• L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie

    Le mystère du col Dyatlov

    mystère le plus flippant du XXème siècle

     

     

    En 1959 une expédition de 10 étudiants et guides de l’Ecole Polytechnique de l’Oural disparaît mystérieusement près du Mont Otorten.

     

    A l’exception d’une personne qui avait rebroussé chemin pour cause de maladie, tous les randonneurs sont retrouvés morts dans des circonstances extrêmement bizarres.

     

    Leur peau présente une couleur orangée, les cheveux ont viré au grisâtre, certains sont uniquement couverts de leurs sous-vêtements.

     

     

    L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie 

    Mais le plus étrange dans cette histoire, c’est que les corps se trouvent à près d’un kilomètre du campement. Seul deux étudiants portent des marques externes de blessures.

     

    Une victime a la langue coupée et la tente du campement a été déchirée de l’intérieur.

     

    Qu’a-t-il bien pu se passer pour que l’expédition quitte le campement si rapidement ?

     

    Attaque d’une tribu ou d’un animal sauvage ? Expérience militaire secrète ou OVNI ?

     

     

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    Les faits

    En 1959, l’URSS est en phase de dégèle après la mort de Staline. Avec Nikita Khrouchtchev, une certaine liberté réapparait dans le pays et le tourisme sportif devient à la mode.

     

    Une expédition de 8 étudiants et de 2 guides de l’Ecole Polytechnique de l’Oural décide de se lancer un défi en affrontant le Mont Otorten à 1900km au nord de Moscou.

    L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie 

     

     

     

    Le parcours est classé en catégorie 3, soit difficile mais pas insurmontable pour des gens sportifs et habitués aux skis et à la randonnée. L’expédition part de Sverdlosk (aujourd’hui Ekaterinbourg).

     

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    Son but est d’atteindre le Mont Otorten, de longer les crêtes sur 100km au sud et de revenir sur Sverdlosk. Le départ est prévu pour le

    23 janvier et le retour aux alentours du 12 février.

     

    Le chef d’équipe Igor Dyatlov est un randonneur expérimenté et toute l’équipe prend le train comme prévu le 23 janvier en direction de Ivdel, puis en camion jusqu’à Vizhay, dernier village avant d’attaquer les montagnes de l’Oural.

     

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    Le 27 janvier l’équipe chausse ses skis et démarre son périple.

     

    L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie 

    Yuri Yudin, un des membres de l’expédition décide de

    rebrousser chemin suite à une maladie.

     

    Ce sera le seul rescapé du groupe.

     

     

     

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    Dyatlov avait annoncé que le retour serait prévu vers le 12 janvier, mais qu’il fallait compter avec quelques jours de battement étant donné que les conditions atmosphériques pouvaient s’avérer difficiles à cette période de l’année. Le 20 février, n’ayant aucune nouvelle de l’expédition, l’institut polytechnique décide d’alerter les secours et de dépêcher une nouvelle équipe de professionnels.

     

    L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie 

    Mais face à l’absence de traces, l’armée est appelée pour un apport aérien.

     

    C’est seulement le 26 février qu’un pilote aperçoit le camp abandonné et donne les coordonnées afin que l’équipe de secours puisse accéder au lieu-dit Kolhat-Syakhl (la montagne de la mort).

     

     

    Ils découvrent alors que le campement a été laissé à l’abandon subitement, puisque la nourriture, les skis et les affaires y compris des chaussures se trouvaient dans la tente effondrée.

     

    Autre curiosité, la tente présente une déchirure importante depuis l’intérieur.

     

    L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie 

    Les secours remarquent également des traces de pas qui se dirige vers l’orée du bois, mais qui s’arrêtent après 500m.

     

     

    Comme si les membres avaient dû quitter les lieux urgemment

    en laissant tout sur place.

     

    Aucune traces de lutte ni aucunes traces des occupants.

     

     

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    L’équipe de recherche commence la fouille des alentours afin de retrouver les randonneurs.

     

    C’est à 1.5km du campement qu’ils retrouvent deux corps pieds nus en sous-vêtement à l’orée du bois sous un grand pin. Il s’agit de Georgy Krivonischenko et Yury Doroshenko.

     

    L'affaire du Col Dyatlov, mont Ortoten, Russie 

     

     

    Les corps présentent des brûlures sous les mains, la peau est colorée, comme exposée à des radiations, et les cheveux sont devenus grisâtres.

     

    Les restes d’un feu de camp indiquent que les deux victimes s’étaient réfugiées dans cet endroit et avaient tenté de se réchauffer tant bien que mal.

     

     

     

     

    A 300m, le corps de Dyatlov est retrouvé couché sur le dos face au campement avec une branche à la main.

     

     

    Enfin à 150m de là, les corps de Rustem Slobodin et Zina Golmogorova gisent comme s’ils avaient voulu ramper jusqu’à la tente.

     

    Les médecins déterminent que les cinq victimes sont mortes d’hypothermie.

     

     

    Mise à part les brûlures aux mains, aucune trace de violence ou de blessures n’est constatée.

     

    Seul Slobodin présentait une légère fracture au crâne, mais qui ne pouvait être la cause de la mort.

     

     

    Cependant les quatre derniers participants demeurent toujours introuvables.

     

     

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    Il faudra attendre deux mois avant que les enquêteurs découvrent les dernières victimes, qui pourtant se trouvaient à une centaine de mètres en contrebas du fameux pin, sous une couche de neige importante.

     

    Les corps ne présentent aucune blessures externes sauf Tibeaux-Brignolle qui a une fracture du crâne. Les expertises médicales révèlent que les quatre dernières victimes ont succombé de mort violente.

     

     

    Deux présentent un enfoncement de la cage thoracique et une n’a plus de langue.

     

    De plus il est visible que certaines victimes auraient arraché des vêtements aux autres pour se réchauffer.

     

     

    Pourtant malgré toutes ces questions qui restent en suspens, les enquêteurs décident de clôturer le dossier à la fin du mois de mai.

     

    Certains documents sont classés confidentiels et la zone est interdite pendant près de trois ans.

     

     

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    Les hypothèses des enquêteurs

     

    Avant de classer le dossier, les enquêteurs ont exploré plusieurs pistes. Tout d’abord l’attaque du campement par une tribu nomade appelée « Mansi », qui auraient pu répondre de manière violente à une intrusion dans un de leur endroit sacré.

     

     

    Cependant cette piste est tout de suite écartée. Les « Mansis » se trouvent à plus de 100km à l’est de la montagne.

     

    De plus ils ne s’aventurent jamais en période hivernale dans cette région et ont de bonnes relations avec l’état soviétique. Un seul précédent avait eu lieu avec cette population, mais qui n’avait jamais été prouvé, lorsqu’un géologue avait été retrouvé noyé dans la région dans les années 30.

     

     

    D’après un spécialiste des peuples nomades, les « Mansis » ne considéraient pas le Mont Kolhat-Syakhl comme sacré.

     

     

    Ils s’orientent alors vers une attaque par des bandits ou des prisonniers en cavale. Mais une fois de plus, cette hypothèse tombe à l’eau, car aucunes autres traces que celles des randonneurs n’ont été découvertes.

     

     

    Le médecin légiste explique de surcroit que les enfoncements thoraciques n’ont pas pu être produits par l’humain, car elles s’apparentent à une force qu’un accidenté de la route pourrait subir dans sa voiture lors d’un violent choc frontal.

     

     

    Si bien qu’avec aucune trace de lutte et plein de questions en suspens, le dossier fut clos en indiquant que les victimes furent décédées pour des raisons inconnues.

     

     

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    La thèse militaire et la thèse OVNI

    Le classement de l’enquête a eu, bien entendu, le don d’irriter de nombreux sympathisants des familles des victimes.

     

     

    A leurs yeux, l’armée devait certainement avoir quelque chose à se reprocher pour clore aussi vite le dossier et surtout le classer en mode confidentiel.

     

     

    L’interdiction de passage dans la zone pendant trois ans agrémentait grossièrement cette pensée.

     

     

    Cette possibilité était renforcée par la découverte de traces radioactives sur le site et sur les habits des randonneurs.

     

     

    Yudin, qui avait quitté l’expédition, aurait eu accès à certains documents militaires.

     

    Il explique que d’après ces documents, les militaires auraient été sur le site dès le 6 février, soit six jours après le drame et surtout 20 jours avant l’arrivée de l’équipe de secours.

     

     

    Cependant la thèse de l’accident militaire souffre de plusieurs incohérences. Tout d’abord, lorsque l’équipe de secours est arrivée sur place, elle n’a remarqué aucune autre empreinte que celles des randonneurs.

     

     

    Elle n’a pas aperçu non plus de restes d’explosion ou autre débris métalliques.

     

     

    Ensuite la base militaire la plus proche se trouvait à Sverdlosk, à plus de 600km du Mont Kolhat-Syakhl et l’autonomie à l’époque pour un chasseur n’était pas suffisante pour un aller-retour.

     

    Ensuite les cosmodromes de Baïkonour et de Plesetsk aurait eu une portée suffisante pour atteindre la région, seulement Plesetsk n’a été opérationnel qu’à la fin de l’année 1959 et les archives indiquent qu’il n’y avait aucune activité à Baïkonour pendant cette période à cause du froid.

     

     

    Quant à la radioactivité, elle a également une explication. Un incident nucléaire s’était produit en 1958 dans la centrale de Sverdlosk entrainant la fuite d’un nuage radioactif sur la région.

     

    Il est donc fort probable que les dosimètres aient enregistré des valeurs supérieures à la normale dans une région encore polluée par un nuage radioactif.

     

    De plus les traces repérées sur les habits peuvent être expliquées par les lampes au thorium utilisées qui lâchent de petites particules radioactives.

     

     

    Quand aux OVNIS, le phénomène est évoqué lorsque plusieurs témoignages avaient fait part de mystérieuses sphères orange qui circulaient au-dessus la région.

     

    Non seulement des villageois les avaient aperçus, mais elles furent également commentées par une expédition qui déambulait à une centaine de kilomètres de la zone.

     

    Ces apparitions n’ont jamais pu être expliquées.

     

    La thèse naturelle

     

    L’hypothèse naturelle apportée par certains experts et randonneurs chevronnées n’a pas pour autant calmer les esprits.

     

    Ils expliquent que l’expédition aurait été surprise par une coulée de neige.

     

    Les randonneurs seraient sortis à la hâte sans se préoccuper du froid et se seraient rassemblés à l’orée du bois où ils se sentaient plus en sécurité. Ils auraient fait du feu et un des randonneurs seraient tombés d’un pin où il tentait de ramasser du bois.

     

    Ce qui pourrait expliquer la fracture du crâne de Slobodin. Les plus habillés seraient retournés à la tente pour chercher des habits et des vivres, mais se seraient légèrement égarés au retour et seraient tombés dans une ravine. Ce qui expliquerait les enfoncements thoraciques de deux victimes et la fracture du crâne de la troisième.

     

    Les autres auraient tentés d’alimenter le feu tant bien que mal, mais seraient morts d’hypothermie en tentant de se rendre jusqu’au camp, ne voyant pas leurs camarades revenir.

     

     

     

     

     

     

     

    Seulement cette version souffre également de quelques légers problèmes. Premièrement le camp était situé sur une pente qui n’excédait pas 30%, donc peu probable qu’une avalanche ou coulée de neige suffisamment importante ait pu se produire et faire fuir les randonneurs.

     

    Ils avaient justement choisi un endroit propice à l’établissement d’un camp sécurisé. Deuxièmement, il n’y avait aucune trace de coulée lorsque les secours sont arrivés sur place.

     

     

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    Alors qu’est-il arrivé cette nuit du 1er au 2 février ?

     

    Personne ne le sait avec certitude. Trop de zone d’ombres planent sur cette histoire.

     

    Ce qui est sûr, c’est que les randonneurs ont quitté précipitamment leur tente sans prendre le soin de s’habiller et d’emmener quoi que ce soit. Il semble que quelqu’un ou quelque chose les ait surpris et fait fuir, mais quoi ? La thèse naturelle est peu crédible, pas plus que la thèse militaire ou celle d’OVNIS.

     

    Néanmoins le classement confidentiel du dossier et l’impossibilité de pouvoir consulter les archives pose un problème qui alimente naturellement les croyances et les soupçons vis-à-vis de l’armée.

     

    Surtout que la ville de Svedlosk était une cité verrouillée, du fait du complexe militaro-industriel extrêmement important implanté là-bas.

     

    D’ailleurs en 1960, une dizaine de missiles avait été envoyés pour détruire un avion américain U-2 qui avait survolé la zone.

     

    Alors évidemment certains avancent l’hypothèse qu’une erreur de tir de missile avait pu frapper le Mont Otorten et qu’une section militaire s’était déplacée sur place pour ramasser tous les débris le 6 février. Mais il est difficile de croire une telle version puisque le groupe de secours n’a trouvé aucune trace d’explosion aux alentours du site.

     

    Aujourd’hui a-t-on plus d’indices ?

    Malheureusement pas, vu que la Russie n’a toujours pas divulgué plus de détail sur l’affaire du Col Dyatlov. En 1990 Anna Matveïeva commença à constituer un grand nombre de documents sur ce terrible épisode afin d’en sortir un livre sous le titre :

     

    « Le mystère du Col Dyatlov »

     

    Ce livre suscita un engouement qui permit à une chaîne régionale d’en sortir un documentaire très suivi. Quand à Yudin, le seul rescapé, il pu enfin créé une fondation Dyatlov à Ekaterinbourg, qui milite depuis 2000 pour l’ouverture des dossiers et d’une nouvelle enquête par l’état.

    En vain !

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    Epilogue

    Tant que l’état russe ne se décidera pas à ouvrir une nouvelle enquête et qu’il ne divulguera pas les dossiers classés confidentiel, on ne saura jamais exactement ce qu’il a pu se passer sur le versant du Mont Kolhat-Syakhl et pourquoi les randonneurs ont fui si rapidement leur tente.

     

    Les familles ont le droit de connaître la vérité plus de 50 ans après les faits. Même si la vérité doit impliquer l’armée ou l’état de l’époque, ce ne sera qu’une bavure supplémentaire dans la longue histoire des erreurs  militaires ou étatiques mondiales.

     

     

    http://enigmeshistoire.e-monsite.com/pages/le-mystere-du-col-dyatlov.html

     

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  • Cette histoire m'avait totalement choquée !

    j'ai eu PEUR !

    Combustion spontanée à Uruffe !

    Chaque année on découvre dans le monde plus de 50 personnes entièrement consumées, réduit à l'état de cendre, sans aucune raison apparente.

     

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    Plus étrange encore les objets près des victimes sont épargnés.

    C'est le plus mystérieux phénomène causé par le feu, la combustion spontanée.

     

     

     

    On parle de combustion spontanée d'un corps quand celui-ci prend feu sans qu'il soit enflammé.

     

    Par exemple l'huile végétale a une température de combustion spontanée de 450 degrés Celsius, et le papier de 233 degrés Celsius, températures auxquelles ils s'enflamment.

     

    On parle aussi d’autocombustion, ou combustion humaine spontanée, lorsqu'une personne prend feu sans cause apparente.

     

    Ce phénomène, connu à travers de très rares témoignages difficilement vérifiables, est également proposé comme explication pour les cas, rares également, de corps réduits en cendres, découverts dans un environnement intact ou presque.

     

    Le caractère « spontané » de la combustion est rejeté quasi-unanimement par la communauté scientifique.

     

    On tend plutôt à penser à des accidents par « effet de mèche ».

     

    Description

     

     

    Dans le Dictionnaire de médecine usuelle (1849), le docteur Lagasquie donne de la combustion humaine spontanée la définition suivante :

     
     
    « Accidents rares, mais avérés, dans lesquels, avec ou sans la présence d'une matière quelconque en ignition, le corps humain, plein de vie et de santé, s'enflamme, se brûle partiellement ou se consume en presque totalité. »

     

    On parle de combustion spontanée lorsqu'un être humain brûle « de l'intérieur » sans qu'aucun élément extérieur apparent soit en cause ;

     

    l'environnement reste intact ou peu touché, alors que le corps peut finir en cendres.

     

    La croyance en la possibilité d'un tel phénomène repose sur

    deux sortes d'incidents peu fréquents :

     

    • Témoignages de gens prétendant avoir vu de leurs propres yeux une personne prendre feu sans raison explicable :
    • le phénomène est typiquement décrit comme très rapide, la personne atteinte semblant entrer en transe, mais le corps n'est pas systématiquement réduit en cendres.

     

     

    • Deux cas récents (années 1950 et années 1980) concernant deux jeunes filles ayant « pris feu » respectivement dans une salle de bal et une discothèque
    • n'ont pas fait disparaître les corps.
    • La première victime serait morte de ses brûlures à l'hôpital et la seconde aurait survécu en gardant quelques traces.

     

     

    • Les témoignages les plus anciens semblent remonter au xvie siècle, où un certain chevalier Polonus Vorstius aurait pris feu à Milan sous le règne de la duchesse Bona Sforza ; à la même période, on trouve la déposition auprès du Sénat académique de Copenhague du cas d'une personne morte après avoir craché des flammes.
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    • Ces témoignages sont difficilement vérifiables :
    • dans les rares cas récents, les sources ne citent pas les noms réels des victimes ni des témoins, ou ne citent aucun nom.

     

    • La découverte, en dehors de circonstances d'incendie, de cadavres entièrement ou partiellement réduits en cendres, fait qui a longtemps été considéré comme inexplicable.
    • En effet, les incendies produisent généralement des dépouilles calcinées mais non entièrement consumées, et les os nécessitent, pour être entièrement détruits, une température de 1 650 degrés Celsius constante durant un certain temps.
    • L'incinération des dépouilles dans les fours modernes montre qu'il reste toujours quelques fragments d'os, réduits par la suite en poudre pour être mélangés aux cendres.
    • De plus, il arrive souvent que la seule partie centrale du corps soit détruite, les extrémités restant intactes.

     

     

     

    • En outre, la personne est parfois retrouvée dans une position naturelle, couchée dans son lit ou assise sur un fauteuil, donnant l'impression d'une disparition instantanée.
    • Afficher l'image d'origine
    • Ces cas, constatés dans le passé, comme celui de la comtesse Cornelia di Bandi de Cesena, découverte en 1731 réduite en cendres dans sa chambre, exception faite de ses jambes (gainées de bas) et d'une partie de sa tête, sont également connus à l'époque moderne des services de police.

     

     

     

    • Récemment « l'effet de mèche » a été proposé comme explication 

     

    Le premier cas connu de combustion spontanée ou d'auto-combustion s'est déroulé en 1731 près de Vérone en Italie.

     

     

    Après un diner, la comtesse Cornelia Bandi âgée de 62 ans, regagne sa chambre et sera retrouvée en cendre (excepté bras et jambes) dans sa chambre remplie de suie par ses employés de maison.

     

     

     

     

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    Dans le reportage, nous nous retrouvons à Uruffe, un petit village local situé dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine.

     

     

    Dans la nuit du 11 au 12 mai 1977, les pompiers vont découvrir une horrible scène.

     

     

    Le corps d'une sexagénaire, Ginette Kazmierczak, est retrouvé à son domicile calciné, gisant sur le plancher de sa maison.

    La scène digne des plus sombres films d'horreur va faire frémir le petit village.

    Une enquête judiciaire est ouverte et l'officier expert, André Laurain, est chargé de l'expertise.

     

     

    Le corps est partiellement réduit en cendre, les jambes sont intactes, sans aucune brulure sur les membres inférieurs, aucune cloque.

    Comment expliquer que certaine partie du corps sont restées totalement intacte ?

     

     

    Les enquêteurs écartent rapidement la thèse du crime ou du suicide, sans aucune preuve matériel pouvant les étayées.

     

     

    Il est impossible pour les enquêteurs de trouver l'origine du feu.

    Selon les médecins légistes, même à des températures de plus de 2500 degrés on ne peut arriver à se lugubre résultat.

     

     

     

    Les meubles et objets prêts de la victime sont intacts.

    Les enquêteurs sont face à une combustion profonde et ponctuelle d'une femme sans que les combustibles les plus proches n'est été atteint par la chaleur ou par les fumées.

    Plus étrange encore, la victime portait des collants et une des parties intactes des jambes de la vieille femme portent encore les collants sans qu'ils aient étés endommagés.

     

     

    Aucune explication convaincante n'a pu être trouvée à ce jour. Le rapport d'expertise conclue par ses mots : 
     

     

    « A moins qu'il ne s'agisse d'un phénomène extraordinaire.»

    Le 18 janvier 1978, le parquet de Nancy prononcera une ordonnance de non-lieu dans cette affaire.

     

    La réalité du phénomène est rejetée quasi-unanimement par la communauté scientifique.

     

    La combustion spontanée est pour beaucoup du domaine du paranormal.

    Pourtant, certain scientifiques ont lancés l'hypothèse d'une substance chimique qui se formerait dans l'estomac et qui causerait un feu intérieur.

     

     

    A ce jour la combustion spontanée est un mystère totalement inexpliqué.

     

     

     

    http://www.mystere-tv.com/combustion-spontanee-a-uruffe-v29…

     

     

     

     

     

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  • Combustion spontanée : Uruffe s’interroge encore

    Le 12 mai 1977, une sexagénaire d’Uruffe est retrouvée calcinée, à l’exception des jambes et d’un bras, intacts. Crime ? Accident ? Suicide ?

    Les pistes habituelles n’ont rien donné. Trente-cinq ans après, le mystère perdure.

     

     

    Deux journalistes à Uruffe.

     

    L’idée fait frémir dans ce petit village proche de Toul.

     

    « On a déjà eu assez de monde dans nos cimetières et dans nos rues comme ça, pas la peine d’en remettre une couche »,

    met en garde d’emblée Jean-Jacques Yung.

     

    C’est la spécificité de ce village d’environ 400 âmes, parfois présenté comme maudit après avoir connu au XX e siècle deux affaires au retentissement international.

     

    La première en 1956. Cette année-là, le curé assassine sa maîtresse, l’éventre pour en extraire son enfant qu’il baptise, avant de le tuer.

     

    Le fait divers défraie la chronique.

     

    « À chaque fois qu’on sortait notre carnet de chèques, on nous en parlait.

    On est même allé jusqu’au Conseil d’État pour essayer de changer le nom de la commune »,

     

    poursuit celui qui était maire au moment de la seconde affaire, celle de la combustion spontanée.

     

    Elle a valu à son frère Marc de recevoir un courrier de la Nasa :

     

    « Toutes les hypothèses ont été évoquées, même celles d’un acte extra-terrestre »,

    s’amuse le frangin.

     

     

    C’était dans la nuit du 11 au 12 mai 1977.

     

    En tant que premier magistrat et que pompier volontaire, les deux frères font partie des premiers témoins du drame.

     

    Trente-cinq après, ils acceptent de revenir sur les lieux, à l’étage de la mairie-école, occupé à l’époque par Ginette Kazmierczag. Juste en face de l’église et du presbytère.

     

    « Le triangle maudit », plaisante José Fays, le maire actuel.

     

    Les souvenirs se bousculent dans la tête de Marc :

     

    « Elle se trouvait là, sur le sol, juste derrière l’entrée.

    À chaque fois que j’y pense, je la revois telle qu’elle était. »

    C’est-à-dire à moitié calcinée.

    La tête, toute la section abdominale et le bras gauche réduits à l’état de cendres.

    Les deux jambes et le bras droit intacts.

    « Des pompiers disaient qu’il y avait une marionnette dans l’entrée. Moi, j’ai de suite compris qu’il s’agissait de M me Kazmierczag.

     

    Cette femme assez corpulente, d’environ 70 kg, avait fondu comme neige au soleil», se souvient à son tour l’ancien élu.

     

    La sexagénaire vivait là avec son fils, instituteur au village.

    Parti passer la nuit chez sa fiancée à Nancy, il avait laissé sa mère seule dans le logement.

     

    Réveillée par une forte odeur de fumée à 4h du matin, la voisine donne l’alerte.

    Les bas en nylon intacts

     

    Marc se rappelle de l’atmosphère étrange de cet incendie qui n’en est pas vraiment un :

    « La chaleur était étouffante.

    Il y avait de la fumée mais pas de flammes. »

    Aucune propagation n’est constatée.

    Pas même à la chaise se trouvant à proximité.

    Seule la partie de parquet sur laquelle repose la dépouille est légèrement roussie.

     

    Détail encore plus troublant :

    ses membres inférieurs sont recouverts de bas en nylon qui n’ont pas fondu !

    Refait à neuf après le drame, l’appartement a été longtemps occupé :

    « J’y ai vécu pendant un an mais ma femme ne supportait pas l’idée »,

     

    raconte Marc, avant de préciser qu’à chaque fois qu’il rentrait chez lui, il avait le réflexe d’enjamber l’endroit maudit.

     

    « Ma fille y a habité mais je ne lui ai dit qu’à la fin. Ici, la population entretient savamment le secret »,reconnaît le maire en exercice. Uruffe a tourné la page.

     

    Aujourd’hui, l’endroit sert d’annexe à l’école, pour l’informatique et la cuisine.

     

    Ce qui ne choque pas Sophie Cavalier, l’institutrice :

    « Ce sont des élèves qui m’ont raconté cette histoire.

    Quand j’ai été nommée à Uruffe, on m’a plutôt parlé de l’affaire du curé. »

     

    On y revient.

     

    « Que voulez-vous, Uruffe est un pays pas comme les autres, c’est d’ailleurs devenu notre devise », confesse le premier magistrat.

    L’omertà a beau fonctionner à plein régime, elle n’empêche pas chacun de continuer à s’interroger.

     

    « On a dans le ventre une vraie usine à gaz." !

     

    Si tout cela se dérègle, pourquoi pas une combustion spontanée ? »

     

    conclut José Fays.

     

     

    Textes : Philippe MARQUE.

     

     

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    LES PIERRES MOBILES

     

     

    Les pierres mouvantes, ou sailing stones, sont un phénomène géologique : des roches se déplacent en laissant de longues traces le long du sol lisse d'une vallée, sans intervention humaine ou animale.

     

    Elles ont été observées et étudiées en Californie autour de Racetrack Playa dans la vallée de la Mort, où le nombre et la longueur des sillons dus à ces déplacements sont particulièrement notables.

     

    Les forces à l’origine de leurs mouvements ne sont pas connues avec certitude et font l’objet de recherches. 

     

     

     

    Une autre trace de pierre à Racetrack Playa 

     

    Ces mystérieuses pierres mobiles qui se déplacent dans la boue du désert de la Vallée de la Mort ont fait l’objet d’une polémique scientifique pendant des décennies.


    Des roches pesant jusqu'à des centaines de livres parcourent

    des milles à la fois.


    Quelques scientifiques ont suggéré que la combinaison de vents violents à la surface glacée expliquerait ces déplacements.

     

    Cependant, cette théorie n'explique pas que différentes roches commencent à se déplacer côte à côte, pour ensuite aller à des vitesses et dans des directions différentes.


    De plus, les calculs en physique ne corroborent pas vraiment cette théorie car il faudrait des vents de plusieurs centaines de miles à l’heure pour déplacer certaines de ces pierres.
     

     

     

    La plupart des pierres mouvantes se forment sur un flanc de coteau de 260 m de dolomite sombre à l'extrémité deRacetrack Playa, mais certaines sont des roches magmatiques provenant des pentes environnantes (principalement en syénite beige riche en feldspath).

    Les traces font souvent de quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres de long, de 10 à 30 cm de large et moins de 2 cm de profondeur. Les pierres se déplacent seulement tous les 2 ou 3 ans et la plupart des traces se développent pendant 3 ou 4 ans.

     

    Les pierres dont la partie au contact du sol est rugueuse laissent des sillons rectilignes et striés derrière elles alors que les pierres lisses changent de direction. Parfois une pierre se renverse, reposant sur une autre face sur le sol et laissant une trace différente derrière elle.

    Les traces diffèrent à la fois en ce qui concerne les directions et les longueurs. Des pierres qui partent près l’une de l’autre peuvent se déplacer parallèlement pendant un moment, avant que l’une d’entre elles change brutalement de direction vers la gauche, vers la droite, ou même retourne dans la direction d’où elle venait. Les longueurs et les vitesses des déplacements varient aussi ; 2 pierres semblables par leurs dimensions et leurs formes peuvent se déplacer identiquement, puis une peut continuer d’avancer ou arrêter en chemin.

    On pense qu’un ajustement de conditions spécifiques est nécessaire pour que les pierres bougent :

     

    • une surface saturée en eau mais non inondée ;
    • une mince couche d'argile ;
    • de très fortes rafales qui provoquent les forces déclenchant le mouvement ;
    • un fort vent soutenu pour garder les pierres en mouvement.

    Recherche

     
    Deux pierres à Racetrack Playa.

    Les géologues Jim McAllister et Allen Agnew firent la carte du substrat rocheux de la région en 1948 et firent un relevé des traces.

     

    D’autres géologues du service national des parcs des États-Unis écrivirent plus tard des descriptions plus détaillées et le magazine Life publia un ensemble de photos du Racetrack Playa.

     

    C’est à cette époque qu’on commença à se demander pourquoi ces pierres bougeaient.

     

    Des explications possibles, variées et parfois très personnelles ont été proposées au cours de ces années allant du surnaturel à des idées très compliquées.

     

    La plupart des hypothèses ayant la faveur des géologues postulent que de forts vents, quand la boue est humide, en sont, au moins en partie, responsables.

     

    Certaines pierres pèsent autant qu’un homme, ce qui fait que quelques chercheurs, comme le géologue George M. Stanley qui publia un article sur ce sujet en 1955, pensent qu’elles sont trop lourdes pour être déplacées par les vents de la région.

     

    Ils affirment qu’une couche de glace autour de la pierre aide à prendre le vent ou à glisser comme sur une banquise.

    Bob Sharp et Dwight Carey commencèrent un programme de surveillance des mouvements des pierres de Racetrack Playa en mai 1972.

     

    Finalement 30 pierres ayant des traces récentes furent étiquetées et des piquets furent utilisés pour repérer leur position.

     

    Chaque pierre reçut un nom et les changements de position des pierres furent notés pendant 7 ans.

     

    Sharp et Careley testèrent aussi l’hypothèse de la banquise en créant autour de certaines pierres un enclos.

     

    On en fit un de 1,7 m de diamètre, autour d’une pierre « déambulante » de 7,6 cm de largeur et pesant 450 grammes avec 7 barres d’acier à béton placées à environ 70 cm de celle-ci.

     

    Si une couche de glace autour des pierres augmentait la prise au vent, ou aidait les mouvements des pierres à glisser sur des banquises, alors les barres d’acier devraient au moins ralentir et dévier le mouvement.

