeur. La nouvelle se sait très vite au village, et on demande à Saunière de vendre les documents à un musée, l'argent gagné devant rembourser les frais de réparation de l'église. En 1893, Saunière se rend ainsi à Paris, avec l'accord et grâce au financement de l'évêché de Carcassonne. Il doit s'entretenir avec l'abbé Vieil, directeur de l'église de Saint Sulpice, afin d'obtenir la signification de ces documents.

     

     

    Durant son séjour à Paris, il rencontre Emma Calvé, célèbre cantatrice de l'époque. Quelques jours plus tard, l'abbé Vieil lui explique, semble-t-il, le sens caché des parchemins. Mais personne ne sait rien de cette discussion. On sait que Saunière repart peu après, laissant les documents, mais en en gardant des copies. Ces parchemins, qui n'avaient au départ rien d'extraordinaire (il s'agissait en fait de passages de la Bible écrits en latin) semblent être la clé du mystère de Rennes-le-Château car c'est à partir de ce moment que débute l'étrange vie de l'abbé Saunière.

     

    Sitôt rentré, Saunière entame d'étranges découvertes : en face du maître-autel, il découvre avec l'aide de ses ouvriers, une dalle dite du Chevalier (aujourd'hui exposée au musée de Rennes) où la face cachée présente d'étranges sculptures de cavaliers, apparemment très anciennes. Il ordonne alors que l'on creuse une fosse à cet emplacement, et congédie ensuite les ouvriers afin d'explorer le lieu lui-même.

     

    L'attitude de l'abbé paraît de plus en plus étrange aux villageois quand ils se rendent compte qu'il efface dans le cimetière les inscriptions dressées sur une très ancienne tombe, celle de la marquise de Blanchefort. Il va même jusqu'à déplacer la stèle. Le maire, choqué par ces saccages, lui demande d'arrêter. Dès lors, les villageois voient Saunière de plus en plus souvent voyager et s'absenter du village, souvent pour plusieurs jours. Durant ses voyages, il est muni d'une valise qu'il porte à dos d'âne.

     

      

      

    Autre chose encore plus étrange, le curé de Rennes qui vivait jusque-là dans la pauvreté, se met à faire de folles dépenses dans son église qu'il rénove désormais à ses frais. Il entreprend d'ailleurs une rénovation complète qu'il réalisera selon ses goûts. Elle est achevée en 1897. Mais le style est très original voire choquant au goût des autres ecclésiastiques. En effet, outre des peintures de couleur vive et de nombreuses statues, le bénitier est un diable sculpté.

     

    Les constructions et les rénovations ne s'arrêtent pas en si bon chemin. En 1899, il achète six terrains sur Rennes-le-Château,

      

     

    Photo de la Tour Magadala, construite par l'abbé Saunière

    Photo de la Tour Magadala construire par BérangSaunière

    Cliquez ici pour découvrir une galerie de photos de Rennes-Le-Château

    et les met au nom de sa servante, Marie Dénarnaud qu'il designe comme sa légataire principale. Le domaine construit jusque-là est terminé en 1906. Il aménage un jardin, une serre, mais aussi une maison : la villa Béthanie, petite, mais luxueuse, comparée aux autres maisons du village. Mais son œuvre la plus étrange et la plus célèbre est sans aucun doute la tour Magdala qu'il bâtit au bord de la colline. Cette petite tour, aujourd'hui visitable, abrite sa bibliothèque.

    Dans sa villa, il accueille des invités de marque qui viennent de très loin, mais dont l'identité reste obscure. Si la villa sert à loger les invités, Saunière ne vivra jamais autre part que dans son presbytère.

     

    Si le luxe fastueux de l'abbé fait murmurer les villageois, il fait aussi grincer des dents l'évêché qui l'accuse de trafic de messe, c’est-à-dire de détourner l'argent expédié par les congrégations et fidèles avec qui il est en contact à travers toute la France à des fins personnelles. Il est d'ailleurs sermonné par l'évêché dés 1901 c'est-à-dire sous l'épiscopat de Monseigneur Félix-Arsène Billard et continuera à l'être régulièrement sous l'épiscopat de son successeur Monseigneur Paul-Félix Beuvain de Beauséjour. En 1910, Saunière est interdit de messe et remplacé par un autre curé. Habitant toujours à Rennes-le-Château, Saunière officie dans sa villa, dans la petite chapelle placée dans la véranda où les habitants viennent le rejoindre, boudant toutes les messes de l'autre curé.

     

      

    Durant la Première Guerre mondiale, Saunière, qui n'a d'ailleurs pas pu récupérer son église, se voit soupçonné d'espionnage par certains villageois. Il meurt le 22 janvier 1917. Marie Dénarnaud hérite de sa fortune et de ses terres. Elle s'endette et vit recluse jusqu'en 1942 où elle fait la connaissance de Noël Corbu. En 1946, elle effectue un testament stipulant M. et Mme Corbu légataires universels du domaine où ils s'installent. Elle est frappée, le 24 janvier 1953, d'une attaque cérébrale, la laissant muette et paralysée. Elle meurt 5 jours plus tard, le 29 janvier 1953, sans prononcer un mot. Elle avait 85 ans.

    Autres pages sur Rennes-Le-Château


    Vidéo sur Rennes-Le-Château (aperçu général du village et des paysages, vues de la Tour Magadala et de l'église)

    Galerie de photos de Rennes-Le-Château

    Le trésor de l'abbé Saunière (une autre vision des choses en vidéo)

     

    ABBE SAUNIERE - Le Trésor de Rennes le Château

     

     

    SOURCES

    http://www.aude-aude.com/content/view/3643/1/

     

     L'Affaire de Rennes-le-Château

      Interview de Christian Doumergue  

      

    Première partie : Révélation(s)

     

    En partenariat avec les Editions Arqa, la Gazette de Rennes-le-Château met en ligne l'interview accordée par Christian Doumergue à Thierry Emmanuel Garnier, directeur des Editions Arqa. A la suite de la sortie du livre « L´Affaire de Rennes-le-Château », ils se sont rencontrés le 24 février 2006 à Rennes-le-Château. De plus, en exclusivité pour la Gazette de RLC, il vous dévoile les liens entre Bérenger Saunière et Sébastien Kneipp.  

      

    Posez vos questions à l'auteur sur son forum !

     

    Christian Doumergue dans un livre qui vient de paraître aux éditions Arqa revisite entièrement le mystère de Rennes et de l´abbé Saunière qu´il appelle « L´Affaire de Rennes-le-Château », pour lui donner pleinement sa dimension sociologique, recul nécessaire à tout sujet de cet envergure. Avec la rigueur d´analyse qu´on lui connaît, Christian Doumergue apporte un nombre considérable d´éléments nouveaux étayés par de très nombreux documents d´archives inédits, facteurs troublants qui nous obligent à revoir, parfois entièrement, des pans entiers du mystère audois...

     

    Qu´il nous suffise d´ajouter que ces 90 documents exceptionnels versés au dossier concernant l´abbé Saunière viennent renforcer de manière magistrale une quête débutée il y a maintenant plus de dix années. On l'aura compris, l´ouvrage de Christian Doumergue, pour ceux qui s´intéressent à « l´Affaire » est bien le livre évènement de l´année 2006 !

    "L'Affaire de Rennes-le-Château" par Christian Doumergue

    Nous livrons aujourd´hui le premier volet d´une longue interview que Christian Doumergue a bien voulu accorder en exclusivité aux abonnés de La Lettre de Thot, suite à notre rencontre le mois dernier à Rennes-le-Château et ce, afin de nous livrer quelques éclairages pertinents sur son travail récent.

    Arcadia - La LdT No 39.

    Arcadia : Christian Doumergue, le livre que vous venez de terminer est le résultat de plus de 10 ans de recherches ininterrompues. De très nombreuses pistes évoquées sont tout à fait incroyables et entièrement nouvelles pour le chercheur s´intéressant à cette affaire, certaines mêmes vont totalement à contre-courant de ce qu´il est convenu de penser ou de croire à ce sujet, mais il faut bien reconnaître qu´en la matière certains ont l´imagination plus que débordante ! Pouvez-vous nous livrer quelques-uns de ces sujets, pour nos lecteurs ?

    Christian Doumergue : Le but était effectivement, dans ce travail, d'apporter le maximum d'éclairages sur cette affaire, que je n'hésite pas à taxer de "ténébreuse" (dans le sens de difficilement discernable). Cela amenait, nécessairement, à ramener l'affaire - aujourd'hui noyée dans le foisonnement d'hypothèses invérifiables - à du factuel, et donc à des documents nouveaux.

     

    Etant entendu que ceux à notre disposition jusque-là ne nous ont toujours pas permis d'apporter des certitudes sur ce qu'il s'est vraiment passé dans ce petit village de l'Aude entre la fin du XIXe siècle, et le début du XXe. Tout d'abord concernant l'abbé Saunière lui-même, sur lequel on a beaucoup écrit sans prendre soin de vérifier ne serait-ce que la plausibilité de ce qu'on écrivait.

    J'ai eu la chance, à cet effet, d'avoir accès à un certain nombre de documents inédits du fonds Corbu-Captier, qui, pour certains, apportent des informations totalement inédites, et insoupçonnées, sur l'abbé Saunière, que l'on découvre par exemple disciple de Sébastian Kneipp. Ce fait était jusqu'alors inconnu de tous.

    L'abbé Saunière prêtre libre - Fonds Corbu Captier © (Cliquez sur la carte pour l'agrandir)

    Il n'est pas le seul pan de passé oublié à ainsi resurgir concernant l'abbé, mais aussi, et peut être même surtout, son "environnement". Mon livre a en effet pour titre "L'Affaire de Rennes-le-Château".

     

    Or, dans ce cadre, étudier l'unique figure de l'abbé Saunière est insuffisant. Car l'Affaire de Rennes, c'est Saunière bien sûr, mais c'est aussi tout le mythe qui s'est cristallisé sur cette figure à partir des années 1960, lorsque le prêtre est devenu le "curé aux milliards" et que l'on a peu à peu assisté à la transfiguration de Rennes-le-Château en capitale mondiale de l'ésotérisme. A ce sujet, nous avions jusqu'à présent deux attitudes. Soit une croyance aveugle en un Saunière découvreur de terribles secrets religieux. Soit un déni total de cette idée, et l'affirmation d'une autre : seule la volonté pécuniaire de quelques-uns et la mythomanie de quelques autres peuvent expliquer ce travestissement des faits.

     

    Car, c'est un fait : rien dans les documents certains que nous possédons à l'égard de l'abbé Saunière ne nous permet de dire qu'il a découvert un incroyable secret ou qu'il ait été en relation avec les milieux occultes de son temps. Tout, au contraire, dément cela. Ce n'est que dans les années 1950/60, avec Noël Corbu, puis surtout Pierre Plantard et les écrits qu'il a inspirés, que se développe l'idée d'un Saunière inventeur d'un trésor, puis d'un Saunière initié par sa découverte à un grand secret. Mon attitude a consisté à analyser les conditions dans lesquelles cette construction mythologique - qui a véritablement travesti la réalité historique de la vie de l'abbé Saunière - s'est élaborée. Or, la façon dont le mythe se construit sous l'égide de Pierre Plantard est par trop complexe pour répondre à un simple "canular".

     

    Ce qui ne pouvait me conduire qu'à un troisième champ de recherches ayant pour finalité de relier cette construction mythographique à une quelconque "tradition". Si l'on regarde les écrits inspirés par Pierre Plantard, un message revient constamment à l'arrière plan, une sorte de révélation subliminale, habilement codée dans le texte ou dans l'image (pour de Sède, notamment.) : la tombe de Jésus se trouve à proximité de Rennes-le-Château, à Rennes-les-Bains.

    Relevé de la main de l'abbé Saunière concernant les travaux des tours et terrasse de son domaine - © Fonds Captier-Corbu (Cliquez sur le document pour l'agrandir)

    Maintenant, essayons de rapprocher cette affirmation, qui est à l'origine de toutes les publications orchestrées par Pierre Plantard, de l'époque de Saunière. Un seul groupe évoluant dans les cénacles ésotériques véhiculait, à ma connaissance, une telle croyance : c'est l'Eglise Gnostique de Jules Doinel.

     

    Et précisément. mes recherches m'ont conduit non seulement à mettre en lumière le fait qu'elle était très active dans la région de Rennes-le-Château fin XIXe/début XXe; non seulement, qu'elle y avait conduit des recherches sur le "terrain", mais en plus qu'elle était active à Rennes même du vivant de l'abbé Saunière, à travers la figure de Prosper Estieu, qu'on ne connaît plus aujourd'hui que pour ses talents de félibre et son combat pour l'Occitanie, mais qui était alors un des membres parmi les plus actifs du groupe de Doinel. Enfin, dernier niveau de recherche : l'origine historique de l'Affaire, c'est-à-dire la venue de Marie-Madeleine en Gaule, et le rapatriement du corps du Christ dans le Sud de la France.

     

    Là encore, cette nouvelle publication fournit des éléments totalement inédits en la matière, comme cet extrait d'un texte du VIIIe siècle rédigé dans le Sud de la France, et selon lequel Tibère se rendit en Septimanie et y bâtit une "caverne" en l'honneur du Christ. Or, j'avais déjà signalé, dans mes précédents ouvrages, l'existence de toute une série de traditions évoquant la venue de Marie-Madeleine à Rome pour y rencontrer Tibère.

    Arcadia : Alors que le Prieuré de Sion est vilipendé depuis 4 ou 5 ans maintenant, par des soi-disant chercheurs autosatisfaits, imbus et incompétents, (nous attendrons donc leur autocritique puisqu´ils se reconnaîtront...) vous, vous allez entrer comme le premier auteur, dans l´histoire de Rennes, à réhabiliter, j´allais dire enfin, le Prieuré de Sion. Même s´il faut faire la part des choses, j´en conviens, vous n´hésitez pas à signaler l´importance du travail entrepris par Pierre Plantard et Gérard de Sède et surtout des documents de référence pris en compte par ceux-ci . Autrement dit, il ne fallait pas jeter le bébé avec l´eau du bain ! Pouvez-vous nous en dire plus ?

     

    Correspondance d'Emilienne Salières, concubine d'Alfred Saunière, à Bérenger Saunière - © Collection Privée (Cliquez sur la lettre pour l'agrandir)

    Christian Doumergue : Le rejet massif du Prieuré de Sion par la plupart des chercheurs vient d'une raison simple. C'est que tous ont lu au premier degré les productions inspirées par le Prieuré et donc ont considéré que les données contenues, par exemple, dans le livre de de Sède étaient des données factuelles et qu'il fallait les considérer comme telles.

     

    Elles se présentaient en tout cas ainsi, et à moins de lire entre les lignes, rien n'incitait à les comprendre autrement. Or, évidemment, les lire ainsi, c'était, tôt ou tard, en venir à dénigrer leurs auteurs. Car force est de constater qu'il n'y a pas grand chose qui puisse être reconnu pour certains dans « L'Or de Rennes », pour revenir à Gérard de Sède. Rien par exemple qui ne prouve que l'abbé Saunière ait rencontré Emma Calvé.

     

    Rien non plus concernant la découverte de parchemins par le prêtre. Tout l'ouvrage peut-être ainsi démonté. Voilà si l'on s'en tient à une lecture basique de « L'Or de Rennes ». Mais notre perception de l'ouvre est tout autre si l'on procède à une lecture littéraire et symbolique de l'ouvrage. Un fait doit être ici rappelé : de Sède était un surréaliste et cette filiation ne doit pas être omise lorsque l'on s'attarde à le lire. « L'Or de Rennes » prend alors une toute autre dimension dont les clefs de lecture nous sont données par l'auteur, ou plutôt les auteurs eux-mêmes.

     

    Et de fait, de Sède multiplie les allusions au caractère codé de ses écrits. On le voit, dans un passage aux allures de confession, affirmer que lorsqu'il rencontra Pierre Plantard, lui vint cette idée qu'un homme en possession d'un grand secret, ne pouvant le délivrer comme tel, devrait, pour le signifier, « forger un autre langage », « réinventer l'hermétisme ».

     

    Dans le chapitre 2 de « L'Or de Rennes », il affirme - et cela me semble essentiel pour bien comprendre le sens de son livre - que la légende recourt aux mêmes procédés que le rêve, parmi lesquels des "erreurs de détails commises exprès". En fait, de Sède nous livre dans ces courts passages les clefs de lecture de « L'Or de Rennes ». En appliquant ces consignes, le texte prend une dimension tout à fait intéressante.

     

    Par exemple, de Sède place dans les procédés constitutifs de la légende le suivant : « figuration de notions abstraites par des personnages ou inversement. » Cela convient tout à fait à Emma Calvé. Comme nous le démontrons, la figure de la cantatrice n'est là que pour illustrer la connexion à établir entre l'affaire Saunière et les occultistes « fin de siècle ». Et plus particulièrement l'Eglise Gnostique, vers laquelle nous conduit le texte de de Sède, limpide dès lors qu'on en a compris le mécanisme.

     

    Comme tout texte codé. Au final, le mythe créé par Pierre Plantard prend donc une toute autre dimension que celle qu'on lui prête trop facilement. Certes, Pierre Plantard a travesti les faits. Certes, il a créé une fable extraordinaireà partir d'une histoire qui à côté peut paraître tout à fait ordinaire. Mais ce que je démontre c'est que cette fable est une façon de raconter une histoire en elle-même indicible, tant elle dépasse l'entendement.

     

      

    Lire la suite sur le site de Thot !

    Arcadia © La lettre de THOT No 39, mars 2006 (1) DR.   Interview de Christian Doumergue pour la LdT.

    Arcadia : Christian Doumergue vous avez exhumé une figure totalement inconnue par les chercheurs s'intéressant au mystère, il s'agit de Sébastien Kneipp. Qui était-il au juste ?