     

    On ne vit rien de tel ; la pierre manqua tout juste une barre quand elle se déplaça de 8,5 m vers le nord-ouest hors de l’enclos pendant le 1er hiver.

     

    Deux pierres plus lourdes furent placées dans l’enclos en même temps ; une se déplaça 5 ans plus tard dans la même direction que la 1re mais sa compagne ne bougea pas pendant la période de l’étude.

     

    Cela prouva que si la glace joue un rôle dans le mouvement des pierres, alors les calottes de glace autour des pierres doivent être petites.

     

     

     
    Un panorama de la Voie Lactée avec des traces de pierres mouvantes. Remarquer la pierre à droite.

    Des 25 pierres suivies pendant l’étude, 10 se déplacèrent au cours du 1er hiver, dont Mary Ann (la pierre A), qui fit le plus de chemin soit 65 m.

     

    On vit plusieurs déplacements de pierres au cours de 2 des 6 hivers d’étude.

     

    On n’eut confirmation d’aucun mouvement de pierres en été et, certains hivers, aucune pierre ou quelques pierres seulement se déplacèrent.

     

    À la fin, seules 2 des 30 pierres étudiées n’avaient jamais bougé en 7 années de suivi.

     

     

    Nancy (la pierre H), de 6,4 cm de diamètre fut la plus petite pierre de l’étude.

     

    Elle parcourut aussi la plus longue distance cumulée, 260 m, et le plus long déplacement en un seul hiver, 201 m. La plus grosse pierre à avoir bougé pesait 36 kg.

    Karen (la pierre J) était un bloc de dolomite de 74 cm de longueur et de 50 cm environ de largeur et de hauteur, d’un poids estimé à 320 kg. Karen ne bougea pas pendant la période de suivi. Cette pierre a pu tracer son vieux sillon rectiligne de 170 m grâce à l’élan acquis lors sa chute initiale sur laRacetrack Playa humide. Cependant Karen disparut un peu avant mai 1994, probablement pendant l’hiver 1992-1993 qui fut anormalement humide. On considère qu’un déplacement de cette pierre par des moyens humains est improbable du fait de l’absence de traces qu’un camion aurait laissées. Il est possible qu’une observation de Karen fut faite en 1994 à 800 m de la Racetrack Playa. Karen fut redécouverte par Paula Messina une géologue de San Jose en 1996 

     

     

     

     

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    Les Feux Follets...

     

    Les feux follets

      

    Ils apparaissent le plus souvent dans les marais, ou dans les cimetières. Serait-ce là un esprit revenu d’entre les Morts ? Un fantôme ? Non, loin de là. Et c’est pourtant le regard que portait les gens autrefois envers ce phénomène physique.

    Le feu follet est une lueur pâle et diffuse qui peut être jaune, bleu ou rouge. Il vole dans l’air à peu de distance du sol. Un feu follet à généralement l’aspect d’une flamme vacillante terminée par une aigrette irrégulière qui rappelle vaguement la couronne d’une grenade.

      

    Il se montre de préférence en automne par un temps calme. Il disparaît lorsque l’on s’en approche et était traditionnellement prit pour un esprit malin ou une autre créature surnaturelle.


    Scientifiquement, on pense que les feux follets sont un phénomène issu de l'oxydation du PH3 (phosphine) et du méthane venant de la décomposition de matières organiques et qui s'enflamme facilement près de torches.

      

    Ces matières organiques produisent des gaz qui peuvent s'enflammer au contact de l'air.

      

    Quand une bulle crève, elle donne une petite flamme dansante qu'on appelle un feu follet.



    Dans les cimetières, c’est donc la décomposition des corps qui peut donner, à de rares occasions, ces fameux feux follets. Dans les marécages, ce sont les herbes qui pourrissent et se décomposent.

    Toutefois, aucune explication scientifique n’a officiellement été retenue, celle que je vous ai citée ici est la plus probable et la plus connue.

      

    On dit aussi que les temps orageux favorisent leurs apparitions… Par la suite, les chimistes ont précisé le premier point de vue en supposant que le feu follet provient des matières organiques en décomposition, qui dégagent de grosses bulles de méthane, CH4, de diphosphine P2H4, d'hydrogène phosphoré (phosphine), PH3, rendu spontanément inflammable à l'air par une faible quantité d'hydrogène phosphoré liquide, PH2.

      

    Cette explication est sans doute vraie quant à la substance du feu follet, comme l'odeur de phosphore que le feu follet laisse quelquefois après lui en témoigne, mais elle ne concorde pas jusqu'au bout avec les faits.

      

    En réalité, le feu follet n'est pas une lueur instantanée; il peut briller dix, vingt, trente secondes et même, quoique rarement, plusieurs minutes. Il ne produit pas de fumée.

      

    Il n'enflamme pas, il ne roussit même pas les herbes sèches sur lesquelles il se pose.

      

    On doit nécessairement admettre que, dans le gaz qui constitue le feu follet, la proportion d'hydrogène phosphoré liquide ou de méthane est trop faible pour amener l'inflammation spontanée à l'air et que le météore brille seulement par une forme de phosphorescence, comme la couleur également le suggère.

      

    Mais alors, d’où vient cette lumière phosphorescente ?

    A mon avis, l’explication réside sûrement en une explication physique, mais laquelle, je sais pas, c’est pas mon boulot…

     

     

    sources :

    http://nepthtys.centerblog.net/2199174-Les-Feux-Follets--

     

     

     

     

     

     

     

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    Pyramides de Cristal Découvertes dans le Triangle des bermudes !

      

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    Cités perdues de l'Amérique du Sud :

    Un lien avec l'ancienne Egypte ?

    par Guy TARADE

      

     

    ankh-croix-de-vie-ankhIl y a une trentaine d’années, en 1982, un jeune archéologue américain, Robert Marx affirmait que les Romains pourraient avoir  découvert le Brésil dix-sept siècles avant les Portugais.

    Des jarres et des amphores, ressemblant étrangement à celles utilisées par les Romains au II e siècle avant Jésus-Christ venaient d’être ramenées à la surface au large des côtes du Brésil par ce jeune chercheur.

      

      

    Celui-ci avait entamé  ses recherches à la  suite, six ans plus tôt, de la découverte de deux amphores par un plongeur brésilien  dans la baie de Guanabara, à une vingtaine de kilomètres de Rio de Janeiro.

     

     

    Ces récipients authentifiés prouveraient, que des navigateurs venus d’Italie étaient parvenus à rallier les côtes brésiliennes bien avant le navigateur portugais Pedro Alvarez Cabral, considéré comme le découvreur officiel de ce pays en l’an 1 500.

      

      

    Ces vases clos de forme oblongue et dotés de une ou deux anses, étaient généralement utilisés dans l’Antiquité par les Grecs, les Phéniciens et les Romains, pour transporter de l’eau, du vin, de l’huile ou du grain.

      

      

    Robert Marx, surtout connu comme chercheur de trésors a demandé à l’époque de poursuivre ses plongées sur le site du naufrage, situé dans la large baie de Guanabara, le long de laquelle s’est développée la ville de Rio de Janeiro. Depuis, le résultat de ses investigations n’a jamais été publié.

      

      

    L’hypothèse de Robert Marx pourrait être renforcée par des documents que détient le Professeur Gordon. Il s’agit de la copie d’une inscription trouvée au Brésil en 1872, dont le texte se résume ainsi :

     

      

      

    « Nous sommes les fils de Canaan de Sidon, la cité des rois. Le commerce nous a portés sur ces rivages lointains, un pays de montagnes. Nous avons fait un sacrifice à la gloire des dieux et déesses, dans la dix-neuvième d’Hiram, notre roi tout-puissant.

      

    Nous nous sommes embarqués à Ezion Gaber, dans la mer Rouge et nous avons voyagé avec dix autres navires.

      

    Nous sommes restés ensemble deux ans environ, naviguant autour du pars d’Ham (l’Afrique)mais nous avons été séparés par une tempête (littéralement : « Nous avons été coupés de la main de Baal. »).

      

      

    Nous sommes parvenus ici douze hommes et trois femmes jusqu’à ce rivage que moi, Suffète, je contrôle. Que les dieux et les déesses fassent que les auspices nous soient favorables. »

      

      

    Des preuves matérielles indiscutables peuvent être retrouvées de ces lointaines migrations humaines.

      

    Partis du continent africain, des hommes ont traversé l’Atlantique et même le Pacifique.

      

    Avec eux, ils transportèrent leurs symboles que nous retrouvons actuellement partout dans le monde.

     

     

     

    Ankh

     

      

    La croix ansée, par exemple, ou croix Tau, est constituée par un « T » surmonté d’un cercle. Les Egyptiens l’appelaient « Ankh » ou croix de vie.

      

    C’était le grand emblème des mystères de l’Antiquité et nous devinons en elle une allégorie magique.

     

    Ankh a donné naissance à la légende plus moderne de la clé d’or de Saint Pierre, c’est le sésame du ciel. Or, la croix ansée, vieille de plusieurs milliers d’années, a émigré, elle aussi dans de nombreux points de la planète.

      

    Elle fut adoptée par des civilisations dont on ne sait actuellement plus rien; elle a été nettement sculptée sur une des dernières statues de l’Île de Pâques. Cette image a été rapportée à Londres par un navire et se trouve au British Muséum.

     

    La croix ansée a été retrouvée ornant les statues et bas-reliefs de Palenque au Mexique, ainsi que dans toute l’Amérique centrale. La croix était souvent associée à l’eau et à Vénus. On pense  que, chez les Mayas, elle était l’attribut du dieu céleste Xoc, divinité au corps de poisson.

     

    Parmi les Babyloniens, c’était l’emblème des dieux de l’eau, comme par hasard. Pour les Scandinaves, la croix ansée illustre le ciel et l’immortalité. Notons au passage que nous retrouvons son image dans le plan de toutes les cathédrales.

    Aujourd’hui ce symbole est devenu un bijou protecteur porté par de nombreuses femmes et autant d’hommes.

     

     

    Guy TARADE

     

     

     

    sources

    http://era-new.over-blog.fr/article-cites-perdues-

    de-l-amerique-du-sud-un-lien-avec-l-ancienne

    -egypte-par-guy-tarade-106893200.html

     

     

     

     

     

     

     

     

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    L'AMERIQUE ETAIT-ELLE CONNUE SOUS L'ANTIQUITE ?

      

    LES ROMANS > ANTILIA

     

      
     

    L’Amérique était-elle connue dans l’Antiquité ?
    Cet article a été publié dans la revue TOP SECRET N° 13 de mai 2004
    Site: www.topsecret.fr

    Bien qu’il ait été prouvé que les Vikings l’avait atteinte vers le Dixième siècle, on enseigne encore aux enfants des écoles que l’Amérique fut découverte par Christophe Colomb le 12 octobre 1492. Cependant, à la lumière des progrès de la science, de nouveaux éléments bouleversent ces données et amènent à se poser la question suivante : l’Amérique était-elle connue depuis l’Antiquité ?

      



    Des traces de nicotine et de cocaïne dans des momies égyptiennes


    Nous sommes en 1992, au Musée égyptien de Munich. Svetla Balabanova, toxicologue et médecin légiste, examine la momie de Henoubtaoui, une prêtresse de la XXIème dynastie (1085-950 avant J.C.). Avec stupéfaction, elle constate que l’examen révèle des traces de nicotine et de cocaïne.

      

    Or, ces deux substances ne seront connues dans l’Ancien monde qu’après l’expédition de Christophe Colomb, soit plus de 2500 ans plus tard ! Leur présence dans une momie égyptienne est donc totalement impossible.

      

    Afin d’en avoir le cœur net, elle refait une série d’analyses qui, contre toute attente, confirment la première : il s’agit bien de nicotine et de cocaïne. Persuadée qu’il s’agit d’une erreur de manipulation, Svetla Balabanova envoie des échantillons à d’autres laboratoires.

      

    Les nouvelles analyses corroborent les siennes. Cette fois, le doute n’est plus permis : la momie de Henoubtaoui recèle les traces de deux substances qui n’apparaîtront en Égypte que vingt cinq siècles plus tard, au moins !


    Afin de faire part de sa surprenante découverte, Svetla Balabanova publie un article, qui relance aussitôt la polémique. La réaction ne se fait pas attendre. Elle reçoit quantité de lettres de menaces, voire d’injures. On l’accuse d’avoir falsifié les tests. Pour les archéologues et les historiens, les voyages vers l’Amérique avant Christophe Colomb constituent une impossibilité totale.



    De nouveaux examens confirment la présence de la nicotine et de la cocaïne


    Svetla Balabanova envisage alors une autre possibilité. Peut-être la momie a-t-elle subi une contamination extérieure. Prudente, la toxicologue effectue un nouveau type d’examen. Elle a travaillé pour la police en tant que médecin légiste. Une méthode infaillible permet de déterminer si un défunt a réellement absorbé de la drogue. Il suffit pour cela d’analyser la gangue des cheveux.

      

    Celle-ci conserve les traces des molécules correspondantes pendant des mois, ou indéfiniment en cas de décès. Ce procédé, qui a déjà permis de confondre des criminels, est reconnu par les tribunaux. Une fois encore, l’incroyable résultat s’impose : la gangue des cheveux d’Henoubtaoui contient nicotine et cocaïne. L’hypothèse d’une contamination extérieure ne tient donc pas.



    Une première piste : les fausses momies


    Rosalie David, conservatrice du Musée d’égyptologie de Manchester, est bouleversée par l’article de Svetla Balabanova. Comme ses collègues archéologues, elle ne croit pas un instant à la possibilité d’un trafic commercial transatlantique sous l’Antiquité. Pour elle, il n’existe que deux explications : soit un élément inconnu altère les résultats, soit il s’agit de fausses momies.

     

     

      

    Cette hypothèse est parfaitement plausible : au XVIème siècle, la poudre de momie était très demandée en Europe. Selon certains médecins, le bitume qu’elle contenait était censé guérir nombre de maladies.

    Le terme « momie » vient d’ailleurs du persan « mumia », qui signifie pétrole. Des marchands égyptiens peu scrupuleux fabriquaient de fausses momies à partir des corps de condamnés à mort, auxquels, après dessiccation dans le sable du désert, on faisait subir une momification grossière.

      

    Le phénomène connut un nouvel essor au XIXème siècle, avec l’intérêt suscité par l'Égypte après l’expédition de Bonaparte en 1798. Des fausses momies arrivèrent en Europe par bateaux entiers. Certaines étaient même vendues par morceaux.


    Cependant, après un voyage à Munich, Rosalie David ne sait plus que penser. En raison de la polémique, on ne lui a pas laissé approcher les momies du musée. En revanche, elle obtient le compte rendu des recherches et en conclut que, compte tenu de la qualité de la conservation et de la qualité des bandelettes, la momie de Henoubtaoui est probablement authentique. Intriguée, elle effectue alors des analyses sur ses propres momies.

      

    La conclusion est identique : deux d’entre elles présentent des traces de nicotine. Cette confirmation prouve donc, de manière indéniable, que l’on connaissait le tabac sous l’Antiquité. Toutefois, elle ne démontre pas qu’il existait à l’époque un trafic commercial entre la Méditerranée et les Amériques.



    Cette découverte extraordinaire a eu un précédent


    En 1976, la momie de Ramsès II est ramenée à Paris par Mme Christiane Desroches Noblecourt, égyptologue de grande réputation. Cette momie est reçue avec les honneurs d’un chef d’état. Mais elle est en France pour subir une restauration, en raison de son mauvais état.

      

    On effectue alors des prélèvements. Le docteur Michelle Lescot, du muséum d’histoire naturelle de Paris, effectue elle-même des recherches... et constate la présence de cristaux caractéristiques du tabac.

      

    Or, Ramsès II est mort en 1213 avant J.C. Cette présence est donc a priori impossible.

      

    L’affaire provoque une vive émotion dans les milieux archéologiques et historique. On crie au scandale, à la supercherie. Elle n’aura pas de suite : l’hypothèse d’une liaison entre l’Amérique et la Méditerranée sous l’Antiquité est, du point de vue des historiens, une aberration. Il s’agit obligatoirement d’une erreur, et le « scandale » est étouffé.

      


    Cependant, dans son ouvrage RAMSES II, la Véritable Histoire, paru en 1996 chez Pygmalion, Christiane Desroches Noblecourt écrit :

      

    « Au moment de sa momification, son torse avait été rempli de nombreux produits désinfectants : les embaumeurs avaient utilisé un fin « hachis » de feuille de Nicotiana L., trouvé contre les parois internes du thorax, à côté de dépôts de nicotine, certainement contemporains de la momification, mais qui posent problème, car ce végétal était encore inconnu en Égypte, semble-t-il. » (RAMSES II, la Véritable Histoire, page 50).



    Le tabac égyptien, pour quelle utilisation ?


    Svetla Balabanova poursuit ses recherches, et fait une constatation surprenante : la quantité de nicotine décelée dans la gangue des cheveux prouve une consommation énorme, qui, normalement, aurait dû provoquer la mort du consommateur. À moins que ce consommateur ne soit déjà mort. Elle émet alors une autre hypothèse : le tabac entrait dans le processus de momification.

    Celui-ci fut toujours gardé secret par les prêtres, et l’on ignore encore aujourd’hui les détails de cette opération, et surtout quelles substances étaient utilisées. Mais cette découverte parlent en faveur d’un emploi du tabac en Égypte bien avant J.C.



    D’où provenait le tabac des Égyptiens ?


    On sait que les Égyptiens consommaient des drogues comme la mandragore, le chanvre, l’opium, ainsi que le hachisch, essentiellement pour leurs vertus médicinales. Il a très bien pu exister, dans l’Antiquité, une plante, proche parente du tabac, qui provoquait les mêmes effets et qui a disparu, en raison d’une trop grande consommation.

      

    Toutefois, un élément infirme cette hypothèse : les Égyptiens représentaient volontiers, sur les fresques des tombeaux et des temples, les images des plantes qu’ils consommaient, blé, lotus, papyrus, vigne, etc. Or, nulle part n’apparaît l’image d’un plant de tabac ou d’une plante cousine.


    Il est donc probable que ce tabac venait d’ailleurs. Mais d’où ? Ce végétal est originaire d’Amérique du Sud. Mais on en trouve aussi des variétés en Océanie et en Polynésie. Était-ce ce tabac qui parvenait en Égypte, après avoir suivi les routes commerciales de l’Extrême-Orient, de l’Inde, de la Perse et de la Mésopotamie ?

      

    Cela supposerait qu’il existait déjà, à l’époque, des liens commerciaux avec ces contrées lointaines. Cette hypothèse est corroborée par le fait que l’on a retrouvé des fils de soie dans une momie égyptienne de Louqsor. Or cette soie ne pouvait provenir que de Chine.


    Et la cocaïne ?


    Si l’énigme du tabac peut trouver un début de réponse avec l’hypothèse d’une plante disparue ou d’une importation par l’Orient, ces deux explications ne peuvent s’appliquer à la cocaïne. Il existe en Afrique des plantes proches de la coca, mais aucune d’elles ne contient de drogue.

    Pour les botanistes, la présence d’une plante voisine de la coca américaine en Afrique, sous l’Antiquité, est une hérésie.



    Alors, existait-il, à l’époque, des relations entre la Méditerranée et les Amériques ?


    Certains historiens s’opposent farouchement à cette hypothèse. John Bayes, conservateur du Musée d’Oxford, considère que le sujet ne mérite même pas d’être étudié.

      

    Pour lui, les voyages vers l’Amérique sous l’Antiquité étaient impossibles. Nasri Iskander, conservateur du musée du Caire, partage ce point de vue, et pense que la présence de drogue est obligatoirement due à une contamination extérieure. Or, on a vu que cette hypothèse ne tient pas.


    En revanche, d’autres savants estiment que l’hypothèse ne peut être rejetée. C’est bien sûr le cas de Svetla Balabanova, de Rosalie David, mais aussi de l’anthropologue Alice Kehoe, de l’université de Marquette, au Mexique.

      

    Pour elle, l’existence de relations transatlantiques sous l’Antiquité apporteraient la réponse à quantité d’énigmes, et souhaite que des recherches sérieuses soient menées dans ce sens. Elle accuse d’ailleurs nombre d’archéologues d’adopter une attitude fuyante devant le sujet. Elle va même plus loin, en affirmant qu’il existait aussi un trafic commercial à travers le Pacifique.

      

    La preuve en est apportée par la patate douce, originaire d’Amérique, retrouvée en Chine.

    Même chose pour les cacahuètes.


    Martin Bernal, historien à l’université de Cornwell, considère, lui aussi, que l’hypothèse de traversées transatlantiques bien avant Colomb est tout à fait vraisemblable. Pour lui, le progrès n’est pas forcément linéaire, comme l’affirment nombre d’historiens.



    L’idée de ces voyages n’est pas nouvelle


    En 1910, certains savants émirent l’hypothèse qu’il pouvait exister un rapport entre les pyramides égyptiennes et mexicaines. On considéra alors sans sourciller que la civilisation égyptienne était la mère de toutes les autres, et qu’elle avait influencé et même provoqué l’émergence des civilisations amérindiennes. Cette hypothèse, reflet de l’esprit colonialiste de l’époque, est aujourd’hui considérée comme aberrante, à juste titre.

      

    Les pyramides égyptiennes et mexicaines ont été construites à près de deux mille ans de distance, et il est quasiment impossible que les premières aient été à l’origine des secondes. Cette forme architecturale est très répandue dans le monde, puisqu’on en trouve jusqu’en Chine. Les tumulus bretons, dont les dolmens ne sont que les squelettes, étaient aussi des sortes de pyramides, et leurs fonctions étaient très proches.

      

    On ne peut cependant en conclure que les pyramides françaises ou chinoises aient eu une relation quelconque avec les pyramides égyptiennes.


    En vérité, il existe très peu de similitudes entre civilisations méditerranéennes et amérindiennes, et il est probable qu’elles aient connu des développements séparés.

      

    Cependant, cela n’exclut pas qu’il ait pu s’établir des contacts sporadiques, qui expliqueraient les coïncidences troublantes entre les deux mondes. Pris séparément, ces éléments n’ont rien de spectaculaire. Mais, lorsqu’on les rassemble, ils constituent un faisceau de convergences qui parlent en faveur de ces voyages.

    Les autres éléments
    Des jarres romaines au Brésil...


    On a découvert, sur les côtes du Brésil, des jarres provenant d’une galère romaine. Pour John Baynes, d’Oxford, ces jarres ne constituent pas une preuve et il a probablement raison : si les Romains avaient découvert la route de l’Amérique et entretenu des relations commerciales avec les autochtones, on aurait retrouvé des traces plus tangibles de leur passage.

      

    Il est donc vraisemblable que le vaisseau romain dont proviennent ces jarres se soit égaré, et que les courants et les alizés l’aient porté de l’autre côté de l’Atlantique.

      

    En 1500, la même mésaventure permettra à Fernando Cabral de découvrir le Brésil. Cependant, un doute subsiste, car, toujours au Brésil, on a retrouvé une inscription qui pourrait avoir été rédigée dans une ancienne langue méditerranéenne.

      

    De même, à Pompéi, une fresque murale représente un fruit inconnu ressemblant étrangement à un ananas, originaire des Caraïbes.
    Des statues géantes aux traits négroïdes au Mexique...

      


    Les sites amérindiens, notamment les tombeaux, ont révélé de bien surprenantes coïncidences. Ainsi, à La Venta et San Lorenzo, les deux principales cités olmèques, datés respectivement des IXème siècle et XIIème siècle avant J.C., se trouvent des têtes géantes dont les traits sont nettement négroïdes. Alors, les Africains connaissaient-ils l’Amérique à cette époque ?

     

     

     
     
     

    Ces têtes géants, découvertes à San Lorenzo, dans le sud du Mexique, présentent nettement des traits négroïdes. Elles sont taillées dans un bloc de basalte provenant sans doute des monts de Tuxtla, à 80 km de là.

     

    Des statuettes funéraires dans les tombeaux...


    D’un côté comme de l’autre de l’Atlantique, on avait coutume de placer des figurines dans les sarcophages. Les shaouabtis égyptiens étaient censés effectuer les corvées à la place du mort.

      

      

    En revanche, on ne connaît pas la fonction des figurines amérindiennes. Autre coïncidence : les Phéniciens, tout comme les Amérindiens, glissaient des pièces de monnaie ou des billes de jade, afin que le défunt puisse payer son passage vers le royaume des morts.

     
     
     

    Ces shaouabtis étaient placés dans les tombeaux égyptiens. Ils étaient censés exécuter les tâches domestiques à la place du défunt.

     

    Ces statuettes de jade ou de serpentine furent découvertes à La Venta, dans le sud du Mexique. On ignore leur fonction. Peut-être ont-elles un rapport avec les shaouabtis égyptiens.

     
     

      

      

    Sur ce vase, découvert à Campeche, en pays Maya, figurent des personnages avec trois couleurs de peau différentes :brune, noire et blanche
    Comment les Amérindiens ont-ils pu imaginer des hommes à la couleur de peau différente de la leur sans en avoir jamais vus ?
    L’hypothèse avancée par les Historiens conservateurs est qu’il s'agissait là des représentations symboliques des classes sociales. Mais cette hypothèse n’est aucunement confirmée par l’étude du vase, dont les personnages semblent occuper des rangs identiques.

     

    Les crânes allongés des Phéniciens...

    Certains éléments désignent plus nettement les Phéniciens. Ainsi, ce peuple avait coutume, pour des motifs vraisemblablement religieux, d’enserrer la tête des nouveau-nés afin de provoquer un allongement du crâne. Cette pratique a été aussi observée chez les Mayas. Le prénom Isah-Bel, ou Ishe-Bel, d’origine phénicienne, a son reflet en pays maya : Ixshe-Bel. Dans les deux langues, Isah, Ishe ou Ixshe veut dire femme.

      

    De même, les mots Bel ou Bal signifient « maître », « seigneur ».


    Les masques mortuaires


    En Phénicie comme en Amérique, le visage des défunts était recouvert d’un masque mortuaire en feuille d’or

     
     
     

    Masque mortuaire phénicien

     

    Masque mortuaire péruvien

     

    Les Africains en Amérique...

    Sans rapport avec les Phéniciens puisque plus tardive, il ne faut pas oublier non plus la légende de Musa. Au Mali, ce sultan du Septième siècle aurait envoyé une centaine de navires pour explorer les « îles situées au-delà de la grande mer de l’ouest ». Il n’existe aucune trace écrite de cette légende, transmise seulement par tradition orale, comme toutes les légendes africaines. Cela ne signifie pas qu’elle n’ait aucun fondement historique.

      

    Un seul navire serait revenu, confirmant l’existence de terres lointaines. Curieusement, les Espagnols semblent avoir rencontré des hommes à peau noire en débarquant au Venezuela. Mais les Historiens qui la connaissent considèrent cette légende comme une œuvre de pure imagination. Et pour cause : il est difficile d’admettre, lorsque l’on s’est livré au trafic d’esclaves sur un peuple, de reconnaître que ce même peuple ait pu se montrer plus entreprenant et plus audacieux que vous. Elle fait pourtant partie des grands récits africains.
    Quetzalcoatl
    Enfin, outre ces coïncidences étonnantes, dont certaines ne s’expliquent pas forcément par des contacts entre les civilisations, il reste le mystère soulevé par le dieu Quetzalcoatl. Le « Serpent à plumes », le « Dieu de l’Aurore et du ciel » existe, sous différents noms, dans toutes les mythologies amérindiennes : Kukulkan au Venezuela, Bohica en Colombie, Viracocha au Pérou, chez les Incas. Il est toujours décrit comme « un dieu barbu à peau blanche venu de l’est ». Comment des hommes à la peau cuivrée et dont la barbe est pratiquement inexistante ont-ils pu imaginer un dieu présentant ces caractéristiques, qui ressemblent étrangement à celles des navigateurs méditerranéens de l’Antiquité ?

    Les arguments des Conservateurs

    Ainsi nomme-t-on les historiens farouchement opposés à l’idée que des contacts aient pu être établis entre les deux mondes. Ils affirment par exemple que les Anciens ne possédaient pas de bateaux capables de traverser l’Atlantique. Cet argument ne tient pas. Dans les années soixante-dix, le navigateur Norvégien Thor Heyerdhal a traversé l’Atlantique en cinquante-sept jours avec un bateau construit en papyrus. Toutefois, cet exploit ne prouve pas que les Égyptiens ont effectué ce voyage. La traversée de l’Atlantique d’est en ouest n’est pas très difficile. Les vents et les courants équatoriaux portent immanquablement les navires vers l’ouest. En revanche, le voyage inverse est plus délicat. Si le Gulf Stream ramène les navires vers l’est, ils doivent cette fois lutter contre les alizés. Il est donc indispensable de disposer de navires capables de remonter le vent, et donc équipés de voiles orientables. On peut aussi imaginer qu’ils ne se déplaçaient qu’à la rame, ce qui était le cas pour nombre de navires antiques, pour lesquels la voile ne constituait qu’un appoint.
    Il est peu probable que des navires égyptiens aient tenté la traversée de l’Atlantique. Les Égyptiens, habitués au Nil et au cabotage, n’étaient guère préparés à la navigation hauturière. En revanche, un autre peuple était capable de réaliser l’exploit : les Phéniciens. Le journaliste allemand Gerhard Herm s’est spécialisé dans l’étude de ce peuple, formé, vers le XIIIème siècle avant J.C., à partir des Cananéens et de cette frange de population que l’on appelle les Peuples de la Mer. Ces navigateurs errants sont mal connus. On pense qu’il étaient originaires de la Mer Égée, mais certains historiens estiment qu’ils provenaient du Nord, ce qui est confirmé par un texte de l’époque de Ramsès III. Il pourrait donc s’agir des ancêtres des Vikings. Une chose est sûre : ces gens savaient naviguer et ne craignaient pas d’affronter la haute mer. Aux alentours du XIIIème siècle avant J.C., une fraction de ces Peuples de la Mer se fond aux Cananéens pour former les Phéniciens. Ils ne possédaient pas de territoires étendus, et leurs cités, constamment menacées par leurs voisins, étaient installées sur des îles ou des endroits fortifiés, comme Byblos, Béryte, Sidon ou Tyr. Contraints par nécessité de se tourner vers la mer, ils devinrent les meilleurs navigateurs de l’Antiquité. En quelques siècles, ils vont dominer les mers, établir des comptoirs un peu partout, jusque sur les côtes atlantiques d’Afrique et d’Europe. Gadeth, qui deviendra plus tard Cadix, est fondée au XIIème siècle avant J.C.
    Forts des apports des Égyptiens, avec lesquels ils commerçaient depuis des siècles, les Phéniciens ont su maîtriser nombre de technologies. C’était pour eux une condition de survie. Leurs navires étaient bien supérieurs à ceux des Égyptiens. Ils utilisaient le principe de la quille, vraisemblablement apportée par les navigateurs du Nord. Dans les mers nordiques, la présence de vaisseaux à quille est attestée depuis les débuts de l’âge de bronze. Elle assurait aux navires une plus grande stabilité sur l’eau et une maniabilité supérieure. Les Phéniciens construisaient trois sortes de vaisseaux : des galères de combat, des navires marchands courts et larges, étudiés pour transporter une quantité maximum de marchandises, et équipés d’une voile carrée, et enfin des myoparons, navire à mi-chemin entre la galère et le bateau de commerce, dépourvu de voile la plupart du temps. Tous ces navires dépassaient rarement les vingt mètres de long, en raison de la quille, fabriquée à partir des cèdres libanais.
    La réussite des Phéniciens repose sur le fait qu’ils ont compris très tôt qu’il était plus intelligent de nouer des relations commerciales basées sur la confiance que de se livrer à la piraterie. Les Grecs, qui tout à la fois les détestaient et les admiraient, les accusaient souvent d’enlever des jeunes hommes ou des jeunes femmes qu’ils revendaient comme esclaves. Sans doute cette accusation contient-elle une part de vérité, mais il ne s’agissait pas là d’une pratique courante, qui leur aurait fermé nombre de débouchés commerciaux. Les Phéniciens n’auraient pu s’enrichir autant avec le seul trafic d’esclaves.
    Leur fortune repose sur le choix des marchandises qu’ils négociaient : les produits de luxe. Leurs artisans étaient spécialisés dans la fabrication de ces articles. Ainsi, ils ont repris, et très nettement améliorée, la technique égyptienne de fabrication du verre. Les Égyptiens, depuis le IVème millénaire avant J.C., fabriquaient un verre opaque, dont le secret était jalousement gardé. Les Phéniciens, par un moyen ou un autre, s’emparèrent de cette technique et la développèrent. Ils furent les premiers à fabriquer du verre véritablement transparent. Ils inventèrent également le soufflage et inondèrent la Méditerranée d’une quantité énorme de petites fioles. On les appelait également le peuple de la Pourpre, une teinture onéreuse tirée du murex, un coquillage des côtes libanaises.
    Les Phéniciens s’assuraient ainsi la clientèle de tous les grands personnages du monde de l’époque. Leurs clients étaient solvables, et les marchandises ne tenaient pas une grande place. On pouvait donc en transporter une quantité importante, qui prenait de la valeur plus la distance parcourue était grande.

    Les Phéniciens ont-ils découvert l’Amérique ?

    Plusieurs historiens ont déjà émis cette hypothèse. Il n’existe à ce jour aucune preuve qu’ils aient traversé l’Atlantique et établi des relations commerciales avec les indigènes, mais on ne peut pas non plus affirmer le contraire. L’argument reposant sur les bateaux ne tient pas. Les Polynésiens ont conquis le Pacifique, qui est trois fois plus grand que l’Atlantique, avec des pirogues à balancier. Les îles qu’ils ont découvertes ne sont que des têtes d’épingles sur la carte océanique. Aujourd’hui encore, cette conquête reste un mystère. Il est indéniable que les Phéniciens possédaient des navires supérieurs aux pirogues polynésiennes.

      

    Pourquoi, avec des vaisseaux plus performants, n’auraient-ils pas été capables de traverser l’Atlantique ?

      


    Les Conservateurs estiment que des échanges entre les deux mondes auraient laissé des traces. Cela n’est pas prouvé, et plaide d’ailleurs en faveur des Phéniciens. Avec leurs partenaires commerciaux, ils se contentaient de pratiquer le négoce, sans établir de relations plus profondes. Il est donc logique que l’on n’ait pas retrouvé de traces importantes, comme des comptoirs. Ils ramenaient, entre autres, tabac et cocaïne, et introduisaient en échange des objets méditerranéens. La rareté des traces s’explique aussi d’une autre manière : l’étude des civilisations amérindiennes est récente, puisqu’elle a débuté avec le XXème siècle. Nombre de sites restent encore à découvrir. De plus, le climat, les guerres qui ont opposé les populations amérindiennes, puis, à partir du Seizième siècle, l’invasion européenne, ont fortement endommagé les monuments.

    L’énigme de la roue

    On a longtemps cru que les Amérindiens ne connaissaient pas le principe de la roue. Or, on a retrouvé, dans des tombeaux mayas, des animaux avec des roulettes au bout des pattes. Comment un peuple ignorant la roue a-t-il pu imaginer des jouets présentant de telles caractéristiques ? Lorsque l’on sait que les Phéniciens troquaient des objets similaires, on est tenté de faire le rapprochement. Homère disait d’eux : « Les Phéniciens étaient célèbres comme navigateurs et comme exploiteurs confirmés, et ils emportaient sur leurs vaisseaux d’innombrables jouets. »

     
     
     
     

    Jouet phénicien

     

    Jouet maya

     

    Jouet maya

          
     

    Mais, si les Mayas connaissaient la roue, pourquoi ne l’ont-ils pas développée ? Probablement parce qu’ils n’en ont pas vu l’intérêt. Si ce concept est familier aux hommes du XXème siècle, il l’est beaucoup moins pour les Anciens. Les Sumériens utilisaient déjà la roue 3500 ans avant J.C.

      

    Elle équipait des chariots qui n’étaient utilisables que dans les rues des cités mésopotamiennes. C’étaient des roues pleines et grossières, taillées dans des troncs d’arbre et percée d’un trou au centre. On pense que ce principe était inspiré par le tour de potier.

      

    Cependant, jamais les Sumériens n’ont imaginé employer ces chariots hors des villes, car il aurait fallu pour cela inventer aussi les voies de communication terrestres. Hors, à l’époque, on se déplaçait plus souvent par voie fluviale que par terre.

      

    On n’avait pas besoin de la roue : l’animal de bât, âne ou bœuf, était là pour transporter les marchandises. Il faudra attendre 2000 ans et le XVème siècle avant J.C. pour qu’on ait l’idée de développer le concept de la roue. Alors apparaîtront les roues à rayons et les chars.

      


    Au Mexique, la roue n’apparaît que dans des jouets. Il est donc probable qu’elle n’a pas été inventée par les autochtones. Dans le cas contraire, son usage se serait certainement appliqué à autre chose que des jouets.

      

    Elle a sans doute été reproduite à l’imitation d’objets importés par les Phéniciens, et copiés par les Amérindiens. Ils n’ont pas eu l’idée de la développer parce qu’ils n’en éprouvaient pas la nécessité. En effet, le sud du Mexique est partagé entre la jungle, où l’on se déplace en pirogue, et la montagne, où l’on voyage à pied.

      


    Une autre raison explique ce phénomène. Notre époque, essentiellement depuis le XIXème siècle et le développement industriel, a vu l’apparition d’une nouvelle sorte de personnages : les chercheurs. Systématiquement, notre civilisation remet ses acquis en cause pour en tirer de nouvelles inventions.

      

    Ce phénomène est favorisé par l’explosion du commerce et de l’industrialisation. Les époques précédentes ne connaissaient pas ce phénomène. Il y eut des génies comme Imhotep, mais ces hommes remarquables restaient des exceptions.

      


    Une seule période connut un phénomène similaire. À partir du IIIème siècle avant J.C., les inventeurs, ou « mécaniciens », comme les a désignés Bertrand Gille, se multiplièrent en Grèce, en Égypte ou à Rome. Ils se nommaient Archimède, Ctésibios, Phylon de Byzance, Vitruve ou Héron d’Alexandrie, mais ce premier essor scientifique fut étouffé par les grandes invasions et l’avènement du christianisme, qui combattit farouchement tout ce qui s’opposait à ses dogmes.

      

    Les chercheurs refirent une apparition timide avec la Renaissance, époque au cours de laquelle on redécouvrit les richesses de l’antiquité. Mais il leur fallut combattre pied à pied, et à leurs risques et périls, les doctrines de l’Église. Galilée et Copernic en firent la triste expérience. S’ils finirent par triompher, la recherche ne commença à se développer de façon systématique qu’à partir du Dix-neuvième siècle.

      


    Auparavant, il n’était pas dans les principes des peuples d’exploiter et de développer leurs connaissances. Les Amérindiens n’avaient donc aucune raison d’exploiter la roue, qu’ils considéraient probablement comme un caprice ornemental des Phéniciens.
    Comme on le voit, les arguments des Conservateurs résistent difficilement à l’analyse.

      

    Pourtant, malgré cette faiblesse, ces historiens frileux refusent systématiquement aux Anciens la possibilité de disposer de connaissances dont ils n’ont pas retrouvé la trace. Ils n’envisagent pas que nos ancêtres aient pu utiliser un savoir dont nous avons aujourd’hui perdu le secret.

      

    Or, il est loin d’être prouvé que le progrès est linéaire. En vérité, nous ignorons encore beaucoup de choses sur l’Antiquité. Les connaissances dont disposaient les Anciens ont été effacées par le temps, les invasions et l’acharnement des civilisations ultérieures, notamment la civilisation chrétienne, qui s’est évertuée à anéantir tout ce qui ne correspondait pas à sa vision du monde.

      

    C’est d’ailleurs peut-être cet élément qui chagrinent les Conservateurs. L’avènement du christianisme a provoqué un recul technologique indéniable, et notre civilisation, fondée sur ce christianisme, refuse de l’admettre.

    Les Diffusionnistes

    Ce sont les partisans des contacts entre Méditerranée et Amérique dans l’Antiquité. À l’inverse des Conservateurs, ces Diffusionnistes prétendent que, non seulement l’Amérique fut découverte bien avant J.C., mais que le voyage fut accompli par plusieurs peuples de l’Antiquité ; les Phéniciens bien sûr, mais aussi les Égyptiens, les Grecs, les Romains, les Celtes, les Hébreux.

      

    Bref, tout le monde y est allé. Ils affirment également que, sans ces expéditions, les civilisations amérindiennes ne se seraient pas développées. On comprend, dans ce cas, les difficultés que ces chercheurs rencontrent auprès des Mexicains pour effectuer leur études. Leur manque de rigueur scientifique les amène à interpréter les faits de manière à les faire correspondre avec leurs hypothèses et non à effectuer des recherches objectives.

      

    Il est donc délicat de tenir compte de ces hypothèses, dont beaucoup sont plus que hasardeuses, car elles ne reposent sur aucun fait tangible. En vérité, les Amérindiens n’avaient pas besoin des Méditerranéens, et les deux familles de civilisations se sont sans doute développées parallèlement, sans que l’on puisse constater d’influence réciproque notable.

    Aucun dialogue n’est possible entre Conservateurs et Diffusionnistes

    Les premiers considèrent les seconds comme des hurluberlus et refusent toute discussion sur le sujet. Les seconds ont tendance à interpréter partialement les éléments.


    À l’heure actuelle, la question reste posée. Aucune preuve n’a été apportée en faveur des voyages transatlantiques dans l’Antiquité. Les coïncidences étonnantes ne sont peut-être... que des coïncidences. Cependant, rien ne permet non plus d’affirmer de manière péremptoire, comme le font les Conservateurs, que ces voyages étaient impossibles et n’ont pas eu lieu.


    Cette idée fabuleuse m’a donné envie d’imaginer comment a pu se dérouler un premier voyage vers l’Amérique. Ainsi est né mon roman : Antilia. Cependant, la rédaction de cet ouvrage et les recherches qu’il a nécessitées m’ont amené à émettre une hypothèse qui pourrait servir de base de réflexion à des historiens ouverts d’esprit.

    L’hypothèse

    Contrairement à ce que l’on pense généralement, les peuples de l’Antiquité n’étaient pas statiques et repliés sur eux-mêmes. L’Histoire évoque la plupart du temps les conflits et les batailles, les antagonismes, les émigrations et les conquêtes.

      

    Cependant, les Anciens ne passaient pas leur temps à se faire la guerre. Ils concluaient aussi des échanges commerciaux et, tout comme nous, recherchaient pour leur plaisir et leur confort les objets rares, les denrées inconnues, les métaux précieux, les étoffes les plus fines, les plantes aux vertus médicinales.

      

    Malgré les dangers, les voyageurs étaient nombreux, motivés par l’appât du gain, ou par l’insatiable curiosité qui caractérise l’espèce humaine. Cette curiosité n’est pas apparue avec les explorateurs modernes, elle était déjà l’apanage de nos lointains ancêtres, et prétendre le contraire serait stupide.

      


    On estime que les Anciens étaient enclins à croire au merveilleux et imaginaient de redoutables dangers derrière tout ce qu’ils ne connaissaient pas. De fait, les marins rapportaient de leurs voyages nombre de récits effrayants, dont le souvenir s’est perpétué jusqu’à nous.

      

    Cependant, croyaient-ils eux-mêmes à ce qu’ils racontaient ?

      

    N’embellissaient-ils pas leurs propres expériences afin de se donner de l’importance et éblouir ceux qui ne voyageaient pas ?

      

    Cette tendance à la fabulation, nous la connaissons encore aujourd’hui. « A beau mentir qui vient de loin », dit le proverbe. Ainsi naquirent les légendes des sirènes, érinnyes, harpies, méduses et autres monstres du bestiaire mythologique. Dans la réalité, ces créatures épouvantables n’empêchaient pas les navigateurs de s’aventurer de plus en plus loin, poussés par la curiosité.

      

    Pourquoi envisager qu’ils aient pu se fixer des limites ?

      

    Tant que de nouveaux pays s’ouvraient devant eux, ils se devaient de continuer. Nombre d’entre eux y perdirent sans doute la vie, mais d’autres les remplaçaient, enrichis de l’expérience de leurs prédécesseurs.

      

    Ce n’est pas parce que l’on a connaissance d’un seul voyage autour de l’Afrique - celui réalisé sous le règne du pharaon Néchao, au VIème siècle avant J.C. - qu’il n’y en a pas eu d’autres, dont on a perdu le souvenir.

      

    Il y a 3500 ans, la reine Hatchepsout elle-même n’a-t-elle pas organisé une expédition vers le mystérieux pays de Pount, que l’on situe aujourd’hui sur les côtes somaliennes ? Certains pensent même qu’elle y prit part personnellement.

      


    Il est probable que la Méditerranée connaissait déjà d’innombrables échanges commerciaux depuis la plus lointaine Antiquité. Lorsqu’apparurent des bateaux capables de s’aventurer en haute mer, l’homme se lança tout naturellement dans de nouvelles explorations.

      

    Les navigateurs voyagèrent alors jusqu’aux confins occidentaux de la Méditerranée, dépassèrent le détroit de Gibraltar, visitèrent les côtes atlantiques d’Afrique et d’Europe.

      


    On possède peu de renseignements sur ces navigateurs. Mais il est certain qu’ils ont existé. Les plus audacieux se nommaient les Crétois, les Grecs et les Phéniciens. Ces derniers gardaient leurs routes maritimes secrètes.

      

    À de nombreuses reprises, les Romains ont tenté de les suivre pour percer ces secrets. Lorsqu’ils étaient en nombre supérieur, les Phéniciens anéantissaient leurs poursuivants. Dans le cas contraire, ils préféraient se saborder.

      

    Dans ces conditions, il est difficile de savoir quelle était l’étendue exacte de leurs connaissances. Dans la plupart des cas, les historiens en sont réduits à des suppositions âprement controversées. Rien n’interdit donc de penser que, entre le XVème et le XIIème siècle avant J.C. eut lieu un premier voyage vers l’Amérique.

    Comment eut lieu cette découverte ?

    Il peut s’agir d’un accident, tout comme pour Fernando Cabral en 1500. Les courants ont porté des marins sur les côtes des Caraïbes ou de l’Amérique du sud. Mais on peut aussi envisager que des navigateurs ont entrepris le voyage en toute connaissance de cause. Partant du principe que le monde était sphérique, ils étaient persuadés de rencontrer des îles sur leur route.

      

    Leurs motivations furent identiques à celles des Polynésiens qui conquirent le Pacifique - ou de Christophe Colomb, trois millénaires plus tard.

      


    Des premiers contacts furent ainsi noués. Cependant, les dangers et la durée de ces voyages expliquent qu’il demeurèrent rares, et uniquement réservés à des marins chevronnés et audacieux, ce qui était le cas des Phéniciens. Mais les produits fabuleux qu’ils rapportèrent de ces voyages eurent tôt fait de conquérir la faveur des Méditerranéens.

      

    C’est peut-être dans le but d’établir une base de départ pour ces voyages vers ce que l’on appelait alors les Îles Lointaines que les Phéniciens fondèrent Gadeth (Cadix) au XIIème siècle. Pendant des siècles, ils traversèrent ainsi l’Atlantique, rapportant, entre autres, du tabac et de la cocaïne, des produits de luxe dont les Égyptiens étaient friands.

      

    Seuls ces produits pouvaient être vendus suffisamment chers pour justifier une traversée aussi périlleuse.

      

    C’est pourquoi les Phéniciens ne perdirent pas de temps à s’encombrer de denrées périssables comme la pomme de terre, originaire des Andes, la tomate ou le maïs. La rentabilité eût été nulle.

      


    Si la plupart des voyages furent motivés par des raisons commerciales, il arriva cependant que certains navigateurs s’installassent sur place. L’un d’eux, certainement très tôt, donna naissance à la légende de Quetzalcoatl, le dieu barbu à la peau blanche venu de l’est. Ce trafic dura pendant plus de dix siècles.

      

    Les routes de l’Amérique, tenues secrètes par les Phéniciens, ne furent jamais connues des autres peuples. Mais ces contacts expliquent que l’on ait retrouvé des traces de nicotine et de cocaïne dans des momies égyptiennes.

      

    Ils expliquent aussi certains mystères, comme les têtes aux traits négroïdes de San Lorenzo et de la Venta, dont l’édification remonte au XIIème siècle avant J.C.

    La fin de l’aventure

    En 146 avant J.C., les Romains détruisent Carthage.

      

    Avec elle disparaît le peuple phénicien. Le secret des routes de l’Amérique se perd dans le tumulte de l’Histoire.

      

    Les Romains ne connaîtront jamais ce secret. Deux siècles plus tard commence l’ère chrétienne.

      

    Très vite, les Chrétiens imposent leur vision erronée du monde : La Terre est plate, bordée par des océans se terminant sur un gouffre sans fond et gardé par des monstres terrifiants.

      

    Toutes les idées contraires sont impitoyablement combattues. Les hypothèses de l’Antiquité disparaissent, et le monde connaît un recul technologique de plusieurs siècles.

      

    Par voie de conséquence, la terreur engendrée par l’idée d’un monde cerné par les eaux infernales décourage les peuples de s’aventurer sur les mers. Les navigateurs reviennent au cabotage. Cette angoisse ne touche pourtant pas les Musulmans, ce qui explique peut-être la légende du sultan Musa et de son expédition vers les îles de la Grande Mer de l’Ouest.

      

    Il faut attendre le Xème siècle pour que les Vikings, peu influencés par l’esprit chrétien, tentent le voyage. Erik le Rouge parvient, en 984, sur les côtes du Vinland, difficile à localiser, mais probablement situé au Canada ou dans le nord-est des Etats-Unis. Son fils Leïf poursuivra sa tâche. Mais les Vikings, pour des raisons inexpliquées, ne resteront pas très longtemps sur le continent nord américain. Sans doute se heurtèrent-ils violemment aux autochtones.

    Les Croisades et la Renaissance

    À partir du XIème siècle, une guerre impitoyable oppose les Croisés chrétiens aux Musulmans pour la possession des Lieux Saints. Cependant, au-delà des batailles, ces expéditions furent aussi l’occasion de redécouvrir la richesse du monde antique. Peu à peu, un savoir inconnu, venu du fond des âges, remonte vers l’Europe, provoquant une extraordinaire révolution culturelle et technologique : la Renaissance.

      

    Avec elle, on commence à remettre en cause les affirmations de la religion chrétienne. Galilée sera persécuté pour avoir affirmé que la Terre tournait sur elle-même, hypothèse pourtant émise trois mille ans plus tôt. Mais les idées nouvelles font leur chemin, et, de nouveau, les navigateurs ne redoutent plus la perspective d’un océan se terminant par un gouffre.

      

    Les Vénitiens, puis les Génois, construisent des flottes puissantes, destinées surtout à combattre la piraterie qui sévit à l’état endémique en Méditerranée. Puis, lorsque les Arabes ferment la Route de la Soie, les Européens recherchent de nouvelles voies de communication pour se rendre aux Indes.

      


    Les Portugais choisissent l’est et tentent de contourner le continent africain. Mais une autre route semble possible : celle de l’ouest.

      

    C’est la voie qu’empruntera Christophe Colomb. Et là surgit un autre mystère : Les secrets des Phéniciens ont-ils été conservés par des initiés pendant tous ces siècles ? On peut se poser la question. Lorsque Toscanelli, en 1468, établit sa carte du monde, il situe Cipango (le Japon) et Cathay (la Chine) d’un côté, et le vieux monde de l’autre.

      

    Près des côtes européennes apparaissent des points symbolisant les Açores et les Canaries. Et puis, très nettement détachées, et au beau milieu du grand océan séparant les continents, il place deux îles minuscules qu’il baptise Antilia, du nom que les Grecs donnaient aux îles lointaines de l’ouest. Comment, alors que l’Amérique ne sera découverte que vingt-quatre ans plus tard, ce cartographe peut-il faire apparaître ces deux îles, alors que rien, à l’époque, ne laisse supposer que des terres existent à cet endroit ?

     
     
     

    Carte de Toscanelli, établie en 1468. On remarque, au centre de « l’Océan Occidental », et très nettement démarquées des archipels des Açores et des Canaries, les deux petites îles baptisées « Antilia ».

     

    On est bien obligé d’admettre que Toscanelli disposait d’informations dont nous ignorons la provenance. Car il ne peut s’agir d’une intuition. Il est vraisemblable que ces informations provenaient de données conservées par les héritiers des Phéniciens et qui, par une voie inconnue, sont parvenues entre ses mains. La taille des deux îles n’a rien d’étonnant en soi.

      

    Les Anciens ne faisaient aucune différence entre île et continent. Toute terre était considérée comme une île, et sans doute Toscanelli a-t-il voulu représenter les continents découverts par les Anciens, et dont il ignorait les dimensions.

      


    Peut-être aussi fait-il référence à Platon, qui situe son Atlantide « au-delà des Colonnes d’Hercule ». Christophe Colomb connaissait cette carte. De même, il avait évalué le temps qu’il lui faudrait pour traverser l’Atlantique, estimé la distance à parcourir, et même s’il a commis une erreur d’appréciation, il possédait des informations.

      

    Là encore on est en droit de s’interroger sur leur origine.

    L’exploit réalisé par Christophe Colomb et ses marins n’est absolument pas remis en cause par le fait que l’Amérique était peut-être connue depuis bien longtemps. Il fallait un courage certain pour se lancer dans une aventure aussi risquée.

    Toutefois, cet exploit n’exclut absolument pas qu’il ait pu être accompli par des navigateurs beaucoup plus anciens.

     

    Mais il y a encore plus surprenant !

    Les cartes impossibles

    Si la carte de Toscanelli pose un problème, elle n’est rien comparée aux cartes marines dites « impossibles », telles celles de Piri « Reis », d’Oronteus Finaeus ou de l’Italien Zeno. Toutes ces cartes présentent des détails inconnus à l’époque à laquelle elles ont été établies. La plus célèbre est celle de l’Amiral turc Piri Ibn Haji Memmed, constituée en 1513 à partir d’une vingtaine de documents plus anciens, dont certains, d’après Piri Reis, dateraient d’Alexandre le Grand.

      

    Elle contient des éléments non encore découverts à cette date, comme l’île de Marajo, à l’embouchure de l’Amazone (découverte en 1543), ou encore les Malouines (1592). Celle de Zeno, établie en 1380, montre le Groenland débarrassé d’une partie de ses glaces, celle d’Oronteus Finaeus, tracée en 1531, décrit l’Antarctique, là encore débarrassé de ses glaces.

      

    Ce découpage étonnant sera confirmé avec stupéfaction par Paul-Emile Victor entre 1949 et 1951. L’authenticité de ces cartes ne peut être remise en cause, et le Suédois Nordenskjöld, un cartographe du XIXème siècle, estime qu’elles ont été recopiées à partir de sources très anciennes, retrouvées vers la fin du XIIème siècle.

      

    Quel peuple les a établies ? Le mystère reste entier, mais elles prouvent de manière indéniable que les connaissances maritimes des Anciens étaient beaucoup plus avancées que ne le pensent les Conservateurs.

    CONCLUSION

    Il n’existe actuellement aucun élément permettant d’admettre ou de nier l’existence de voyages transatlantiques bien avant J.C. On a longtemps cru que les Îles Lointaines n’étaient autres que les Canaries, ou les Açores. En vérité, il est possible que Platon se soit servi d’éléments collectés par Solon auprès des prêtres de Saïs, en Egypte. Et son Atlantide imaginaire, « plus grande que l’Asie et la Libye réunies », était peut-être bien l’Amérique.


    Mais l’hypothèse va plus loin. Ces voyages transatlantiques ne constituent probablement qu’une facette d’un phénomène beaucoup plus vaste : celui d’un trafic commercial à l’échelle mondiale.

      

    La découverte de soie à Louqsor en est une preuve indiscutable. Elle pose aussi, à travers l’étude des cartes stupéfiantes de Piri Reis, de Finaeus et des autres une question inattendue :

      

    a-t-il existé, dans un passé lointain, un grand peuple de marins qui avait établi des cartes précises du monde ?


    Il serait donc souhaitable que des scientifiques d’esprit ouvert se penchent sur le sujet avec toute la rigueur et la sérénité qui conviennent.

    Bernard SIMONAY

    Sources :
    Audiovisuelles :
    « SCIENCE TROIS : LA NICOTINE DES PHARAONS », émission diffusée par France 3

    Ouvrages :


    « LES PNEUMATIQUES D’HERON D’ALEXANDRIE »
    Traduction et notes par Gilbert ARGOUD et Jean-Yves GUILLAUMIN
    Publications de l’Université de St Etienne (1997)

    « LES CARTES DES ANCIENS ROIS DES MERS »
    Charles H. Hapgood - Editions du ROCHER (1981)

    « La découverte de l’Amérique aux temps bibliques »
    Heinke SUDHOFF - Editions du Rocher (1994)

    LES GRANDES ENIGMES (LA MEMOIRE DE L’HUMANITE)
    Larousse

    RAMSES II, La véritable histoire
    Christiane DESROCHES NOBLECOURT
    Pygmalion

      

      

      

      

    http://www.bernardsimonay.fr/l-amerique-etait-elle-connue-sous-l-antiquite--.html

      

      

      

      

     

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  • Écriture oghamique

     

    File:Book of Ballymote 170r.jpg

     

    L’écriture oghamique ou Oġam est la seule et surtout la plus ancienne connue chez les Celtes qui tenaient le dieu Ogme pour son inventeur. C’est une écriture alphabétique composée de vingt lettres qui était en usage dans les îles Britanniques, elle aurait été créée entre le IIIe siècle et le Ve siècle à partir de l’alphabet latin au moment de l'évangélisation de l'Irlande par Saint-Patrick.

     

    Elle est composée de quatre groupes de cinq encoches chacun, à gauche, à droite, en travers et au milieu d’une ligne verticale. Plus tard, on y a ajouté un cinquième groupe de cinq diphtongues ou lettres supplémentaires pour représenter les sons étrangers. La plupart des textes retranscrits en alphabet oghamique le sont en vieux gaélique ; sauf quelques inscriptions supposées être en langue picte.

     

    On a retrouvé, aussi, dans les Annales d'Inisfallen, une inscription oghamique écrite en latin.

    Écriture sacrée, on en a retrouvé les traces gravées sur des pierres levées ou des vestiges en bois mais aussi en os. Son usage semble avoir été réservé aux représentants de la classe sacerdotale, les druides, qui privilégiaient par ailleurs la tradition orale.

     

    L’ogham a, cependant, pu être décodé grâce à des transcriptions latines mais aussi et surtout grâce aux bardes qui ont pu avoir accès à une partie de la première fonction sacerdotale indo-européenne.

    Les caractères de l’alphabet oghamique, qui ont aussi un rôle divinatoire ou magique, correspondent symboliquement à des arbres groupés en trois catégories :

     

     

    • arbres nobles
    • arbres rustiques
    • arbrisseaux

     

    L’alphabet

      

      

    L’alphabet comprend vingt lettres différentes (feda), divisées en 4 familles (aicmí, pluriel de aicme). Chaque aicme était nommée d’après sa première lettre : Aicme Beithe, Aicme Húatha, Aicme Muine, Aicme Ailme. D’autres lettres ont été ajoutées dans certains manuscrits, à une époque très tardive, et sont appelées forfeda.

    Les quatre familles sont, avec leur transcription et leur nom, suivies de leur prononciation et leur nom supposé en ancien irlandais quand l’étymologie est connue :

      

    • Aicme Beithe
      • B beith [b] (*betwias)
      • L luis [l]
      • F fearn [w] (*wernā)
      • S saille [s] (*salis)
      • N nuin [n]
    • Aicme Húatha
      • H úath [y]
      • D duir [d] (*daris)
      • T tinne [t]
      • C coll [k] (*coslas)
      • Q ceirt [kʷ] (*kʷertā)
    • Aicme Muine
      • M muin [m]
      • G gort [g] (*gortas)
      • NG gétal [gʷ] (*gʷēddlan)
      • Z straif [sw] ou [ts]
      • R ruis [r]
    • Aicme Ailme (voyelles)
      • A ailm [a]
      • O onn [o] (*osen)
      • U úr [u]
      • E edad [e]
      • I idad [i]

     

    Il n’existe pas de lettre pour p, puisque le phonème a disparu dès le proto-celtique, il n’apparaît donc qu’avec les apports du latin (Patrick etc.). À l’inverse, on trouve une lettre pour q (ᚊ ceirt), alors que le phonème n’existe plus en ancien irlandais.

    Les forfeda (lettres supplémentaires ou diphtongues) sont dues aux manuscrits, qui leur attribuent diverses valeurs :

    • EA ébad
    • OI óir
    • UI uillenn
    • IO iphín
    • AE emancholl

     

     

    Les DRUIDES

     

    Le druide est un personnage très important de la société celtique, au point qu’il est à la fois ministre du culte, théologien, philosophe, gardien du Savoir et de la Sagesse, historien, juriste et aussi conseiller militaire du roi et de la classe guerrière

     

    Il est en premier lieu l’intermédiaire entre les dieux et les hommes

    Il correspond donc à la première fonction de l'idéologie tripartite des Indo-Européens mise en lumière par Georges Dumézil.