    Christian Doumergue : Pour résumer, disons qu'il s'agissait d'un prêtre allemand très en vogue dans les dernières années du XIXe siècle pour l'étonnant système de thérapie aquatique qu'il avait mise au point et dont il détailla les principes à travers trois ouvrages qui connurent un succès conséquent à travers toute l'Europe.   Sébastien Kneipp était né le 17 mai 1821 à Stefansried. Issu d'une famille pauvre, et aspirant néanmoins à la prêtrise, il avait mis toute son énergie d'enfant puis d'adolescent à essayer d'entamer des études. Cela ne fut guère facile, puisqu'il devait ce faisant travailler pour subvenir aux besoins familiaux. Et bien sûr, ce qui devait arriver, arriva. Il s'épuisa à la tâche, et la médecine le crut perdu lorsqu'elle le découvrit atteint de la tuberculose.

     

    Il a alors 23 ans, et le hasard le conduit vers un petit ouvrage dont la lecture allait conditionner le restant de ses jours : les Cours sur la force et l'efficacité de l'eau froide de Johann-Sigmund Jahn. Durant les mois suivants, il va s'évertuer à en exécuter les préceptes. Se dérobant à tous les regards, de peur de passer pour fou, il s'immerge dans les eaux glacées du Danube, au plus fort de l'hiver,  après en avoir brisé la glace. Aussi incroyable que cela puisse paraître, en quelques mois, il reprend des forces, et peut envisager de se rendre au grand séminaire de Munich.

     

    Il y finit sa guérison, et expérimente sa méthode sur un autre séminariste, qu'il soigne de nuit. Là encore, sa méthode se révèle d'une étonnante efficacité. Le bruit dès lors court qu'il a guéri son condisciple ? lui, et d'autres. Durant un temps, Kneipp, finalement ordonné prêtre en 1852 (l'année même de la naissance de l'abbé Saunière), va tenter de ne plus avoir à faire avec la médecine des corps, pour ne s'occuper que de celle des âmes. Mais il ne peut mener à bien sa décision. Les souffrances physiques des hommes l'accablent, et il leur prodigue ses soins.

    Sa renommée grandissant, surviennent les premières hostilités. Des médecins le dénoncent pour pratique illégale de la médecine et il est convoqué devant un tribunal. Une fois. Puis deux fois. A cette seconde occasion, la femme d'un des hauts fonctionnaires du lieu, guérie par le prêtre, prend fait et cause pour lui. Il est acquitté pour la seconde fois.   Son succès est dès lors grandissant. Il publie plusieurs ouvrages.

     

    Après avoir exposé sa méthode thérapeutique dans Ma Cure d'eau publié en Allemagne en 1886, il écrit, en 1888, Comment il faut vivre. Il s'agit cette fois-ci, non de guérir la maladie, mais de la prévenir, en adoptant un comportement de vie, notamment alimentaire, bien particulier. Le succès de ces deux publications est conséquent. Pour preuve, le prêtre livre bientôt au public demandeur un troisième opus résumant sa pensée : Mon testament, conseils aux malades et aux gens bien portant. On afflue à présent de toute l'Europe pour le rencontrer.

     

    En l'espace de trois ans, ce ne sont pas moins de 40.000 malades qui ont visité le prêtre en son presbytère de Worishofen. Ce paisible petit village devient le théâtre de scènes étonnantes. On y voit le matin, de bonne heure, un nombre insolite d'étrangers marcher nu-pieds dans l'herbe couverte de rosée. Les plus grands noms d'Europe viennent au chevet du prêtre. Les complexes destinés à accueillir les malades se multiplient. On fonde des sociétés appliquant la méthode Kneipp. qui, parmi ses patients, compte le Pape Léon XIII.

     

    On va jusqu'à vendre un certain nombre de produits estampillés « conforme au système Kneipp », comme des linges de corps ou des produits alimentaires.   Lorsqu'il s'éteindra le 17 juin 1897, le prêtre avait donc initié un mouvement de grande ampleur et une pensée qui devait lui survivre, notamment à travers l'abbé Saunière.   En effet, c'est par le titre d'un de ses ouvrages ? Comment il faut vivre ? mentionné dans une lettre adressée à l'abbé Saunière par une correspondante féminine qui gardera sans doute à jamais tout son mystère (son nom est illisible sur la lettre en question, qui n'est pas datée avec précision.), que j'ai pu établir que l'abbé Saunière était un disciple de la méthode Kneipp.  

     

    C'est là, comme vous l'avez souligné, un aspect de la vie du «curé aux milliards» resté totalement inconnu jusqu'à la parution de mon livre. Les époux Corbu-Captier, propriétaires de la lettre, ne l'avaient jusqu'alors montrée à personne, à cause de son caractère il est vrai singulier, et n'en avaient pas, non plus, analysé le contenu. Or, celui-ci vient donner une touche tout à fait étonnante au portrait de l'abbé Saunière que je me suis efforcé de reconstituer fidèlement tout au long de mon travail.

    Arcadia © DR.

     

     

     http://www.portail-rennes-le-chateau.com/christian_doumergue.htm

     

     

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    Enigmes et pyramides documentaire entier en français

      

     

    Pour apprécier ces vidéos - cliquer sur le logo de RADIONOMY

     

    le fond musical sera supprimé

     

     documentaire complet sur les révélations des pyramides et ses mystères en français

       

    Les pyramides montrent pour l'époque, le grand savoir des ingénieurs égyptiens, capables de faire s'élever de tels monuments avec des moyens très rudimentaires.
     

      

    Au-delà de l'évidente prouesse technique que représentent ces édifices colossaux, elles renseignent sur les croyances complexes des anciens égyptiens, sur leurs connaissances en astronomie et leurs soifs d'éternité.

     

    Les méthodes de construction des pyramides égyptiennes demeurent incertaines. Les données archéologiques sur ces chantiers gigantesques restent très fragmentaires, tandis que les théories fleurissent et se multiplient, surtout depuis la fin du XIXe siècle.

     

    Dans ce documentaire, des égyptologues et des ingénieurs reviennent sur les mystères de leurs constructions :

     

    Comment les plans étaient-ils élaborés, d'où venaient les millions de blocs utilisés et comment étaient-ils transportés jusqu'au site puis jusqu'au sommet de l'édifice, avec quels outils travaillaient les ouvriers et artistes en charge de la sépulture, voilà les questions dont les scientifiques vont tenter de répondre.




    Véritables symboles de la civilisation égyptienne, les pyramides gardent encore aujourd'hui jalousement leurs secrets de fabrications, et ne cessent

     

     

     

     

     


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  • Écriture oghamique

     

    File:Book of Ballymote 170r.jpg

     

    L’écriture oghamique ou Oġam est la seule et surtout la plus ancienne connue chez les Celtes qui tenaient le dieu Ogme pour son inventeur. C’est une écriture alphabétique composée de vingt lettres qui était en usage dans les îles Britanniques, elle aurait été créée entre le IIIe siècle et le Ve siècle à partir de l’alphabet latin au moment de l'évangélisation de l'Irlande par Saint-Patrick.

     

    Elle est composée de quatre groupes de cinq encoches chacun, à gauche, à droite, en travers et au milieu d’une ligne verticale. Plus tard, on y a ajouté un cinquième groupe de cinq diphtongues ou lettres supplémentaires pour représenter les sons étrangers. La plupart des textes retranscrits en alphabet oghamique le sont en vieux gaélique ; sauf quelques inscriptions supposées être en langue picte.

     

    On a retrouvé, aussi, dans les Annales d'Inisfallen, une inscription oghamique écrite en latin.

    Écriture sacrée, on en a retrouvé les traces gravées sur des pierres levées ou des vestiges en bois mais aussi en os. Son usage semble avoir été réservé aux représentants de la classe sacerdotale, les druides, qui privilégiaient par ailleurs la tradition orale.

     

    L’ogham a, cependant, pu être décodé grâce à des transcriptions latines mais aussi et surtout grâce aux bardes qui ont pu avoir accès à une partie de la première fonction sacerdotale indo-européenne.

    Les caractères de l’alphabet oghamique, qui ont aussi un rôle divinatoire ou magique, correspondent symboliquement à des arbres groupés en trois catégories :

     

     

    • arbres nobles
    • arbres rustiques
    • arbrisseaux

     

    L’alphabet

      

      

    L’alphabet comprend vingt lettres différentes (feda), divisées en 4 familles (aicmí, pluriel de aicme). Chaque aicme était nommée d’après sa première lettre : Aicme Beithe, Aicme Húatha, Aicme Muine, Aicme Ailme. D’autres lettres ont été ajoutées dans certains manuscrits, à une époque très tardive, et sont appelées forfeda.

    Les quatre familles sont, avec leur transcription et leur nom, suivies de leur prononciation et leur nom supposé en ancien irlandais quand l’étymologie est connue :

      

    • Aicme Beithe
      • B beith [b] (*betwias)
      • L luis [l]
      • F fearn [w] (*wernā)
      • S saille [s] (*salis)
      • N nuin [n]
    • Aicme Húatha
      • H úath [y]
      • D duir [d] (*daris)
      • T tinne [t]
      • C coll [k] (*coslas)
      • Q ceirt [kʷ] (*kʷertā)
    • Aicme Muine
      • M muin [m]
      • G gort [g] (*gortas)
      • NG gétal [gʷ] (*gʷēddlan)
      • Z straif [sw] ou [ts]
      • R ruis [r]
    • Aicme Ailme (voyelles)
      • A ailm [a]
      • O onn [o] (*osen)
      • U úr [u]
      • E edad [e]
      • I idad [i]

     

    Il n’existe pas de lettre pour p, puisque le phonème a disparu dès le proto-celtique, il n’apparaît donc qu’avec les apports du latin (Patrick etc.). À l’inverse, on trouve une lettre pour q (ᚊ ceirt), alors que le phonème n’existe plus en ancien irlandais.

    Les forfeda (lettres supplémentaires ou diphtongues) sont dues aux manuscrits, qui leur attribuent diverses valeurs :

    • EA ébad
    • OI óir
    • UI uillenn
    • IO iphín
    • AE emancholl

     

     

    Les DRUIDES

     

    Le druide est un personnage très important de la société celtique, au point qu’il est à la fois ministre du culte, théologien, philosophe, gardien du Savoir et de la Sagesse, historien, juriste et aussi conseiller militaire du roi et de la classe guerrière

     

    Il est en premier lieu l’intermédiaire entre les dieux et les hommes

    Il correspond donc à la première fonction de l'idéologie tripartite des Indo-Européens mise en lumière par Georges Dumézil.

     

     

    Dans le récit Táin Bó Cúailnge (Razzia des vaches de Cooley), le druide Cathbad provoque la mort d'un émissaire qui a parlé sans permission, car « Nul ne parle avant le roi, mais le roi ne parle pas avant son druide. »

    Il est chargé de la célébration des cérémonies sacrées et lui seul a le droit de pratiquer les sacrifices. Ce qui fait du druidisme non seulement la religion des peuples celtes [réf. nécessaire], mais aussi le fondement de toute leur civilisation [réf. nécessaire].

    Un seul nom de druide historique nous est connu : Diviciacos, dont Jules César nous apprend qu’il fut vergobret des Éduens, mais c'est Cicéron, dont il fut l'hôte, qui nous renseigne sur sa qualité. Les autres druides dont les textes font mention relèvent de la mythologie celtique.

     

    File:Two Druids.PNG

    Deux druides sur le bas-relief d'Autun.

     

     

    Sources et étymologie

    Comme pour tout ce qui concerne la civilisation celtique, nous ne disposons d’aucun texte d’origine interne. Les druides eux-mêmes sont à l’origine de ce fait : considérant que la parole écrite est morte, ils ont privilégié l’oralité et la mémoire pour la transmission du Savoir.

     

    Néanmoins, les Celtes connaissaient l’écriture (ils utilisaient le grec) et l’ont utilisée de façon marginale. De plus, les peuples de culture gaélique ont inventé l'écriture oghamique dont trois cents inscriptions à vocation funéraire nous sont parvenues gravées dans la pierre.

    L'étymologie du mot « druides » – latin druidæ – est discutée. Si tous les spécialistes s'accordent pour reconnaître dans le second terme de ce composé la racine *weid- – « savoir, voir » –, le premier terme est souvent interprété comme le préfixe intensif indo-européen dru- (δρῦς, « durs, forts comme le chêne "), d'où la traduction courante : « les très savants ». Cette explication a été critiquée, notamment par le linguiste

    Émile Benveniste, qui part de la base *der-w/dr-ew, « ferme, solide ».

    Selon cette étymologie, le druide serait « celui qui sait fidèlement, celui qui a une vision vraie, certaine ».

      

    Sources littéraires

    Deux types de sources nous permettent d’appréhender le sujet : les témoignages antiques et la consignation, par des clercs, de traditions orales au Moyen Âge en Irlande. Pour la première catégorie, il faut citer notamment Diodore de Sicile (Bibliothèque historique), Strabon (Géographie), Pomponius Mela (De Chorographia), Lucain (La Pharsale), Pline l'Ancien (Histoire naturelle), Diogène Laërce, et surtout César qui, avec ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, nous apporte de nombreuses et importantes informations sur la société gauloise ainsi que sur la religion et ceux qui en ont la conduite. Jean-Louis Brunaux insiste pour sa part sur l'apport de Posidonios d'Apamée, dont nombre d'auteurs anciens se seraient inspirés, parfois très directement.

    Une deuxième source documentaire vient corroborer la première et l’enrichir d’une origine différente : il s’agit d’un ensemble important et incontournable de textes irlandais, pour l’essentiel, écrits du VIIIe siècle au XVe siècle. Ils retranscrivent les mythes et épopées de l’Irlande celtique qui se sont transmis oralement de génération en génération. Les collecteurs transcripteurs les ont affublés d’un vernis chrétien, sous lequel l’étude découvre l’original. De cette littérature, on peut citer : le Cath Maighe Tuireadh (Bataille de Mag Tured), le Tochmarc Etaine (Courtise d’Etain), le Táin Bó Cúailnge (Razzia des Vaches de Cooley), le Lebor Gabála Érenn (Livre des Conquêtes) et les Mabinogion gallois.

    Depuis les Romains – notamment Pline l'Ancien et Lucain –, on a longtemps pensé que le mot « druide » était associé au chêne (en grec : δρυς, drus), à cause des rites associés à cet arbre. Les linguistes et philologues ont maintenant établi que ce terme spécifiquement celtique, présent tant dans le texte de Jules César que ceux du Moyen Âge, provenait de dru-wid-es qui signifie « très savants »[8]. On remarquera toutefois que, curieusement, « chêne » se dit derw (ou derv/dero) en breton et que sur une racine semblable se forme en gallois le mot derwydd qui signifie « druide »[9], ce qui a pu mener à une certaine confusion sur l'origine du mot ; cette thèse est catégoriquement réfutée par Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux pour qui « il n’existe aucune possibilité immédiate de relier le nom des druides à celui du chêne (gaulois dervo-, irlandais daur, dar, gallois derw, breton derv) »[10].

    Jules César écrit : « Les premiers [les druides] s'occupent des choses de la religion, ils président aux sacrifices publics et privés et règlent les pratiques religieuses ; les jeunes gens viennent en foule s'instruire auprès d'eux, et on les honore grandement. » (Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre VI, 13).

    Le décalage géographique et chronologique entre les sources continentales et les sources insulaires semble poser problème à certains auteurs. Ainsi, l’archéologue Jean-Louis Brunaux[11] prend le parti d’écarter les sources irlandaises pour ne considérer que les auteurs grecs et latins et étudier les druides gaulois[12]. Mais la plupart, comme Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux par exemple, considèrent pour les sources galloises et irlandaises, que c’est la retranscription qui est tardive, mais que le fond est archaïque[13]. Albert Grenier note, quant à lui : « Toute cette littérature n'est vraiment étudiée que depuis une soixantaine d’années. On n’en méconnaît plus aujourd’hui la valeur ni l’intérêt. Si mêlée qu’elle soit d’éléments divers, elle n'en plonge pas moins ses racines dans un passé lointain dont l’isolement de l’Irlande a conservé la tradition. Tandis que le continent subissait le bouleversement des invasions barbares, le celtisme insulaire s’est développé, conservant une image de l’ancienne civilisation. »[14] Miranda Jane Green[15] rappelle l'importance des druides dans la mythologie de l’Irlande et note la confirmation des textes classiques par les récits mythiques en ce qui concerne l'existence de trois types de membres de la classe sacerdotale.

      

    Archéologie

    Si l’archéologie nous renseigne sur les sanctuaires et certaines pratiques cultuelles, elle n’apporte rien sur le statut et la fonction. Selon Venceslas Kruta, « L'identification archéologique des druides est difficile et même les cas qui peuvent être considérés comme les plus vraisemblables restent incertains. »[16]

    • Dans la nécropole de Pogny (département de la Marne), la sépulture d’un guerrier renfermait des instruments (une patère en bronze et deux cuillères plates - musée de Châlons-en-Champagne) que l’on suppose être médicaux. La médecine étant exclusivement du ressort des druides, il est possible que l’homme inhumé dans cette tombe fut l’un d’eux[17].
    • À Pottenbrunn (Basse-Autriche), l’une des nécropoles, utilisée au Ve siècle av. J.-C. et au IVe siècle av. J.-C., contient quarante deux tombes dont l’une d’elles (no 520), pourrait être celle d’un druide. Un instrument qui semble être une sonde chirurgicale et un pendule en os ont été retrouvés, entre autres objets, à côté du squelette d’un guerrier, âgé de 45-55 ans[18].
    • En Grande-Bretagne, Camulodunon, l’oppidum du puissant peuple des Trinovantes était installé à l’emplacement de l’actuelle ville de Colchester (comté d’Essex). Dans ce site archéologique important, on a découvert en février 2008 une sépulture contenant des instruments de divination et des outils chirurgicaux (scalpels, scie, aiguilles, sondes, etc.), qui pourraient laisser supposer qu'il s’agit, là aussi, de la tombe d’un druide;

     

     

    Sources littéraires

    Deux types de sources nous permettent d’appréhender le sujet : les témoignages antiques et la consignation, par des clercs, de traditions orales au Moyen Âge en Irlande. Pour la première catégorie, il faut citer notamment Diodore de Sicile (Bibliothèque historique), Strabon (Géographie), Pomponius Mela (De Chorographia), Lucain (La Pharsale), Pline l'Ancien (Histoire naturelle), Diogène Laërce, et surtout César qui, avec ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, nous apporte de nombreuses et importantes informations sur la société gauloise ainsi que sur la religion et ceux qui en ont la conduite. Jean-Louis Brunaux[7] insiste pour sa part sur l'apport de Posidonios d'Apamée, dont nombre d'auteurs anciens se seraient inspirés, parfois très directement.

    Une deuxième source documentaire vient corroborer la première et l’enrichir d’une origine différente : il s’agit d’un ensemble important et incontournable de textes irlandais, pour l’essentiel, écrits du VIIIe siècle au XVe siècle. Ils retranscrivent les mythes et épopées de l’Irlande celtique qui se sont transmis oralement de génération en génération. Les collecteurs transcripteurs les ont affublés d’un vernis chrétien, sous lequel l’étude découvre l’original. De cette littérature, on peut citer : le Cath Maighe Tuireadh (Bataille de Mag Tured), le Tochmarc Etaine (Courtise d’Etain), le Táin Bó Cúailnge (Razzia des Vaches de Cooley), le Lebor Gabála Érenn (Livre des Conquêtes) et les Mabinogion gallois.

    Depuis les Romains – notamment Pline l'Ancien et Lucain –, on a longtemps pensé que le mot « druide » était associé au chêne (en grec : δρυς, drus), à cause des rites associés à cet arbre. Les linguistes et philologues ont maintenant établi que ce terme spécifiquement celtique, présent tant dans le texte de Jules César que ceux du Moyen Âge, provenait de dru-wid-es qui signifie « très savants »[8]. On remarquera toutefois que, curieusement, « chêne » se dit derw (ou derv/dero) en breton et que sur une racine semblable se forme en gallois le mot derwydd qui signifie « druide »[9], ce qui a pu mener à une certaine confusion sur l'origine du mot ; cette thèse est catégoriquement réfutée par Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux pour qui « il n’existe aucune possibilité immédiate de relier le nom des druides à celui du chêne (gaulois dervo-, irlandais daur, dar, gallois derw, breton derv) »[10].

    Jules César écrit : « Les premiers [les druides] s'occupent des choses de la religion, ils président aux sacrifices publics et privés et règlent les pratiques religieuses ; les jeunes gens viennent en foule s'instruire auprès d'eux, et on les honore grandement. » (Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre VI, 13).

    Le décalage géographique et chronologique entre les sources continentales et les sources insulaires semble poser problème à certains auteurs. Ainsi, l’archéologue Jean-Louis Brunaux[11] prend le parti d’écarter les sources irlandaises pour ne considérer que les auteurs grecs et latins et étudier les druides gaulois[12]. Mais la plupart, comme Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux par exemple, considèrent pour les sources galloises et irlandaises, que c’est la retranscription qui est tardive, mais que le fond est archaïque[13]. Albert Grenier note, quant à lui : « Toute cette littérature n'est vraiment étudiée que depuis une soixantaine d’années. On n’en méconnaît plus aujourd’hui la valeur ni l’intérêt. Si mêlée qu’elle soit d’éléments divers, elle n'en plonge pas moins ses racines dans un passé lointain dont l’isolement de l’Irlande a conservé la tradition. Tandis que le continent subissait le bouleversement des invasions barbares, le celtisme insulaire s’est développé, conservant une image de l’ancienne civilisation. »[14] Miranda Jane Green[15] rappelle l'importance des druides dans la mythologie de l’Irlande et note la confirmation des textes classiques par les récits mythiques en ce qui concerne l'existence de trois types de membres de la classe sacerdotale.

     

     

     http://fr.wikipedia.org/wiki/Druidisme

     

     

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    Les contacts trans-océaniques précolombiens désignent les rencontres entre les peuples indigènes d'Amérique et les navigateurs d'autres continents antérieures aux explorations de Christophe Colomb.

     

     

    Le seul à être historiquement avéré est relaté dans deux sagas scandinaves, qui décrivent deux colonies au Groenland fondées vers l'An mille par Érik le Rouge. Les vestiges matériels de ce contact ont également été retrouvés lors des fouilles de quelques sites scandinaves et indigènes au Groenland, dans l'Arctique canadien et à Terre-Neuve. D'autres présumés contacts se basent sur des découvertes archéologiques controversées et sur des récits légendaires. Ils sont donc sujets à caution, et certains relèvent tout simplement du mythe. Les contacts précolombiens font depuis des siècles l'objet d'une certaine fascination, cherchant notamment à disputer à Colomb et à l'Espagne la découverte et l'exploration de l'Amérique.

    Toutes les migrations humaines antérieures à l'Antiquité et correspondant à la période préhistorique sont regroupées dans l'article sur les théories du premier peuplement de l'Amérique.

      

      

      

      

    Préhistoire

    L'origine des premiers habitants du continent américain fait l'objet de polémiques parmi les archéologues contemporains. Plusieurs théories ont vu le jour sur le contexte et la date de leur arrivée ; certaines découvertes récentes pourraient remettre en cause le modèle jusqu'ici le plus pertinent, appelé « modèle Clovis ». Notamment, des outils de pierre de style européen, datant de 19 000 à 26 000 ans, ont été découverts à différents endroits de la côte Est américaine

     

     

     

    ANTIQUITE

     

     

     

    Égyptiens

    La découverte de tabac dans le baume des momies égyptiennes a surpris les scientifiques et a soulevé la question de son origine. Cette découverte remonte à l'arrivée à Paris en 1976 de la momie royale de Ramsès II à l'initiative de l'historienne Christiane Desroches-Noblecourt. L'étude botanique de la momie de Ramsès II est confiée à madame Michèle Lesco], taxinomiste et spécialiste en anatomie végétale du laboratoire de phanérogamie du Muséum d'histoire naturelle de Paris.

     

     

     Création Pascale Dumons *

     

     

     

     

    La découverte de composants de Nicotiana, parmi les débris végétaux du baume viscéral, laisse la spécialiste perplexe... Le scepticisme de ses confrères accompagne sa première constatation, car la « Nicotiana L » est un élément constitutif du tabac américain. Elle confie quelques échantillons à monsieur Steffan, spécialiste du laboratoire d'entomologie du Muséum et non seulement celui-ci confirme les recherches de sa consœur mais en plus y découvre la présence d'un coléoptère parasite du tabac américain.

     

    Les éléments de Nicotiana L. observés au microscope, appartiennent aux solanacées, grande famille bien représentée sur le continent américain. Cette présence de tabac peut s'expliquer par l'usage de solanacées africaines ou par la contamination des momies à l'époque contemporaine, le tabac ayant été utilisé, au XIXe siècle, comme insecticide.

    En 1992, Svetla Balabanova, toxicologue et médecin légiste du laboratoire du musée des antiquités égyptiennes de Munich, met en évidence la présence, non seulement de nicotine, mais aussi de cocaïne dans des momies égyptiennes. Si la trace de nicotine s'explique comme une contamination au cours du XIXe siècle, en tant qu'agent insecticide, la présence de la cocaïne, qui est restée inconnue en Eurasie jusqu'à l'époque précolombienne, demeure encore un mystère.

     

     

    Phéniciens

    Au XVIIIe siècle, le révérend-père Ezra Stiles, président de l'Université Yale, soutient que le rocher de Dighton serait couvert de pétroglyphes phéniciens. La théorie est notamment développée par l'historien Jeremy Belknap et par un érudit français, Antoine Court de Gebelin, en 1781. Elle n'est pas jugée recevable par les historiens contemporains.

     

     

     
    Le visage énigmatique de Pedra da Gavea, Rio de Janeiro
     

     

     

    Une autre théorie manquant de validation archéologique sérieuse est la gigantesque « sculpture » au sommet de la montagne de Pedra da Gavea surplombant la ville de Rio de Janeiro et semblant représenter un visage européen et barbu. Cette immense tête est visible à des kilomètres à la ronde.

     

    Au XIXe siècle furent découvertes de prétendus inscriptions phéniciennes sur le côté de la falaise de Pedra da Gavea (à la hauteur de la coiffe), face à la mer. Elles indiqueraient la phrase suivante : "LAABHTEJBARRIZDABNAISINEOFRUZT".

     

    Le phénicien s'écrivant de droite à gauche, l'inscription devient alors :
    "TZUR FOENISIAN BADZIR RAB JETHBAAL" se traduisant ainsi : « Badezir, Phénicien de Tyr, fils aîné de JethBaal ». Badezir ou Badezor ou encore Baal-Ezer II en phénicien fut un roi de Tyr et régna vers 850 avant J.-C.

     

    Son père fut également roi de Tyr et de Sidon de 896 à 863 avant J.-C. sous le nom de JethBaal ou EthBaal ou encore Ithobaal Ier. Baal-Ezer II eut une sœur : Jézabel que leur père Ithobaal Ier maria au roi d'Israël Achab. Elle devint reine d'Israël. Les sceptiques émettent l'idée que la forme de cette montagne n'est que le reflet d'un imaginaire (paréidolie) ou bien encore que ce visage apparent (coiffe, front, yeux, nez, bouche, menton et barbe) n'est que le plus pur des hasards et que l'homme est étranger à cette forme humaine.

     

    La réalisation de nombreux faux phéniciens au Brésil à la fin du XIXe siècle est bien connu des spécialistes de la civilisation phénicienne, jusqu'à présent aucune trouvaille authentique n'est connue.

     

    Romains

    La tête de Tecaxic-Calixtlahuaca est une tête d'homme barbu portant une sorte de chapeau pointu[15], de style romain, probablement fragment d'une figurine en terre cuite, découverte en 1933 dans une tombe précolombienne de Tecaxic-Calixtlahuaca – vallée de Toluca, à environ 65 km de Mexico. Aucune hypothèse expliquant sa présence sur le site n'a encore été confirmée.

    Pompéi : au cours de fouilles archéologiques dans la villa de l'éphèbe à Pompéi, une peinture murale est découverte représentant un fruit ayant l'aspect de l'ananas. Cette œuvre d'art est à présent conservée au sein du musée archéologique de Naples. Certains fruits de l'Ancien Monde ont un aspect extrêmement proche de l'ananas : cycas d'Afrique et sagoutier indien.

     

    En 1982, l'épave d'une galère romaine ayant plusieurs amphores et des bols en céramique dans sa soute, est découverte dans le fond de la Baie de Guanabara, au Brésil Selon Robert F. Marx, elle daterait du IIe siècle av. J.-C.. Amphores et bols ont été datés par la Smithsonian Institution de Washington. L'identification des poteries et céramiques a indiqué que celles-ci auraient été fabriquées dans la région de l'ancienne Carthage, alors occupée par les Romains, soit après 146 av JC. Robert F. Marx, chercheur de trésors, prétendit avoir détecté des amphores antiques au fond de la baie de Guanaraba (Rio de Janeiro).

     

    Selon lui, une épave romaine pourrait s'y trouver. Cette hypothèse est sujette à controverses car Robert F. Marx a été interdit de plonger au Brésil depuis 1985, les autorités lui reprochant de s'adonner au trafic d'antiquités. Par ailleurs, ces mêmes autorités affirment qu'il ne peut avoir couvert le lieu de fouilles sans qu'elles en aient été averties

     

     

     

    File:Saint brendan german manuscript.jpg

    Moyen Âge

     

    Brendan de Clonfert ou Bréanainn de Clonfert est né vers 484 à Ciarraight Luachra en Irlande. Parti pour une quête de sept ans à la recherche du jardin d'Eden, Saint Brendan ou Brandan s'aventure sur l'océan Atlantique avec une petite embarcation (probablement un currach) et plusieurs moines, vers 530. Ils reviennent en Irlande en affirmant avoir découvert, vers l'Ouest, une île qu'ils assimilent au Paradis.

     

    Le récit rapidement propagé de leurs aventures attire de nombreux pèlerins à Aldfert, le village d'où saint Brandan avait pris son départ avec ses compagnons. Saint Brendan continue de voyager dans les îles britanniques et en Bretagne pendant près de vingt-cinq ans.

     

    À l'estuaire de la Rance, il fonde un couvent à Aleth, puis retourne en Irlande où il meurt vers 577/578.

    En 1976, l'Irlandais Tim Severin construit une barque en peaux de bêtes tendues et en atteignant Terre-Neuve par les îles Féroé et l'Islande, prouve que le voyage de Brendan jusqu'en Amérique était techniquement possible.

    Des spécialistes de littérature médiévale et de géographie historique s'accordent cependant à ne pas voir dans la navigation la retranscription exacte d'un authentique voyage et considèrent qu'il n'y a pas de preuves que Brendan ait pu dépasser l'Islande.

     

    Vikings

     
     
     
    Localisation des lieux Vikings

    Les Vikings sont sans doute la première civilisation de l'« Ancien monde » à atteindre l'Amérique. Vers l'an 1000, Leif Erikson navigue depuis le Groenland jusqu'à Terre-Neuve, qu'il appelle Vinland. Longtemps considérée comme une simple légende, cette hypothèse est accréditée en 1960 par la découverte des restes archéologiques de l'Anse aux Meadows, où Leif Erikson aurait fondé une colonie - ce qui ferait de lui le découvreur nord-européen de l'Amérique. Des relations orageuses avec les autochtones ne sont vraisemblablement pas étrangères à l'évacuation du village, quelques dizaines d'années plus tard.

    Les Vikings ont nommé les terres américaines de noms nordiques :

    Pierre runique de Kensington

    La pierre runique de Kensington, découverte au sud des Grands Lacs dans le Minnesota, aux États-Unis, fait toujours l'objet d'études importantes pour étayer les informations qu'elle contient. En effet, le texte gravé et daté du milieu de l'année 1362 révèle la présence d'une expédition d'une vingtaine de Vikings accompagnés d'une dizaine de Goths.

    Carte du Vinland et des îles de l'océan Atlantique

    Article détaillé : Carte du Vinland.
    Carte du Vinland datée de 1434

    Cette célèbre carte marine montrant les côtes nord-américaines et les îles de l'Atlantique fut l'objet d'études multiples. D'aucuns y virent une carte authentique datant toutefois du début du XVe siècle d'après un portulan du XIIIe siècle, alors que d'autres y virent une supercherie du XXe siècle.

    En 1995, des chercheurs de l'université d'Arizona et du Smithsonian Center se rendirent à Yale pour analyser ce parchemin avec un spectromètre accélérateur de masse. Le résultat donna une date assez précise de 1434 avec plus ou moins 11 années en plus ou en moins soit entre 1423 et 1445. Néanmoins, cette analyse publiée en 2002[26], ne donne aucune certitude quant à la carte elle-même[27]. Le débat sur le sujet des encres utilisées demeure ouvert et animé[28].

    La carte indique précisément, en latin, le Vinland au nord-ouest de l'océan Atlantique ainsi que l'île de Saint Brandan au milieu de l'océan. Le continent nord-américain présente distinctement l'estuaire et le Golfe du Saint-Laurent (nord-est/sud-ouest), ainsi que la baie d'Hudson[29].

    Madoc

    Madoc était un prince gallois qui aurait découvert l'Amérique en 1170, soit trois cents ans avant Christophe Colomb. L'histoire raconte que Madoc aurait remonté les grands fleuves de l'Amérique du Nord et rencontré des tribus amicales et hostiles d'Indiens avant de s'installer quelque part sur les grandes plaines. Il aurait débarqué cent vingt hommes, et revint équiper en Europe une flottille de dix navires pour transporter dans ce nouvel établissement tous les éléments d'une colonie permanente. Selon la légende, des colons se seraient intégrés dans des tribus d'Indiens et leurs descendants seraient restés sur la frontière américaine pendant quelques siècles. Le révérend Morgan Jones, capturé en 1669 par une tribu iroquoise (les Tuscaroras), fut le premier à rendre compte d'Indiens parlant gallois. Le chef l'aurait épargné en entendant que Jones parlait gallois, langue qu'il comprenait. Jones serait resté quelques mois dans la tribu à prêcher l'Évangile avant de retourner aux colonies anglaises où il raconta son aventure en 1686[30].

    Empire du Mali[modifier | modifier le code]

    D'après un auteur arabe du XIVe siècle, Al-Omari, entre les XIIe-XIIIe siècles, Abubakar II, mansa de l'Empire du Mali, aurait lancé deux expéditions pour connaître les limites de l'océan. La première expédition aurait comporté 200 pirogues, dont une seule serait revenue. La seconde expédition se serait composée de 2 000 pirogues, chargées de vivres et d'eau. Abubakar II aurait embarqué sur une de ces pirogues, laissant le pouvoir à son fils Kango Moussa. Aucune embarcation ne serait revenue et, Abubakar II aurait péri, certainement en mer. Certains historiens[31],[32] pensent que quelques pirogues ont tout de même pu atteindre les côtes d'Amérique du Sud, deux siècles avant Christophe Colomb[33]

    Les Chevaliers du Temple[modifier | modifier le code]

    Le vendredi 13 octobre 1307 a lieu en France l'arrestation massive des Templiers, sur ordre du Roi Philippe Le Bel et du pape Clément V. Une importante flotte templière basée à La Rochelle aurait cependant levé l'ancre la veille et aurait ainsi échappée à la destruction: si la destination finale de ces navires est inconnue, plusieurs pays pouvaient offrir un abri, ayant décidé de ne pas suivre la décision papale: Portugal, Espagne, mais aussi Écosse, où certains Templiers aidèrent le Roi Robert de Bruce lors de la bataille de Bannockburn, aux côtés également de la famille Saint Clair (ou Sinclair). Aucune trace écrite de la flotte templière, mais un siècle et demi plus tard, un héritier de la famille, William Sinclair fait bâtir à Rosslyn Chapel, une chapelle particulière car porteuse de nombreux symboles templiers et maçonniques: entre autres indices, des gravures d'épis de Maïs et de fleurs de cactus Aloès sont réalisées, alors que ces plantes ne poussent que sur le continent américain, et sont parfaitement inconnues à l'époque en Europe. Ceci témoignerait d'un accostage des navires templiers sur les côtes du continent "Mérica", tel que désigné parfois à l'époque par ces chevaliers[34], dès 1308, puis d'un retour en Écosse ultérieur, et en tout cas avant 1441, début des travaux de réalisation de la chapelle.