     

     

    Dans le récit Táin Bó Cúailnge (Razzia des vaches de Cooley), le druide Cathbad provoque la mort d'un émissaire qui a parlé sans permission, car « Nul ne parle avant le roi, mais le roi ne parle pas avant son druide. »

    Il est chargé de la célébration des cérémonies sacrées et lui seul a le droit de pratiquer les sacrifices. Ce qui fait du druidisme non seulement la religion des peuples celtes [réf. nécessaire], mais aussi le fondement de toute leur civilisation [réf. nécessaire].

    Un seul nom de druide historique nous est connu : Diviciacos, dont Jules César nous apprend qu’il fut vergobret des Éduens, mais c'est Cicéron, dont il fut l'hôte, qui nous renseigne sur sa qualité. Les autres druides dont les textes font mention relèvent de la mythologie celtique.

     

    File:Two Druids.PNG

    Deux druides sur le bas-relief d'Autun.

     

     

    Sources et étymologie

    Comme pour tout ce qui concerne la civilisation celtique, nous ne disposons d’aucun texte d’origine interne. Les druides eux-mêmes sont à l’origine de ce fait : considérant que la parole écrite est morte, ils ont privilégié l’oralité et la mémoire pour la transmission du Savoir.

     

    Néanmoins, les Celtes connaissaient l’écriture (ils utilisaient le grec) et l’ont utilisée de façon marginale. De plus, les peuples de culture gaélique ont inventé l'écriture oghamique dont trois cents inscriptions à vocation funéraire nous sont parvenues gravées dans la pierre.

    L'étymologie du mot « druides » – latin druidæ – est discutée. Si tous les spécialistes s'accordent pour reconnaître dans le second terme de ce composé la racine *weid- – « savoir, voir » –, le premier terme est souvent interprété comme le préfixe intensif indo-européen dru- (δρῦς, « durs, forts comme le chêne "), d'où la traduction courante : « les très savants ». Cette explication a été critiquée, notamment par le linguiste

    Émile Benveniste, qui part de la base *der-w/dr-ew, « ferme, solide ».

    Selon cette étymologie, le druide serait « celui qui sait fidèlement, celui qui a une vision vraie, certaine ».

      

    Sources littéraires

    Deux types de sources nous permettent d’appréhender le sujet : les témoignages antiques et la consignation, par des clercs, de traditions orales au Moyen Âge en Irlande. Pour la première catégorie, il faut citer notamment Diodore de Sicile (Bibliothèque historique), Strabon (Géographie), Pomponius Mela (De Chorographia), Lucain (La Pharsale), Pline l'Ancien (Histoire naturelle), Diogène Laërce, et surtout César qui, avec ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, nous apporte de nombreuses et importantes informations sur la société gauloise ainsi que sur la religion et ceux qui en ont la conduite. Jean-Louis Brunaux insiste pour sa part sur l'apport de Posidonios d'Apamée, dont nombre d'auteurs anciens se seraient inspirés, parfois très directement.

    Une deuxième source documentaire vient corroborer la première et l’enrichir d’une origine différente : il s’agit d’un ensemble important et incontournable de textes irlandais, pour l’essentiel, écrits du VIIIe siècle au XVe siècle. Ils retranscrivent les mythes et épopées de l’Irlande celtique qui se sont transmis oralement de génération en génération. Les collecteurs transcripteurs les ont affublés d’un vernis chrétien, sous lequel l’étude découvre l’original. De cette littérature, on peut citer : le Cath Maighe Tuireadh (Bataille de Mag Tured), le Tochmarc Etaine (Courtise d’Etain), le Táin Bó Cúailnge (Razzia des Vaches de Cooley), le Lebor Gabála Érenn (Livre des Conquêtes) et les Mabinogion gallois.

    Depuis les Romains – notamment Pline l'Ancien et Lucain –, on a longtemps pensé que le mot « druide » était associé au chêne (en grec : δρυς, drus), à cause des rites associés à cet arbre. Les linguistes et philologues ont maintenant établi que ce terme spécifiquement celtique, présent tant dans le texte de Jules César que ceux du Moyen Âge, provenait de dru-wid-es qui signifie « très savants »[8]. On remarquera toutefois que, curieusement, « chêne » se dit derw (ou derv/dero) en breton et que sur une racine semblable se forme en gallois le mot derwydd qui signifie « druide »[9], ce qui a pu mener à une certaine confusion sur l'origine du mot ; cette thèse est catégoriquement réfutée par Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux pour qui « il n’existe aucune possibilité immédiate de relier le nom des druides à celui du chêne (gaulois dervo-, irlandais daur, dar, gallois derw, breton derv) »[10].

    Jules César écrit : « Les premiers [les druides] s'occupent des choses de la religion, ils président aux sacrifices publics et privés et règlent les pratiques religieuses ; les jeunes gens viennent en foule s'instruire auprès d'eux, et on les honore grandement. » (Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre VI, 13).

    Le décalage géographique et chronologique entre les sources continentales et les sources insulaires semble poser problème à certains auteurs. Ainsi, l’archéologue Jean-Louis Brunaux[11] prend le parti d’écarter les sources irlandaises pour ne considérer que les auteurs grecs et latins et étudier les druides gaulois[12]. Mais la plupart, comme Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux par exemple, considèrent pour les sources galloises et irlandaises, que c’est la retranscription qui est tardive, mais que le fond est archaïque[13]. Albert Grenier note, quant à lui : « Toute cette littérature n'est vraiment étudiée que depuis une soixantaine d’années. On n’en méconnaît plus aujourd’hui la valeur ni l’intérêt. Si mêlée qu’elle soit d’éléments divers, elle n'en plonge pas moins ses racines dans un passé lointain dont l’isolement de l’Irlande a conservé la tradition. Tandis que le continent subissait le bouleversement des invasions barbares, le celtisme insulaire s’est développé, conservant une image de l’ancienne civilisation. »[14] Miranda Jane Green[15] rappelle l'importance des druides dans la mythologie de l’Irlande et note la confirmation des textes classiques par les récits mythiques en ce qui concerne l'existence de trois types de membres de la classe sacerdotale.

      

    Archéologie

    Si l’archéologie nous renseigne sur les sanctuaires et certaines pratiques cultuelles, elle n’apporte rien sur le statut et la fonction. Selon Venceslas Kruta, « L'identification archéologique des druides est difficile et même les cas qui peuvent être considérés comme les plus vraisemblables restent incertains. »[16]

    • Dans la nécropole de Pogny (département de la Marne), la sépulture d’un guerrier renfermait des instruments (une patère en bronze et deux cuillères plates - musée de Châlons-en-Champagne) que l’on suppose être médicaux. La médecine étant exclusivement du ressort des druides, il est possible que l’homme inhumé dans cette tombe fut l’un d’eux[17].
    • À Pottenbrunn (Basse-Autriche), l’une des nécropoles, utilisée au Ve siècle av. J.-C. et au IVe siècle av. J.-C., contient quarante deux tombes dont l’une d’elles (no 520), pourrait être celle d’un druide. Un instrument qui semble être une sonde chirurgicale et un pendule en os ont été retrouvés, entre autres objets, à côté du squelette d’un guerrier, âgé de 45-55 ans[18].
    • En Grande-Bretagne, Camulodunon, l’oppidum du puissant peuple des Trinovantes était installé à l’emplacement de l’actuelle ville de Colchester (comté d’Essex). Dans ce site archéologique important, on a découvert en février 2008 une sépulture contenant des instruments de divination et des outils chirurgicaux (scalpels, scie, aiguilles, sondes, etc.), qui pourraient laisser supposer qu'il s’agit, là aussi, de la tombe d’un druide;

     

     

    Sources littéraires

    Deux types de sources nous permettent d’appréhender le sujet : les témoignages antiques et la consignation, par des clercs, de traditions orales au Moyen Âge en Irlande. Pour la première catégorie, il faut citer notamment Diodore de Sicile (Bibliothèque historique), Strabon (Géographie), Pomponius Mela (De Chorographia), Lucain (La Pharsale), Pline l'Ancien (Histoire naturelle), Diogène Laërce, et surtout César qui, avec ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, nous apporte de nombreuses et importantes informations sur la société gauloise ainsi que sur la religion et ceux qui en ont la conduite. Jean-Louis Brunaux[7] insiste pour sa part sur l'apport de Posidonios d'Apamée, dont nombre d'auteurs anciens se seraient inspirés, parfois très directement.

    Une deuxième source documentaire vient corroborer la première et l’enrichir d’une origine différente : il s’agit d’un ensemble important et incontournable de textes irlandais, pour l’essentiel, écrits du VIIIe siècle au XVe siècle. Ils retranscrivent les mythes et épopées de l’Irlande celtique qui se sont transmis oralement de génération en génération. Les collecteurs transcripteurs les ont affublés d’un vernis chrétien, sous lequel l’étude découvre l’original. De cette littérature, on peut citer : le Cath Maighe Tuireadh (Bataille de Mag Tured), le Tochmarc Etaine (Courtise d’Etain), le Táin Bó Cúailnge (Razzia des Vaches de Cooley), le Lebor Gabála Érenn (Livre des Conquêtes) et les Mabinogion gallois.

    Depuis les Romains – notamment Pline l'Ancien et Lucain –, on a longtemps pensé que le mot « druide » était associé au chêne (en grec : δρυς, drus), à cause des rites associés à cet arbre. Les linguistes et philologues ont maintenant établi que ce terme spécifiquement celtique, présent tant dans le texte de Jules César que ceux du Moyen Âge, provenait de dru-wid-es qui signifie « très savants »[8]. On remarquera toutefois que, curieusement, « chêne » se dit derw (ou derv/dero) en breton et que sur une racine semblable se forme en gallois le mot derwydd qui signifie « druide »[9], ce qui a pu mener à une certaine confusion sur l'origine du mot ; cette thèse est catégoriquement réfutée par Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux pour qui « il n’existe aucune possibilité immédiate de relier le nom des druides à celui du chêne (gaulois dervo-, irlandais daur, dar, gallois derw, breton derv) »[10].

    Jules César écrit : « Les premiers [les druides] s'occupent des choses de la religion, ils président aux sacrifices publics et privés et règlent les pratiques religieuses ; les jeunes gens viennent en foule s'instruire auprès d'eux, et on les honore grandement. » (Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre VI, 13).

    Le décalage géographique et chronologique entre les sources continentales et les sources insulaires semble poser problème à certains auteurs. Ainsi, l’archéologue Jean-Louis Brunaux[11] prend le parti d’écarter les sources irlandaises pour ne considérer que les auteurs grecs et latins et étudier les druides gaulois[12]. Mais la plupart, comme Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux par exemple, considèrent pour les sources galloises et irlandaises, que c’est la retranscription qui est tardive, mais que le fond est archaïque[13]. Albert Grenier note, quant à lui : « Toute cette littérature n'est vraiment étudiée que depuis une soixantaine d’années. On n’en méconnaît plus aujourd’hui la valeur ni l’intérêt. Si mêlée qu’elle soit d’éléments divers, elle n'en plonge pas moins ses racines dans un passé lointain dont l’isolement de l’Irlande a conservé la tradition. Tandis que le continent subissait le bouleversement des invasions barbares, le celtisme insulaire s’est développé, conservant une image de l’ancienne civilisation. »[14] Miranda Jane Green[15] rappelle l'importance des druides dans la mythologie de l’Irlande et note la confirmation des textes classiques par les récits mythiques en ce qui concerne l'existence de trois types de membres de la classe sacerdotale.

     

     

     http://fr.wikipedia.org/wiki/Druidisme

     

     

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    Les contacts trans-océaniques précolombiens désignent les rencontres entre les peuples indigènes d'Amérique et les navigateurs d'autres continents antérieures aux explorations de Christophe Colomb.

     

     

    Le seul à être historiquement avéré est relaté dans deux sagas scandinaves, qui décrivent deux colonies au Groenland fondées vers l'An mille par Érik le Rouge. Les vestiges matériels de ce contact ont également été retrouvés lors des fouilles de quelques sites scandinaves et indigènes au Groenland, dans l'Arctique canadien et à Terre-Neuve. D'autres présumés contacts se basent sur des découvertes archéologiques controversées et sur des récits légendaires. Ils sont donc sujets à caution, et certains relèvent tout simplement du mythe. Les contacts précolombiens font depuis des siècles l'objet d'une certaine fascination, cherchant notamment à disputer à Colomb et à l'Espagne la découverte et l'exploration de l'Amérique.

    Toutes les migrations humaines antérieures à l'Antiquité et correspondant à la période préhistorique sont regroupées dans l'article sur les théories du premier peuplement de l'Amérique.

      

      

      

      

    Préhistoire

    L'origine des premiers habitants du continent américain fait l'objet de polémiques parmi les archéologues contemporains. Plusieurs théories ont vu le jour sur le contexte et la date de leur arrivée ; certaines découvertes récentes pourraient remettre en cause le modèle jusqu'ici le plus pertinent, appelé « modèle Clovis ». Notamment, des outils de pierre de style européen, datant de 19 000 à 26 000 ans, ont été découverts à différents endroits de la côte Est américaine

     

     

     

    ANTIQUITE

     

     

     

    Égyptiens

    La découverte de tabac dans le baume des momies égyptiennes a surpris les scientifiques et a soulevé la question de son origine. Cette découverte remonte à l'arrivée à Paris en 1976 de la momie royale de Ramsès II à l'initiative de l'historienne Christiane Desroches-Noblecourt. L'étude botanique de la momie de Ramsès II est confiée à madame Michèle Lesco], taxinomiste et spécialiste en anatomie végétale du laboratoire de phanérogamie du Muséum d'histoire naturelle de Paris.

     

     

     Création Pascale Dumons *

     

     

     

     

    La découverte de composants de Nicotiana, parmi les débris végétaux du baume viscéral, laisse la spécialiste perplexe... Le scepticisme de ses confrères accompagne sa première constatation, car la « Nicotiana L » est un élément constitutif du tabac américain. Elle confie quelques échantillons à monsieur Steffan, spécialiste du laboratoire d'entomologie du Muséum et non seulement celui-ci confirme les recherches de sa consœur mais en plus y découvre la présence d'un coléoptère parasite du tabac américain.

     

    Les éléments de Nicotiana L. observés au microscope, appartiennent aux solanacées, grande famille bien représentée sur le continent américain. Cette présence de tabac peut s'expliquer par l'usage de solanacées africaines ou par la contamination des momies à l'époque contemporaine, le tabac ayant été utilisé, au XIXe siècle, comme insecticide.

    En 1992, Svetla Balabanova, toxicologue et médecin légiste du laboratoire du musée des antiquités égyptiennes de Munich, met en évidence la présence, non seulement de nicotine, mais aussi de cocaïne dans des momies égyptiennes. Si la trace de nicotine s'explique comme une contamination au cours du XIXe siècle, en tant qu'agent insecticide, la présence de la cocaïne, qui est restée inconnue en Eurasie jusqu'à l'époque précolombienne, demeure encore un mystère.

     

     

    Phéniciens

    Au XVIIIe siècle, le révérend-père Ezra Stiles, président de l'Université Yale, soutient que le rocher de Dighton serait couvert de pétroglyphes phéniciens. La théorie est notamment développée par l'historien Jeremy Belknap et par un érudit français, Antoine Court de Gebelin, en 1781. Elle n'est pas jugée recevable par les historiens contemporains.

     

     

     
    Le visage énigmatique de Pedra da Gavea, Rio de Janeiro
     

     

     

    Une autre théorie manquant de validation archéologique sérieuse est la gigantesque « sculpture » au sommet de la montagne de Pedra da Gavea surplombant la ville de Rio de Janeiro et semblant représenter un visage européen et barbu. Cette immense tête est visible à des kilomètres à la ronde.

     

    Au XIXe siècle furent découvertes de prétendus inscriptions phéniciennes sur le côté de la falaise de Pedra da Gavea (à la hauteur de la coiffe), face à la mer. Elles indiqueraient la phrase suivante : "LAABHTEJBARRIZDABNAISINEOFRUZT".

     

    Le phénicien s'écrivant de droite à gauche, l'inscription devient alors :
    "TZUR FOENISIAN BADZIR RAB JETHBAAL" se traduisant ainsi : « Badezir, Phénicien de Tyr, fils aîné de JethBaal ». Badezir ou Badezor ou encore Baal-Ezer II en phénicien fut un roi de Tyr et régna vers 850 avant J.-C.

     

    Son père fut également roi de Tyr et de Sidon de 896 à 863 avant J.-C. sous le nom de JethBaal ou EthBaal ou encore Ithobaal Ier. Baal-Ezer II eut une sœur : Jézabel que leur père Ithobaal Ier maria au roi d'Israël Achab. Elle devint reine d'Israël. Les sceptiques émettent l'idée que la forme de cette montagne n'est que le reflet d'un imaginaire (paréidolie) ou bien encore que ce visage apparent (coiffe, front, yeux, nez, bouche, menton et barbe) n'est que le plus pur des hasards et que l'homme est étranger à cette forme humaine.

     

    La réalisation de nombreux faux phéniciens au Brésil à la fin du XIXe siècle est bien connu des spécialistes de la civilisation phénicienne, jusqu'à présent aucune trouvaille authentique n'est connue.

     

    Romains

    La tête de Tecaxic-Calixtlahuaca est une tête d'homme barbu portant une sorte de chapeau pointu[15], de style romain, probablement fragment d'une figurine en terre cuite, découverte en 1933 dans une tombe précolombienne de Tecaxic-Calixtlahuaca – vallée de Toluca, à environ 65 km de Mexico. Aucune hypothèse expliquant sa présence sur le site n'a encore été confirmée.

    Pompéi : au cours de fouilles archéologiques dans la villa de l'éphèbe à Pompéi, une peinture murale est découverte représentant un fruit ayant l'aspect de l'ananas. Cette œuvre d'art est à présent conservée au sein du musée archéologique de Naples. Certains fruits de l'Ancien Monde ont un aspect extrêmement proche de l'ananas : cycas d'Afrique et sagoutier indien.

     

    En 1982, l'épave d'une galère romaine ayant plusieurs amphores et des bols en céramique dans sa soute, est découverte dans le fond de la Baie de Guanabara, au Brésil Selon Robert F. Marx, elle daterait du IIe siècle av. J.-C.. Amphores et bols ont été datés par la Smithsonian Institution de Washington. L'identification des poteries et céramiques a indiqué que celles-ci auraient été fabriquées dans la région de l'ancienne Carthage, alors occupée par les Romains, soit après 146 av JC. Robert F. Marx, chercheur de trésors, prétendit avoir détecté des amphores antiques au fond de la baie de Guanaraba (Rio de Janeiro).

     

    Selon lui, une épave romaine pourrait s'y trouver. Cette hypothèse est sujette à controverses car Robert F. Marx a été interdit de plonger au Brésil depuis 1985, les autorités lui reprochant de s'adonner au trafic d'antiquités. Par ailleurs, ces mêmes autorités affirment qu'il ne peut avoir couvert le lieu de fouilles sans qu'elles en aient été averties

     

     

     

    File:Saint brendan german manuscript.jpg

    Moyen Âge

     

    Brendan de Clonfert ou Bréanainn de Clonfert est né vers 484 à Ciarraight Luachra en Irlande. Parti pour une quête de sept ans à la recherche du jardin d'Eden, Saint Brendan ou Brandan s'aventure sur l'océan Atlantique avec une petite embarcation (probablement un currach) et plusieurs moines, vers 530. Ils reviennent en Irlande en affirmant avoir découvert, vers l'Ouest, une île qu'ils assimilent au Paradis.

     

    Le récit rapidement propagé de leurs aventures attire de nombreux pèlerins à Aldfert, le village d'où saint Brandan avait pris son départ avec ses compagnons. Saint Brendan continue de voyager dans les îles britanniques et en Bretagne pendant près de vingt-cinq ans.

     

    À l'estuaire de la Rance, il fonde un couvent à Aleth, puis retourne en Irlande où il meurt vers 577/578.

    En 1976, l'Irlandais Tim Severin construit une barque en peaux de bêtes tendues et en atteignant Terre-Neuve par les îles Féroé et l'Islande, prouve que le voyage de Brendan jusqu'en Amérique était techniquement possible.

    Des spécialistes de littérature médiévale et de géographie historique s'accordent cependant à ne pas voir dans la navigation la retranscription exacte d'un authentique voyage et considèrent qu'il n'y a pas de preuves que Brendan ait pu dépasser l'Islande.

     

    Vikings

     
     
     
    Localisation des lieux Vikings

    Les Vikings sont sans doute la première civilisation de l'« Ancien monde » à atteindre l'Amérique. Vers l'an 1000, Leif Erikson navigue depuis le Groenland jusqu'à Terre-Neuve, qu'il appelle Vinland. Longtemps considérée comme une simple légende, cette hypothèse est accréditée en 1960 par la découverte des restes archéologiques de l'Anse aux Meadows, où Leif Erikson aurait fondé une colonie - ce qui ferait de lui le découvreur nord-européen de l'Amérique. Des relations orageuses avec les autochtones ne sont vraisemblablement pas étrangères à l'évacuation du village, quelques dizaines d'années plus tard.

    Les Vikings ont nommé les terres américaines de noms nordiques :

    Pierre runique de Kensington

    La pierre runique de Kensington, découverte au sud des Grands Lacs dans le Minnesota, aux États-Unis, fait toujours l'objet d'études importantes pour étayer les informations qu'elle contient. En effet, le texte gravé et daté du milieu de l'année 1362 révèle la présence d'une expédition d'une vingtaine de Vikings accompagnés d'une dizaine de Goths.

    Carte du Vinland et des îles de l'océan Atlantique

    Article détaillé : Carte du Vinland.
    Carte du Vinland datée de 1434

    Cette célèbre carte marine montrant les côtes nord-américaines et les îles de l'Atlantique fut l'objet d'études multiples. D'aucuns y virent une carte authentique datant toutefois du début du XVe siècle d'après un portulan du XIIIe siècle, alors que d'autres y virent une supercherie du XXe siècle.

    En 1995, des chercheurs de l'université d'Arizona et du Smithsonian Center se rendirent à Yale pour analyser ce parchemin avec un spectromètre accélérateur de masse. Le résultat donna une date assez précise de 1434 avec plus ou moins 11 années en plus ou en moins soit entre 1423 et 1445. Néanmoins, cette analyse publiée en 2002[26], ne donne aucune certitude quant à la carte elle-même[27]. Le débat sur le sujet des encres utilisées demeure ouvert et animé[28].

    La carte indique précisément, en latin, le Vinland au nord-ouest de l'océan Atlantique ainsi que l'île de Saint Brandan au milieu de l'océan. Le continent nord-américain présente distinctement l'estuaire et le Golfe du Saint-Laurent (nord-est/sud-ouest), ainsi que la baie d'Hudson[29].

    Madoc

    Madoc était un prince gallois qui aurait découvert l'Amérique en 1170, soit trois cents ans avant Christophe Colomb. L'histoire raconte que Madoc aurait remonté les grands fleuves de l'Amérique du Nord et rencontré des tribus amicales et hostiles d'Indiens avant de s'installer quelque part sur les grandes plaines. Il aurait débarqué cent vingt hommes, et revint équiper en Europe une flottille de dix navires pour transporter dans ce nouvel établissement tous les éléments d'une colonie permanente. Selon la légende, des colons se seraient intégrés dans des tribus d'Indiens et leurs descendants seraient restés sur la frontière américaine pendant quelques siècles. Le révérend Morgan Jones, capturé en 1669 par une tribu iroquoise (les Tuscaroras), fut le premier à rendre compte d'Indiens parlant gallois. Le chef l'aurait épargné en entendant que Jones parlait gallois, langue qu'il comprenait. Jones serait resté quelques mois dans la tribu à prêcher l'Évangile avant de retourner aux colonies anglaises où il raconta son aventure en 1686[30].

    Empire du Mali[modifier | modifier le code]

    D'après un auteur arabe du XIVe siècle, Al-Omari, entre les XIIe-XIIIe siècles, Abubakar II, mansa de l'Empire du Mali, aurait lancé deux expéditions pour connaître les limites de l'océan. La première expédition aurait comporté 200 pirogues, dont une seule serait revenue. La seconde expédition se serait composée de 2 000 pirogues, chargées de vivres et d'eau. Abubakar II aurait embarqué sur une de ces pirogues, laissant le pouvoir à son fils Kango Moussa. Aucune embarcation ne serait revenue et, Abubakar II aurait péri, certainement en mer. Certains historiens[31],[32] pensent que quelques pirogues ont tout de même pu atteindre les côtes d'Amérique du Sud, deux siècles avant Christophe Colomb[33]

    Les Chevaliers du Temple[modifier | modifier le code]

    Le vendredi 13 octobre 1307 a lieu en France l'arrestation massive des Templiers, sur ordre du Roi Philippe Le Bel et du pape Clément V. Une importante flotte templière basée à La Rochelle aurait cependant levé l'ancre la veille et aurait ainsi échappée à la destruction: si la destination finale de ces navires est inconnue, plusieurs pays pouvaient offrir un abri, ayant décidé de ne pas suivre la décision papale: Portugal, Espagne, mais aussi Écosse, où certains Templiers aidèrent le Roi Robert de Bruce lors de la bataille de Bannockburn, aux côtés également de la famille Saint Clair (ou Sinclair). Aucune trace écrite de la flotte templière, mais un siècle et demi plus tard, un héritier de la famille, William Sinclair fait bâtir à Rosslyn Chapel, une chapelle particulière car porteuse de nombreux symboles templiers et maçonniques: entre autres indices, des gravures d'épis de Maïs et de fleurs de cactus Aloès sont réalisées, alors que ces plantes ne poussent que sur le continent américain, et sont parfaitement inconnues à l'époque en Europe. Ceci témoignerait d'un accostage des navires templiers sur les côtes du continent "Mérica", tel que désigné parfois à l'époque par ces chevaliers[34], dès 1308, puis d'un retour en Écosse ultérieur, et en tout cas avant 1441, début des travaux de réalisation de la chapelle.

    Frères Zeno[modifier | modifier le code]

    Carte des frères Zeno représentant le Groenland et les côtes nord-américaines

    Aux alentours de 1390, trois hommes, le comte écossais, Henry Sinclair connu également sous le nom de Zichmni et les deux frères italiens explorateurs Niccolo et Antonio Zeno vont contribuer à l'exploration de la route de l'océan Nord-Atlantique.

    Après l'exploration de l'Écosse, vers 1390 Niccolo Zeno est devenu officier de marine pour le compte d'Henry Sinclair. Niccolo entreprend de cartographier le littoral du Groenland afin de préparer un voyage vers des terres découvertes à l'ouest par différents marins. Niccolo décède en 1395 avant ce voyage. Antonio, arrivé en Écosse, va pouvoir prendre connaissance des écrits de son frère. Sinclair se serait rendu en 1398 en Amérique sur le territoire de ce qui sera plus tard Terre-Neuve et la côte Sud-Est du Canada.

    En 1558, un descendant des frères Zeno, publiera un livre sur le récit de leurs voyages avec une carte devenue aussi célèbre que controversée, la carte Zeno.

     

    Zheng He

    Fusain représentant la flotte de Zheng He
    Reproduction d'une carte attribuée par certains aux expéditions de Zheng He et réalisée en 1418.

    D'après l'auteur britannique Gavin Menzies, la flotte chinoise de l'amiral Zheng He aurait atteint les Antilles depuis l'Afrique, et la côte ouest de l'Amérique via le détroit de Magellan ainsi que l'Australie.

    Cette thèse contestée fut élaborée à partir de l'étude d'anciennes cartes maritimes italiennes et portugaises antérieures aux voyages de Christophe Colomb et montrant des îles et territoires inconnus des Européens à cette époque, interprétés généralement par les historiens comme des îles imaginaires.

     

    Portulans, cartes marines et mappemondes du XIVeet XVesiècles

     

     

     

    L'étude des Mappemondes anciennes, notamment celles de la seconde moitié du XIVe siècle et de l'ensemble du XVe siècle, indiquent que les connaissances sur la cartographie marine de l'océan Atlantique étaient relativement développées parmi les marins européens.

    Dès le XIVe siècle, des cartes marines et autres portulans circulent parmi les navigateurs européens. Des îles sont clairement indiquées à l'Ouest de l'océan Atlantique ; île d'Antilia, île de Brasil, île de Bacalao, île de Santanaxia, île de Saint-Brandan, îles des Sept cités, etc.

      

      

    Île de Brasil

     
     
     
    Article détaillé : Île de Brasil.

    Dans la seconde moitié de la période médiévale, un bois rougeâtre exotique apparaît dans la construction des palais princiers.

      

    File:Banquet de Charles V le Sage.jpg

      

    Le roi Charles V de France

    La bibliothèque de Charles V de France (XIVe siècle)

     

    En plein XIVe siècle, le roi de France Charles V de France agrandit les limites de Paris. Il fait édifier le château de Vincennes au-dehors des limites de la ville afin de pouvoir échapper aux éventuelles révoltes des bourgeois de Paris, comme ce fut le cas, avant son règne, avec leur représentant, le prévôt des marchands Étienne Marcel.

    Il fait construire de nouvelles enceintes au palais du Louvre. De nouvelles salles princières et royales sont édifiées, notamment la fameuse bibliothèque de Charles V, la plus importante de toute l'Europe (grand érudit et amateur de livres) dont l'intérieur est réalisé avec un bois rare et exotique de couleur rouge, qui proviendrait du Brésil selon les travaux de recherches de l'université Montpellier-III.

    Dès la seconde moitié du XVe siècle, des navigateurs français et européens se seraient rendus au Brésil pour rapporter le fameux bois couleur de braise :

    • les sceptiques émettent l'hypothèse que ce bois rouge ne proviendrait pas du Brésil mais du Levant et pourrait être le fameux cèdre du Liban ;
    • Alexandre de Humboldt émet l'hypothèse que ce bois rouge pourrait provenir des Indes ou de plus loin encore, de la côte de Malabar et de Malaisie, dont le commerce était fleurissant au Moyen Âge, notamment grâce aux commerçants arabes. Humboldt précise, dans son livre Examen critique de l'Histoire et Géographie du nouveau continent aux XVe et XVIe siècles, qu'un bois rouge propre à la teinture était connu en Italie et en Espagne trois siècles avant le voyage de Vasco de Gama vers Goa et Calicut ;
    • selon le scientifique américain Edward Bancroft (XVIIIe siècle), dès le XIIe siècle, les termes "Brasile" et "Braxilis", indiquant un bois rouge, viendrait du mot italien bragio : braise.