    Frères Zeno[modifier | modifier le code]

    Carte des frères Zeno représentant le Groenland et les côtes nord-américaines

    Aux alentours de 1390, trois hommes, le comte écossais, Henry Sinclair connu également sous le nom de Zichmni et les deux frères italiens explorateurs Niccolo et Antonio Zeno vont contribuer à l'exploration de la route de l'océan Nord-Atlantique.

    Après l'exploration de l'Écosse, vers 1390 Niccolo Zeno est devenu officier de marine pour le compte d'Henry Sinclair. Niccolo entreprend de cartographier le littoral du Groenland afin de préparer un voyage vers des terres découvertes à l'ouest par différents marins. Niccolo décède en 1395 avant ce voyage. Antonio, arrivé en Écosse, va pouvoir prendre connaissance des écrits de son frère. Sinclair se serait rendu en 1398 en Amérique sur le territoire de ce qui sera plus tard Terre-Neuve et la côte Sud-Est du Canada.

    En 1558, un descendant des frères Zeno, publiera un livre sur le récit de leurs voyages avec une carte devenue aussi célèbre que controversée, la carte Zeno.

     

    Zheng He

    Fusain représentant la flotte de Zheng He
    Reproduction d'une carte attribuée par certains aux expéditions de Zheng He et réalisée en 1418.

    D'après l'auteur britannique Gavin Menzies, la flotte chinoise de l'amiral Zheng He aurait atteint les Antilles depuis l'Afrique, et la côte ouest de l'Amérique via le détroit de Magellan ainsi que l'Australie.

    Cette thèse contestée fut élaborée à partir de l'étude d'anciennes cartes maritimes italiennes et portugaises antérieures aux voyages de Christophe Colomb et montrant des îles et territoires inconnus des Européens à cette époque, interprétés généralement par les historiens comme des îles imaginaires.

     

    Portulans, cartes marines et mappemondes du XIVeet XVesiècles

     

     

     

    L'étude des Mappemondes anciennes, notamment celles de la seconde moitié du XIVe siècle et de l'ensemble du XVe siècle, indiquent que les connaissances sur la cartographie marine de l'océan Atlantique étaient relativement développées parmi les marins européens.

    Dès le XIVe siècle, des cartes marines et autres portulans circulent parmi les navigateurs européens. Des îles sont clairement indiquées à l'Ouest de l'océan Atlantique ; île d'Antilia, île de Brasil, île de Bacalao, île de Santanaxia, île de Saint-Brandan, îles des Sept cités, etc.

      

      

    Île de Brasil

     
     
     
    Article détaillé : Île de Brasil.

    Dans la seconde moitié de la période médiévale, un bois rougeâtre exotique apparaît dans la construction des palais princiers.

      

    File:Banquet de Charles V le Sage.jpg

      

    Le roi Charles V de France

    La bibliothèque de Charles V de France (XIVe siècle)

     

    En plein XIVe siècle, le roi de France Charles V de France agrandit les limites de Paris. Il fait édifier le château de Vincennes au-dehors des limites de la ville afin de pouvoir échapper aux éventuelles révoltes des bourgeois de Paris, comme ce fut le cas, avant son règne, avec leur représentant, le prévôt des marchands Étienne Marcel.

    Il fait construire de nouvelles enceintes au palais du Louvre. De nouvelles salles princières et royales sont édifiées, notamment la fameuse bibliothèque de Charles V, la plus importante de toute l'Europe (grand érudit et amateur de livres) dont l'intérieur est réalisé avec un bois rare et exotique de couleur rouge, qui proviendrait du Brésil selon les travaux de recherches de l'université Montpellier-III.

    Dès la seconde moitié du XVe siècle, des navigateurs français et européens se seraient rendus au Brésil pour rapporter le fameux bois couleur de braise :

    • les sceptiques émettent l'hypothèse que ce bois rouge ne proviendrait pas du Brésil mais du Levant et pourrait être le fameux cèdre du Liban ;
    • Alexandre de Humboldt émet l'hypothèse que ce bois rouge pourrait provenir des Indes ou de plus loin encore, de la côte de Malabar et de Malaisie, dont le commerce était fleurissant au Moyen Âge, notamment grâce aux commerçants arabes. Humboldt précise, dans son livre Examen critique de l'Histoire et Géographie du nouveau continent aux XVe et XVIe siècles, qu'un bois rouge propre à la teinture était connu en Italie et en Espagne trois siècles avant le voyage de Vasco de Gama vers Goa et Calicut ;
    • selon le scientifique américain Edward Bancroft (XVIIIe siècle), dès le XIIe siècle, les termes "Brasile" et "Braxilis", indiquant un bois rouge, viendrait du mot italien bragio : braise.

      

      

    Indication d'une île de Brasil sur les cartes marines dès le XIVe siècle

    • Alexandre de Humboldt rappelle, dans son livre Examen critique de l'Histoire et Géographie du nouveau continent aux XVe et XVIe siècles, que de nombreuses cartes marines, portulans et mappemondes représentent depuis le XIVe siècle, une île plus ou moins étendue et située le plus souvent au sud-ouest de l'océan Atlantique, sous des appellations différentes mais relativement proches : Brasile, Bracie, Bresily, Bersil, Brazilæ, Bresilji, Braxilis, Branzilæ;
    • la carte marine d'Angelino Dulcert de Gênes datant de 1339 serait la première carte indiquant l'île de Brasil ainsi que les îles de Saint Brandan et d'Antilia
    • la carte de Pizzigano datant de 1367 indique les îles de Brasil, d'Antilia et de Saint Brandan ;
    • la carte de Abraham Cresques réalisée en 1375 indique également une île de Brasil située au sud-ouest de l'Irlande;
    • la carte du Vinland (1434) indique l'"île de Branzilæ", situé juste au sud d'une autre île nommée Antilia ;
    • la carte d'Andrea Bianco (1436) indique une île du nom d'"Isola de Bersil".

      

      

      

      

    Renaissance

    Pêcheurs européens au large de Terre-Neuve

    L'Europe découvre au début du XVe siècle, grâce au commerce portugais, un nouveau poisson : la morue. C'est une source nouvelle de protéines animales que de nombreux bateaux cherchent désormais à exploiter au cours de pêches hauturières.

    Des navigateurs bretons de Paimpol et de Saint-Malo, des marins normands de Barfleur et de Dieppe, enfin d'autres de La Rochelle et du Pays basque partent pêcher la morue au large des côtes canadiennes et dans le Golfe du Saint-Laurent. Tous ces équipages se retrouvent au large d'une grande île qui pourrait être celle de Terre-Neuve, nommée sur les cartes marines de cette époque « île de Bacalaos » (« îles des morues » en portugais) en compagnie d'autres navigateurs portugais, irlandais, anglais, vénitiens et hollandais.

     

    La Ligue hanséatique contrôle le marché européen de la morue, et s'enrichit avec ce commerce florissant en tenant fermement les ports de l'Europe centrale (mer du Nord, mer Baltique). En France, dès le début du XVe siècle les marins-pêcheurs français payent la dîme au roi de France sur « les Pescheries des terres neufves ». Il en est de même pour les pêcheurs morutiers bretons qui paient la dîme sur la vente de la morue depuis le milieu du XVe siècle.

    La pièce la plus significative concernant la possible découverte de Terre-Neuve par des pècheurs bretons est une charte de l'abbaye de Beauport à Paimpol, datée de 1514, et qui fait état d'un litige entre les moines et les habitants de l'île de Bréhat à propos de droits, établis 60 ans auparavant (donc vers 1454), de dîme sur la pêche "tant à la coste de Bretaigne, la Terre-Neuffre, Islande que ailleurs.

    Les marins Basques pratiquaient également la pêche à la baleine. Le légiste bordelais, E. Cleirac, indique dans son livre Us et coutumes de la mer, que cent ans avant Christophe Colomb, les Basques chassaient déjà la baleine, pratiquaient la pêche à la morue. Il précise que ces marins basques auraient même découvert le grand et le petit banc des morues au large de Terre-Neuve, et effectué la reconnaissance des côtes et rivages du golfe du Saint-Laurent, également cent ans environ avant les navigations de Christophe Colomb.

    Adolphe Bellet, conseiller du commerce extérieur de la France de la fin du XIXe siècle , affirme quant à lui que les marins Basques auraient découvert Terre-Neuve vers 1350, sans y établir pour autant de colonie ni de comptoir commercial, mais en fréquentant régulièrement durant deux siècles les côtes de Terre-Neuve. M. Bellet déplore cependant qu'aucune trace écrite ne permette à ce jour de confirmer son affirmation. Il fallut attendre 1506 pour voir les normands de Dieppe et de Honfleur y établir leur première colonnie.

      

      

      

      

    Île d'Antilia

    Charles Giraud, ministre de l'Instruction publique en 1851, indique dans son livre Journal des savants de l'Institut de France, que le terme Antilia apparaît sur les cartes marines et mappemondes dès le XIVe siècle. L'île d'Antilia est indiquée notamment sur le globe de Martin Behaim (1491-1493), sur la carte de Paolo Toscanelli (1468), ainsi que sur l'Atlas d'Andrea Bianco (1436.

    La carte du Vinland (1434) indique une île nommée "Antilia" située au sud d'une autre île nommée "île de Branzilæ".

    La carte marine de Pizzigano (1424) indique également une île de couleur rouge nommée "Antilia".

      

      

      

    João Vaz Corte-Real

    En 1472, l'explorateur portugais João Vaz Corte-Real se rend sur l'île de Bacalao sur laquelle les marins-pêcheurs portugais pêchent la morue depuis une longue période avec leurs homologues français. Terra Nova do Bacalhau (littéralement, Terre-Neuve des morues). Cette île, qui n'a jamais été identifiée avec certitude, pourrait être Terre-Neuve.

      

      

      

    Thomas Croft et John Jay de Bristol

    Dès le début du XVe siècle et surtout après la fin de la guerre de Cent Ans, des marins anglais de Bristol auraient mis le cap vers l'île de Brasil. Dès 1480, les navigateurs Thomas Croft et John Jay seraient partis de Bristol sur deux navires, le Trinity et le George, vers l'île de Brasil pour y rapporter non pas le fameux bois de brasil, mais de la morue dont le commerce avait été monopolisé par la Ligue hanséatique au détriment de nombreux ports dont Bristol.

      

      

      

    Jean Cousin, le navigateur dieppois

    File:Dieppe-port.jpg

     

    Le port de Dieppe
     

    En 1488, le capitaine dieppois Jean Cousin, part vers l'Afrique de l'ouest puis les îles des Açores. En route vers cet archipel, son navire aurait été drossé par la tempête et les courants vers l'Amérique du Sud. Il aurait alors accosté au Brésil au cap San Rogue. Selon certains auteurs il aurait remonté un large fleuve qu'il nomma "Maragnon" (nommé depuis Amazone) puis rentra à Dieppe en 1489.

    Il aurait été accompagné par Vincent Pinzon, futur commandant de La Niña et son frère Martin Pinzon celui de la Pinta, deux des trois bateaux qui s'élancèrent à conquête du Nouveau Monde quatre ans plus tard sous les ordres de Christophe Colomb. Cette relation, défendue par Paul Gaffarel à la fin du XIXe siècle, est sérieusement mise en doute par différents historiens.

     

    À ce sujet, Pierre Chaunu souligne que « l'historiographie française du XIXe siècle a eu ses prétentions. Charles-André Julien, jadis, a achevé de dissiper la légende de la découverte de la Guinée par les Normands et de la découverte du Brésil par Jean Cousin ».

    Jean Cabot, Vénitien au service de l'Angleterre

    Article général Pour un article plus général, voir Jean Cabot.

      

      

    Articles connexes

     

     

     

     

    Découvertes et contacts

    Contacts trans-océaniques précolombiens

    Lien article

     

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Contacts_trans-oc%C3%A9aniques_pr%C3%A9colombiens

     

     

    *Pascale Dumons est artiste plasticienne depuis 20 ans. De par sa maîtrise de toutes les techniques picturales, du trompe l'oeil à la patine, elle collabore avec antiquaires et artistes en France et en Europe. Elle puise son inspiration dans les oeuvres des 15 ième, 18 iéme et 19 ième principalement, dont elle extrait personnages et animaux qu'elle revisite et détourne sans cesse, à la recherche d'un effet moderne, et poétique à la fois. Une histoire simple, une recherche d'harmonie…

    Pascale Dumons 

    http://www.galerie-art-antiquites.com/product_info.php?cpPath=1_12&products_id=125&osCsid=6103eeacd64a375a82188d7a647bdb07

     

     

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    Des savants égyptiens découvrent l'Amérique en 232 avant J.C. - par Marjorie Mazel Hecht

     

    1723 années avant que Christophe Colomb ne débarque en Amérique, une flotille égyptienne dirigée par Rata et Maui arrivait sur les côtes de l'actuel Chili.

    Voulant vérifier la théorie d'Eratosthène selon laquelle la Terre était une sphère, ils ont mené cette expédition avec, sur leur route, un élément inattendu: le continent américain.

    Cette histoire a pu être retracée grâce aux nombreuses inscriptions laissées par Maui sur son chemin. Ce n'est que dans les années 70 qu'un chercheur néo-zélandais, Barry Fell, a réussi à déchiffrer ces inscriptions.

     

    Il y a environ vingt cing ans, un chercheur d'origine néo-zélandaise, Barry Fell, a fait une découverte étonnante en déchiffrant des inscriptions provenant des îles pacifiques d'Irian Jaya, la partie occidentale de la Nouvelle-Guinée, qui appartient aujourd'hui à l'Indonésie. Fell a déterminé que ces inscriptions en un "dialecte" (Lybien) de l'ancienne Egypte, et que celui-ci était à l'origine de la langue maori des îles polynésiennes. On estime que la plus ancienne des inscriptions, trouvée à Irian Jaya dans la grotte des Navigateurs, remonte à 232 avant J.C.

     

    Au début des années 70, Fell, spécialiste des échinodermes (étoiles de mer), enseignait la biologie marine à l'université de Harvard, au musée de zoologie comparative. Toutefois, il a consacré une grande partie de son énergie à l'épigraphie, profitant du fond important dont disposait la bibliothèque de Harvard en ce qui concerne "les langages obscurs et les systèmes d'écritures". L'un des nombreux puzzles qui l'intriguaient était le mystère des étranges inscriptions que l'on trouvait dans les îles polynésiennes -- d'Hawaï à la Nouvelle-Zélande.

     

    Comme il le dit lui-même, il a passé huit années à "fouiller" la bibliothèque Widener de Harvard, cherchant à confirmer une intuition selon laquelle les inscriptions polynésiennes ne sont pas, comme le pensent les experts, des gribouillages sans signification mais "une forme écrite du langage polynésien, et que les textes qu'elles recèlent nous permettraient d'apporter une réponse au problème, jusqu'ici non résolu, de savoir comment des plantes et des animaux domestiques américains et asiatiques sont parvenus en Polynésie".

     

    Fell a longtemps réfléchi sur le fait que des centaines des inscriptions trouvées dans les îles pacifiques, sur des rochers ou dans des grottes, possédainet des caractères similaires alors qu'elles se trouvaient sur des îles séparées par des millers de kilomètres. Il s'est également souvenu que son professeur de zoologie en Nouvelle-Zélande lui avait parlé de la similarité qui existait entre la langue Maori et certaines langues classiques méditerranéennes. Fell lui-même était un linguiste exceptionnel qui maîtrisait de nombreuses langues, modernes et anciennes, y compris le Maori et le Grec ancien.

     

    Grâce à sa persévérence, Fell a confirmé son intuition du départ: " Des formes de lettres et de mots commençaient à émerger." Parmi les inscriptions en Maori, Fell a déterminé que «plus l'inscription est ancienne, plus son vocabulaire est un mélange de grec et d'égyptien parlé par les pêcheurs à peau foncée que les grecs appelaient les "Mauri". »

     

    Parmi les 1500 inscriptions en ancien maori de Lybie connues à ce jour, certaines sont bilingues avec comme deuxième langue le latin ou le punique (il s'agit d'inscriptions sur des tombes en Tunisie), nous apportant ainsi des indices. Fell a réussi reconnaître les mêmes racines de mots en égyptien et en polynésien traditionnel. Dans certains cas quand on substituait les lettres avec leur pendant en ancien égyptien, l'inscription pouvait être lue en égyptien. On peut s'imaginer comment Fell travaillait sur ce puzzle en regardant ces traductions et ses comparaisons avec l'alphabet maori (Figure 1).

     

    Page-6-article-Egypte-001-2.jpg

     

    Figure 1. Les alphabets maoris de Lybie, Plynésie et du chili. Ce tableau établi par Barry Fell montre les similitudes frappantes des alphabets trouvés sur différentes incriptions.

    source: Epigraphic Society Occasional Publications, vol. 2, N° 21.

     

    DES IDEES QUI DERANGENT

     

    Déchiffrer le maori n'est qu'un des nombreux travaux novateurs réalisés par Barry Fell [1].

     

    Pendant ses années passées à Harvard, il a accompli un travail de pionnier en épigraphie, surtout sur les inscriptions précolombiennes en Amérique. Il est l'auteur de trois livres sur le sujet, le plus connu étant America B.C. [2] l'Amérique avant J.-C.), dans lequel il évoque certaines preuves de voyages égypto-lybiens en Amérique. Ce livre a provoqué un véritable tremblement de terre dans des disciplines comme l'achéologie, l'épigraphie et l'histoire ancienne. Jusqu'à aujourd'hui, les théories de Fell sont considérées comme hérétiques et son départ de Harvard en 1977, ne s'est pas fait en douceur. Même s'il avait réussi à sisciter un certain enthousiasme pour ses idées à harvard, celles-ci semblaient toutefois trop gênantes pour l'establishment. Les critiques se sont attaqués à la méthode Fell, bien que le principal argument contre lui était que ses idées allaient à contre-courant.

     

    Néamoins, le génie s'était déjà échappé de la lampe. Fell a fondé la Polynesian Epigraphic Society en 1973, qui est devenue plus tard l'Epigraphic Society.

    C'est cette société qui a publié les travaux de Fell ainsi que d'autres épigraphes, géographes, archéologues ou amateurs. Fell a reçu du monde entier des informations ou inscriptions [3].

     

    Contrairement à ce qu'il a écrit sur l'Amérique, les travaux de Fell sur le maori et ses étonnantes traductions de la grotte des Navigateurs n'ont jamais connu une diffusion importante.

    À notre connaissance, les Epigraphic Society Occasional Publications sont les seules à avoir rendu compte de l'incroyable histoire qui va suivre [4].

     

     

    L'EXPEDITION D'ERATOSTHÈNE

     

    Au fur et à mesure que les travaux de Fell sur les racines égyptiennes du Maori se faisaient connaître, des épigraphes ont commencé à lui envoyer des copies d'inscriptions. Les inscriptions de la grotte des Navigateurs à Sosorra dans le Golfe McCluer (Irian Jaya), par exemple, ont été envoyées à fell par Ruth H. Hanner d'Hawaii, après qu'elle eut remarqué qu'elles comportaient des analogies avec l'écriture de l'Ancienne Egypte [5]. Ces inscriptions avaient été découvertes en 1937 par une expédition allemande dirigée par Josef Röder, de l'institut Frobenius de l'université Goethe à Frankfort. L'équipe de Röder s'intéressait aux pratiques religieuses des populations autochtones, et a pris des photos des inscriptions et des dessins sans pouvoir toutefois les déchiffrer [6].

    Les inscriptions et les dessins de la grotte, réalisés avec des craies colorées et du charbon de bois, ont été préservés grâce à une fine couche stalactifère transparente. Selon Fell, on y voit des diagrammes de bateaux et de matériel de pêche, des observateurs astronomiques « avec des illustrations de phénomènes célèstes et d'appareils astronomiques, y compris l'équerre d'arpenteur, un cadran solaire à angle variable pouvant être utilisé sous différentes latitudes, un instrument de calcul destiné à corriger les angles du zénith par rappor à la latitude, des compas, des équerres, des cartes du ciel indiquant des constellations particulières », ainsi que de nombreux dessins et peintures représentant des divinités greco-égyptiennes.

     

    Page 7 article egypte 001-3

    Inscriptions trouvées dans la grotte des Navigateurs en nouvelle-Guinée photographiées par Josef Röder de l'instiitut Frobenius. Il s'agit d'une partie de la démonstration d'Eratosthène détaillée ci-dessous.

     

    Fell a déterminé que l'inscription la plus importante était, selon lui, un exposé concis de l'expérience conduite par Eratosthène à Syène (aujourd'hui Assouan) et à Alexandrie pour démontrer que la Terre était ronde ! L'auteur était Maui, qui se présentait lui-même comme astronome et navigateur d'une flottille de six bateaux, sous les ordres du capitaine Rata.

     

    C'est sous le règne de Ptolémée III, vers 232 av. J.-C., que cette flottille a appareillé d'Egypte avec pour mission de faire le tour du globe. Maui et Rata avaient appris d'Eratosthène que la circonférence de la Terre était d'environ 250 000 stades (45 000 km) et ils disposaient d'instrument d'astronomie et de navigation très sophistiqués. L'art de la navigation et la capacité de faire de longs voyages remontent en Egypte à 2890 av. J.-C., ils exploraient aussi bien les côtes africaines que l'Océan Indien ou le cercle polaire austral. Ces missions, impliquant des milliers d'égyptiens et de très grands bateaux (67 m de long, selon certaines répliques), avaient pour objectif de trouver de l'or et également conquérir les contrées. Il est fort probable que Rata et Maui avaient une bonne expérience de ces voyages. Bien que l'on n'ait aucune trace du retour dela flottille en Egypte, Maui et d'autres ont laissé des témoignages de leur passage tout au long de leur parcours.

     

    La datation de l'occupation de cette grotte de navigateurs est fixée à 235-225 av. J.-C. Selon fell, on y trouve la description détaillée d'une éclipse solaire intervenant dans la quinzième année du règne de Pharaon, ce qui coïnciderait avec l'éclipse annuaire du 19 novembre 232 av. J.-C. (Ces grottes étaient-elles utilisées pour enseigner l'astronomie et la navigation à l'équi page ou les autochtones ? Ou voulait-on s'assurer que ces connaissances soient ainsi préservée ? Ce ne sont que des suppositions...)

     

    Fell traduit l'inscription la plus importante comme suit :

     

    « Invocation à Tawera [l'étoile du matin ou vénus]

    Larguer les amarres est le plaisir de Maui

    ca il aime être mouillé de l'écume salée.

    il est parti de sa maison vers d'autres contrées

    Depuis huit ans, mais grâce à Toi,

    O divine Etoile du matin, puisse-t-il échapper à la mort,

    Ce capitaine des marins, pour trouver de nouvelles terres hautes. »

     

    À côté de cette inscription, se trouve la démonstration d'Eratosthène (Figure 2). Elle commence ainsi, dans la traduction de Fell : « ce théorème particulier fut révélé à Maui par Eratosthène, un astronome du pays du Delta, en basse Egypte. »

     

    Page 8 article Egypte 001-3

    Figure 2. cette inscription se trouve dans la grotte des Navigateurs, en Nouvelle-Guinée; Elle a été découverte par Josef Röder en 1937, mais traduite seulement en 1974 par le linguiste Barry Fell. Elle commence par la citations suivante :

    « Ce théorème particulier fut révélé à Maui par Eratosthène, un astronome du pays du Delta, en basse Egypte. » Occasional Papers, Epigraphic Society, 1974.)

    a) Les rayons solaires traversent l'atmosphère...; b) ... à divers angles (ou diverses latitudes) ; c) Texte non déchiffré ; d) Fell écrit que le texte manque mais que le dessin parle de lui-même. Si un obélisque situé en α ne projette aucune ombre, tandis qu'un autre situé en b projette une ombre bc sous-tendant l'angle α au zénith, alors par le principe des triangles similaires, α doit également être l'angle sous-tendu au centre de la courbure de la Terre par la ligne αb car, comme on l'a vu auparavant, les rayons du Soleil sont parallèles ; e) À Philae (site proche de la moderne Assouan), le Soleil peut se trouver à la verticale, ne projetant aucune ombre. Entre Philae et la côte au nord, la distance est de 5 000 stades ; f) Si le soleil ne projette aucune ombre à Philae, l'ombre qu'il projette sur la côte couvre 1/50ème de 360°. La circonférence de la Terre équivaut donc à [(5 000 : 2) x 100] stades ; g) On voit donc que la circonférence totale de la Terre est de 250 000 stades (sit 46 000 km).

     

    Un rébus de Maui

     

    L'expédition Frobenius a également découvert des inscriptions dans la grotte de Sosorra, Irian Jaya, 1937-1938, et que Barry Fell ferait remonter à l'éclipse solaire du 19 novembre, 232 avant J.-C. On y trouve un rébus pariculier (Figure ci-dessous) auquel Fell s'est attaqué : « Les runes sont jointes en une séquence continue et deux d'entre elles doivent être lues de droite à gauche; J'ai inversé les séries pour les lire de gauche à droite et les runes sont montrées séparées » .

    Et voici ce que donne la traduction : « La Terre est inclinée. en conséquence les signes de la moitié de l'écliptique surveille le sud, tandis que l'autre [moitié] monte dans l'ascendant. C'est le calculateur de Maui. » Ce "calculateur" ou " Tanawa " est l'instrument qui se trouve à l'extrémité gauche de rébus et qui serait un instrument astronomique et concernerait, d'après le rébus, l'étude de l'écliptique.

     

    Page-15-Article-Egypte-001-2.jpg

     

    En haut, on peut voir le rébus de Maui avec , à son extrémité (entouré en pointillé), le calculateur. En bas, Fell a séparé les mots qui apparaissaient en fait en une seule séquence :

    Ta ga-za thi tu-ni Zo-ne 1/2 za ra-sa ne-ni. ta Na wa na-Ta-wi Ma-

    La traduction est :

    « La Terre est inclinée. En conséquence les signes de la moitié de l'écliptique surveille le sud, tandis que l'autre [moitié] monte dans l'ascendant. C'est le calculateur de Maui. »

     

    D'autres inscriptions plus tarives ont été superposées à celles de Maui et seraient, selon Fell, des imitations de l'oeuvre plus ancienne, « attribuées aux papous de la grotte » .

    Dans l'hypothèse de Fell, l'expédition aurait été lancée par Ptolémée III, à la fois pour trouver de nouvelles sources d'or et pour confirmer la « nouvelle doctrine » proposée par Eratosthène.

     

    Lors d'un séminaire à Harvard, en Novembre 1974, où Barry Fell présenta pour la première fois ses traductions, les participants étaient d'avis que, conformément au plan d'Eratosthène, l'itinéraire emprunté par Rata et Maui avait dû décrire un grand cercle.

     

    Page 9 article Egypte 001-2

      

    a) La mesure par eratosthène de la dimension de la terre était basée sur le calcul de l'angle de l'arc entre les villes d'Alexandrie et Syène (Assouan) situées sur le même méridien, à une distance d'environ 833 km.

    b) Au même moment où, à Syène, les rayons du soleil plongeaient directement au fond d'un puits, ils projetaient un angle de 7,2° depuis le sommet d'un obélisque à Alexandrie.

    c) Le calcul d'Eratosthène était remarquablement précis. Si 1/50 du cercle est égal à 833 km, alors la circonférence totale est de 41 650 km.

     

    Par conséquent, on peut estimer que l'expédition a atteint la côte ouest de l'Amérique en 231 ou 230 av. J.-C. et qu'il existe des inscriptions semblables, non encore découvertes, dans les grottes américaines. La flottille aurait sans doute accosté au Panama ou en Basse Californie, et les navires se seraient dirigés vers le nord et le sud à la recherche d'un passage maritime à travers la masse continentale.

     

    Page 9.1 article egypte 001-2

    Ayant pris connaissance de ce séminaire, le géographe George Carter [7] professeur à l'université A & M au Texas et passionné des inscriptions anciennes, s'est souvenu d'une inscription gravée dans une caverne, qu'il avait copiée à partir d'un magazine scientifique en langue allemande publié au Chili. Il avait trouvé un exemplaire ce magazine dans les années 50, à la bibliothèque de l'université John Hopkins de Baltimore où il enseignait la géographie. L'inscription avait été copiée à l'original en 1885 par Karl Stolp, qui s'était réfugié lors d'un tempête de neige dans une grotte près de Santiago Figure ci-dessous)

     

    Page-12-Article-Egypte-001-2.jpg

    Selon Barry Fell, les langues Maoris modernes sont très semblables au langage Maui. L'inscription se lit en alternance de gauche et de droite. Voici la transcription phonétique établie par Barry Fell pour le texte découvert par Karl Stolp, près de Santiago au Chili :

    1. Re Re-su ra ga Ma-wi. Ba re Re-su ta-za Te-te to-

    2. hi ha-wa tu ta Ta tu-hi-ha.

    3. Re Re-su za-wa da-ba ma-ka. hi-ge ta Ta tu

    4. Na-za Ta-m'ra Hi -ne Za Zara tu ha

    5. ga-sa-ta-ta IIII da_ba sa-ta, ra-kha, wa-ra (hiéroglyphe montagne)

    6. ka-ta. Ta-ha IIIII-ra ni-ta ra-na-pa 16

     

    Ce que Fell traduit :

     

    " Limite sud de la côte atteinte par Maui. cette région est la limite sud de la terre montagneuse revendiquée par le commandant, par proclamation écrite, dans cette terre exultante. jusqu'à cette limite sud, il guida sa flottille de bateaux. C'est cette terre que le navigateur revendique, au nom du roi d'Egypte, de sa reine et de leur noble fils, s'étendant sur 4 000 miles, escarpée, puissante, montagneuse et élevée.

    Le cinquième jour d'août de la seizième année de reigne. "

    source: Epigraphic Society Occasional Publications, vol. 2, N° 21.

     

    Carter croyait y voir une ressemblance avec les inscriptions polynésiennes. Il avait raison. Dans la traduction qu'en a faite Fell, on trouve mention de la "seizième année de règne " (du Pharaon Ptolémée III, soit 231 avant J.-C.), ainsi que le nom de Maui : "limite sud de la côte atteinte par Maui..." (cf . ci-dessus).

     

    QUE SONT DEVENUS RATA ET MAUI ?

     

    La flottille n'est jamais retournée en Egypte. Les Egyptiens n'ayant pas trouvé de passage navigable pour traverser le continent américain, on suppose qu'ils ont fait demi-tour pour retraverser le Pacifique en sens contraire. L'un des navires aurait fait naufrage sur l'île Pitcairn.

     

    Fell suggère que Rata, Maui et les trois cents autres membres de l'expédition sont devenus fondateurs de la civilisation polynésienne. En fait, révèle-t-il, même les noms de Rata et de Maui apparaissent dans la légende polynésienne. En outre, l'ancienne langue maori-libyenne, ainsi que son écriture et son corps de connaissances ont constitué l' "héritage premier de la Polynésie ". En Nouvelle-Zélande, on atrouvé des inscriptions libyennes datant encore de l'an 1450 de notre ère.

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    Notes

    1. Pour une courte biographie et bibliographie de Barry Fell, qui est décédé en 1994, vous pouvez consulter le site web de la Royal society of New Zealand: http://www.rsnz.govt.nz/home.html

    2. Barry Fell, America B.C., Simon & Schuster, New York, 1976

    3. Pour plus d'informations, vous pouvez contacter le secrétaire d'Epigraphical society, Donal B. Buchanan, à 8216 Labbe Lane, Vienna, Virginia 22182 (Etats-Unis) ou par courrier électronique : donalb@aol.com

    4. Cette histoire a été portée à notre connaissance en octobre 1988 par John chappell, président de la Natural Philosophy Society, qui a assisté à quelques débats avec Barry Fell en 1975 à Harvard.

    5. Les transcriptions que nous citons ici ne sont parues que dans les Occasional Papers de l'Epigraphic Society que Fell a fondée en 1974. nous reproduisons les inscriptions avec l'aimable autorisation de la société. (Epigraphic society Occasional Papers, Tome I et II

    6. Les inscriptions ont été publiées par l'institut Frobenius en 1959 (Frankfort). J. Röder, Felsbilder u. Vorgeschichte d. McCluer-Golfes West-Neuguinea Ergebnisse d. Frobenius-Expedition 1937-1938.

    7. Le Dr George F. Carter fait une revue des documents , en particulier des travaux de 1952 de Heinrich Quiring, dans " Egyptian Gold Seekers and Exploration in the Pacific ", The epigraphic Society Occasional Publications, vol. 2, N° 27, février 1975.

    8. Il existe une différence entre l'interprétation de Fell et la copie de Stolp. si la distance parcourue a été de 6 000 miles, alors la flottille a dû voyager environ 1 000 miles vers le nord avant de se diriger vers le sud, en direction des côtes d'Amérique du sud pour trouver un passage vers l'est.

     

    source: FUSION, La science passionément ! - N° 75 - MARS-AVRIL 1999

     

    http://www.kamitewoman.com/article-des-savants-egyptiens-decouvrent-l-amerique-en-232-avant-j-c-par-marjorie-mazel-hecht-67592293.html

     

     

     

    Égyptiens ( découverte de tabac AMERICAIN ! )

    La découverte de tabac dans le baume des momies égyptiennes a surpris les scientifiques et a soulevé la question de son origine. Cette découverte remonte à l'arrivée à Paris en 1976 de la momie royale de Ramsès II à l'initiative de l'historienne Christiane Desroches-Noblecourt. L'étude botanique de la momie de Ramsès II est confiée à madame Michèle Lescot, taxinomiste et spécialiste en anatomie végétale du laboratoire de phanérogamie du Muséum d'histoire naturelle de Paris.

     

    La découverte de composants de Nicotiana, parmi les débris végétaux du baume viscéral, laisse la spécialiste perplexe... Le scepticisme de ses confrères accompagne sa première constatation, car la « Nicotiana L » est un élément constitutif du tabac américain. Elle confie quelques échantillons à monsieur Steffan, spécialiste du laboratoire d'entomologie du Muséum et non seulement celui-ci confirme les recherches de sa consœur mais en plus y découvre la présence d'un coléoptère parasite du tabac américain.

     

    Les éléments de Nicotiana L. observés au microscope, appartiennent aux solanacées, grande famille bien représentée sur le continent américain. Cette présence de tabac peut s'expliquer par l'usage de solanacées africaines ou par la contamination des momies à l'époque contemporaine, le tabac ayant été utilisé, au XIXe siècle, comme insecticide.