      

      

    Indication d'une île de Brasil sur les cartes marines dès le XIVe siècle

    • Alexandre de Humboldt rappelle, dans son livre Examen critique de l'Histoire et Géographie du nouveau continent aux XVe et XVIe siècles, que de nombreuses cartes marines, portulans et mappemondes représentent depuis le XIVe siècle, une île plus ou moins étendue et située le plus souvent au sud-ouest de l'océan Atlantique, sous des appellations différentes mais relativement proches : Brasile, Bracie, Bresily, Bersil, Brazilæ, Bresilji, Braxilis, Branzilæ;
    • la carte marine d'Angelino Dulcert de Gênes datant de 1339 serait la première carte indiquant l'île de Brasil ainsi que les îles de Saint Brandan et d'Antilia
    • la carte de Pizzigano datant de 1367 indique les îles de Brasil, d'Antilia et de Saint Brandan ;
    • la carte de Abraham Cresques réalisée en 1375 indique également une île de Brasil située au sud-ouest de l'Irlande;
    • la carte du Vinland (1434) indique l'"île de Branzilæ", situé juste au sud d'une autre île nommée Antilia ;
    • la carte d'Andrea Bianco (1436) indique une île du nom d'"Isola de Bersil".

      

      

      

      

    Renaissance

    Pêcheurs européens au large de Terre-Neuve

    L'Europe découvre au début du XVe siècle, grâce au commerce portugais, un nouveau poisson : la morue. C'est une source nouvelle de protéines animales que de nombreux bateaux cherchent désormais à exploiter au cours de pêches hauturières.

    Des navigateurs bretons de Paimpol et de Saint-Malo, des marins normands de Barfleur et de Dieppe, enfin d'autres de La Rochelle et du Pays basque partent pêcher la morue au large des côtes canadiennes et dans le Golfe du Saint-Laurent. Tous ces équipages se retrouvent au large d'une grande île qui pourrait être celle de Terre-Neuve, nommée sur les cartes marines de cette époque « île de Bacalaos » (« îles des morues » en portugais) en compagnie d'autres navigateurs portugais, irlandais, anglais, vénitiens et hollandais.

     

    La Ligue hanséatique contrôle le marché européen de la morue, et s'enrichit avec ce commerce florissant en tenant fermement les ports de l'Europe centrale (mer du Nord, mer Baltique). En France, dès le début du XVe siècle les marins-pêcheurs français payent la dîme au roi de France sur « les Pescheries des terres neufves ». Il en est de même pour les pêcheurs morutiers bretons qui paient la dîme sur la vente de la morue depuis le milieu du XVe siècle.

    La pièce la plus significative concernant la possible découverte de Terre-Neuve par des pècheurs bretons est une charte de l'abbaye de Beauport à Paimpol, datée de 1514, et qui fait état d'un litige entre les moines et les habitants de l'île de Bréhat à propos de droits, établis 60 ans auparavant (donc vers 1454), de dîme sur la pêche "tant à la coste de Bretaigne, la Terre-Neuffre, Islande que ailleurs.

    Les marins Basques pratiquaient également la pêche à la baleine. Le légiste bordelais, E. Cleirac, indique dans son livre Us et coutumes de la mer, que cent ans avant Christophe Colomb, les Basques chassaient déjà la baleine, pratiquaient la pêche à la morue. Il précise que ces marins basques auraient même découvert le grand et le petit banc des morues au large de Terre-Neuve, et effectué la reconnaissance des côtes et rivages du golfe du Saint-Laurent, également cent ans environ avant les navigations de Christophe Colomb.

    Adolphe Bellet, conseiller du commerce extérieur de la France de la fin du XIXe siècle , affirme quant à lui que les marins Basques auraient découvert Terre-Neuve vers 1350, sans y établir pour autant de colonie ni de comptoir commercial, mais en fréquentant régulièrement durant deux siècles les côtes de Terre-Neuve. M. Bellet déplore cependant qu'aucune trace écrite ne permette à ce jour de confirmer son affirmation. Il fallut attendre 1506 pour voir les normands de Dieppe et de Honfleur y établir leur première colonnie.

      

      

      

      

    Île d'Antilia

    Charles Giraud, ministre de l'Instruction publique en 1851, indique dans son livre Journal des savants de l'Institut de France, que le terme Antilia apparaît sur les cartes marines et mappemondes dès le XIVe siècle. L'île d'Antilia est indiquée notamment sur le globe de Martin Behaim (1491-1493), sur la carte de Paolo Toscanelli (1468), ainsi que sur l'Atlas d'Andrea Bianco (1436.

    La carte du Vinland (1434) indique une île nommée "Antilia" située au sud d'une autre île nommée "île de Branzilæ".

    La carte marine de Pizzigano (1424) indique également une île de couleur rouge nommée "Antilia".

      

      

      

    João Vaz Corte-Real

    En 1472, l'explorateur portugais João Vaz Corte-Real se rend sur l'île de Bacalao sur laquelle les marins-pêcheurs portugais pêchent la morue depuis une longue période avec leurs homologues français. Terra Nova do Bacalhau (littéralement, Terre-Neuve des morues). Cette île, qui n'a jamais été identifiée avec certitude, pourrait être Terre-Neuve.

      

      

      

    Thomas Croft et John Jay de Bristol

    Dès le début du XVe siècle et surtout après la fin de la guerre de Cent Ans, des marins anglais de Bristol auraient mis le cap vers l'île de Brasil. Dès 1480, les navigateurs Thomas Croft et John Jay seraient partis de Bristol sur deux navires, le Trinity et le George, vers l'île de Brasil pour y rapporter non pas le fameux bois de brasil, mais de la morue dont le commerce avait été monopolisé par la Ligue hanséatique au détriment de nombreux ports dont Bristol.

      

      

      

    Jean Cousin, le navigateur dieppois

    File:Dieppe-port.jpg

     

    Le port de Dieppe
     

    En 1488, le capitaine dieppois Jean Cousin, part vers l'Afrique de l'ouest puis les îles des Açores. En route vers cet archipel, son navire aurait été drossé par la tempête et les courants vers l'Amérique du Sud. Il aurait alors accosté au Brésil au cap San Rogue. Selon certains auteurs il aurait remonté un large fleuve qu'il nomma "Maragnon" (nommé depuis Amazone) puis rentra à Dieppe en 1489.

    Il aurait été accompagné par Vincent Pinzon, futur commandant de La Niña et son frère Martin Pinzon celui de la Pinta, deux des trois bateaux qui s'élancèrent à conquête du Nouveau Monde quatre ans plus tard sous les ordres de Christophe Colomb. Cette relation, défendue par Paul Gaffarel à la fin du XIXe siècle, est sérieusement mise en doute par différents historiens.

     

    À ce sujet, Pierre Chaunu souligne que « l'historiographie française du XIXe siècle a eu ses prétentions. Charles-André Julien, jadis, a achevé de dissiper la légende de la découverte de la Guinée par les Normands et de la découverte du Brésil par Jean Cousin ».

    Jean Cabot, Vénitien au service de l'Angleterre

    Article général Pour un article plus général, voir Jean Cabot.

      

      

    Articles connexes

     

     

     

     

    Découvertes et contacts

    Contacts trans-océaniques précolombiens

    Lien article

     

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Contacts_trans-oc%C3%A9aniques_pr%C3%A9colombiens

     

     

    *Pascale Dumons est artiste plasticienne depuis 20 ans. De par sa maîtrise de toutes les techniques picturales, du trompe l'oeil à la patine, elle collabore avec antiquaires et artistes en France et en Europe. Elle puise son inspiration dans les oeuvres des 15 ième, 18 iéme et 19 ième principalement, dont elle extrait personnages et animaux qu'elle revisite et détourne sans cesse, à la recherche d'un effet moderne, et poétique à la fois. Une histoire simple, une recherche d'harmonie…

    Pascale Dumons 

    http://www.galerie-art-antiquites.com/product_info.php?cpPath=1_12&products_id=125&osCsid=6103eeacd64a375a82188d7a647bdb07

     

     

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    La Pyramide, Chambourcy

    Cette construction en forme de pyramide est en fait la glacière du domaine. Elle comporte trois niveaux. La cave, en forme de demi-barrique et dotée d'un puisard, permet la conservation des denrées périssables. La glace provenant des étangs voisins y est stockée durant l'hiver. Plusieurs couches de paille assurent l'isolation de ces blocs de glace des murs et du plancher. Le soubassement carré de l'édifice est plus large que la base de la pyramide.

     

    Histoire des GLACIERES-PYRAMIDES 

     

    http://laurentbtphotos.eklablog.com/desert-de-retz-journees-du-patrimoine

    -a46894075?edit_comm=36529451#!/desert-de-retz-journees-du-patrimoine-a46894075

     

    Le Jardin d'Utilité

     

    Ce jardin, composant essentiel d'une demeure du XVIIIème siècle comporte: 

      

    • Une glacière installée sous une pyramide : servant à y entreposer la glace des étangs durant l'hiver pour préparer glaces et sorbets consommés durant la saison chaude. 

    SOURCES / BLOG OFFICIEL du CHATEAU de VENDEUVRE ( Calvados )

     

    http://www.vendeuvre.com/fr/utilite.html

     

     

     

     

    sources : http://fr.topic-topos.com/la-pyramide-chambourcy

     

     

     

    Elle est construite sur 3 niveaux :

      

    une cuve, profonde de 6 mètres, en forme de demie barrique et dotée d’un puisard, un soubassement carré et une pyramide. Cette fabrique servait à la conservation des denrées périssables et de la glace, destinée à la confection de sorbet et à refroidir les boissons et des denrées périssables.

    Durant l’hiver, neige et blocs de glace étaient entassés au fond de la cave sur un plancher de bois à claire-voie.

      

    De l’eau était ajoutée afin de créer un bloc compact, le tout isolé du mur par de la paille de seigle fixée sur une armature légère. Sur un plancher supérieur, calé par de grosses pierres, reposaient les denrées.

      

    La porte d’accès, biseautée et orientée au nord, était en bois.

      

    L’accès à la glacière se faisait essentiellement en début ou en fin de journée afin de préserver le froid. La pyramide illustre l’Egypte et sa civilisation.

      

    Métaphore de la perfection maçonnique, elle a été située volontairement près de l’Eglise gothique ruinée.

      

    Symbole également de la conservation, c’est à dessein qu’elle a été placée sur une glacière.

     

     

     

     

     Historique

    Le Désert de Retz, créé entre 1774 et 1789 par Monsieur de Monville, fut l'un des sites les plus fameux de son temps.
    Dans un vallon somme toute banal, il mêla des pavillons d'agrément ou "fabriques" aux essences rares pour atteindre l'absolu de grâce de cette époque. Les grands de ce monde s'y rendirent; il est difficile d'imaginer aujourd'hui la renommée de ce jardin et le sentiment de perfection qu'il inspirait.

      voir le plan général du domaine et de ses abords.
    voir le Désert dans Google Earth (nécessite d'avoir installé ce programme)
     

    La création.

    François Nicolas Henri Racine de Monville, né en 1734, est un modèle de l'homme de goût du 18ème siècle. D'une famille de fermiers généraux, riche, beau et même athlète, il joue de la harpe avec Glück ou abat à l'arc un faisan en vol au cours d'un défi mondain. C'est un cavalier de tout premier ordre, un danseur envié, un joueur de flûte inspiré. Il est passionné de botanique et d'horticulture, ne rendant pas artificielle sa première charge de Grand Maître des Eaux et Forêts de Normandie.
    Son hôtel de la rue d'Anjou, abattu au 19ème siècle pour percer le boulevard Malesherbes, était d'un luxe inouï - il comportait même le chauffage central !

    Le Désert est pour lui un délassement à la campagne. En 1774 il acquiert 13 hectares avec le village de Saint-Jacques de Roye (ou de Retz) et son église, le tout en ruine. Il en fait un lieu d'enchantement. Le temple au dieu Pan est édifié le premier, suivi du pavillon chinois, qui dés 1776 rend le lieu habitable. Sauf sous la contrainte, M. de Monville ne s'en détachera plus.

    La pyramide glacière. Vue prise par Michel Sarrazin en 1986
    pyramide glacière en 1986

    Petit à petit le domaine est agrandi et atteindra 40 hectares en 1792. Des essences rares sont plantées, un jardin d'herbes, des vallons, un étang et l'Ile du bonheur forment un décor exquis. Un potager, des serres le complètent.

    Racine de Monville a dessiné lui-même les esquisses des fabriques et le plan des jardins (1). Il engagea un jeune architecte, François Barbier, pour passer à l'exécution. Ce dernier soutint (sans doute à juste titre) avoir créé la pyramide glacière et demanda en justice la révision de ses gages. Ces revendications indisposèrent M. de Monville, qui le chassa et le remplaça par un simple dessinateur.

    En 1785, 17 fabriques sont érigées. Le pavillon chinois, la colonne détruite sont habitables. Avec le temple au dieu Pan et la pyramide glacière, ce sont les silhouettes les plus connues.

    L'ensemble a été conçu avec le plus grand soin, pour ménager l'harmonie du végétal et du construit, les effets de perspective, les découvertes. D'un lieu, on ne voit en principe qu'une fabrique. Le visiteur a ainsi l'impression de révélations successives et l'espace paraît beaucoup plus vaste qu'il n'est réellement. J'ai lu dans certains ouvrages que pour renforcer cette impression d'espace, M. de Monville avait eu recours au saut de loup ou ha-ha (2)pour séparer le Désert du prieuré de Joyenval. N'en voyant pas trace dans le plan de 1785, malgré sa précision, je mets en doute l'existence d'un tel dispositif, sauf référence contraire. Ce n'est que de la colonne détruite, à condition d'y pénétrer et de monter aux étages, qu'on peut embrasser une partie plus considérable du domaine.

    A l'est, le jardin anglo-chinois est la partie la plus aimable et raffinée, avec les pavillons et les temples, les arbres précieux et le théâtre découvert. A l'ouest la partie agricole comprend la métairie et la laiterie, des bosquets plus rustiques, et, à l'écart, l'obélisque, l'ermitage et le tombeau.

    Le roi Gustave III de Suède, Marie-Antoinette, la comtesse du Barry, mais aussi Benjamin Franklin et Thomas Jefferson furent accueillis au domaine. Les anonymes pouvaient le visiter, en achetant un billet.

    Le déclin.

    Emprisonné sous la Terreur, M. de Monville n'échappe à la guillotine que par la chute de Robespierre (3); il meurt en 1797, ruiné par le changement de régime et l'entretien de maîtresses.

    A la Révolution Monville avait du céder dans les pires conditions tous ses biens. Le Désert alla à un Anglais, Disney Ffytche, puis fut saisi. Il ne retrouvera jamais ses fastes. Le mobilier et les essences rares en pot sont dispersés.

    Pendant des décennies il reste en l'état. La famille Passy l'acquiert en 1856 et le garde presque un siècle; un de ses membres replante mélèzes, érables, séquoias. Mais le Désert s'enfonce peu à peu, faute de moyens pour l'entretenir, même si Colette en fait son "Paradis terrestre" et si les surréalistes l'apprécient. Il est vendu en 1936, après une tentative d'élevage de poules pondeuses pour le rentabiliser. L'effondrement est proche. Bien que classé monument historique en 1941, il n'est pas entretenu par le nouveau propriétaire, maître du château de Joyenval, qui voyait avant tout dans son achat une extension foncière. Les essences rares ont dépéri et n'ont pas été remplacées, les fabriques s'écroulent. Le Désert à l'abandon est saccagé.

    En 1965, la moitié des fabriques ne sont plus qu'un amas de débris, les autres sont en ruine, les plantations sont fantomatiques. Malraux prendra cet exemple pour plaider la nécessité d'une loi en faveur du patrimoine.

    Le Désert de Retz avec les divers bâtiments disséminés dans le parc a été classé monument historique par décret du 9 avril 1941. Il avait été inscrit à l'inventaire par arrêté du 2 août 1939. Le site est classé par arrêté du 4 juillet 1983.

    La restauration du site.

    En 1973 la sauvegarde des fabriques subsistantes est entreprise sur réquisition de la Caisse nationale des monuments historiques. En 1981 la banque Worms se retrouve nantie du site, gage de créances qu'elle a reprises. Elle le rétrocède à la société civile du Désert de Retz, qui s'engage à le restaurer.
    La zone agricole, à l'ouest, dont les fabriques ont été éradiquées, est toutefois consacrée au golf.

    Prés de la moitié des fabriques ont totalement disparu. De plusieurs autres, il ne reste que peu de chose. Celles qui ont pu être sauvées sont petit à petit restaurées.

     

    Subsistent au moins en
    partie (numéros rouges):

    1 - colonne détruite
    2 - rocher-grotte
    (porte de la forêt)
    3 - temple au dieu Pan
    4 - église gothique ruinée
    5 - pavillon chinois
    6 - laiterie
    14 - pyramide glacière
    16 - communs
    17 - théâtre découvert
    Ainsi que :
    18 - temple du repos
    19 - petit autel
    presque ruiné

    plan du Désert avec ses fabriques

    Ont totalement disparu
    (numéros bleus) :

    7 - métairie arrangée
    8 - ermitage
    9 - orangerie
    10 - île du bonheur
    (avec la tente tartare)
    11 - serres chaudes
    12 - chaumière
    13 - tombeau
    15 - obélisque

    Nota :
    1) quelques constructions parasites existantes sont en noir (au dessus de la métairie, à côté des communs)
    2) j'ai une incertitude sur l'emplacement précis du temple du repos (n° 18)
    3) les mares se sont comblées, leur forme a considérablement évolué
    4) je n'ai pas fait figurer les arbres remarquables



    Plusieurs arbres autochtones remarquables âgés de 250 à 450 ans, antérieurs à la création du domaine, subsistent également.

    17 fabriques, 19 ou plus ?

    Il est d'usage d'indiquer un total de 17 fabriques, car le plan de 1785 en établit la liste à ce nombre (je reprends leur numérotation de 1 à 17 dans l'ordre de l'époque).

    S'y ajoutent le temple du repos (18) et le "petit autel presque ruiné" (19). Le "pont pittoresque", qui reliait la plate-forme de la colonne détruite au jardin et le "treillis d'architecture arrangée" auraient pu entrer dans la liste, portant à 21 leur nombre total. M. de Monville présente ces quatre fabriques dans ses dessins, mais ne les dénombre pas dans son plan (alors qu'elles existent déjà en 1785). C'est à tort que les mauvais auteurs citent la porte d'entrée du côté de Chambourcy. Ce ne fut jamais une fabrique dans l'esprit de M. de Monville. La "tente tartare" s'appelait "tente avec un dôme fait à la manière siamoise" et la métairie arrangée s'est aussi appelée "ferme ornée". Le théâtre de plein air était le "théâtre découvert sous un berceau de grands ormes".

    Quelques autres fabriques, à l'état de projet en esquisse, n'ont jamais été réalisées : une volière, un pavillon rustique sur un plan irrégulier, un appartement, six tentes et surtout des "bains à prendre sous un rocher", qui auraient fait un pendant au rocher-grotte. Le Désert est en effet peu muni de rocailles.

    Parmi les fabriques qui n'ont pas totalement disparu, il ne reste de certaines que des fragments. Ainsi ne subsiste-t-il que le soubassement en pierre du pavillon chinois; la superstructure en teck, support de sa magnificence, n'est plus qu'un souvenir. Du théâtre découvert ne reste qu'un rectangle au sol et un pot à feu chinois dans un angle, du temple du repos deux mélancoliques colonnes ...

    Pendant longtemps, ne connaissant les fabriques que par des gravures, je trouvais que la pyramide glacière, dans sa simplicité et son isolement, était l'architecture la plus forte. Et je trouvais la colonne détruite extravagante. Mais à l'épreuve du lieu, c'est bien la colonne détruite qui impose sa force, bien que le Désert soit un tout et qu'il vaille mieux ne pas en opposer les parties. <! La pyramide est (probablement) l'oeuvre de François Barbier !>


     


    Détails pratiques

    Désert de Retz
    Allée Frédéric Passy
    78 240 - CHAMBOURCY
    tel téléphone: 01.39.76.90.37

    Les visites ont repris sous les auspices de la mairie de Chambourcy : 
    , les 2ème et 4ème samedi de juin à octobre
    renseignements et inscription (obligatoire) au 01 39 22 31 37

    SOURCES

    http://www.parcsafabriques.org/retz/dRetz1.htm

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    La malédiction des pharaons

     

    par Lucien Barnier


    Histoire pour Tous N° 4, aout 1960

    Tout Ankh Amon.jpg
    Cette sculpture du XIIème siècle av. J.-C. évoque d'une façon Saisissante la personnalité de Tout-AnkHamon à 18 ans.


    L'Unesco, on le sait, s'est préoccupée de sauver les inestimables monuments égyptiens que menace l'inondation artificielle du Nil, causée par l'édification du prochain Barrage dont le colonel Nasser a fait l'une des bases de sa politique. A cette Occasion, on se pose de nouveau l'étrange et hallucinante question de la malédiction des Pharaons. Pour l'Histoire pour Taus, Lucien Barnier fait le point du problème.

     

      

    Otto Neubert, l'archéologue allemand, est-il un condamné à mort en sursis ?

    Otto Neubert était de ce groupe de dix-neuf personnes qui, le vendredi 17 février 1923, assistèrent à l'ouverture du tombeau de Tout-AnkHamon. Une seule d'entre ces dix-neuf personnes est décédée de mort naturelle. Dix-sept autres ont disparu dans des conditions mystérieuses. Otto Neubert survit encore, mais il est parfois obsédé par L'avertissement gravé au fronton de la sépulture royale : « La mort touchera de ses Ailes celui qui dérangera le Pharaon ».
     

      

    Otto Neubert sera-t-il la dernière victime d'une malédiction qui aurait déjà frappé dix-sept de ses compagnons par-delà trente-trois siècles ?
    Nous sommes le 24 novembre 1922. Il fait encore nuit sur le Nil, dans la Vallée des rois, à 740 kilomètres en amont du Caire. En ces lieux, les Egyptiens de l'Antiquité Avaient édifié leur cité des Morts. Ici retentirent les hymnes sacrés des prêtres ; et c'est, ce soir du 24 novembre 1922, le silence qui pèse, un silence traversé parfois des hululements de la chouette et des jappements du chacal.

    Dans ce décor étrange de tombeaux, cerné de montagnes et de gorges, une baraque en planches abrite trois personnes qui attendent impatiemment le lever du jour : Lord carnarvon, riche industriel britannique, qui finance une expédition archéologique, Lady evelyn, fille de lord Carnarvon, et un jeune égyptologue déjà réputé : Howard Carter. dans cette barque se déroule une dramatique conversation.

      

    C'est lord Carnarvon qui, tourné vers Carter, lui demande
     

    - Très franchement, Carter, croyez-vous que nous ayons raison de nous obstiner? De plus en plus, j'ai le sentiment que nos efforts sont parfaitement inutiles. Voilà cinq Années que nous vivons comme des parias dans ce désert de déblais et de tombes... Je crois que nous ferions mieux...
    Carter coupe sèchement lord Carnarvon
     

    - Nous ferions mieux d'abandonner ?... Sûrement pas, lord Carnarvon. La victoire est proche et j'ai la certitude que les marches d'escalier que nous venons de découvrir nous conduiront vraisemblablement auprès de Tout-Ank-Hamon.
    Alors Carnarvon, le visage ravagé par tant d'efforts et tant d'incertitudes, se tourne vers Carter
     

    - Mais à quel prix, Carter, remporterons-nous la victoire ? J'étouffe à l'intérieur des tombes ; la poussière des catacombes me brûle les yeux. L'odeur des momies m'est devenue intolérable... Et puis qui sait... ? Si nous n'avions pas le droit de violer ces retraites de la mort ?
    C'est désormais un climat de crainte qui règne sur le chantier où Carter précipite fébrilement le rythme des travaux. Un matin, vers onze heures, Carter crie aux Ouvriers
     

    - Enlevez les cailloux qui bloquent la seconde porte... Lord Carnarvon, voici le grand moment, voulez-vous me passer la barre de fer, afin que j'agrandisse l'ouverture.
    Dix-huit personnes guettent fébrilement l'événement qui va surgir par-delà les millénaires. Carter est nerveux. Sa main tremblante tient une bougie. De l'air S'échappe par l'ouverture et fait vaciller la flamme.

    Dramatique confrontation


    Lord Carnarvon est impatient et il interroge d'un ton sec
     

    - Que distinguez-vous ?
    Carter lui répond comme s'il vivait en un rêve
     

    - Je ne vois rien encore..., si, les contours ; et maintenant des ombres... puis des couleurs... enfin, des choses étonnantes, des têtes d'animaux qui se découpent en Ombres grimaçantes sur les murs de pierre.
     

    Carter ne peut plus parler ; il a devant lui un spectacle hallucinant : deux statues se fixent face à face, vêtues de pagnes et chaussées de sandales d'or ; sur leur front, Brille le serpent sacré. Immobile, Carter contemple le mur qui a été édifié entre les deux gardiens de roc. Un combat épique déchire cet homme. L'être humain entend résonner en lui la voix de ce fellah qui, l'autre jour, en apprenant la découverte du tombeau, a dit
     

    - Ces gens vont trouver de l'or... mais ils trouveront aussi la mort.
     

    Carter se répète les avertissements venus de tous côtés et qui l'ont prévenu de la malédiction, lui ont parlé du sacrilège ; et le savant, l'égyptologue Carter s'insurge. carter aborde alors son travail avec un esprit de sérieux, sans ce frisson d'horreur dont le charme mystérieux s'empare si aisément de la foule. A ce moment même, il n'écoute plus les contes à dormir debout ; il essaie de se persuader que le rituel funéraire des Egyptiens ne comportait aucune malédiction pour les vivants.

    L'obsession du sacrilège


    Et puis, le sort en est jeté. Le vendredi 17 février 1923, dix-neuf personnes sont rassemblées devant une porte qui est scellée. Les projecteurs électriques éclaboussent de lumière ces cubes de pierre qui, voilà trois mille ans, furent empilés en une sorte de prière funèbre. Carter enlève lentement une première épaisseur de pierres. Son disciple Callender avance un projecteur. Carter a devant les yeux un mur éclatant qui Bouche toute l'entrée.

      

    C'est une muraille d'or massif qui apparaît. Lord Carnarvon et Lacau entrent immédiatement à la suite de Carter. Ils voient le linceul de lin dont les pans retombent sur le sarcophage. Humbles, bouleversés, les voici en présence du pharaon. Ils restent là, trois heures durant, admiratifs, éblouis, tourmentés par L'obsession du sacrilège.

      

    Au pied du cercueuil de quartz jaune, une déesse étend les Bras et les ailes en un geste protecteur, comme pour écarter les intrus.

     


    Carter et lord Carnarvon regardent longuement cette image, et, la nuit tombée sur le camp de l'expédition, ils reconstituent le film de cette journée fantastique.
     

      

    Carter est brisé de fatigue et d'émotion. Pourtant son visage s'allume parfois d'une Singulière émotion. Quel extraordinaire rendez-vous I
     

      

    - Lorsque je suis sorti de la tombe et que j'ai vu les dernières lueurs du jour, il m'a Semblé que la vallée elle-même avait changé et qu'elle était éclairée d'une étrange Lumière.
    Lord Carnarvon écoute ces confidences avec une sorte de recueillèment religieux et il demande à Carter.


    - Qu'est-ce qui vous a le plus ému ?


    - Je crois que c'est cette humble couronne de fleurs des champs desséchées. Au milieu de tant de richesses, c'était peut-être le seul petit signe humain... le dernier adieu de la jeune veuve à son époux bien aimé.
     

    Est-ce le rappel de ce témoignage émouvant qui a soudain ébranlé les nerfs de carnarvon, mais celui-ci se dresse et tient, cet étrange discours à Carter.


    - J'ai vu la mort de très près, vous le savez, Carter, mais, jamais je ne me suis rappelé, avec autant de saisissement que tout à l'heure, les moments où j'ai failli quitter le monde des vivants... Je ne peux, plus supporter cette vision de tout-Ank-Hamon, surgissant de son linceul de lin. Carter, nous avons violé une demeure Sacrée.

      

    Tout dans cette tombe nous reprochait notre audace jusqu'à ce modeste Appui-nuque en fer et son inscription : « Réveille-toi de cet évanouissement dans Lequel tu te trouves. Tu triompheras de tout ce qu'on t'a fait... » Que penser de tout ce que nous venons de faire, Carter

    Tandis que la kermesse s'installe à l'embouchure du Nil...


    Ce que viennent de faire Carter et lord Carnarvon : la découverte de Tout-Ank-Hamon, est le jour même annoncé aux carrefours de toutes les capitales. Les manchettes des Journaux proclament.


    « Les savants ont exhumé la dépouille de Tout-Ank-Hamon. La quantité de bijoux dont le roi égyptien était couvert dépasse l'imagination. » Alors, des hommes de notre temps veulent, eux aussi, contempler le visage, doux et paisible, d'un roi qui a défié trois millénaires. Par milliers, les touristes affluent en Egypte ; de toutes parts, ils Accourent pour voir, eux aussi, le royal visage du Pharaon.

      

    Tandis que les paquebots Accostent à l'embouchure du Nil, dans une atmosphère de joyeuse kermesse, à trois mille kilomètres de là, dans un château de la campagne anglaise, lord Carnarvon, qui fut L'initiateur de la fabuleuse découverte, agonise sur son lit. Il délire en prononçant Le nom de Tout-AnkHamon, et dans un moment de lucidité, il s'écrie :


    - C'est fini, j'ai entendu l'appel et je me prépare.
     

    Au même instant, la lumière s'éteint dans toute la maison. L'infirmière, épouvantée, S'enfuit de la chambre. Lorsqu'elle revient, dix minutes plus tard, lord Carnarvon est mort. Une mystérieuse tragédie commence et avec elle commence une énigme. Six mois Après la mort de lord Carnarvon, son jeune frère, le Colonel Aubrey Herbert, meurt a Son tour. Très peu de temps après, l'infirmière qui avait soigné lord Carnarvon décède dans des conditions inexpliquées. Est-ce véritablement le hasard ? Ensuite s'éteint le Secrétaire de Carter, Richard Bathell. Trois mois plus tard, son père le suit.

    De ses ailes, la mort...


    Au frontispice de la sépulture de Tout-Ank-Hamon était gravé cet avertissement : « La mort touchera de ses ailes celui qui dérangera le Pharaon ». De ses ailes, la mort a effectivement touché tous ceux qui furent présents à l'ouverture du tombeau, ce vendredi 17 février 1923. Alors une rubrique s'installe dans la presse mondiale. Elle a pour titre :


    « La vengeance du Pharaon». Comme un bulletin nécrologique régulier, cette rubrique tient registre des victimes sucessives : le professeur Lafleur, ami intime de Carter, Le savant Arthur Mace, le docteur White. Le cas du docteur White est un des plus Singuliers. Il était un collaborateur parmi les plus zélés de Carter. Il fut un des premiers à pénétrer dans la chambre mortuaire. En sortant, il ressentit un malaise et, depuis ce jour, souffrit d'une dépression nerveuse.

      

    Au grand désespoir de sa famille, quelques jours après, il se pendit. Dans une lettre d'adieu, il a écrit : « J'ai Succombé à une malédiction qui m'a forcé à disparaître ».


    Avant de remettre la momie de Tout-Ank-Hamon au musée du Caire, un savant, du nom de Archibald Douglas Reed, reçut l'ordre de radiographier cette momie afin de voir s'il n'y avait pas par hasard des corps étrangers à l'intérieur de la dépouille. Reed se mit à l'oeuvre. Et, dès le lendemain, il tomba malade. Cet homme de constitution robuste fut emporté en quelques jours.

      

    A la liste funeste des victimes, d'année en année, sont venus s'ajouter les noms du docteur Breastead, du savant Harkness, des professeurs vinlock, Allan Gardiner, Foucart, ainsi que les chercheurs Jay Gould, et. Joel Woof. Les savants Astor, Bruyère, Callender, Lucas, Bathell, et bien d'autres qui, tous, Avaient été mêlés à l'affaire de Tout-Ank-Hamon sont morts jeunes et certainement prématurément.

    Alors, que penser?


    Arrêtons là ce chapitre d'histoire qui commence comme un conte des Mille et Une Nuits et s'achève à la manière d'un procès-verbal de greffier. La découverte du tombeau de tout-Ank-Hamon, en présence de dix-neuf personnes, est un fait. C'est aussi un fait que dix-sept de ces personnes ont disparu dans des conditions le plus souvent étranges. mais ces dix-sept personnes sont-elles des victimes expiatoires, qui auraient été poursuivies en quelque lieu où elles se fussent réfugiées, par l'implacable vengeance des Pharaons ?


    - Nous sommes des victimes affirment dans leur dernier adieu lord Carnarvon et Evelyn White.


    - Peut-être avons-nous été condamnés en franchissant l'enceinte sacrée de la sépulture royale, pense le dernier survivant, Otto Neubert.


    - Non, il n'y a pas de malédiction des Pharaons. Cette légende est une forme dégénérée des histoires de fantômes. proclame Howard Carter avant de s'éteindre à l'âge de 70 Ans.


    De l'éminent témoignage de Carter, se saisissent nombre de savants qui nous expliquent : il est vrai que lord Carnarvon mourut un mois et demi après l'exhumation de la momie, mais il avait été piqué par un scorpion. Quant au suicide d'Evelyn White, il faut le considérer comme le tragique dénouement dune dépression nerveuse qui avait épuisé cet homme soumis au rude travail des fouilles et de l'exploration dans des conditions particulièrement harassantes.


    Nous pouvons admettre, en effet, que le moral de lord Carnarvon et du professeur Evelyn White ait été atteint ; autrement dit, ces hommes ont pu céder à l'envoûtement des récits fantastiques qui étaient racontés par les fellah pendant les veillées au camp des archéologues dans la Vallée des Rois.

      

    Mais quand bien même on admettrait cet Argument, on n'expliquerait pas pour autant la mort foudroyante d'Arthur Mace, ni celle d'Archibald Douglas Reed, qui fut emporté en huit jours. Non, on n'expliquerait. pas cette stupéfiante succession de dix-sept décès. Estce à dire qu'on ne saura jamais découvrir des causes logiques, scientifiques à cette irritante énigme ?


    Je ne le crois pas. Peut être les murs du tombeau royal étaient-ils enduits de poison, que l'atmosphère sèche des sépultures hermétiquement closes aurait protégé contre toute Altération. C'est une explication possible. Ou bien, les savants américains d'Oak Ridge Ont-ils raison de supposer que les Egyptiens auraient connu le secret atomique et qu'ils avaient disposé près de leurs morts des substances radioactives ? C'est une Autre explication possible.


    Enfin, dernière en date des explications scientifiques proposées, celle du docteur geoffrey Dean de l'Hôpital de Port-Elizabeth, en Afrique du Sud. Cet homme de science croit que les dix-sept égyptologues morts mystérieusement ne doivent pas être considérés comme les victimes d'une vengeance sacrée, mais comme les victimes d'une maladie : l'histoplasmosis, qui est provoquée par un virus se développant. parmi les excréments des chauves-souris. Ce serait une explication admissible. Les salles Souterraines des pyramides égyptiennes sont effectivement des repaires de chauves-souris.

      

    Mais il n'y avait aucune chauve-souris dans la sépulture de tout-Ank-Hamon pour la raison bien simple que cette sépulture était rigoureusement murée par d'énormes cubes de pierre parfaitement ajustés. Et on en était là de cette Obsédante énigme des Pharaons ; quand, le 11 mars 1959, quelqu'un aperçut un cadavre flottant sur le Nil. Le nom du mort : Zakaria Gonein.

      

    La profession de ce désespéré : Archéologues. Signe distinctif : a découvert la pyramide de Sakkara, sous les sables du désert. Causes de la mort suicide.
    Y a-t-il en fait une malédiction des pharaons?
    C'est une énigme, non résolue.

     

     

    sources :

    http://antique.mrugala.net/Egypte/Pharaons/Toutankhamon/Malediction%20de%20Tout-Ankh-Amon.htm

     

    La Malédiction de Toutankhamon

     
    La Malédiction de Toutankhamon
      
      
      
      
      
    « La Mort touchera de ses Ailes celui qui dérangera le Pharaon ». Cette inscription, découverte à l’intérieur du tombeau de Toutankhamon prend une singulière résonance lorsque l’on connaît le sort de ceux qui « violèrent » ce tombeau.
      
    Mais y a-t-il vraiment relation de cause à effet entre ce viol et ce sort ?
      
    Pour se faire une opinion, le mieux est de retracer l’histoire de la découverte de ce tombeau. Une trentaine de cercueils et vingt quatre momies provenant de trois dynasties de pharaons égyptiens ont été mis à jour.
      
    Les fouilles ont parfois suscité quelques réactions de la part de la population. Ainsi, à Louxor, au moment où des trésors étaient chargés sur un bateau, une procession de femmes arabes est arrivée, en gémissant et en hurlant. Dans leur mélopée, un mot revenait continuellement : « Malédiction... »

    Cependant, Lord Carnavon a un autre soucis : il a été piqué au cou par un moustique. Cette piqûre a entraîné une forte démangeaison, puis une enflure. Il a conscience de la gravité du mal. Sa santé, à la suite d’un accident de voiture, est demeurée précaire. « J’ai entendu l’appel, je suis prêt. » déclara-t-il. Bientôt une congestion pulmonaire se déclare.
      
    Et dans la nuit du 4 au 5 avril 1923, Lord Carnavon agonise dans une chambre de l’hôtel Continental du Caire. Une nouvelle fois, il dit :
      
    « C'est fini, j’ai entendu l’appel et je me prépare ! ».
      

    Presque au même instant, la lumière s’éteint dans la chambre, et d’ailleurs dans tout l’hôtel. L’infirmière qui veillait Carnavon va chercher des bougies ; lorsqu'elle revient, le découvreur de Toutankhamon est mort.
      
    La légende de la malédiction du pharaon est née.

    Les événements ont donné raison aux prédictions des Fellahs. Ainsi se trouvent réalisées les menaces des grands prêtres égyptiens contre les profanateurs de momies.
      
    On sait aujourd’hui que Toutankhamon était un pharaon de la dix-huitième dynastie, mort très jeune. Les objets d’art trouvés dans son tombeau sont au musée du Caire. On a rapporté qu’un ministre égyptien, voulant enquêter sur cette énigme, s’est rendu au tombeau, en compagnie d’un charmeur de serpents.
      
    Mais l’on peut leur opposer une liste de personnes mêlées à la découverte de Toutankhamon, et dont la mort, survenue parfois à un âge très avancé, n’a rien d’énigmatique. Il faut cependant remarquer que des égyptologues sont morts de façon mystérieuse avant comme après les fouilles de Carter et Carnavon.
      
    En 1823, l’archéologue italien Giovanni-Battista Belzoni, le découvreur du tombeau de Séthi 1er, se trouve en Afrique occidentale lorsqu'il est pris de violentes fièvres. Peut-être s’agissait-il seulement de paludisme...

    De nombreuses hypothèses ont été avancées pour expliquer ces morts mystérieuses.
    • La forme pyramidale des Pyramides (d’où leur nom… ) aurait pour effet d’accumuler de l’énergie, et, par suite, d’entraîner des visions d’horreur chez les « violateurs », voire leur mort.

      

    • On a également supposé une prétendue découverte de la radioactivité par les Egyptiens. Certes, les connaissances des Egyptiens étaient importantes dans de nombreux domaines, mais rien ne prouve qu’ils connaissaient la radioactivité. D’ailleurs, les égyptologues morts mystérieusement n’ont jamais présenté les signes de la radiodermite, maladie due aux radiations.

     

    • Plus convaincante serait la culpabilité de la fièvre « Q », maladie aux formes variées, qui sévit dans les pays d’Orient, et qui est due à une rickettsie, organisme intermédiaire entre les bactéries et les virus. Les poussières ont été mises en cause : abondantes dans les nécropoles, elles peuvent irriter la peau ou la gorge, et être dangereuses pour les personnes aux voies respiratoires déjà fragiles : c’était le cas de Carnavon.

      

      

    Cette maladie rare, qui tue lentement, pourrait être transmise par les excréments des chauves-souris habitant les cavernes. Mais jamais aucune chauve-souris n’a été vue dans le tombeau de Toutankhamon qui était, nous le savons, hermétiquement fermé depuis des milliers d’années.

    En fait, nous l’avons constaté, les décès imputés à la prétendue malédiction sont trop différents pour être attribués à une cause unique et mystérieuse.

     

    SOURCES :

    http://nepthtys.centerblog.net/5077466-La-Malediction-de-Toutankhamon

     

     

     

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    Premiers rapports modernes
     

      

    Avant que les termes « soucoupe volante » et « ovni » ne soient inventés, il y a eu un certain nombre de rapports de phénomènes aériens étranges non identifiés.

    Ces rapports vont de la moitié du XIXe siècle à la fin des années 1940.

    En juillet 1868, selon des investigateurs du phénomène, la toute première observation qui soit bien attestée aurait été faite dans la ville de Copiapo au Chili.
    Le 25 janvier 1878, le journal quotidien de Denison (États-Unis) signale qu'un fermier local, John Martin, rapporte avoir vu un grand objet sombre circulaire ressemblant à un vol de ballon se déplaçant « à une vitesse merveilleuse ».
     

      

    Le 17 novembre 1882, l'astronome E.W. Maunder, de l'observatoire royal de Greenwich, décrit dans un rapport « un visiteur céleste étrange » « en forme de disque » ou « fusiforme ». Quelques années plus tard, Maunder précise que cet objet ressemblait énormément au nouveau dirigeable Zeppelin. L'objet étrange est également vu par plusieurs autres astronomes européens.
     

      

      

    Le 28 février 1904, trois membres de l'équipage d'un cargo d'approvisionnement de la marine américaine font une observation dont fait état leur lieutenant (Frank Schofield, qui deviendra plus tard le commandant en chef de la flotte du Pacifique), à environ 500 kilomètres à l'ouest de San Francisco.

      

      

    Schofield parle de trois objets circulaires et ovoïdes d'un rouge vif, volant dans une formation en échelon, qui s'approchent sous la couche de nuages, puis changent de direction et montent très haut au-dessus des nuages pour s'éloigner définitivement de la Terre, 2 ou 3 minutes plus tard. Le plus grand avait la taille apparente « d'environ six soleils ».
     

      

    L'incident de Fatima ou « miracle du Soleil », observé par des dizaines de milliers de témoins à Fátima, Portugal, le 13 octobre 1917, est considéré par certains comme une réelle apparition d'ovni.
     

      

      

      

    Sur les théâtres de guerre aériens européens et japonais, pendant la Seconde Guerre mondiale, les pilotes alliés comme ceux de l'Axe font état de foo fighters (boules de lumière qui suivent les avions).
     

      

      

    Le 25 février 1942, un aéronef non identifié est détecté au-dessus de Los Angeles en Californie. L'objet reste impavide dans le ciel malgré 20 minutes de feu soutenu de la part des batteries antiaériennes (DCA). L'incident devait par la suite prendre l'appellation de « bataille de Los Angeles ».
     

      

      

    En 1946, on dénombre plus de 2000 rapports d'aéronefs non identifiés dans les pays scandinaves, mais aussi en France, au Portugal, en Italie et en Grèce : d'abord désignés sous le nom de « grêle russe », ils sont plus tard appelés « fusées fantômes » (en anglais ghost rockets) car l'on croit voir dans ces objets mystérieux des essais russes de fusées V1 ou V2 prises aux Allemands[.

      

    Cette interprétation devait être par la suite réfutée mais le phénomène demeure inexpliqué.
     

      

    Plus de 200 apparitions, observées sur les radars, ont été considérées comme correspondant à « vrais objets physiques » par les militaires suédois. Une fraction importante du restant a été attribuée à une identification erronée de phénomènes naturels comme les météores.

     

      

     

      

    Apparition des soucoupes volantes


    Après la Seconde Guerre mondiale, le phénomène ovni touche le grand public à la suite du témoignage médiatisé d'un homme d'affaires américain, Kenneth Arnold, le 24 juin 1947. Ce dernier fait le récit du phénomène qu'il a observé alors qu'il volait dans son avion privé près du mont Rainier, dans l'État de Washington. Il rapporte avoir vu 9 objets soucoupiques très brillants et très rapides qu'il ne put identifier, volant du Mont Rainier vers le Mont Adams.

      

      

    Il estime leur longueur entre 12 et 15 mètres et leur vitesse à au moins 1800 km/h. Ils volaient, déclare Arnold, « comme des oies, formant une chaîne en diagonale comme s'ils étaient attachés l'un à l'autre, en un mouvement sautillant, analogue à celui d'une soucoupe ricochant sur l'eau » .

      

      

    Arnold devait préciser plus tard que les ovnis qu'il avait vus ressemblaient à des soucoupes volantes (« flying saucers ») et à de grands disques plats (« flat disks »). Ce témoignage, s'il lui vaut d'être la risée des médias et du public, fait toutefois connaître le terme de "soucoupe volante".

    Cette affaire est rapidement suivie de milliers de témoignages, surtout aux États-Unis, mais aussi dans d'autres pays.

    Un témoignage important est celui de l'équipage d'un vol de United Airlines qui rapporte que neuf objets en forme de disque ont escorté leur avion au-dessus de l'Idaho dans la soirée du 4 juillet. Ce témoignage reçoit une médiatisation plus importante et est considéré comme plus crédible que celui d'Arnold. Les jours suivants, la plupart des journaux racontent en première page des histoires de soucoupes volantes.

     

     

     

     



    Le 3 juillet 1947, se déroule ce qui devait devenir mondialement connu comme l'incident de Roswell. Ce jour-là, Mac Brazel, propriétaire d'un ranch près de Roswell, découvre des débris sur ses terres et prévient la base militaire la plus proche. Un jeune militaire du Roswell Army Air Field (RAAF) fait alors un premier communiqué de presse, où il annonce que l'armée a découvert une « soucoupe volante » écrasée près d'un ranch à Roswell, suscitant un fort intérêt chez les médias.

      

    L'observation de Kenneth Arnold avait eu lieu un mois plus tôt et avait eu un écho important dans la presse si bien que les soucoupes volantes étaient présentes dans tous les esprits, y compris chez les militaires.

      

    Le lendemain, le commandement général de la base publie un rectificatif annonçant que la soucoupe volante était seulement un ballon-sonde.

      

    Une conférence de presse est organisée dans la foulée, dévoilant aux journalistes des débris provenant de l'objet retrouvé et confirmant la thèse du ballon-sonde. L'affaire tombe alors dans l'oubli pendant une trentaine d'années, marquant la fin de la première grande vague d'ovnis aux États-Unis.

    En 1978, le major Jesse Marcel, qui a pris part à la récupération des débris à Roswell en 1947, déclare à la télévision que ceux-ci étaient sûrement d'origine extraterrestre et que les débris que le général Ramey (responsable de la base) a montrés aux journalistes ne sont pas ceux que Marcel lui a apportés de Roswell qui étaient selon lui en métal non identifié et comportaient pour certains des caractères d'une écriture inconnue.

      

      

    Il fait part de sa conviction selon laquelle les militaires avaient en réalité caché la découverte d'un véhicule spatial à l'ufologue Stanton T. Friedman. Son histoire circule chez les amateurs d'ovnis et dans les revues d'ufologie.

      

    En février 1980, le National Enquirer conduit sa propre interview du major Marcel, ce qui déclenche la re-médiatisation de l'incident de Roswell.

     

     

     

      

    D'autres témoins et rapports sortent de l'ombre au fil du temps, ajoutant de nouveaux détails à l'histoire.

      

    Par exemple, une grande opération militaire se serait déroulée à l'époque, visant à retrouver des morceaux d'épave, ou encore des extraterrestres, sur pas moins de 11 sites, ou encore des témoignages d'intimidation sur des témoins.

      

    En 1989, un entrepreneur de pompes funèbres à la retraite, Glenn Dennis, affirme que des autopsies d'extraterrestres ont été effectuées dans la base de Roswell.

      

    En 1991, le général Du Bose, chef d'état-major du général Ramey en 1947, confirme que ce dernier avait substitué aux débris transmis par la base de Roswell ceux d'un ballon météo, montrés aux journalistes. En réponse à ces nouveaux éléments, et après une enquête du Congrès des États-Unis, le GAO (Government Accountability Office, organisation de surveillance appartenant au Congrès) demande à l'United States Air Force de conduire une enquête interne.

      

      

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    Le résultat de cette enquête est résumé en deux rapports. Le premier, publié en 1995, conclut que les débris retrouvés en 1947 provenaient bien d'un programme gouvernemental secret, appelé Projet Mogul[20].

      

      

    Le second, paru en 1997, conclut que les témoignages concernant la récupération de cadavres extraterrestres provenaient vraisemblablement de rapports détournés d'accidents militaires impliquant des blessés et des morts, ou encore de la récupération de mannequins anthropomorphiques lors de programmes militaires tels que l'opération High Dive, menés autour des années 1950.

      

    Ce rapport indique néanmoins que le débat sur ce qui est réellement tombé à Roswell continue, tout en précisant que tous les documents administratifs de la base pour la période mars 1945-décembre 1949 ont été détruits ainsi que tous les messages radio envoyés par la base d'octobre 1946 à février 1949.

      

      

    Le bordereau de destruction ne mentionne pas quand, par qui, et sur l'ordre de qui cette destruction a été effectuée. Ces rapports ont été rejetés par les partisans de la théorie extraterrestre, criant à la désinformation, bien qu'un nombre significatif d'ufologues s'accordent alors sur une diminution de la probabilité qu'un véhicule spatial extraterrestre soit véritablement impliqué

      

      

      

    Les ovnis dans la culture populaire


    Le thème des ovnis et des extraterrestres constitue un phénomène culturel international depuis les années 1950.

      

    Si l'on en croit le folkloriste Thomas E. Bullard, « Les ovnis ont envahi la conscience moderne d'une force irrésistible, et le flot incessant de livres, articles de magazine, couvertures de journaux populaires, films, émissions de télé, dessins animés, annonces, cartes de salutation, jouets, [...]

    confirme la popularité de ce phénomène ».

      

    Selon un sondage (Gallup poll) de 1977, 95 % des sondés disent avoir entendu parler des ovnis, tandis que seulement 92 % disent avoir entendu parler du président des États-Unis Gerald Ford à peine neuf mois après son départ de la Maison Blanche (Bullard, 141).

      

      

    Un sondage de 1996 (Gallup poll) signale que 71 % de la population des États-Unis croit que le gouvernement dissimule des informations concernant les ovnis ; un sondage de 2002 donne des résultats semblables (Roper poll pour la chaîne de télévision Sci Fi), mais en indiquant que davantage de personnes pensent que les ovnis sont d'origine extraterrestre.

    Depuis la fin des années 1990, on observe une sorte de démystification du phénomène ovni. En effet, depuis la découverte par la science de nombreuses exoplanètes, la théorie selon laquelle nous ne serions pas seuls dans l'univers s'impose petit à petit au sein de la communauté scientifique et du public, rendant moins farfelue l'hypothèse de possibles visites de la Terre par des extraterrestres.

      

    La publication de livres en faveur de l'HET par des scientifiques ou des ufologues, la tenue de débats télévisés sur le sujet ainsi que la mise à la disposition du public des archives d'organismes officiels comme le GEIPAN, participent à l'acceptation de ce phénomène comme pouvant être la manifestation de visites extraterrestres. Dans un sondage récent [24], 48% des sondés pensent que des extraterrestres ont visité la Terre.


     

      

    Arts et folklore
     

    Les ovnis ou plus généralement les extraterrestres font leur apparition en littérature avec La Guerre des mondes, roman écrit par H. G. Wells en 1898.

      

    Cet ouvrage, l'un des premiers romans de science-fiction, devait par la suite donner naissance à deux adaptations cinématographiques, la première en 1953 par Byron Haskin et la deuxième en 2005 par Steven Spielberg (lequel a aussi réalisé Rencontre du troisième type et E.T.

      

      

    l'extra-terrestre, deux autres films sur le thème des extraterrestres).

      

    La Guerre des mondes est aussi à l'origine d'un des plus célèbres canulars radiophoniques du XXe siècle, qui vit Orson Welles, le 30 octobre 1938, faire croire à la population américaine qu'elle était attaquée par des extraterrestres venus de la planète Mars.

    Le début du XXe siècle voit la naissance du mythe des « petits hommes verts » ou

    « Martiens ».

      

    Bien souvent, cette expression est utilisée pour se moquer de l'éventuelle existence d'extraterrestres. La couleur verte a peut-être pour origine le roman d'Edgar Rice Burroughs, A Princess of Mars (1912), où sont décrites différentes espèces de Martiens, dont une à la peau verte.

      

      

      

    Cette couleur sera reprise par plusieurs autres auteurs, figurant même dans le titre de leur ouvrage, comme The Green Man (1946) d'Harold Sherman ou encore The Third Little Green Man (1947) de Damon Knight.


    Timbre soviétique imaginant d'éventuels satellites extraterrestres.Un autre événement clé dans le folklore ovni des années 1970 est la publication du livre d'Erich von Däniken Chariots of the Gods.

      

    Cet auteur, qui affirme dans son livre que les extraterrestres visitent la Terre depuis des milliers d'années, tente d'étayer cette hypothèse par divers exemples archéologiques et mystères non résolus (voir Théorie des anciens astronautes).

      

      

    De telles idées n'étaient pas vraiment nouvelles.

      

    Par exemple, au début de sa carrière, l'astronome Carl Sagan, dans Intelligent Life in the Universe (1966), avait affirmé que les extraterrestres pouvaient fort bien visiter la Terre sporadiquement depuis des millions d'années.

      

    Ces théories ont inspiré de nombreux imitateurs, suites et adaptations romanesques, dont un livre (The Bible and Flying Saucers de Barry Downing) qui interprète les phénomènes aériens miraculeux décrits dans la Bible comme la trace écrite de contacts avec des extraterrestres.

      

    Nombre de ces interprétations tendent à expliquer l'évolution humaine par l'action des extraterrestres, idée présente par ailleurs dans le roman et le film 2001, l'odyssée de l'espace.

     

    Le phénomène ovni prend une nouvelle tournure dans les années 1980, principalement aux États-Unis, avec la publication des livres de Whitley Strieber (Communion) et de Jacques Vallée (Passeport pour Magonia). Strieber, écrivain de romans d'horreur, pensait que les extraterrestres le harcelaient et étaient responsables de « plages de temps disparues » (missing times) pendant lesquelles il était soumis à d'étranges expérimentations.

      

      

      

    Cette nouvelle vision, plus sombre, est reprise par d'autres avec les enlèvements extraterrestres et sert de toile de fond à X-Files et bien d'autres séries télévisées. Cependant, même dans cette littérature, les extraterrestres ont des motivations qui peuvent être bienveillantes.

      

    Par exemple, le chercheur David Jacobs croit que nous subissons une forme d'invasion discrète par assimilation génétique.

      

    Le thème de la manipulation génétique (sans qu'il y ait nécessairement invasion) est également très présent dans les écrits de Budd Hopkins. Le psychiatre John Mack (1929-2004) pensait que l'éthique des « envahisseurs » était de jouer le rôle de guides sévères mais bons essayant d'inculquer la sagesse à l'humanité.

    Les dix dernières années ont été très prolifiques en films inspirés par la culture ovni et les extraterrestres, dont Independence Day de Roland Emmerich en 1996 (reprenant aussi le thème de la Zone 51), Contact de Robert Zemeckis en 1997 et Signes de M. Night Shyamalan en 2002 (reprenant quant à lui le thème des agroglyphes).

     

     

     

    Vous ne croyez pas aux ovnis  ?

    regardez...Petit recueil d'extraits de reportages, de témoignages concernant les ovnis.
     

      Pas des moindres :

    Des enfants, des scientifiques astronautes, des apparitions constantes en Norvège, des objets en direct tv pendant le tsunami du Japon que tout le monde a vu sans prêter attention....
     

    Je pense que nous devons garder les pieds sur terre.

     

    Le phénomène existe, et est la preuve qu'il y a autre chose... Mais que connaissons nous de nos esprits? de nos influences, de l'interactivité avec ce phénomène? Notre imagination et nos certitudes ne nous jouent-elles pas des tours?? Cherchez "le Père François Brune et le miracle de Fatima" .... vous comprendrez peut être mieux. Regardez aussi un extrait d'un vieux film relatant le miracle de Fatima...

    Rien d'ordinaire...

     

     


    Cercles de contactés et culture New Age

    À partir des années 1950, commencent à apparaître des sectes mystiques liées au phénomène ovni, parfois appelées « cercles de contactés ». Le plus souvent les membres de ces sectes se rassemblent autour d'un individu, un gourou, qui affirme être en contact direct ou télépathique avec des êtres célestes ou extraterrestres. Le plus notable d'entre eux est Georges Adamski, qui affirme avoir été contacté par un grand et blond Vénusien (du nom d'« Orthon »), voulant avertir l'humanité des dangers de la prolifération nucléaire.

      

      

    Adamski a été très largement discrédité, mais une Fondation Adamski a pris le relais, publiant et vendant les écrits d'Adamski. Au moins deux de ces sectes ont attiré un nombre important d'adhérents, The Aetherius Society, fondée par le mystique britannique George King en 1956, et la Fondation Unarius, établie par « Ernest L. » et Ruth Norman en 1954. Le thème récurrent de ces messagers extraterrestres est l'avertissement face au danger de la prolifération nucléaire.

      

    On trouve des groupes de contactés plus récents comme Heaven Gate (« La porte céleste »), le mouvement raëlien, ou encore The Ashtar Galactic Command

    (« L'état-major galactique Ashtar »).

      

    De nos jours, de nombreuses sectes de contactés, anciennes comme nouvelles, montrent une volonté d'assimiler des idées proches du christianisme et d'autres religions orientales, mélangeant ces dernières avec des idées issues du thème de la bienveillance des extraterrestres à l'égard des Terriens.

    Dans les années 1970, on note un renouvellement et un élargissement des idées associant les ovnis aux sujets surnaturels et occultes, avec la publication de beaucoup de livres New Age où les ovnis et les extraterrestres sont très présents.

      

    Certains adeptes des sectes de contactés des années 1950 avaient incorporé diverses idées religieuses et occultes à leurs croyances quant aux ovnis, mais dans les années 1970 ce phénomène se reproduisit sur une échelle considérablement plus grande.

      

    Beaucoup de participants du mouvement New Age y crurent et tentèrent d'établir un contact avec les extraterrestres. Un célèbre porte-parole de cette tendance était l'actrice Shirley MacLaine, connue pour son livre et sa mini-série

    Out on a limb.

     

     

     

     

     

     

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    Les Hommes en noir (Men in black)


    Article détaillé : Les Hommes en noir.

     

     

     


    « Hommes en noir » (calque de l'anglais « Men in black ») est un terme collectif désignant des personnes imaginaires issues du folklore ovnilogique américain.

      

    Leur but serait d'empêcher l'humanité d'accéder à des connaissances de provenance extraterrestre, jugées trop dangereuses pour sa survie.

      

    Ils se présenteraient le plus souvent comme des agents travaillant pour le gouvernement fédéral américain.

      

      

    Ces personnes, parfois de sexe féminin, arriveraient seules ou en groupe (le plus souvent en trio) au domicile du témoin d'un événement étrange après un délai qui peut varier d'un jour à plusieurs mois.

      

    Le témoin voit en eux tantôt des agents du gouvernement chargés d'étouffer l'affaire, tantôt des créatures non humaines (extraterrestres ou humanoïdes) aux objectifs mystérieux.

      

    Ils sont souvent vêtus d'un costume sombre ou gris (tailleur pour les femmes), en général dans le style des années d'après-guerre (et ce quelle que soit la date de leur apparition), comme d'ailleurs leur voiture, lorsqu'ils en ont une.

     

      

      

    C'est Gray Barker, dans un classique de l'ufologie, They knew too much about flying saucers, qui lança la thématique des « hommes en noir ».

      

      

    Il y a une dizaine d'années, John C. Sherwood affirma que Gray Barker publiait sous forme d'articles, dans son fanzine ufologique, des textes qui lui étaient soumis en tant que nouvelles de science-fiction.

      

      

    Les hommes en complet noir seraient donc une légende créée de toutes pièces, avant qu'elle ne passe dans le folklore américain du XXe siècle.

     

      

    Des scénaristes ont souvent profité de la vague description qui est faite des

    « hommes en noir » pour incorporer ceux-ci dans différents épisodes de séries télévisées. Un comic et deux films, Men in Black et Men in Black 2, ainsi qu'un jeu de rôle du même titre, sont inspirés de ce folklore

     

     

     

     

     

     


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    Témoignage d'OVNI de la NASA

     

     

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    le fond musical  sera supprimé

     

     

    La série "Chasseurs d'OVNIs" rassemble le plus de preuves possibles à la manière d'une enquête, pour ensuite les présenter aux téléspectateurs. L'équipe tente de séparer le vrai du faux à l'aide de témoignages, d'expériences scientifiques et de documents gouvernementaux, cela autour de ces phénomènes.
     

      

    Certains astronautes, au cours de missions en orbite terrestre ou lunaires, auraient vu des Objets Volants Non Identifiés comme Edgar Mitchell, qui a été témoin d'un événement inexpliqué, témoignent...

    Voici un article pris sur le site de Jean-Pierre Petit, scientifique et ancien directeur du CNRS, sur l'opinion de la NASA :
    Aucun département du Gouvernement des États-Unis d'Amérique n'est actuellement impliqué dans des recherches ou ne supervise des études axées sur la possibilité de l'existence de civilisations étrangères à la nôtre, résidant sur d'autres planètes, ou sur les objets volants non-identifiés (UFOs).