    En 1992, Svetla Balabanova, toxicologue et médecin légiste du laboratoire du musée des antiquités égyptiennes de Munich, met en évidence la présence, non seulement de nicotine, mais aussi de cocaïne dans des momies égyptiennes. Si la trace de nicotine s'explique comme une contamination au cours du XIXe siècle, en tant qu'agent insecticide, la présence de la cocaïne, qui est restée inconnue en Eurasie jusqu'à l'époque précolombienne, demeure encore un mystère.

     

     

    Découvertes et contacts

    Contacts trans-océaniques précolombiens

    Lien article

     

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Contacts_trans-oc%C3%A9aniques_pr%C3%A9colombiens

     

     

    Les contacts trans-océaniques précolombiens désignent les rencontres entre les peuples indigènes d'Amérique et les navigateurs d'autres continents antérieures aux explorations de Christophe Colomb.

    Le seul à être historiquement avéré est relaté dans deux sagas scandinaves, qui décrivent deux colonies au Groenland fondées vers l'An mille par Érik le Rouge. Les vestiges matériels de ce contact ont également été retrouvés lors des fouilles de quelques sites scandinaves et indigènes au Groenland, dans l'Arctique canadien et à Terre-Neuve[1]. D'autres présumés contacts se basent sur des découvertes archéologiques controversées et sur des récits légendaires. Ils sont donc sujets à caution, et certains relèvent tout simplement du mythe. Les contacts précolombiens font depuis des siècles l'objet d'une certaine fascination, cherchant notamment à disputer à Colomb et à l'Espagne la découverte et l'exploration de l'Amérique.

    Toutes les migrations humaines antérieures à l'Antiquité et correspondant à la période préhistorique sont regroupées dans l'article sur les théories du premier peuplement de l'Amérique.

     

     

     

     

     

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    Que signifie Viking ?

      

    Mot d’origine incertaine. Peut-être du norrois vík, signifiant baie ou crique, et du suffixe ing, signifiant « originaire de ». Une autre étymologie ferait dériver la racine vik du latin vicus (village), pouvant désigner un port de commerce. Peu utilisé dans les sagas, le mot Viking se retrouve dans l’expression farar i vikingr, qui signifie « partir en expédition ». Un Viking serait donc un homme participant à l’une de ces expéditions maritimes. Ce terme s’applique aux Scandinaves de l’ouest (Danois et Norvégiens), ceux de l’est (Suédois) étant plutôt dénommés Varègues.

      

    La période dite viking s’étend de l’an 793, date du premier raid en Angleterre, à l’an 1066, date de la montée sur le trône d’Angleterre de Guillaume le Conquérant, duc de Normandie d’origine viking.

     

     

     

      

      
    Les Vikings découvrent l'Amérique - 1/3 par prophecy-comes_sometimes 

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    Les mythes ont la vie dure

      

      

    Premier mythe : les casques à corne. Les Vikings n’en ont jamais porté, sauf dans l’imagination des Romantiques du XIXe siècle.


    Deuxième mythe : le mot drakkar, par lequel les Français désignent les bateaux vikings (ce qui signifierait dragons), et qui n’existe dans aucune langue scandinave, aurait été inventé en 1840, en pleine époque romantique, par allusion au dragon de la proue. Il existait, en gros, deux sortes de bateaux : les knörs, de fort tonnage, adaptés au commerce et à la haute mer, et les langskips (« longs bateaux »), plus effilés et à faible tirant d’eau, adaptés aux opérations de pillage autant près des côtes que sur les fleuves.

       

           

     
    Les Vikings découvrent l'Amérique - 2/3 par prophecy-comes_sometimes

     

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    QUI ETAIT ERIK LE ROUGE ?

    On ne sait à peu près rien sur sa jeunesse. Il serait originaire d'une région agricole au sud-ouest de la Norvège (le Jaeren). Il pourrait tenir son nom de la couleur rousse de ses cheveux.

    Parti d’Islande à la suite d’un bannissement de trois ans, il découvre une nouvelle terre plus à l’ouest. Désireux d’y installer une colonie, il a le génie de la baptiser « Terre-Verte » (Groenland dans sa langue) de façon à susciter l’enthousiasme des éleveurs en recherche de nouveaux pâturages. Il faut rappeler qu'au Xe siècle, le climat était plus doux qu'aujourd'hui et que cette appellation, malgré tout, avait un sens. A son apogée, cette colonie comptera jusqu’à 3 ou 4 000 personnes.

     

     
    Les Vikings découvrent l'Amérique - 3/3 par prophecy-comes_sometimes

     


    Qui a découvert le Groenland ?

    Banni d'Islande pour une affaire de sang, Erik le Rouge entreprend de naviguer vers l'ouest et découvre, vers l'an 982, une nouvelle terre. Il explorera la côte ouest, plus hospitalière, de cette île jusqu'alors inconnue. Souhaitant y créer une colonie, il la nommera opportunément "Terre verte" (Groenland dans sa langue). Dès son retour en Islande (après trois années, durée de son bannissement), il réussira à convaincre quelques centaines de colons à le suivre. Sur les 25 bateaux engagés, seuls 14 arriveront à bon port.

    Cette colonie durera près de cinq siècles puis s'éteindra mystérieusement.

     

     

    Que signifie Vinland ?

    C’est le nom de la terre découverte par Leif, un fils d’Erik le Rouge, sur le continent américain vers l’an 1000. Parti du Groenland, où sa famille résidait, Leif s’est élancé vers l’ouest inconnu à la recherche de terres qu’un navigateur dérouté avait aperçues, sans les aborder, quelques années plus tôt. Leif y construira des baraques et y résidera, avec ses hommes, environ une année.

    Vinland signifie Terre-des-Vignes en raison des vignes sauvages qui y poussent. Cette terre lui sembla si généreuse, avec son raisin, son bois, son gibier, ses saumons géants, ses céréales sauvages qu’il la surnomma Vinland le Bon. Autre sens possible, mais plus contestable : Terre-des-Prairies.

     

     

    Les Vikings étaient-ils les premiers Européens au Vinland ?

    Ce sont en tout cas les premiers pour qui nous avons une preuve formelle, à la fois écrite et archéologique, de leur présence dans le Nouveau Monde. Mais s’ils ont pu réaliser cet exploit à la seule force du vent et des rames, d’autres auraient très bien pu le faire avant eux !

    Un texte latin, daté du début du IXe siècle et intitulé La Navigation de saint Brendan, raconte qu’un vieux moine irlandais aurait traversé l’Atlantique à la recherche du Paradis terrestre. Ce texte, très connu au Moyen Age, reste très difficile à interpréter tant son style naïf et fantastique prête parfois à sourire. Pourtant, certains détails troublants font penser qu’il aurait atteint l’Islande et ses volcans puis les côtes de Terre-Neuve et ses icebergs.

     

     

     

    Les Vikings ont-ils rencontré des Amérindiens au Vinland ?

      

      

    Oui, à plusieurs reprises. Ils les ont surnommés les Skraelings, terme péjoratif signifiant

    « faible », « malingre ». A de rares exceptions près, où les deux peuples ont paisiblement pratiqué le troc, les contacts furent assez violents. Bien que mieux armés (ils disposaient d’armes en métal, contrairement aux Amérindiens), les Vikings furent rapidement submergés par le nombre. C’est l’une des principales raisons de l’échec de la colonisation du Vinland.

    Compte tenu de la probable situation géographique du Vinland (Nouvelle-Angleterre aux Etats-Unis ou les provinces maritimes du Canada), il est possible que les Vikings aient rencontré les peuples Abénakis ou bien Micmacs, deux nations de langue algonquine.

     

    ------------------------------------------

      

     

    Vers l’an 1000, les Vikings partirent du Groenland pour aller explorer l’est du Canada actuel (l’île de Terre-Neuve). Ils étaient conduits par Leif Ericson, fils d’Érik le Rouge, un Islandais qui vivait au Groenland, et dont la famille était originaire de Norvège.

     

    Les Vikings établirent un village à la pointe nord de l’île de Terre-Neuve, et ils appelèrent cette région le "Vinland". Ce village est la plus ancienne trace d’une présence européenne en Amérique du Nord. 

     

    Au cours de leur voyage, ils firent la rencontre des "Skraelings" (nom qu’ils donnèrent aux peuples autochtones qui occupaient l’est du Canada). Des conflits avec ces peuples auraient obligé les Scandinaves à retourner au Groenland quelques années plus tard.

    Il y eut probablement de nouvelles expéditions scandinaves dans la région jusqu’au 14e siècle.

     

    Vinland
    Site reconstitué de la colonisation des Vikings au Vinland (actuelle île de Terre-Neuve au Canada)

     

    Y a-t-il des descendants vikings au Vinland ?

    C'est peu probable. D’après les sagas, les Vikings du Groenland y ont fait quatre incursions (mais probablement plus) de courte durée et n’ont pas eu de contacts prolongés avec les Amérindiens. Elles ne relatent en effet aucune union entre les deux peuples. La seule naissance mentionnée est celle du fils d'un chef viking et de son épouse islandaise, ce qui en fait le premier Européen né en Amérique. Mais, devant l’hostilité des Amérindiens, les Vikings n'ont pas fait souche et ont été contraints de retourner d'où ils venaient : le Groenland.

    Que des Vikings aient pu s'installer là-bas après l'époque des sagas est possible mais aucun texte ni aucune étude génétique ne permet de l’affirmer avec certitude.

    Sources

    http://www.la-saga-du-vinland.com/content/view/24/68/

      

      

    Des dizaines de musées concernant les VIKINGS

    Basée sur des sagas écrites entre le XIIe et le XIIIe siècle par des clercs islandais, La Saga du Vinland raconte comment Erik le Rouge et ses enfants, des navigateurs hors pair, ont découvert le Groenland puis l’Amérique cinq siècles avant Christophe Colomb.
    Très bien documenté, ce docu-fiction regorge d’ambiances, de couleurs, d’émotions, d’anecdotes, de paysages étonnants… A bord des meilleurs bateaux de l’an mil, vous êtes invités à repousser les limites du monde connu sur les mers glacées.
    De l’histoire vivante, de l’aventure à chaque page, des éléments nouveaux qui pourraient interpeller les historiens, le tout agrémenté de cartes claires pour bien se repérer.

     

      

    Musée des Vikings Haithabu (Schleswig-Holstein) Allemagne

    Ouvert en 1985, le musée des Vikings Haithabu (Hedeby en norrois, la langue des Vikings) se trouve près de la ville de Schleswig. Vitrine d’une ancienne ville, il est consacré à l’archéologie et à l’histoire de cet important site de peuplement à l’époque des Vikings, à la croisée des principales routes commerciales. Dans les 70 bâtiments, les cours et les moulins historiques, on peut admirer du mobilier, des ustensiles ménagers et des outils de travail utilisés jadis.

     

      

    Centre viking de Jorvik à York

    Lors de l’invasion des Vikings, en l’an 866, York, dont le nom scandinave était Jorvik, devint un grand centre commercial et politique scandinave. Le centre propose des expositions permanentes des objets retrouvés sur place. Jorvik était autrefois très animée, comme peuvent en témoigner les reconstitutions des étalages des marchés, des quais et des maisons. Visite du terrain abritant les fouilles archéologiques.

      

    L’Anse-aux-Meadows (Terre-Neuve)

    Reconstitution de trois huttes vikings sur le lieu de la plus ancienne colonie européenne connue au Nouveau Monde. Les vestiges archéologiques ont été déclarés site du patrimoine mondial par l’Unesco en 1978. Des expositions reconstituent le mode de vie des Vikings, la découverte archéologique du site et présentent des objets vikings découverts sur place.

     

    Erik le Rouge

    ----- Bjarni Herjolfsson
    ----- Leifr Erikson  
     

      

    Forteresse de Trelleborg à Slagelse (île de Sjælland)

    Cette forteresse viking, de forme circulaire, pouvait abriter entre 500 et 800 guerriers. Elle contenait 16 grandes maisons et, entre les deux remparts, des ateliers et des étables. Une maison reconstruite à l’identique peut être visitée près de là. Le musée expose les trouvailles archéologiques. Animations costumées l’été.
     

    Centre viking à Ribe

    Village viking reconstitué conformément aux découvertes archéologiques et animé par des acteurs en costumes d’époque, stands d’artisans vikings dans un grand marché de plein air, démonstrations de combats, de fauconnerie, de travaux de la ferme, de tissage… Musique, danse.
     

    Musée des bateaux vikings à Roskilde

    Ce musée présente l’histoire de la navigation et la culture maritime scandinaves entre l’Antiquité et le Moyen Age. Il abrite les vestiges de cinq bateaux vikings originaux, datant de la fin du XIe siècle, qui furent mis à jour dans le fjord de Roskilde en 1962. On peut y voir un diaporama qui suit, heure par heure, une offensive navale des Vikings norvégiens sur Roskilde. Expositions temporaires.

     

     

     

     

    Centre viking à Rosala (île de Hitis, sud du pays)

     

    Village viking reconstitué sur les lieux des fouilles. Nombreux objets anciens, réplique de deux bateaux vikings, acteurs costumés.

     

     

     

    Musée de la Tapisserie de Bayeux (Calvados)

    Classée « Mémoire du Monde » par l’Unesco, la Tapisserie de Bayeux est une broderie, longue de 70 mètres, réalisée au XIe siècle. Célébrant la conquête de l’Angleterre par Guillaume, duc de Normandie, cette toile de lin a probablement été brodée par des moines dans le sud de l’Angleterre après la bataille d’Hastings (14 octobre 1066). Animaux mythologiques, navires vikings, cavaleries normande et saxonne illustrent les exploits de Guillaume et de son adversaire Harold, autre prétendant au trône d’Angleterre.

     

    Château de Guillaume le Conquérant à Falaise (Calvados)

    Autrefois entouré de marécages, le château Guillaume le Conquérant, implanté dans des conditions naturelles de défense idéales, domine la ville. Témoin de la puissance des ducs-rois anglo-normands, cette place forte édifiée aux XIIe et XIIIe siècles s’inscrit dans la lignée des châteaux construits par Guillaume le Conquérant et ses successeurs après la conquête de l’Angleterre en 1066 (lors de la fameuse bataille

    Brattahlid, près de Narsaq (sud du Groenland)

    A la fin du Xe siècle, les Vikings ont fondé deux établissements sur la côte ouest du Groenland : le plus important au sud (dit Etablissements-de-l’Est), près la ville actuelle de Narsaq (Erik le Rouge s’était installé à Brattahlid), et un autre plus au nord (dit Etablissements-de-l’Ouest), près de Nuuk, l’actuelle capitale. Dans la région de Narsaq, de nombreuses ruines de fermes et d’églises vikings sont encore visibles.de Hastings).

     

    Ferme viking de Stöng (sud du pays)

    Reconstruction à l’identique d’une véritable ferme viking (détruite par une éruption du volcan Hekla en 1104), avec ses murs de tourbe et son toit recouvert d’herbes folles. Cette grande ferme, la plus célèbre maison viking d’Islande, permet de voir comment vivaient les premiers colons islandais.
     

    Thingvellir (sud-ouest du pays)

    Ce site exceptionnel, qui n’est pas à proprement parler un musée, est celui de l’Althing, le premier parlement du monde (dès l’an 930), où se discutaient et se votaient les lois islandaises. Il est situé sur la faille médio-atlantique qui sépare les plaques géologiques européenne et américaine. Non loin des sites de Geysir où vous admirerez les plus célèbres geysers d’Islande.
     

    Saga Museum à Perlan (Reykjavik)

    Reconstitution de l’histoire des premiers colons vikings à travers des figurines grandeur nature mises en scène dans des décors d’autrefois. Son et lumière.
     

    Institut Arni Magnusson à Reykjavik

    Venez admirer les manuscrits originaux (sur vélin) des sagas islandaises, dont celles retraçant la découverte de l’Amérique par Leif, le fils d’Erik le Rouge.
     

    Ferme d’Erik le Rouge à Haukadal à Dalasýsla

    (ouest du pays)

    Reconstruction à l’identique de la ferme où vécut Erik le Rouge avant de s’exiler vers le Groenland, qu’il découvrit vers l’an 982. Son fils Leif, qui a découvert l’Amérique vers l’an mil, est probablement né dans cette ferme. Un haut lieu de l’histoire viking.

    Musée des bateaux vikings à Bygdøy (Oslo)

    Vous pourrez admirer deux célèbres bateaux vikings. Celui d’Oseberg, un long bateau de 21,5 mètres, le plus prestigieux de tous, a été exhumé en 1904. Il contenait deux corps de femme ainsi que de très nombreux objets de valeur. Celui de Gokstad, le plus long jamais trouvé en Norvège (23,3 mètres), contenait le corps d’un homme entouré, lui aussi, de nombreux objets. Un patrimoine unique.

     
     
     

    Musée viking à Borg (îles Lofoten, nord du pays)

     

    Reconstruction d’une maison d’un puissant chef viking local, au sein d’un ancien village d’importance. Vestiges d’abris pour longs bateaux, de chariots, d’étables et d’une

      

     

    Centre slave et viking à Wolin (sur les bords de la mer Baltique)

     

    Village reconstitué du fameux site d’implantation de la puissante confrérie des Jomsvikings. Acteurs costumés retraçant tout l’artisanat de l’époque viking.    

     

     

     

     

     

    forge.

    Musée historique de Gotland à Visby (île de Gotland)

    Importante section dédiée à la période viking : pierres gravées de runes et de dessins (stèles commémoratives) ainsi que la plus importante collection de trésors d’objets en argent ou en or (bijoux, pièces de diverses provenances), preuve que l’île de Gotland était une plate-forme commerciale majeure à cette époque.

     

    Birka : ville viking sur l’île Björkö (lac Mälar, près de Stockholm)

     

    Il y a douze siècles, les rois de Suède fondèrent un nouveau port de commerce sur une île au centre d’un lac : Birka. Musée (avec maquettes miniatures de villages vikings), village de tentes reconstitué et animations costumées. Birka fut la première ville de Suède.

     
     
     

    Vikings: repères chronologiques

     
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    Principaux repères chrnologiques:
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    737 : construction du premier Danevirke (muraille du sud du Jutland)
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    Vers la fin du VIIIe siècle:
    -Les Norvégiens s'isntallent à Orcades et les Shetland.
    -Ribe (Danemark) et Paviken (Gotland) connaissent une période de grande prospérité.
    -Des monnaies çoufites (provenance du monde arabe) sont exhumées par l'archéologie scandinave orientale (Suède), preuves d'échanges déjà existants.
    -
    789 : des bateaux vikings sont aperçus au large des côtes de l'Angleterre méridionale.
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    793 : Le 08 juin, mise à sac du monastère de Lindisfarne, en Northumberland, date conventionnelle du départ du mouvement viking. Mais les monastères de Jarrow et de Iona (côté nord de l'Angleterre) subissent le même sort.
    -
    795 : Raid viking dans les environs de Dublin (Irlande)
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    799 : Attaques vikings en France du Sud-Ouest.
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    808: Le roi danois Godfred détruit la ville slave de Reric et fonde (Haithbaru) qui deviendra le grand comptoir marhcand des Vikings.
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    810 : Le roi Godfred ravage la côte de Frise. Il est assassiné.
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    814: Mort de Charlemagne.
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    815: L'Empire envahit le Danemark, le Jutland du Sud.
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    817: Aidés du roi des Abodrites, les fils de Godfred attaquent Esesfleth (Iltzhoe)
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    Vers 820: Les Vikings tentent de débarquer en Europe du nord-ouets et en France, notammanet en baie de Seine.
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    823 : Ebbon, archevêque de Reims, se rend en mission en Scandinavie. Sans grand succès.
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    Autour de 825 : Hedeby commence à battre monnaie.
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    825 : Grimr kambann se serait installé dans les îles Feroé.
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    829: Première mission du moine de Corbie, Ansgar (Saint Anschaire) en Scandinavie, à Birka. Il est plus ou moins accueilli.
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    Dans les années 830: intensification des raids sur l'Irlande
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    832: Pillage du monastère d'Armagh, Irlande.
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    834 : Les Danois mettent à sac la ville de Dorestad, en Frise.
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    835 : les Vikings entament une série d'attaques qui va durer quelque trente ans sur l'Angleterre. Il s'en prennent à Noirmoutier mais sont repoussés par le comte Renaud.
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    839 : Une source byzantine mentionne pour la première fois des Suédois "qui se, id est gentem suam, Rhos vocari dicebant [...] comperit eos gentis esse Suenom (qui se disaient-leur nation- Rhos (Rus)[...] ajoutant que leurs gens étaient Sudéois")
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    Après 840 : Les Vikings, norvégiens, font probablement de Dublin une de leurs bases.
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    Rouen, "les douze défendant la tour et le pont "
    (gravure Emile Bayard)
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    841 : pillage de Rouen
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    842 : Les Vikings dévalisent Quentovic.
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    843 : Prise de Nantes et mise à mort de l'évêque Gunhard , ou Gohard, dans sa cathédrale. Des Vikings appelés Westfaldingi (originaires de Vestfold , Norvège?) ravagent l'Aquitaine et hivernent à Noirmoutier.
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    Partage de l'Empire carolingien entre les trois fils de Louis le Pieux , à l'occasion du traité de Verdun.
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    844 -Attaques en Bretagne. Remontée de la Garonne jusqu'à Toulouse. Incursions en Galice (Espagne).
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    Le roi Raedwulf de Northumberland est tué par les Vikings.
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    Les Vikings attaquent Giljon en Espagne mais sont refoulés et doivent battre en retraite. Ils s'en prennent à Séville qu'ils mettent à sac mais sont repoussés par les musulmans et battent en retraite.
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    845 : Les Vikings incendient Hambourg et ils ravagent Paris ainsi que des villes espagnoles. Charles le Chauve verse le premier danegeld ("impôt") de 7 000 livres d'argent. Saintes, sur la Charente, est mise à sac ainsi que Tarbes sur l'Adour.
    Attaques sur l'Elbe contre les Saxons qui remportent la victoire.
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    Le siège archiépiscopal de Hambourg est transféré à Brême.
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    848: Bordeaux est attaquée en pleine nuit.
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    849: Seconde mission d'Ansgar dans le Nord.
    Attaques vikings sur Périgueux.
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    850 : Une première église est bâtie à Hedeby, une autre à Ribe (Danemark)
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    851 : Pour la première fois , une "armée" danoise hiverne en Angleterre.
    Beauvais est pillée.
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    852: Les Vikings arrivent en Frisland avec une grande flotte, ils attaquent la Frisland et pénètrent dan sla Scheldt, puis descendent la Seine.
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    853 : fondation d'un royaume nordique à Dublin.
    Nantes, Angers et Tours sont pillées.
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    854: Les Vikings incendient Blois.
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    représentation d'une barque viking
    (gravure d'Alphonse de Neuville 1879)
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    855: Les Vikings s'attribuent la plus grande partie de la Frisland.
    Ils pénétrent dans Bordeaux et harcèlent l'Aquitaine. Ils arrivent à Poitiers mais sont battus.
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    856 : Prise d'Orléans et attaques vers Paris. Les Vikings hivernent dans Jeufosse, une île de la Seine.
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    859: Attaques sur Amiens et Narbonne: les Vikings passent par le détroit de Gibraltar et arrivent en Camargue.
    Les Danois ravagent Amiens et le couvent de Saint-Valery. D'autres attaquent Noyon.
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    Vers 860 : l'Islande, probablement habitée par des ermites irlandais, est découverte par les Scandinaves (Norvégiens en majorité). Elle n'est "officiellement" colonisée qu'en 874 par Ingolfr Arnarson.. Le mouvement d'occupation systématique du pays jsuqu'en 930.
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    Les Vikings hantent les côtes d'Afrique du Nord et d'Italie où ils dévalisent Pise.
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    C'est à cette époque que les Varègues se manifestent en tant que commerçants sur la "Route de l'Est". Ils pourraient avoir été à Novgorod.
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    Denier de Charles le Chauve
    coiffé d'une couronne de lauriers selon le modèle romain
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    860 : Versement d'un tribut de 6 000 livres aux Vikings, par Charles le Chauve.
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    Hasting dans l'église de Luna en Italie
    (gravure de G. Dascher 1904)
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    Ils mettent à sac la ville italienne de Luna qu'ils prennent pour Rome.
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    861: 3e attaque de Paris. L'île d'Oscellus (Oisel?) est assiégée.
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    Vers 862: Hôskuldr et Dyri prennent le pouvoir à Kiev.
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    863: Expéditions sur Angoulême, Limoges, Périgeux, Poitiers.
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    865 : Date du premier danegeld versé par l'Angleterre aux Vikings. Des Vikings suédois se seraient rendus en mer Caspienne.
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    867: Les Vikings s'emparent de York. Attaque Rus sur Byzance.
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    868 : Pillage d'Orléans. Les habitants de Poitiers mettent en fuite les Vikings.
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    870 : Le moine Rimbert rédige la Vita de saint Anschaire.
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    871 à 899 : Règne d'Alfred le Grand de Wessex. Il est le premier à organiser, avec succès, une résistance aux pillards scandinaves.Fin lettré il laisse des témoignages écrits des Vikings et une description des activités des marchands scandinaves,dont la relation avec un certain Ottarr.
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    874 : Les Byzantins et les Rus concluent un traité de commerce. Les Rus acceptent de prendre un évêque.
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    Colonisation de l'Islande par Ingolfr Arnarson.
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    876 : les Vikings morcellent la Northumbrie. Fondation du royaume de York et formation du Danelaw (la province où règne la loi, law, des "Danois")
    -
    878: Alfred le Grand inflige une défaite à Edington, au Viking danois Guthrum. Il accepte de se faire baptiser, frappe monnaie (sous le nom d'Edelia ou Edeltan soit Athelstane) et finit par régner sur l'East Anglia.
    -
    879 : Une "grande armée" danoise arrive en Flandre et se rend de Cambrai jusqu'à Reims. Dans la Loire, les Vikings sont vaincus par les Francs.
    -
    Vers 880: Hypothèse d'un raid varègue en Iran.
    -
    Bataille de Saucourt-en Vimeux
    (Musée de Versailles)
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    881 : Célèvre victoire de Louis III sur les Vikings à Saucourt-sur-Vimeux. Ce fait d'arme donnera lieu au célèbre poème "Ludwigslied".
    -
    882: Le Viking (suédois?) Oleg (Helgi) s'empare de Koenugardr (Kiev). Il aurait été le successuer de Rurik (Hroereker) qui se serait attribué le pouvoir sur Holmgardr (Novgorod). 0 l'opposé d'Oleg, la figure de Rurik s'entoure de jéngende fautes de documents.
    -
    Oleg réunit Kiev et Novgorod pour fonder l'Etat "rus".
    -
    Les Vikings incendient Cologne , Trêves, le château d'Aix-la-Chapelle et le monastère de Flandre.
    -
    883: Ils incendient Saint-Quentin et Arras.
    -
    884 : danegeld de 12 000 livres versé par la France.
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    Siège de Paris
    (Gravure Emile Bayard)
    -
    885: Les Vikings, peut-être sous la direction de Ragnarr lodbrok, "aux Braies Velues" qui se rendra ne Angleterre où il fait des ravages avec ses deux fils Bjorn jàrnida (Bier costae ferreae , "Au Flanc de Fer") et Invarr beinlauss ("Sans Os") viennent faire le siège de Paris, Eudes, leur résiste vaillamment et derva cette défense au roi de France. Charles le Gros paient lesVikings pour qu'ils s'en aillent.
    -
    De 885 à 900: Haraldr inn harfagri ( "a la Belle Chevelure") remporte la victoire navale du Hafrsfjördr et unifie la Norvège sous son autorité.
    -
    886: L'Angleterre se soumet par traité à une répartition qui donne le Danelaw ("le territoire où règne") la loi des Danois, Danelagu) aux Scandinaves. Alfred le Grand reprend Londres.
    -
    886: Attaque de Reims.
    -
    888: Siège et prise de Meaux.
    -
    889: Ravages en Bourgogne.
    -
    890 : Saint-Lô est prise. Bataille contre les Bretons qui obligent les Danois à battre en retraite jusqu'à la Seine. Ils établissent leur campement d'hiver à Noyon.
    -
    -
    Xe siècle: la ville de Kaupangr (ou Skiringssal, Sciringesheal) dans le fjord d'Oslo, décline: qui est un grand centre commercial des Vikings.
    -
    902: Expulsion de Dublin des Vikings.
    -
    907: Attaque des Rus sur Byzance , sans succès.
    -
    910 à 918 : les Anglo-Saxons entreprennent de reconquérir le Danelaw, succès.
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    911 rencontre des Vikings et des Francs sur les bords de l'Epte
    (dessin Darvil-Assor)
    -
    911: ( malgré le manque de documents): le roi Charles III le Simple passe avec le chef (norvégien? danois? orcadien?) Hrolfr (Rollon), à Saint-Clair-sur Epte un traité qui lui octroie la Normandie et fait de lui un duc. Rollon y installera sa dynstye de façon durable.
    -
    Oleg passe un accord avec Byzance: les Rus pourront commercer et séjounrer à Constantinople.
    -
    912: Des Vikings (d'origine suédoise?) attaquent Bakou sur la mer Caspienne.
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    912-920: Edouard l'Aîné, roi d'Angleterre, doit accepter la présence des Vikings dans le centre et le nord-est de l'Angleterre.
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    914-936 : Présence constante des Vikings en Bretagne.
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    922: Date du célèbre "reportage" du diplomate arabe Ibn Fadhlan sur les rives de la Volga. Il décrit notamment les funérailles d'un chef rus.
    -
    924: Le roi Raoul cède la Bretagne aux Vikings.
    -
    930: L'Islande se proclame république indépendante. Elle le restera jusqu'en 1264. Elle se dote de l'althing, parlement en plein air.
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    934: les Allemands prennent Hedeby. Henri l'Oiseleur, empereur germanique défait les Danois.
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    Vers 937 : Les Anglais, sous la conduite du roi saxon Athelstane, battent une coalition Scandinaves-Ecossaises à la bataille de Brunanburth.
    -
    Débarquement de Vikings
    (gravure Alphonse de Neuville 1879)
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    938: Les Vikings venant de Nantes établissent le camp de Péran en Bretagne.
    -
    939: Les Vikings abandonnent la Bretagne.
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    941: Igor (Ingvarr) attaque Constantinople mais sa flotte est détruite par le feu grégeois.
    -
    943-45: Les Norvégiens d'Irlande se convertissent.
    -
    948: Nomination d'évêques à Ribe, Hedeby et Ârhus. Eirkr à la Hache Sanglante (Blodoxi) devient le dernier roi de York.
    -
    950 ou 952 : le basileus (empereur de Constantinople) Constantin Porphyrogénète décrit les Rus dans son De administrando imperio.
    -
    954 : Erik à la Hache Sanglante de York est tué à Stainmore. C'est la fin du royaume viking de York. L'Angleterre est unifiée.
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    Vers 965: Le roi du Danemark, Haraldr à la Dent Bleue (blàtand) se convertit au christianisme. Il se vantera (pierre runique de Jellling) d'avoir fait des chrétiens de tous les Danois et Norvégiens.
    Le roi Sviatoslav de Kiev attaque les Bulgares.
    Epuisement des mines d'argent du califat.
    -
    Vers 970: Déclin de Birka et montée de Sigtuna (l'une et l'autre dans les environs de l'actuelle Stockholm, sur le lac Mälar)
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    972: Vladimir (Valdimarr) prend le pouvoir à Novgorod.
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    974: l'Allemand Othon II s'empare de Hedeby.
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    978-1016: Ethelred the Unready, roi d'Angleterre.
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    980: les rois vikings de Dublin voient leur pouvoir passablement réduit après la bataille de Tara.
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    Vers 980 : Constitution d'une garde varègue (où, donc, entrent majoritairement des Scandinaves) à Constantinople.
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    Vladimir (Valdimarr) le Grand, , fils de Sviatoslav, d'abord prince de Novgorod, puis de Kiev, après avoir assassiner son frère Iaropolk, roi de Russie (jusqu'en 1015)
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    Reprise des raids danois sur l'Angleterre. Construction des camps fortifiés circulaires danois.
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    ----- Erik le Rouge
    ----- Bjarni Herjolfsson
    ----- Leifr Erikson
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    981: découverte du Groenland.
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    985/86 : Les Scandinaves aperçoivent les côtes d'Amérique du Nord (Helluland, Markland, Vinland). Etablissement d'Erik le Rouge au Groenland.
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    988 : conversion de la Russie.
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    Vers 990 : Fondation de Bergen et de Trondheim (Norvège).
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    Vers 994: Conversion au christianisme du roi norvégien Olafr Tryggvasson. Il sera le grand convertisseur de ses compatriotes. Olafr Sköttkonungr, roi de Suède, unifie sous son sceptre les Sviar (Suédois) et les Götar (Gots?).
    -
    995: Olafr Sköttkonungr crée l'Etat suédois en soumettant les Sviar et les Götar.
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    999: L'Islande se convertit au christianisme officiellement et à l'unanimité.
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    1000 : Olafr Tryggvason tué lors de la bataille navale de Svöldr.
    -
    Vers 1000. Institution d'une garde varègue à Constantinople.
    Arrivée de Normands, pélerins ou mercenaires, à Salerne.
    Leifr Eiriksson, qui se fonde sur les observations de Bjarni Herjolfsson, hivernerait quelque part dans le Vinland.
    Conversion officielle des Islandais.
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    1002: massacre des Danois le jour de la Saint-Brice, en Angleterre.
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    1008: le roi des Suédois, Olafr Sköttkonungr se convertit au christianisme.
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    1013-1014: Des Vikings mercenaires de Richard II livrent bataille au comte de Chartres.
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    1014: Le roi irlandais Brian Borome remporte la bataille de Clontarf contre une alliance de rivaux irlandais et de Scandinaves.
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    1014-1016: Les Danois menés par Sveinn tjuguskegg ("A la Barbe Fourchue") s'emparent de l'Angleterre.
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    1016: Knutr inn mikli (le Grand) roi du Danemark et d'Angleterre. Il épouse Emma, veuve d'Ethelred II qui était roi d'Angleterre.
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    1015-1054: Une quarantaine de chevaliers normands (de Normandie) mettent en fuite les Sarrazins qui assiégeaient Salerne dans le sud de l'Italie. Ces mêmes chevaliers sont recrutés, l'année suivante, par le Lombard Mélès pour chasser les Byzantins d'Italie du Sud.
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    1017-1035: le roi danois, Knutr le Grand, fonde un royaume : partie danois, partie anglo-saxon.
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    Vers 1020: fondation de la ville de Lund (Danemark à l'époque , aujourd'hui en Suède).
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    1027: Construction, à Roskilde (Danemark) de la première église en pierre du Nord.
    Naissance de Guillaume le Bâtard, futur Guillaume le Conquérant.
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    1029: Le normand Rainulfr reçoit le comté d'Aversa dans le duché de Naples.
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    1030: Le roi norvégien Olafr Haraldsson (saont Olfr) est tué par ses sujets lors de la bataille de Stiklarstadir (près de Trondheim). Il est canonisé peu de temps après.
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    1031: Construction à Roskilde de la première église de pierre de Scandinavie.
    -
    Vers 1041: Expédition d'Yngvarr inn vidförli ("le Grand Voyageur") vers l'Est.
    -
    1042-1066: Edouard le Confesseur, roi d'Angleterre.
    -
    1043: Victoire de Magnus le Bon (fils de saint Olafr) contre les Vendes (Slaves) à la bataille de Lyrskov Hede (près d'Hedeby).
    -
    1047: Bataille du Val-ès-Dunes. Le duc Guillaume défait les barons rebelles avec l'aide du roi de France Henri 1er.
    -
    1051: Les Anglais paient des mercenaires scandinaves pour qu'ils s'en aillent.
    -
    1059: Accord de Melfi. Robert Guiscard et Richard d'Aversa, chefs normands (de Normandie) jurent fidélité à l'Eglise à condition que les terres soient partagées entre eux. Richard est fait duc de Capoue, Robert est duc de Calbre et des Pouilles: le "comté" de Sicile reste à conquérir.
    -
    1061: Début de la conquête de la Sicile.
    -
    1064: Le Danemark et la Norvège se séparent par traité.
    -
    1066: Les Anglais de Harold de Wessex battent les Norvégiens de Haraldr inn Hardradi ("l' Impitoyable") à Stamford Bridge et le tuent.
    Les Anglais de Harold de Wessex, épuisés , doivent se rendre à marche forcée jusqu'à Hastings pour faire face à l'invasion de Guillaume le Conquérant et sont écrasés à la bataille d'Hastings le 14 octobre. Cette date marque conventionnellement la fin du phénomène viking qui aura donc duré près de dexu siècles et demi.
    -
    Les faits qui suivront : mise en place de la Normandie, occupation des provinces de Sicile et des Pouilles (1071) restent des phénomènes "normands" (de Normandie) et non vikings.
    -
    Les Slaves mettent Hedeby à sac. La ville sera remplacée par Schleswig qui se trouve en face sur l'autre rive de la Schlei.
    -
    source Les Vikings R. Boyer. 