      

      

    L'Armée de l'Air américaine (USAF) et l'Administration Nationale de l'Aéronautique et de l'Espace (NASA) ont effectué indépendemment des recherches sporadiques sur l'éventuelle possibilité de l'existence d'une vie extraterrestre sur d'autres planètes, mais il n'a pas été possible d'établir que la vie existait sur une autre planète que la nôtre ni que le phénomène OVNI (UFOs) soit lié à des visites d'extraterrestres.
     

      

    Entre 1947 et 1969, l'Air Force a étudié le dossier des UFOs, puis en 1977 (au temps de l'administration du Président Carter, lequel avait confessé avoir été témoin d'OVNI, NDT) la NASA fut sollicitée pour dresser le bilan de telles études. Après avoir passé en revue toutes les données disponibles, celle-ci en conclut que la poursuite de telles recherches était sans objet étant donné l'absence de preuves tangibles.

     

      

    En octobre 1992, le Congrès confia à la NASA le soin d'effectuer une étude systématique concernant d'éventuels signaux radios pouvant émaner d'une civilisation extraterrestre. Un programme, HRMS (High Resolution Microwave Survey : "observations effectuées dans la gamme des micro-ondes, en haute résolution") fut lancé, axé sur les TOPS (Towards Other Planetary Systems : "tourné vers d'autres systèmes planétaires").
     

      

    Le programme SETI (Search for Extra Terrestrial Intelligence : recherche d'intelligences extraterrestres) fut installé à Mountain View, Californie. Il remplaça le projet gouvernemental en utilisant le système de traitement des signaux qui avait initialement été construit par la NASA.

      

      

    L'institut SETI est une association privée à but non lucratif gérant des recherches relevant de différentes disciplines allant de l'astronomie à la planétologie, à l'évolution des espèces chimiques au problème de l'origine de la vie, de l'évolution biologique et de l'évolution culturelle.

     

      

    Au cours de différentes missions spatiales, des astronautes de la NASA ont fait état de phénomènes qui n'étaient pas immédiatement explicables; quoi qu'il en soit, dans tous les cas, la NASA a montré que ces observations ne pouvaient pas être qualifiées "d'anormales" dans un environnement spatial.
     

      

    Les recherches de l'USAF sur les UFOs ont été conduites dans le cadre du Projet Bluebook. Ce projet, concentré sur la base de l'Air Force de Wright Patterson se poursuivit de 1947 à 1969. Sur un total de 12.618 observations visuelles analysées par l'équipe du projet Bluebook, 701 entrèrent dans la catégories des non-identifiées.

     

      

    La décision d'interrompre les recherches sur le dossier OVNI se fonda sur l'analyse des conclusions d'un rapport rédigé par une équipe de l'Université du Colorado, intitulé "Étude Scientifique des Objets Volants Non identifiés" (Scientific Study of Unidentified Flying Objects).

      

    C'est la NSA (National Science Académy, ou Académie Nationale Scientifique) qui examina à la fois les conclusions de ce rapport, les études antérieurs effectuées sur les OVNIs ainsi que les études préliminaires menées par l'Air Force sur les observations d'OVNIs remontant aux années quarantes, cinquantes et soixantes.
    Fondée sur les investigations menées depuis 1948, les conclusions du projet Bluebook étaient :

     

    1 - Aucun Objet Volant Non Identifié observé, étudié et évalué par l'Air Force n'a jamais représenté une menace pour notre sécurité nationale.


    2 - Rien ne permet de conclure que les observations classées par l'Air Force dans la catégorie des "non-identifiées" impliquent des développements technologiques ou des principes qui soient au-delà de nos connaissances scientifiques actuelles.


    3 - Et que ces cas puissent correspondre à l'évolution d'engins d'origine extraterrestre.

     

      

    A l'occasion de la clôture des travaux de Bluebook, la procédure concernant le recueil d'information et l'analyse des données par l'Air Force fut modifiée. La documentation issue des études menées dans le cadre du projet Bluebook fut transférée à la Modern Military Branch (Branche Militaire Moderne), au National Archives et au Record Service (Service National de l'Enregistrement et des Archives), Washington DC 20408, où celle-ci est disponible et consultable par le public.
     

      

    Depuis la clôture du projet Bluebook, aucun fait nouveau n'est survenu qui puisse justifier une reprise de recherches sur le dossier OVNI par le gouvernement des États-Unis.

     

      

    Puisque ni la NASA ni l'Air Force ne sont engagées au jour le jour dans une recherche concernant le phénomène OVNI, aucune de ces deux administrations n'analyse d'articles liés aux OVNIs destinés à une éventuelle publication, n'évalue de plans d'engins inspirés par les OVNIs, ou n'exploite des aspects dérivant des observations dans le domaine des recherches sur les phénomènes aériens.
    (J.P. Petit.org/NASA)

     

    article sources

     http://www.inexplique-endebat.com/article-ovni-les-dossiers-de-la-nasa-97741407.html

     

     

     

     

     

     

     

     


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    La Nasa : Coulisses et histoires secrètes

     

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    La série "Chasseurs d'OVNIs" rassemble le plus de preuves possibles à la manière d'une enquête, pour ensuite les présenter aux téléspectateurs. L'équipe tente de séparer le vrai du faux à l'aide de témoignages, d'expériences scientifiques et de documents gouvernementaux, cela autour de ces phénomènes.
     

     

    Certains astronautes, au cours de missions en orbite terrestre ou lunaires, auraient vu des Objets Volants Non Identifiés comme Edgar Mitchell, qui a été témoin d'un événement inexpliqué, témoignent...

    Voici un article pris sur le site de Jean-Pierre Petit, scientifique et ancien directeur du CNRS, sur l'opinion de la NASA :
    Aucun département du Gouvernement des États-Unis d'Amérique n'est actuellement impliqué dans des recherches ou ne supervise des études axées sur la possibilité de l'existence de civilisations étrangères à la nôtre, résidant sur d'autres planètes, ou sur les objets volants non-identifiés (UFOs).

     

     

    L'Armée de l'Air américaine (USAF) et l'Administration Nationale de l'Aéronautique et de l'Espace (NASA) ont effectué indépendemment des recherches sporadiques sur l'éventuelle possibilité de l'existence d'une vie extraterrestre sur d'autres planètes, mais il n'a pas été possible d'établir que la vie existait sur une autre planète que la nôtre ni que le phénomène OVNI (UFOs) soit lié à des visites d'extraterrestres.
     

     

    Entre 1947 et 1969, l'Air Force a étudié le dossier des UFOs, puis en 1977 (au temps de l'administration du Président Carter, lequel avait confessé avoir été témoin d'OVNI, NDT) la NASA fut sollicitée pour dresser le bilan de telles études. Après avoir passé en revue toutes les données disponibles, celle-ci en conclut que la poursuite de telles recherches était sans objet étant donné l'absence de preuves tangibles.

     

     

    En octobre 1992, le Congrès confia à la NASA le soin d'effectuer une étude systématique concernant d'éventuels signaux radios pouvant émaner d'une civilisation extraterrestre. Un programme, HRMS (High Resolution Microwave Survey : "observations effectuées dans la gamme des micro-ondes, en haute résolution") fut lancé, axé sur les TOPS (Towards Other Planetary Systems : "tourné vers d'autres systèmes planétaires").
     

     

    Le programme SETI (Search for Extra Terrestrial Intelligence : recherche d'intelligences extraterrestres) fut installé à Mountain View, Californie. Il remplaça le projet gouvernemental en utilisant le système de traitement des signaux qui avait initialement été construit par la NASA.

     

     

    L'institut SETI est une association privée à but non lucratif gérant des recherches relevant de différentes disciplines allant de l'astronomie à la planétologie, à l'évolution des espèces chimiques au problème de l'origine de la vie, de l'évolution biologique et de l'évolution culturelle.

     

     

    Au cours de différentes missions spatiales, des astronautes de la NASA ont fait état de phénomènes qui n'étaient pas immédiatement explicables; quoi qu'il en soit, dans tous les cas, la NASA a montré que ces observations ne pouvaient pas être qualifiées "d'anormales" dans un environnement spatial.
     

     

    Les recherches de l'USAF sur les UFOs ont été conduites dans le cadre du Projet Bluebook. Ce projet, concentré sur la base de l'Air Force de Wright Patterson se poursuivit de 1947 à 1969. Sur un total de 12.618 observations visuelles analysées par l'équipe du projet Bluebook, 701 entrèrent dans la catégories des non-identifiées.

     

     

    La décision d'interrompre les recherches sur le dossier OVNI se fonda sur l'analyse des conclusions d'un rapport rédigé par une équipe de l'Université du Colorado, intitulé "Étude Scientifique des Objets Volants Non identifiés" (Scientific Study of Unidentified Flying Objects).

     

    C'est la NSA (National Science Académy, ou Académie Nationale Scientifique) qui examina à la fois les conclusions de ce rapport, les études antérieurs effectuées sur les OVNIs ainsi que les études préliminaires menées par l'Air Force sur les observations d'OVNIs remontant aux années quarantes, cinquantes et soixantes.
    Fondée sur les investigations menées depuis 1948, les conclusions du projet Bluebook étaient :

     

    1 - Aucun Objet Volant Non Identifié observé, étudié et évalué par l'Air Force n'a jamais représenté une menace pour notre sécurité nationale.


    2 - Rien ne permet de conclure que les observations classées par l'Air Force dans la catégorie des "non-identifiées" impliquent des développements technologiques ou des principes qui soient au-delà de nos connaissances scientifiques actuelles.


    3 - Et que ces cas puissent correspondre à l'évolution d'engins d'origine extraterrestre.

     

     

    A l'occasion de la clôture des travaux de Bluebook, la procédure concernant le recueil d'information et l'analyse des données par l'Air Force fut modifiée. La documentation issue des études menées dans le cadre du projet Bluebook fut transférée à la Modern Military Branch (Branche Militaire Moderne), au National Archives et au Record Service (Service National de l'Enregistrement et des Archives), Washington DC 20408, où celle-ci est disponible et consultable par le public.
     

     

    Depuis la clôture du projet Bluebook, aucun fait nouveau n'est survenu qui puisse justifier une reprise de recherches sur le dossier OVNI par le gouvernement des États-Unis.

     

     

    Puisque ni la NASA ni l'Air Force ne sont engagées au jour le jour dans une recherche concernant le phénomène OVNI, aucune de ces deux administrations n'analyse d'articles liés aux OVNIs destinés à une éventuelle publication, n'évalue de plans d'engins inspirés par les OVNIs, ou n'exploite des aspects dérivant des observations dans le domaine des recherches sur les phénomènes aériens.
    (J.P. Petit.org/NASA)

     

    article sources

    http://www.inexplique-endebat.com/article-ovni-les-dossiers-de-la-nasa-97741407.html

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    LES RÉVÉLATIONS STUPÉFIANTES DE L'ASTRONAUTE EDGAR MITCHELL AU SUJET DES OVNIS !

     
     
     
     
    Edgar Dean Mitchell est le sixième astronaute américain à avoir posé le pied sur la Lune... Il est né le 17 septembre 1930 à Hereford (Texas). Il est diplômé en science et en science de la gestion industrielle et Docteur en Sciences de l'Aéronautique et de l'Astronautique au MIT. Mitchell a reçu de nombreuses récompenses et honneurs; entre autre : la médaille présidentielle de la liberté, la médaille de l'US Navy et trois autres du "Group Achievement Awards" de la NASA. Il est apparemment partisan de l'hypothèse extraterrestre. Pour tout dire, il est aussi convaincu que convaincant!

    En 1984, il est co-fondateur de l'"Association des explorateurs de l'espace", une organisation internationale d'anciens astronautes.

    24 Juillet 2008 - L'astronaute Edgar Mitchell est intervenu en direct sur la station britannique Kerrang Radio, interrogé par Nick Margerrison... Le projet initial de l'animateur était de lui faire revivre sa mission lunaire. Mais l'interview a pris une tournure inattendu après une quinzaine de minutes....

    Edgar Mitchell avait déjà laissé entendre ce genre de choses, mais c'est la première fois qu'il fut aussi catégorique, et selon ses dires : "les Ovnis sont bel et bien réels !!! Toujours selon lui, ils font l'objet d'opérations de couverture et certains de nos gouvernements sont bien en contact avec des êtres d'autres planètes !!!


    La preuve OVNI de la NASA par mick2008
     
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    le pouvoir des mains


     

      

    Rare sont les sujets esoterique se penchant sur le pouvoir des mains.
    la plupart traite de reiki ou de magnetisme que chacun connait.
    Mais qui d'entre vous c'est réellement penché sur le pouvoir fabuleux que renferment nos mains.

     



    Les mains porte le chiffre 10. Chacune d'elle comportant 5 doigts symbole de la quintescence pour donner au total le chiffre 10.

     



    Ce chiffre 10 correspond au 10 sephiroths de l'arbre de vie. symbole de la réalisation parfaite et manisfesté du Verbe créateur.

     



    Car que seriez-vous en dépit du désir de créer, si l'on vous retirer l'usage de vos mains????



    que deviendrait le Mage le plus accompli sur le parcours de la Magie sans ses mains???? comment pratiquerait-il son rituel même le plus simple. comment tracerait-il son cercle. On lui oterait l'un de ses plus grands pouvoirs dont peut être il n'avait jamais eu conscience.

      

    Car les mains sont le symboles de l'action, de la domination et du manifesté.

      

    Car il faut se souvenir que le mot manifestation à la même racine que le mot main.

     



    le mot hébreu "iad" signifie à la fois main et puissance.

      

    La main de justice ,la justice étant, on le sait la main gauche de Dieu, et la main droite la miséricorde.
    C'est pourquoi bouddha est toujours représenté la main levée ouverte, de même que certaines représentation de Jésus.

      

    Tout cela n'est en fait pas anodin.

     

      

    On remarquera que les traditions hindouistes ont tenu une importance primordiale à la gestuelle des mains que l'on appelle les "mudras".

      

    Les "mudras" désigne à la fois le geste et l'attitude spirituelle exprimé et développé.

     

      

    Au japon, les doigts pliés de façon à former un triangle avec le pouce indiquent la concentration affective :

      

    embryon de la grande compassion. ;

      

    l'index de la main gauche pointé vers le ciel et

      

    s'insérent dans la main droite fermée : la pénétration dans la connaissance :

      

    plan de diamant.


    A savoir que cette formation du triangle comme me l'a été enseigné un ami pratiquant les arts martiaux, placés au niveau du plexus solaire, et un parfait système de connection aux énergies universelles pour se recharger et acquérir le calme intérieur.

     

     


    On notera les correspondances planétaires suivantes, le pouce doigt de venus, l'index celui de jupiter, le medius celui de saturne, l'annulairer le doigt solaire, l'auriculaire le doit de mercure.



    L'imposition des mains est de même signification de transfert d'énergie ou de puissance. Les mains sont les principaux principes émetteurs du corps, émetteur pour la droite, réceptrice pour la gauche. les mains sont donc des outils primordiales , prolongement du geste et de l'action.

    On dit d'ailleurs que la gestuelle des mains constitue un véritable language. le language nous ramène donc au principe du verbe créateur.



    certains se souviendront du fameux geste destiné à faire les cornes avec ses doigts pour renvoyer le mauvais sort, les doigts croisés pour avoir de la chance ou encore les mains croisées pour la prière, la main de fatima :

      

    la divine protection , la liste peut être longue....



    D'ailleurs, les mains sont une forme de magie dont on ne fait pas souvent référence et que l'on nomme la magie gestuelle, qui consiste à établir une magie essentiellement basé sur un code gestuelle que le mage élabore lui même pour envoyer différents type de sort ou de contre-sorts.

     

      

    Mais encore, comme le dit maryannick :

     

      

    "la main est le complément de l'esprit, l'instrument qui projette la pensée par les actes. La main donne, reçoit - s'ouvre ou se ferme, selon ce que l'esprit veut exprimer. Elle est un symbole de lecture de nos intentions bonnes ou mauvaises."

      

      

    Effectivement, le M représente l'amour et le N la haine, liberté à l'homme de déterminer son Amour et son Intelligence pour composer les 4 lettres de MAIN.



    en effet, l'homme traduit son amour par la mian qui caresse ou sa haine par la main qui frappe.

     


    De plus, vous remarquerez que le Verbe est présent en tout et partout pour celui qui veut le voir. Si l'on prend le début et la fin de ces 4 lettres "Main"

      

      

    on découvre que : M =13 et N =14 soit 13+14 = 27 = A - Z,

      

    l'alphabet, le commencement et la fin de toutes choses.

      

      

    On peut, aussi, voir le M stylisé renversé :

      

    W, le double Verbe symbolisant le croisement de la parole entre l'homme et Dieu.

      

    Hors nous avons deux mains (demain) pour agir et c'est pourquoi il est important que tous les hommes se tiennent la main, car alors il y a fusion de personnalité et croisement du Verbe dans une fraternité "Uni-Vers-Elle".

      

    Voilà ce que le Créateur attend de sa progéniture.

     

      

    Serions-nous la "Main-d'ouvre" de cette entité divine ?

     

      

    C'est par sa main qu'Il a réalisé son Œuvre conçue en sa pensée ; certains scientifiques le nomment le Grand Architecte de l'Univers.

      

    Comme vous le savez, ce n'est pas l'architecte qui a réalisé les plans de votre maison qui va venir la construire ; il va s'employer à trouver de la main-ouvre spécialisée à ses plans.

     

      

      

     

    Forcément le dessein de Dieu est d'une telle précision qu'Il se devait de trouver une MAIN-D'OUVRE experte.

      

    C'est pourquoi il est dit " Je vous ai fait à mon image ". Seulement pour devenir un Dieu, il faut s'ANIM'er, se prendre en main, puis tendre la main à son Prochain ;

      

    vient alors la véritable MANI-festation en reconnaissance de son Créateur.

      

    En créant de l'AMOUR on devient son Fils, de véritables MAN-OUVRE.
     

      

      

      

    MAIN-Tenant à vous de jouer (paume) pour trouver que TOUT se tient aux creux ce vos MAINS.

     

     

    " Il n'y a qu'Une Main Tenant TOUT.

      

    C'est le TENET du Carré Sator Arepo " d'André Bouguénec."

     

      

    mais encore :

    Depuis 30 000 ans, la main est au centre de la communication 

     

     


     


    “ Ces peintures de mains positives ou négatives(...) constituent la première écriture, 35 000 années avant celle conventionnelle et linéaire que l'on a coutume de considérer comme la plus ancienne.

      

    Extraordinaire outil(...) de l'écriture comme de la parole, la main est sans aucun doute l'organe qui a participé le plus à faire de l'homme un drôle de petit mammifère doté de dignité. ”

     

     

     

     

    sources

    superbe blog

     

    http://www.blogg.org/blog-71080-billet-_henri_cornellius_agrippa-764560.html

     

     

     

     

     

     

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  • Porte du Château de Bonaguil

     

    A-t-on percé le mystère de ce carré de lettres que l'on trouve un peu partout en Europe, dont l'ancienneté remonte aux Romains, peut-être aux premiers chrétiens, et en a-t-il un vraiment ?

    Le genre d'énigme qui a une fâcheuse tendance à attirer tous les allumés du coins, mais qui reste un problème plaisant.

    "C'est le plus ancien carré de lettres. Il est composé de 25 lettres formant 5 mots complets. En lisant tous les mots de gauche à droite ou de droite à gauche ou de haut en bas ou de bas en haut, on obtient toujours un palindrome."
     

     

    carré SATOR

     

      

    "Ce carré magique constitue une exception par son ancienneté et son mystère. C'est un carré de 5x5 en latin. Il est constitué des cinq mots

      

    SATOR, AREPO, TENET, OPERA, et ROTAS.

      

    Le mot arepo est un hapax et plusieurs interprétations lui ont été appliquées.

     

     

     

    Il serait soit un nom propre, soit une forme gauloise du mot charrue comme le propose Jérôme Carcopino, soit une forme hébraïque ou une allusion au dieu Apis. Les autres mots :

      

     - sator, le laboureur

    - tenet, (il /elle) tient ou dirige

    - opera, l'œuvre, le travail

    - rotas, les roues."

     

     

                alpha animé            
                P            
                A            
                T            
                E            
                R            
    alpha animé P A T E R N O S T E R Oméga animé
                O            
                S            
                T            
                E            
                R            
                Oméga animé            

     

    Sources: http://www.smithtrust.com/satorsite

     

    "De nombreux exégètes se sont penchés sur la signification qu'on peut donner à cette suite de mots, plusieurs versions sont possibles, faisant intervenir des grilles religieuses, alchimiques, numérologiques ou kabbalistiques."

    Image


    "Les traductions les plus simples et littérales étant :

    « Le laboureur guidant la charrue travaille en tournant.» ou encore

      

    « Le semeur Arepo conduit les roues avec soin ».

     

    La plus ancienne réprésentation de ce carré se trouve dans les ruines de Pompéi, ce qui le date au moins de 79 apr.J.C.

      

    Par la suite, on le retrouve en de nombreux lieux, principalement des monuments religieux chrétiens en de nombreux endroits du monde."
     

     

    Château de BONAGUIL

     

    "Ainsi en Indre-et-Loire, dans les châteaux de Chinon, Loches, Bonaguil
    - en Charente, dans le château de Jarnac,
     

      

      

    - dans le Puy-de-Dôme, dans la Maison d’Agnès Sorel, favorite de Charles VII,
    - en Haute-Loire, dans une maison du Puy-en-Velay,
    - dans l’Isère, dans la maison de justice de Valbonnais,
    - en Ardèche, à Rochemaure, en l’église Saint-Laurent,
     

      

     

     

    - elle fut aussi dessinée dans une bible carolingienne de 822, sur un parchemin du XIIIème siècle ainsi que sur des amulettes du XVIème siècle.
    Mais les chercheurs en font mention également :
     

      

    File:Rotas square from Cirencester.jpg

     

    - en Angleterre, dans le Pays de Galles, à Circenster, sur les murs d’une caserne romaine (en effet, n’oublions pas que l’Angleterre fut occupée par les soldats romains dans la première moitié du premier siècle).
     

      

      

    - On retrouve encore le Carré en Syrie, dans les ruines de la ville de Doura-Europos, sur l’Euphrate, appelée aujourd’hui Salihye, où ont été découverts, dans la maison d’un particulier, une chapelle chrétienne et un baptistère.
    - On le signale encore en Asie mineure
     

      

    - en Hongrie, à Budapest (où les troupes romaines sont passées),
    - en Ethiopie et sur les bords du Nil,
     

      

      

    - enfin, en Allemagne, sur un jeton de compte de la trésorerie des Habsbourg daté de 1572, etc…"



    Quelques-uns des nombreux sites où l'on en parle :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Carr%C3%A9 ... lettres%29
    http://www.france-secret.com/carrre_mag_art.htm
    http://www.gallican.org/carmagiq.htm

     

     

    http://www.an1000.org/Forum-Moyen-Age/le-mysterieux-carre-sator-t889.html

    http://valerie.dagrain.numerimoire.net/002-Aquitaine/

    10-ChateauBonaguil/album/slides/100_0848.html

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Manuscrit Voynich, oeuvre la plus étrange au monde.

     

    Il existe un certain nombre de livres, de textes de documents anciens sur lesquels se sont penchés de nombreux savants ou chercheurs et qui aujourd’hui encore suscitent bien des interrogations. Parmi les ouvrages les plus énigmatiques et étranges, on pourra citer le manuscrit Voynich.

      

    Ce manuscrit est un livre ancien, datant probablement du milieu ou de la fin du 15ième siècle. Il est composé de 234 pages mêlant textes et illustrations en couleurs. Le nom de ce manuscrit provient de l’un de ses derniers propriétaires, Wilfrid Voynich, bibliophile et antiquaire Polonais qui l’avait acquis vers 1912.

      

      

    Ce qui rend ce livre médiéval si étrange réside avant tout dans le texte. Il est rédigé dans un alphabet totalement inconnu, et le sujet même du livre demeure aujourd’hui encore un grand mystère.

     

    Voilà qui est tout de même incroyable ! Nous avons là un ouvrage dont personne jusqu’ici n’a pu donner un sens. Ceci aura suffi à engendrer de nombreuses spéculations. Le manuscrit serait-il codé ? Renfermerait t-il un secret ou des informations réservées seulement à certains initiés?

      

    Soulignons que d’après la pagination, il manquerait 42 pages au manuscrit. Pourquoi sont elles manquantes, Etaient t-elles trop évocatrices de son contenu?

      

    Personne ne semble le savoir et on ignore hélas ce qu’elles sont devenues. Le manuscrit est aujourd’hui conservé à la bibliothèque de la célèbre Université de Yale aux Etats-Unis, à laquelle il fut légué en 1969.

     

     

    F34r

      

    Histoire du manuscrit Voynich.

    L’auteur du Voynich n’est pas connu, et en fonction des éléments à disposition, il est très difficile d’attribuer à l’ouvrage une date précise. Les experts se basent essentiellement sur les illustrations, qui montrent notamment des châteaux ou des habits qui étaient d’usage à certaines époques.

      

    Les spécialistes ont donc supposé qu’il a été rédigé entre les années 1450 et 1530. Soulignons qu’un feuillet en latin daté de 1666 se trouvait toujours joint au manuscrit lorsque Voynich en fit l’acquisition en 1912. Cette lettre était écrite par Johannes Marcus Marci, recteur de l’Université de Prague à l’attention de son ami, le religieux et savant Athanasius Kircher.

      

    Marci précise dans cette lettre que selon lui, le manuscrit a été acquis auparavant par l’Empereur Rodolphe II (1552-1612), l’auteur de l’ouvrage toujours selon lui serait l’Alchimiste et Philosophe Roger Bacon (1214-1292). Il demande également à son ami son de se pencher sur l’étrange manuscrit et de lui communiquer ses conclusions. Malheureusement, on ne retrouvera pas de suites à cette correspondance.

     

     

     

     

     

    Le manuscrit Voynich sera ensuite probablement conservé pendant près de 200 ans à la bibliothèque du Collège Romain, à Rome. En 1870, le nouveau gouvernement italien cherche de nouvelles sources de financements et confisque de nombreux biens appartenant à l’église. Certaines thèses laissent supposer que de précieux ouvrages furent alors cachés au sein de bibliothèques privées qui elles, n’étaient pas concernées par les vagues de confiscations.

      

    Tout laisse à penser que le manuscrit Voynich s’est ensuite retrouvé dans les collections de la Villa Mondragone. Plus tard, en 1912, le collège romain se trouve apparemment dans l’obligation de se séparer de certaines collections afin de financer d’urgentes rénovations du palais Mondragone proche de Rome.

     

     

     

     

    Le collectionneur et négociant en livres anciens, Wilfrid Voynich est néanmoins informé de cette vente que les religieux tiennent à garder discrète. Il se rend à Rome et se porte acquéreur de 30 manuscrits, parmi lesquels se trouve le bien étrange ouvrage. A la mort de Voynich, c’est sa veuve qui en héritera.

      

    Quelques années plus tard, avant son décès, elle transmettra le manuscrit à sa meilleure amie Anne Nill. En 1961, cette dame le revend à un collectionneur et amateur de livres anciens, Hans P. Kraus.

      

    L’homme cherchera en vain un acheteur mais son prix était trop élevé. Curieusement, il finira par en faire don à la bibliothèque de l’Université de Yale, aux Etats-Unis.

     

     

    Le Manuscrit de Voynich-v1

      

    Manuscrit Voynich: Différentes hypothèses.

      

    Certains chercheurs et experts avancent l’hypothèse que le manuscrit serait issu de Voynich lui-même. C’est lui qui aurait réalisé de toutes pièces cet incroyable artéfact. Il est vrai qu’il eut été facile pour Voynich de concevoir un tel ouvrage, sa grande expérience des livres anciens lui aurait sans doute permis de réaliser aisément un tel manuscrit. On peut cependant émettre plusieurs doutes sur cette hypothèse.

      

     

      

    On sait que Voynich a conservé le manuscrit toute sa vie, le léguant à son épouse avant son décès. Hors quel aurait été l’intérêt de réaliser un tel artéfact si ce n’était pas pour le revendre ? Il faut bien se rendre compte que la fabrication d’un manuscrit comme celui là aurait coûté à Voynich beaucoup d’argent et immensément de temps. Le parchemin en papier vélin d’époque médiévale, qui plus est toujours vierge était extrêmement difficile à trouver début des années 1900 et bien sur hors de prix.

     

    F34r F75r

     

    Autre fait étonnant, Voynich aurait beaucoup cherché un peu partout en Europe des indices qui auraient permis d’attribuer une paternité à son manuscrit. Il en vint à la conclusion que l’ouvrage fut réalisé par le philosophe, savant et alchimiste Anglais Roger Bacon (1214-1294). Ce personnage est également mentionné dans la lettre de Marci à Kircher comme étant l’auteur supposé du manuscrit.

      

    Pourtant, des experts ayant étudié parallèlement les ouvrages de Roger Bacon et le Voynich concluent sur le fait qu’il est fortement improbable que le Voynich ait pu être conçu par Bacon.

     

     

     

    Plusieurs autres personnages plus ou moins illustres ont été mentionnés par différents chercheurs comme pouvant être à l’origine du manuscrit Voynich. Nous pourrions citer par exemple le mathématicien et astrologue anglais John Dee, ou son ami alchimiste Edward Kelley qui s’installa à Prague avec lui.

    Johannes Marci, recteur de l’Université de Prague fut lui aussi un temps soupçonné d’avoir conçu le manuscrit dans le but de mettre en difficulté son ami Kircher. Le contexte religieux et politique de l’époque mit un temps en péril l’amitié qui liait les deux hommes.

     

    F68r

      

    Le manuscrit Voynich est-il une arnaque ?

     

    Ecrit dans une langue mystérieuse, ce codex fait s’arracher les cheveux aux linguistes depuis quatre siècles : traite-t-il de botanique, d’astrologie ? « De rien », affirme aujourd’hui un chercheur. Fin du mythe ?

     

     

     

     

    Pour le dénicher sur les rayonnages de la bibliothèque Beinecke, il faut chercher la cote MS408. C’est là, parmi les centaines de milliers de livres anciens soigneusement conservés à l’université de Yale, aux Etats-Unis, que se cache l’un des plus mystérieux manuscrits au monde : un codex de 250 pages de la taille d’un cahier d’écolier, sans titre, ni auteur, ni date, rédigé avec des caractères inconnus dans une langue parfaitement incompréhensible !

      

    Depuis des décennies, experts en linguistique, historiens chevronnés, cryptanalystes professionnels s’y sont cassé les dents, et jusqu’aux chercheurs de la très officielle Agence de sécurité nationale américaine (NSA) !