      

    SOURCES 

    ARTICLE

    http://www.archeo-barzelles.com/2011_06_01_archive.html

     

     

     

      

      

     

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    File:Vinland Map HiRes.jpg

     

     

    La « carte du Vinland » est une mappemonde qui représenterait le monde connu en incluant des terres présumées inconnues au XVe siècle, notamment le Groenland, le Japon et une île, le Vinland, dénommée Vinlanda Insula et rappelant les contours approximatifs de l'Amérique du Nord. L’authenticité de cette carte conservée à l'université Yale est controversée. Elle est considérée par certains comme un OOPArt.

     

    La carte, conservée à la Bibliothèque Beinecke  de Yale, daterait du XVe siècle et serait la copie d'un original du XIIIe siècle. Son importance résiderait dans le fait que, outre la présence de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique, elle montre une portion de terre au-delà de l'Atlantique Nord, appelé Vinland, qui confirmerait le fait que les Européens auraient eu connaissance des voyages des Vikings au XIe siècle, anticipant de quatre siècles la découverte du Nouveau Monde par Christophe Colomb (1492).

    La carte indique un certain nombre d'îles fantômes, notamment une île nommée Beati Brandani (la légendaire île de Saint-Brendan) et une île nommée Branziliae rappelant étrangement le mot Brésil, mais déjà représentée sur d'autres cartes marines sous le nom d'Île de Brasil.

    Une île située à l'ouest, dénommée Vinlanda Insula, représente à la fois les contours d'un large estuaire qui rappelle celui du golfe du Saint-Laurent et au nord, une grand lac accessible par une voie d'eau qui donne une représentation approximative de la baie d'Hudson et du détroit d'Hudson.

     

     

    Découverte

    La carte fut proposée en 1957 (trois ans avant la découverte du site de l'Anse aux Meadows) à l’université Yale par Laurence C. Witten II, ancien élève devenu antiquaire spécialisé en livres anciens. Elle était fixée à un authentique codex, Historia Tartarorum (Histoire des Mongols appelés par nous Tartares), version ancienne du texte du franciscain Jean de Plan Carpin, lui-même autrefois relié en appendice au Speculum historiale de Vincent de Beauvais[2]. Le prix étant trop élevé et Witten refusant de révéler sa provenance, l’université hésita. Un autre élève, Paul Mellon, l’acheta, se proposant de l’offrir à son alma mater si elle se révélait authentique. Il la fit expertiser par deux conservateurs du British Museum et un bibliothécaire de Yale, mais en secret, procédure controversée[3]. Ils aboutirent après plusieurs années à la conclusion de son authenticité. La carte fut offerte à Yale et révélée au monde en 1965, accompagnée d’une publication de l’équipe de recherche[4]. Une conférence sur la question eut lieu l’année suivante à la Smithsonian Institution, dont le compte rendu fut publié cinq ans plus tard[5]. Yale émit en 1995 une publication affirmant l’authenticité de la carte[6].

     

    Question de l’authenticité

    L’authenticité du document est un sujet de débats permanents. Le contenu, l’encre et le papier ont fait l’objet de recherches de plus en plus poussées au fur et à mesure des avancées techniques.

    Comme la controverse a fait rage autour de la carte presque depuis son acquisition par l'université Yale, les autorités de cette université ont choisi de ne pas commenter l'authenticité de ce document sur parchemin. Néanmoins les autorités universitaires suivent le débat avec un intérêt inhabituel. « Nous nous considérons comme les gardiens d'un document extrêmement intéressant et controversé », a déclaré la bibliothécaire de Yale, Alice Prochaska, en 2002, « et nous lisons avec attention le travail d'érudition sur cette carte avec un grand intérêt »[7].

     

    Contenu

    La première équipe qui examina le document remarqua la ressemblance avec une carte des années 1430 due au navigateur italien Andrea Bianco ; l’Afrique est coupée là où la carte de Bianco était pliée. Elle en diffère aux confins est et ouest, en particulier dans le cas du Groenland qui est représenté comme une île, fait pourtant ignoré des géographes scandinaves de l’époque[8].

    Leif Eriksson est appelé Erissonius, ce qui ne devient la norme qu’au XVIIe siècle et supposerait une transmission italienne ou française. La graphie æ, qui apparaît plusieurs fois, était hors d’usage à l’époque où la carte est censée avoir été produite, hormis quelques textes italiens transcrits délibérément à l’antique, et n'est jamais utilisée en écriture gothique qui est celle du document.

    L’évêque Eirik est mentionné en latin « du Groenland et des régions voisines » (regionumque finitimarum). Or, cette expression avait déjà attiré plusieurs années avant la découverte de la carte l’attention du chercheur allemand Richard Hennig : on ne la trouvait que dans les ouvrages du franciscain Luka Jelic (1863–1922), et Henning voulait savoir de quelle source il la tenait. Il pensait avoir prouvé qu’elle venait de sources françaises citées par Jelic dans sa première édition (en français). « Évêque régionnaire des contrées américaines » aurait été retraduit en latin dans les éditions ultérieures. Il ne s’agirait donc pas d’un titre ancien de l’évêque de Groenland et sa présence sur la carte permet de soupçonner une fraude s’inspirant de Jelic, qui fut lui-même un moment mentionné comme l’auteur possible de la carte. Kirsten Deaver proposa pour sa part le jésuite allemand Josef Fischer (1858-1944).

    Le paléographe et bibliothécaire P. Saenger a aussi émis plusieurs doutes sur l’authenticité de la carte et la validité de la seconde édition du livre de Yale, The Vinland Map and Tartar Relation[10]

     

    Encre

    Le tracé est constitué de la superposition de deux lignes, une noire presque effacée au-dessus d’une jaunâtre.

      

    En 1967, les chercheurs du British Museum remarquent la nature inhabituelle de l’encre pour un manuscrit. En 1974, l’expert légal Walter McCrone détecte la présence de dioxyde de titane, substance que la chimie ne sait produire que depuis le début des années 1920[12]. Ce composé étant utilisé pour les couleurs pâles, sa présence indique que la ligne jaune ne résulte pas du vieillissement d’une encre ancienne mais d'une fraude. Une analyse de juillet 1985 réalisée par Thomas Cahill et al. à l’université de Californie à Davis (technique PIXE), montre que le dioxyde de titane n’est présent qu’à l’état de traces (< 0,0062 % en poids) et résulte peut-être d’une contamination[13] ;

      

    McCrone prouve en 1991 par spectroscopie Fourier que le dioxyde est présent dans l’ensemble de l’encre et identifie par la même occasion le liant comme étant de la gélatine provenant probablement de peaux animales[14]. En juillet 2002, la présence de quantités non négligeables de dioxyde de titane est confirmée. Le pigment noir restant sur la carte est identifié comme étant du carbone et non du fer par diffusion Raman

    réalisée à l’University College de Londres.

      

    Or c’est l’encre au fer, commune dans les manuscrits médiévaux et utilisée pour l’Historia Tartarorum, qui jaunit en vieillissant. Néanmoins, Jacqueline Olin, chercheuse retraitée de la Smithsonian Institution, publie en 2003 le résultat d’expériences qui pourraient expliquer qu’on obtienne ce résultat à partir d’une encre médiévale[16]. Son hypothèse est contestée par K.M. Towe en 2004.

     

    Parchemin

    En 1995, des chercheurs de l’université d'Arizona et de la Smithsonian Institution se rendirent à l'université Yale pour dater ce parchemin par carbone 14 avec spectromètre de masse à accélérateur. Le résultat donna une date assez précise de 1434 avec plus ou moins 11 années, soit entre 1423 et 1445, mais cette date n'est valable que pour le parchemin.

    Un pli prévu par le dessinateur - puisqu’il n’y avait placé aucune information importante - situé à l’endroit où la carte est reliée à l’Historia Tartarorum, s’est avéré cacher une division en deux feuilles. Si le parchemin est effectivement ancien, il pourrait s’agir de deux feuilles vides du Speculum Historiae utilisées par un fraudeur[3].

      

    L’équipe de recherche qui a travaillé pour la seconde édition du livre de Yale a envisagé que ce pli pouvait être responsable d’erreurs d’analyses dues aux éléments externes qu’il aurait pu emprisonner. Elle y a en effet trouvé des particules n’appartenant pas au parchemin  et soupçonne que le chrome détecté par l’analyse de McCrone en 1988 serait le résultat d'une contamination.

     

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Carte_du_Vinland

     

    La mystérieuse carte Viking - Episode 4

     

     

    Zoom sur la carte du Vinland, une mappemonde représentant le monde supposé au XVe siècle. Sur ce document se trouvent le Groenland et une autre île, le Vinland, évoquant les contours approximatifs de l'Amérique du Nord.

      

    Cette découverte renforce l'hypothèse que les Européens auraient eu connaissance des voyages des Vikings au XIe siècle, soit quatre siècles avant la découverte du Nouveau Monde par Christophe Colomb en 1492. Mais l'authenticité de cette carte conservée au sein de l'université de Yale est contestée. Grâce à des moyens techniques poussés, des analyses du contenu, de l'encre et du papier ont été effectuées. Plusieurs théories s'affrontent.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Vallée de Côa

     

    Cette région est reconnue pour la richesse de son patrimoine naturel, archéologique et paysager. Avec son ensemble d’art paléolithique en plein air, elle est considérée comme l'un des plus importants sites d'art rupestre dans le monde.

      

    Les sites d'art rupestre préhistorique de la vallée de Côa au Portugal (municipalités de Vila Nova de Foz Côa et Pinhel dans le district de Guarda) sont uniques de par le nombre de gravures qu'ils hébergent.

      

    Celles-ci datent du paléolithique supérieur (de 22 000 à 10 000 ans av. J.-C.).

    Ces gravures à l'air libre furent découvertes en 1989 à l'occasion d'un travail préparatoire à l'édification du barrage hydroélectrique dans la haute vallée de la Côa.

      

    Vu l'importance archéologique de ce site, il fut décidé d'ajourner le projet de construction de ce barrage.

     

    Les sites ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1998.

     

     

     

     

     Cette région a été classée patrimoine mondial car il existe des milliers de gravures paléolithiques dans cette vallée,à l'air libre et non dans des grottes.Elles remontent à 20 000 ans.

      

    Les gravures ont été faites sur des surfaces verticales de schiste ou de granit.Elles représentent surtout des animaux, dont des équidés, des bovidés,des cervidés,des caprinés.

     

     

     

     

    Les sites d'art rupestre préhistorique de la vallée de Côa (Portugal) et de Siega Verde (Espagne) se trouvent sur les berges escarpées des rivières Côa et Agueda, deux affluents du Douro, documentant une occupation humaine continue depuis la fin du Paléolithique.

      

    Des centaines de parois ont été gravées de milliers de figures animales par l'homme durant plusieurs millénaires (5 000 à Côa, environ 440 à Siega Verde) représentant l'ensemble d'art paléolithique en plein air le plus remarquable de la Péninsule Ibérique.

      

      

    Les Vallées de Côa et de Siega Verde offrent la meilleure illustration des thèmes iconographiques et de l'organisation de l'art rupestre Paléolithique, qui adopta les mêmes modes d'expression dans les grottes et en plein air.

      

    Elles contribuent ainsi à une meilleure compréhension de ce phénomène artistique, formant ensemble un lieu unique de l'ère préhistorique, riche en témoignages matériels d'occupation au paléolithique supérieur.

     

      

    Brève description dans d'autres langues : Anglais Français Arabe Chinois Russe Espagnol

     

     

    © OUR PLACE The World Heritage Collection

     

      

      

    Valeur universelle exceptionnelle

    Brève synthèse

    Le bien comprend les deux sites d’art rupestre préhistorique de la vallée de Côa (Portugal) et de Siega Verde (Espagne), consistant en des escarpements rocheux taillés par l’érosion fluviale et ancrés dans un paysage rural isolé où des centaines de panneaux présentant des milliers de figures animales (5 000 à Foz Côa, environ 440 à Siega Verde) ont été gravés au cours de plusieurs millénaires.

     

     

    Foz Coa 049

      

      

      

    Les sites d’art rupestre de Foz Côa et Siega Verde représentent l’ensemble d’art paléolithique en plein air le plus remarquable de la Péninsule Ibérique au sein de la même région géographique.

     

     

    Foz Côa et Siega Verde fournissent la meilleure illustration des thèmes iconographiques et de l’organisation de l’art rupestre, qui adopta les mêmes modes d’expression dans les grottes et en plein air, contribuant ainsi à une meilleure compréhension de ce phénomène artistique.

     

     

      

    Ils forment ensemble un lieu unique de l’ère préhistorique, riche en témoignages matériels d’occupation au paléolithique supérieur.

      

      

    Critère (i) :

      

    Les gravures rupestres de Foz Côa et de Siega Verde, allant du paléolithique supérieur à la fin du Magdalénien/Épipaléolithique

      

    (de 22 000 à 8 000 ans av. J.-C., représentent un exemple unique des premières manifestations de la création humaine symbolique et des débuts du développement culturel, s’éclairent réciproquement et sont une source d’information sans égale pour comprendre l’art paléolithique.

     

     

     

      

    Critère (iii) :

      

    L’art rupestre de Foz Côa et celui de Siega Verde, considérés ensemble, offrent un éclairage exceptionnel

    sur la vie sociale, économique et spirituelle de nos premiers ancêtres.

      

      

    Intégrité et authenticité

     

     

    L’intégrité du bien est notamment exprimée par l’homogénéité et la continuité des représentations à l’intérieur des limites spatiales des surfaces rocheuses gravées ainsi que par l’adoption de modèles typiques des peintures préhistoriques ornant les grottes, confirmant ainsi l’argument de l’intégrité de cet ensemble en plein air.

     

      

      

    L’authenticité du bien est démontrée par des considérations stylistiques et comparatives, incluant également l’examen des thèmes artistiques et de l’organisation des gravures rupestres dans les grottes.

      

    Les seuls doutes émis concernent l’interprétation de certaines figures animales

      

    (par ex. rhinocéros laineux, bison, cerf mégacéros, caribou et félins).

     

      

      

      

    Mesures de protection et de gestion requises

    Siega Verde est protégé par diverses lois nationales pour la protection du patrimoine et la planification et il a été déclaré BIC (Bien d’intérêt culturel). Les mesures de protection ont été mises en œuvre depuis le classement BIC.

      

    La gestion est déléguée au groupe d’action local ADECOCIR (Association pour le développement de la région de Ciudad Rodrigo).

      

    Le directeur de l’ADECOCIR est responsable de l’ensemble de la gestion et de l’entretien de Siega Verde, tandis que la sécurité est assurée par la Junta de Castilla y León, qui est également responsable de l’entretien de l’équipement.

      

      

     

    La Junta de Castilla y León a mis au point des programmes communs avec l’institution portugaise IGESPAR (Instituto de Gestão do Património Arquitectónico e Arqueológico – Institut pour la gestion du patrimoine architectural et archéologique), qui est responsable du site de la vallée de Côa, dans le but d’étudier et de présenter ensemble les vallées de Côa et Siega Verde.

     

     

      

      

    Description longue

    [Uniquement en anglais]

    The Upper Palaeolithic rock art of the Côa valley is an outstanding example of the sudden flowering of creative genius at the dawn of human cultural throws light on the social, economic, and spiritual life on the life of the early ancestor of humankind in a wholly exceptional manner.

      

      

    The earliest evidence for recurrent human occupation by a small group, possibly on a seasonal basis, in the Alto Douro region is from the Lower Palaeolithic period.

      

    There is a concentration of rock-art and settlement sites along the main rivers, the Douro and its tributaries, the Côa and the Aguiar. In the Côa valley the known settlements are located in the short section between Quinta da Barca and Salto do Boi, but this does not reflect the situation in early prehistory, owing to the differences in lithology between this area and that further downstream.

      

    More intensive cultivation in recent years has also destroyed many settlement sites without record.

      

      

    The settlements are characterized by pavements of river pebbles and large schist slabs, on which were found thick deposits of the waste from making and trimming stone tools; the acid soil conditions militate against the survival of organic materials such as wood or bone.

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