     

    Rien n’y fait : il semble impossible de comprendre le sens des lettres sibyllines et des étranges illustrations de cet ouvrage mystérieusement apparu au XVIe siècle puis redécouvert en 1912 par l’antiquaire new-yorkais Wilfried Voynich dans les collections de la villa Mondragone, près de Rome.

      

      

    Et voilà que Gordon Rugg, chercheur en intelligence artificielle du département informatique de l’université de Keele, en Grande-Bretagne, affirme aujourd’hui que cette énigme séculaire ne serait qu’une « remarquable et élégante arnaque ». Il n’y aurait, selon lui, aucun message à découvrir dans le manuscrit Voynich.

      

    En tout cas, nos travaux montrent que l’hypothèse d’une

    supercherie est tout à fait plausible », précise prudemment Gordon Rugg.

     

    Il est vrai que la prudence est de mise dès lors qu’on s’attaque à la question du sens. Car on touche ici aux limites de la science : il n’y a, a priori, aucun moyen objectif de discerner un texte qui a du sens d’un autre qui en est totalement dénué…

      

      

    La signification d’un texte suppose en effet que celui qui écrit a la volonté de communiquer un message à un lecteur au moyen d’un code préétabli, qu’il soit secret – afin que le message ne puisse pas être décrypté – ou public, comme dans les lignes de cet article où la succession des lettres imprimées renvoie au vocabulaire et à la grammaire francophones.

      

    Mais comment savoir si le manuscrit Voynich est décodable ? Même si aucun code n’a pour l’instant permis de l’éclairer, comment affirmer qu’il n’existe pas, derrière cette succession de signes soigneusement calligraphiés, un message caché par d’obscurs artifices cryptographiques ou écrit dans une langue inconnue ?

     

      

    Encore fallait-il y songer ?

     

    Comment décider de la nature d’un manuscrit qu’on ne parvient pas à comprendre et que l’on ne peut comparer à aucun autre semblable ? En somme, ce n’est pas parce qu’on n’y comprend rien que ça ne signifie rien… A vrai dire, les historiens ne s’accordent aujourd’hui que sur deux points : son origine, plutôt européenne, et son âge, environ 400 ans – en se fondant sur le style des illustrations, comme les coiffures des jeunes femmes. Pour le reste, nombre d’analyses contradictoires et d’hypothèses farfelues circulent depuis bientôt un siècle autour de ce mystérieux manuscrit.

      

    Est-ce un traité scientifique ? C’est du moins ce que suggère son découpage en six grands chapitres, dont les thèmes varient de la botanique ou l’herboristerie, si l’on en croit les dessins des plantes inconnues, de femmes nues ou de planches astrologiques qui s’étalent sur le parchemin… A moins que ce ne soit un grimoire de magiciens, un recueil des cultes cathares d’Isis, voire un almanach des premières lois allemandes… Mais jusqu’ici, l’idée quelquefois évoquée d’une arnaque n’avait jamais vraiment été prise au sérieux devant un casse-tête si bien élaboré.

     

     

     

    « Les chercheurs qui ont rejeté l’idée de la fraude n’étaient pas des experts en la matière », explique Gordon Rugg. Auteur notamment de travaux sur la maladie d’Alzheimer dont l’origine reste mystérieuse, cet informaticien s’attache à l’analyse des paradoxes scientifiques. Et c’est muni de cette expérience sur les questions irrésolues qu’il s’est penché sur les récentes conclusions des linguistes, des historiens, des statisticiens et des cryptanalystes ayant étudié le manuscrit.

      

    « Chaque expert aborde un problème à travers le prisme de ses propres connaissances, résume-t-il. Mais lorsque ce même expert raisonne à partir de ses hypothèses et s’écarte de son domaine de prédilection par déductions successives, il n’est pas plus armé que chacun d’entre nous et peut commencer à faire des erreurs. »

      

    Et selon lui, ces erreurs sont caractéristiques et prédictibles ; les identifier aide alors à débloquer une question restée sans réponse ou à lever l’apparent paradoxe d’analyses contradictoires.

     

    Cette démarche, Gordon Rugg l’a appliquée aux travaux sur le manuscrit Voynich, exemple rêvé de recherches restées dans l’impasse… Ce faisant, il a été amené à reconsidérer très sérieusement l’hypothèse de la supercherie, jusqu’alors écartée.

     

     

     

     

     

    Point d’orgue de son travail : le chercheur écossais a réussi il y a quelques mois à générer en quelques heures un texte dont la forme ressemble à celle du mystérieux codex. Qui plus est, en utilisant des techniques de codage du XVIe siècle : des cartes perforées et des tableaux de 40 lignes et 36 colonnes contenant une ou plusieurs syllabes dans chaque cellule. Ces outils sommaires en main, il est en effet facile de former un mot à partir des syllabes du tableau qui apparaissent à travers la carte perforée, puis des phrases, en déplaçant plus ou moins au hasard la carte de colonnes en colonnes, et enfin un texte entier, en variant la méthode de remplissage des tableaux et la position des trous sur la carte perforée.

      

    En choisissant attentivement les syllabes de départ et la position des trous sur les cartes, Gordon Rugg a ainsi rempli des lignes de texte dont les caractéristiques statistiques s’avèrent étrangement proches de celles du manuscrit Voynich (longueur moyenne des phrases et des mots, position de certaines syllabes, etc.). Et l’emploi de deux tables différentes lui a permis de créer deux langages proches mais distincts, comme le manuscrit semble en contenir. Conclusion : il n’aurait pas été très compliqué grâce à cette technique d’engendrer un texte aussi apparemment insensé que le mystérieux manuscrit.

      

     

    Bien sûr, selon les syllabes placées à l’origine dans les cellules, cette technique permet aussi bien d’encrypter un message intelligible que de créer un texte qui ne veut rien dire. Mais, selon Gordon Rugg, si c’est bien cette technique qui a été utilisée pour forger le mystérieux manuscrit, son auteur n’y a probablement pas caché de message : « Les rares moyens qui permettent d’encoder et de décoder un message avec cette technique génèrent des textes dont les caractéristiques ne correspondent plus à celles de Voynich », assure-t-il.

      

    D’autres arguments, historiques ceux-là, apportent un crédit supplémentaire à son hypothèse : le mystérieux manuscrit a été vendu, en 1586, au roi de Bohème Rodolphe II, passionné d’art et de science, qui l’acquit à l’époque pour la somme de 600 ducats d’or… une véritable petite fortune, l’équivalent actuel de 50.000 euros !

     

      

      

    Une supercherie d’escrocs ?

     

    Or, en 1586, Edward Kelley, escroc anglais notoire plusieurs fois emprisonné, et son compatriote John Dee, mathématicien et astronome à la cour de la reine d’Angleterre Elizabeth, se trouvaient justement à Prague, invités par Rodolphe II. De plus, d’après son journal, Dee reçut à cette époque une somme de 630 ducats d’or et quelques années plus tard, son fils décrira dans une lettre « un livre couvert de signes hiéroglyphiques auquel son père consacra beaucoup de temps ».

      

    D’ailleurs, des analyses graphologiques attribuent la numérotation de certaines pages à John Dee. Plus troublant encore pour Gordon Rugg, la « langue des anges », cette soi-disant révélation céleste, en fait large fumisterie imaginée et construite par Edward Kelley quelques années auparavant : « Il pourrait tout à fait s’en être inspiré, l’avoir perfectionnée pour fabriquer un autre langage comme celui du manuscrit Voynich. »

     

    Edward Kelley John Dee Ashmolean

     

     

    Aussi convaincants soient-ils, ces arguments ne permettent cependant pas d’affirmer que le manuscrit Voynich n’est qu’une magnifique arnaque montée de toutes pièces, un texte vide de sens. D’abord, parce que les arguments historiques ne sont pas décisifs : que Kelley ou Dee ait eu le manuscrit entre les mains à la fin du XVIe siècle ne les désigne pas de facto comme auteurs de l’ouvrage.

      

    De plus, avec ses tableaux et ses cartes perforées, Rugg n’a toujours pas réussi à reproduire toutes les caractéristiques complexes et contradictoires du texte original. Par exemple, le texte du manuscrit Voynich respecte les lois de Zipf selon lesquelles la fréquence d’apparition d’un mot est inversement proportionnelle à son rang lorsqu’on le classe du plus courant au plus rare, une règle vérifiée dans la plupart des langues naturelles. Or, ce n’est pas le cas du texte engendré par le chercheur écossais…

     

      

      

    Ou un grimoire de magie ?

     

    Un problème que Gordon Rugg et sa collègue Laura Aylward entendent résoudre en testant désormais des dizaines de combinaisons de grilles et de cartes perforées pour pousser leur démonstration jusqu’au bout et reproduire toutes les caractéristiques statistiques de l’incompréhensible texte original. Un travail délicat car, comme le souligne George Stolfi, chercheur en informatique de l’université de Sao Paulo au Brésil, qui a lui aussi étudié le manuscrit, « un texte généré au hasard ou codé est souvent pris en défaut par ces lois de Zipf ». Surtout, la supercherie, si elle existe, bute sur la question de fond : elle est, par principe, impossible à démontrer avec certitude.

     

    « Rugg a peut-être trouvé une technique permettant de copier le manuscrit, mais cela ne signifie pas que celui-ci ait effectivement été produit ainsi », résume René Zandbergen, un chercheur allemand de l’Agence spatiale européenne, passionné de longue date du mystère Voynich.

     

     

    F78r Jan Marcus Marci

     

     

    Les opposants à la thèse de l’arnaque en profitent donc pour avancer leurs propres hypothèses quant à la nature du mystérieux manuscrit : « Je le vois plutôt comme l’œuvre d’un auteur en transe, exprimant des incantations ou des formules magiques dans un langage étrange », reprend René Zandbergen. A la limite, le texte serait un document intéressant pour la psychiatrie en tant que l’œuvre éventuelle d’un schizophrène…

      

    George Stolfi, pour sa part, défend la thèse d’un texte écrit en chinois ou vietnamien, seul moyen selon lui d’expliquer les contradictions révélées par les analyses statistiques et linguistiques.

      

    Philip Neal, un Britannique qui suit les travaux autour du manuscrit après avoir réalisé une thèse dans le domaine des langues médiévales, pense lui aussi qu’il y a un sens caché dans le manuscrit, mais plaide pour des techniques de codage mêlant anagrammes et permutation de caractères :

      

    « Je crois tout de même que cela pourrait être une supercherie dans le sens où le manuscrit renferme sans doute un message de peu d’importance brillamment crypté », avance-t-il.

     

    Ces derniers temps, le débat a donc repris de plus belle sur le forum dédié à l’étude du manuscrit Voynich (www.voynich.net), que Jim Gillogly, un chercheur américain en informatique et en cryptographie aujourd’hui à la retraite, administre depuis trois ans. Lui-même n’est pas contre l’hypothèse d’une arnaque, « ne serait-ce que par fierté !

      

    Comment admettre, sinon, que nous ne parvenions pas, linguistes, historiens, cryptanalystes, à esquisser ne serait-ce que le début d’une solution… Au moins la méthode développée par Gordon Rugg devrait-elle nous aider à avancer. Et au fond, le contenu du manuscrit importe moins que la stratégie qui permettra de le déchiffrer ».

     

    Mais l’hypothèse désormais sérieuse d’une supercherie laisse un goût amer à tous ceux qui cherchent un sens à cette énigme. Car ils savent pertinemment que, si supercherie il y a, personne ne pourra le démontrer.

     

    Et le manuscrit Voynich restera à jamais un mystère insoluble.

     

    sources :

    http://www.etrange.org/index.php/vie-extraterrestre.html

    http://strange-univers.over-blog.com/article-le-manuscrit-voynich-45720717.html

    photos google

     

     

     

     

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    Auto-stoppeur fantôme

      

      

      

    Dans l’univers inexpliqué du paranormal, les auto-stoppeurs fantômes occupent une place de choix. Les cas d’apparitions d’auto-stoppeurs qui s’avèrent après coup être des fantômes sont si nombreux qu’il est impossible de tous les citer. Ces fantômes modernes semblent être liés à de tragiques accidents de la route.

      

    Le nombre très important de témoignages a amené certains spécialistes du paranormal à étudier ces apparitions spectrales. Ces fantômes semblent être selon les cas soit protecteurs, soit au contraire la cause d’accidents. Il faut croire que ces faits sont pris au sérieux par les autorités puisqu’en Norvège, des mesures ont été mise sen place pour mettre en garde les automobilistes contre un fantôme maléfique. Cette auto-stoppeuse serait le messager d’un terrible accident imminent. Pour prévenir de ses méfaits, des panneaux de signalisation ont été installés avec un triangle rouge contenant le dessin d’un fantôme.

     

     

     

    La Dame Blanche de la RN 90

    Une nuit du mois de mai 1982, Maurice D. roulait sur la RN 90, qui va de Grenoble à Chambéry, lorsque, tout à coup, sous la pluie battante, la lumière de ses phares accrocha une silhouette féminine au bord de la route, toute de blanc vêtue. L'inconnue ne portait qu'une robe légère, ses cheveux blonds tombaient en longues mèches détrempées sur ses frêles épaules nues. Maurice ralentit, et prit cette curieuse auto-stoppeuse à son bord. Elle dit rentrer chez elle, à Chapareillan, 3 km plus loin.

    Tout en conduisant, Maurice discutait avec sa charmante passagère, lorsque, soudain, la jeune fille l'avertit : "Attention, nous arrivons au virage du mont du Furet, c'est un endroit dangereux!". Maurice prenait cette route plusieurs fois par semaine, aussi tenta-t-il de rassurer sa passagère. Mais celle-ci, d'une voix brisée par la terreur, insista : "Il y a sept ans, une jeune fille a raté ce virage à moto et elle est morte !". Ne voulant pas effrayer davantage la jeune femme, Maurice ralentit et tourna la tête pour rassurer sa passagère d'un sourire. A sa grande stupeur, le siège était vide ! Incrédule, il s'arrêta pour fouiller la voiture, y compris le coffre, et retourna en arrière pour inspecter la route. Rien. Il n'était pourtant pas le premier à qui une telle aventure était arrivée.

      

      

    En 1975, une jeune fille s'était tuée sur le pont du Furet. Depuis, nombreux sont ceux qui ont pris à bord de leur véhicule celle que l'on appelle dans la région la Dame Blanche de la RN 90.

    Parmi eux, un médecin dont le témoignage est encore plus incroyable. En 1977, cette nuit là, il pleuvait encore. Le médecin avait lui aussi pris en auto-stop une jeune fille sur la RN 90. Cette fois, sa passagère ne s’évapora pas et il l’a ramena jusqu’à son domicile. Il lui prêta son parapluie puis attendit qu'elle le lui rapporte. Comme elle ne revenait pas, il se décida à sonner à la porte de la maison où il l'avait déposée.

    Une vieille femme vint lui ouvrir, mais lui assura que sa fille unique était morte deux ans plus tôt, dans un accident de la route. Incrédule, l'homme insista et décrivit la jeune fille. La vieille dame lui montra alors une photo : c'était bien la jeune fille qu'il venait de quitter.

      

      

    Source : Alain Boulaire : "Fantômes, ces spectres qui nous hantent", in Le Nouveau Détective # 452 - FacteurX # 20

     

     

     

    La femme disparue

    Par une belle soirée de mars 1978, le brigadier Dawie van Jaarsveld roulait à moto sur la route de Barandas à Willowmore, près de Uniondale, Afrique du Sud.

    Il aperçut une jeune autostoppeuse brune et s'arrêta pour l'emmener. Quinze kilomètres plus loin, il sentit soudain une secousse. Regardant par-dessus son épaule, il s'aperçut que sa passagère avait disparu. Horrifié à l'idée qu'elle avait pu tomber, il fit aussitôt demi-tour. Il ne retrouva que le casque qu'il lui avait prêté, attaché au porte-bagages !

    Deux ans auparavant, Anton Le Grenge l'avait rencontrée au même endroit. La jeune femme faisait du stop. En démarrant, il s'avisa qu'il ne lui avait pas demandé où elle allait. II tourna la tête et découvrit le siège vide. Le Grenge raconta son histoire à la police d'Uniondale. Un officier de police retourna avec lui sur les lieux. Tous deux virent alors la portière de la voiture s'ouvrir, comme si quelqu'un d'invisible en sortait.

    Simultanément, ils entendirent un hurlement. Dawie van Jaarsveld et Anton Le Grenge identifièrent tous deux leur passagère comme étant Maria Roux, une jeune femme morte dans un tragique accident en avril 1968.

     

     

    Source : L'Encyclopédie de l'astrologie - L'Inexpliqué, p. 235

     

     

    L'auto-stoppeur silencieux

    Un soir d'octobre 1979, Roy Fulton, un poseur de moquette, revenait chez lui après un match de fléchettes à Leighton Buzzard, en Angleterre. Comme il s'approchait du village de Stanbridge, il s'arrêta pour recueillir un jeune auto-stoppeur. Lorsque Fulton lui demanda où il se rendait, le jeune homme se contenta de montrer la route.

    Fulton pensa qu'il était peut-être sourd-muet et conduisit en silence. Après avoir roulé pendant 3 kilomètres, il se dit qu'une cigarette aiderait peut-être à briser la glace; il se tourna pour en offrir une à son passager. Le siège était vide. Le jeune homme avait disparu d'un véhicule se déplaçant à une vitesse régulière de 60 kilomètres à l'heure et dont la porte n'avait à aucun moment été ouverte. Fulton se rendit directement jusqu'à son bar habituel, où il raconta son histoire. Le patron du bar et la police de Dunstable ont dit plus tard croire qu'il était arrivé quelque chose d'étrange à Fulton, et que son histoire était peut-être vraie.

     

    Source : Fortean Times, n° 34, hiver 1981.

     

     

    Etrange petit scout

    Le Dr Mike Barnes traversait le désert d'Arizona pour se rendre au lac Tahoe, lorsqu'il aperçut un petit garçon au bord de la route.

    Vêtu d'un uniforme de scout et d'une casquette de base-ball rouge, celui-ci agitait frénétiquement les bras. Barnes s'arrêta et le garçon, visiblement en état de choc, le supplia : « S'il vous plaît, monsieur, pouvez-vous m'emmener ? »

    Barnes accepta et, après quelques kilomètres, le garçon lui demanda d'emprunter une piste, puis un chemin de montagne. II conduisit ainsi durant plusieurs kilomètres, le garçon devenant de plus en plus agité. Près du sommet de la montagne, Barnes entendit des cris. Le petit garçon lui demanda de s'arrêter et pointa le doigt en direction du ravin. En se penchant, Barnes vit que les cris provenaient d'un car de ramassage scolaire qui avait fait une chute. Grâce à son téléphone de voiture, le Dr Barnes a pu appeler des secours. Laissant le petit garçon dans le véhicule, il descendit au fond du ravin pour prodiguer les premiers soins aux enfants en attendant les secours. Lorsqu'on a pu enfin les dégager, on découvrit qu’il y avait un seul mort : un petit garçon qui portait un uniforme de scout et une casquette de base-ball rouge.

     

    Source : L’Inexpliqué p. 164.165

     

     

    Une étrange victime

    L'un des fantômes les plus célèbres est celui d'une jeune femme qui hante la région de Blue Bell Hill, dans le Kent, en Angleterre. En novembre 1992, un certain M. Sharpe raconta comment une jeune fille apparut soudainement au bord de la route et se précipita sur sa voiture. Elle le regarda droit dans les yeux au moment de l'impact et Sharpe fut certain de l'avoir tuée. II s'arrêta et rechercha le corps, mais il n'y en avait pas la moindre trace. II inspecta les fourrés sur le bas-côté, au cas où le corps aurait été projeté, mais il ne trouva rien non plus. II finit par se rendre au commissariat de police le plus proche pour raconter ce qui s'était passé. Les policiers procédèrent aussi à de recherches, sans résultat, et, pour « rassurer » M. Sharpe, ils déclarèrent qu'il avait dû voir un fantôme.

    Le même incident se produisit sur la même route. Un certain M. Goodenough conduisait sa voiture quand il heurta quelqu'un mais, cette fois, il trouva le corps de la personne qu'il avait renversée. II le recouvrit d'une couverture et appela la police. Lorsque les policiers arrivèrent, il n'y avait plus de corps sous la couverture ni de traces de sang.

     

     

    Source : L’Inexpliqué p. 169

    V.Battaglia (04.10.2006

     

     

     

     

     

     

     

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    L'impression de "déjà-vu" source: observatoire-zetetique

     

     

     

      
      
    L'impression de "déjà-vu"
      
      
      
      
    Un soir, vous êtes attablé avec des amis en train de dîner quand tout à coup, la scène vous semble étrangement familière. Les mots échangés, les gestes faits vous donnent l'impression d'avoir déjà vécu cette soirée mais sans qu'il vous soit possible de la situer dans le passé. L'aviez-vous rêvée ? Le souvenir est tellement saisissant que vous avez l'impression de savoir à l'avance ce qui va être fait ou dit. Ce sentiment est fugitif, dure à peine quelques secondes mais laisse une sensation très troublante.
      
      
    Si vous l'avez déjà éprouvée, vous avez expérimenté l'« impression de déjà-vu ». -Définition: Décrite par des psychiatres, des psychologues, des neurologues mais aussi des écrivains depuis la fin du 19e siècle, l'impression de déjà-vu était alors nommée « paramnésie », « sentiment de pré-existence », « état de rêve », « sensation de déjà-vécu » ou « illusion d'avoir été là avant »...
      
      
      
    Le terme de « déjà-vu » semble avoir été utilisé pour la première fois par un médecin français, Émile Boirac, en 1876 et est à présent communément employé dans la plupart des langues. La définition du phénomène, à l'origine aussi imprécise que son nom, a varié au fil du temps. La plus répandue aujourd'hui a été donnée par le docteur Vernon Neppe en 1983: "Impression subjective et inappropriée de familiarité lors d'un événement présent, non associée à un souvenir précis." -Avez-vous déjà vu? En moyenne, 70% d'entre nous ont une ou plusieurs fois ressenti cette sensation étrange. Il ne semble pas y avoir de différence significative entre les hommes et les femmes mais des variations en fonction de l'âge. Plusieurs études mettent en évidence une diminution de la fréquence du phénomène après 25 ans : en moyenne, les jeunes de 20 à 25 ans semblent vivre 10 fois plus de déjà-vu que leurs aînés de 45 à 50 ans (2,5 fois par an contre 0,25 fois par an environ).
      
      
      
    Mais face à ces données, une certaine réserve, inhérente à toute étude scientifique de phénomène subjectif basée sur le témoignage, s'impose pour éviter les conclusions hâtives. Brown rappelle en effet que notre représentation du "déjà-vu" a évolué au fil du temps. Autrefois don de voyance ou preuve d'une réincarnation, il est maintenant davantage perçu comme un bref dysfonctionnement du cerveau.
      
      
      
    Cette évolution culturelle pourrait expliquer les différences de fréquence observées, les jeunes avouant plus facilement que leurs aînés avoir déjà ressenti cette impression. -Explications: Diverses interprétations ont été proposées pour expliquer le déjà-vu mais les mystères de ce phénomène troublant n'ont pas encore été complètement élucidés. Les impressions de "déjà-vu" furent d'abord perçues comme les traces mnésiques de vies antérieures et beaucoup y virent donc la preuve évidente de la survie de l'âme et de sa réincarnation.
      
      
      
    Cette explication très populaire traversa les siècles. En 1912, le psychanalyste Sandor Ferenczi rapporte le cas d'une de ses patientes interprétant ses fréquentes impressions de "déjà-vu" comme des souvenirs de sa vie antérieure de crapaud (!). Dans son livre " La réincarnation ", Pierre Vigne évoque le cas d'Augustin Lesage qui en 1912, abandonna son travail de mineur pour se convertir subitement à la peinture. Autodidacte, il se disait guidé par la voix d'un artiste antique, Marius de Tyane. Premier peintre médiumnique, il acquit la certitude d'être la réincarnation du peintre égyptien Méra lors d'un voyage en Égypte en 1939 où il ressentit d'intenses impressions de "déjà-vu" et trouva sur les murs de la tombe du peintre une fresque ressemblant étrangement à son dernier tableau. Aujourd'hui encore, les impressions de "déjà-vu" sont souvent interprétées comme des réminiscences de vies passées.
      
      
    Dans un livre intitulé " Les enfants qui se souviennent de leurs vies antérieures "
    et illustré de nombreux témoignages, le psychiatre Ian Stevenson consacre une large place aux impressions de "déjà-vu" dans le chapitre « Justifications de la croyance ».
      
      
      
    De même, le célèbre couturier Paco Rabanne s'appuie sur cet argument, et le génie précoce de certains artistes, pour affirmer l'existence de la réincarnation :
      
    « Le phénomène du déjà-vécu est la preuve évidente de vies antérieures. Mozart a composé dans une autre vie, sinon, comment aurait-il pu créer ses chefs-d'&frac12;uvre à 9 ans ? »
      
    Puisque le "déjà-vu" nous donne l'impression de pouvoir anticiper le futur, il a également été assimilé à une expérience de précognition. Ainsi, au cours de ses fameuses lectures, le médium Edgar Cayce affirmait que les impressions de "déjà-vu" sont dues à des rêves prémonitoires oubliés. La sensation de familiarité serait alors induite par la réminiscence d'une situation déjà vécue mais en rêve. -
      
    Conclusion:
      
    Le déjà-vu est l'impression subjective et fugace d'avoir déjà vécu la scène qui se déroule sous nos yeux, sans pourtant pouvoir situer ce souvenir dans le passé.
      
    Bien qu'il ne soit pas vécu avec angoisse, il est tout de même très troublant et souvent associé à un sentiment de surprise ou de malaise qui s'estompe rapidement.
     
    sources :
      
     
     
     
     
     
     
     
     
     
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    Le trésor des cathares
      
    Hérétiques traqués et massacrés par la Sainte Inquisition, les derniers des cathares meurent sur le bûcher, au pied du château de Montségur, en 1244. 215 personnes meurent alors, brûlées vives en emportant, peut-être, le secret de la cache d'un trésor très important.
     
      
    L'histoire des cathares
      
    C'est en Orient que commence l'histoire des cathares. De Perse, en passant par les Balkans, chemine vers l'Occident une doctrine religieuse selon laquelle le monde matériel est la création du démon. Des marchands grecs de Constantinople découvrent les premiers le catharisme, qui pénètre le milieux des croisés occitans à partir de la 2è croisade. Ainsi au XIIe siècle, une Eglise cathare est fondée dans le sud de la France.
      
    Ses rites sont administrés par des prêtres, les « parfaits », à la vie d'une rigoureuse sévérité. Cette Eglise possède ses évêques, sur le modèle de la hiérarchie catholique.
      
    Quatre prélats cathares siègent ainsi à Carcassonne, Albi, Toulouse et Agen. De plus, elle entretien des liens avec ses homonymes orientaux. En 1176, l'évêque hérétique de Constantinople préside à Saint-Félix, en Lauragais, un concile qui édicte une charte cathare.
      
    C'est une situation inacceptable pour l'Eglise romaine. Les ennemis des cathares les accusent injustement de pratiquer des rituels sataniques et de se livrer à l'inceste.
      
      
    Le pape Innocent III, en 1208, proclame la croisade contre l'hérésie et place à sa tête un soldat redoutable, Simon de Montfort. Ce dernier massacre plusieurs milliers de personnes dans l'église de Béziers, en 1209, et conquiert petit à petit tout le Sud-Ouest français, exterminant les hérétiques.
      
    La lutte contre les cathares atteint son paroxysme après 1233, quand les dominicains se voient confier la direction des tribunaux inquisitoriaux contre eux. Elle s'achève en 1244 avec la chute de la forteresse de Montségur, refuge des derniers cathares.
     
      
    L'idéologie cathare
      
    Le système idéologique cathare prône le dualisme : il existe un Dieu du bien et un Dieu du mal. Notre monde, créé par Satan, est issu du mal. Donc, le royaume de Dieu, le Dieu de bonté, ne peut se trouver sur Terre.
      
    Cette reconnaissance de deux Dieux ne signifie pas que les cathares adorent Satan mais au contraire qu'ils le dénoncent tout en soulignant sa puissance.
      
    Pour les cathares, c'est Satan qui oblige des anges à s'incarner en hommes pour peupler la Terre. Au terme de plusieurs incarnations, un homme peut espérer devenir un « parfait ». Son âme échappe alors au diable et rejoint le royaume divin. Cette croyance en un cycle de réincarnations est de toute évidence un legs des religions orientales comme l'hindouisme.
     
      
    La forteresse de Montségur
      
    Depuis 1213, les cathares ont perdu toute initiative. Ils vivent en clandestin dans les villes ou réfugiés dans des places fortes. A 1060 mètres d'altitude, perchée sur un piton calcaire (le pog), Montségur est une forteresse imprenable : de 1243 à 1244, 150 hommes seulement tiennent en échec plusieurs milliers d'assaillants.
      
    Le château a été construit entre 1205 et 1211 à la demande du clergé cathare qui en a fait un centre spirituel et une place forte. Tout y est conçu pour la défense mais respecte également le symbolisme cathare. Un large portail invite les âmes à entrer, l'orientation du bâtiment suit les points cardinaux et son plan adopte la forme d'un pentagone, figure au symbole puissant dans la pensée cathare.
      
      
      
    Certaines théories soutiennent que Montségur, comme les châteaux de Quéribus et Cabaret, serait également un observatoire et un temple solaire. A partir de 1240, Montségur abrite une communauté qui s'élève jusqu'à 500 personnes.
      
      
    Ces cathares pensent être protégés par la garnison de chevaliers qui est encadrée par l'évêque cathare de Toulouse, Bertrand Marti. Pour l'Eglise catholique autant que pour le roi de France Louis IX (Saint Louis), Montségur constitue un outrage intolérable à leur autorité. En mai 1243, une armée de 10 000 hommes fait le siège du château. Pendant 10 mois, les défenseurs repoussent tous les assauts.
     
      
    La fin des cathares
      
    Peu avant noël, une petite troupe escalade le Roc de la Tour et y prend position. Dès lors, les assiégeants peuvent y installer leurs catapultes. En mars 1244, l'eau commence à manquer à Montségur. Les assaillants proposent aux cathares d'avoir la vie sauve s'ils adjurent. Ils refusent, préférant mourir plutôt que de renoncer à leur foi. Le 16 mars 1244, les cathares se rendent et ouvrent les portes.
      
      
    Une cohorte de 215 hommes et femmes descend vers le bas de la montagne en se tenant par la main et en chantant des hymnes. Un immense bûcher les attend. Ils y montent de leur plein grès et leurs corps réduits en cendre donnent au lieu son nom sinistre : le Prat des Cremats (les Champ des Brûlés).
     
      
    Le trésor des cathares
      
    Montségur n'était pas seulement une forteresse mais également un immense coffre-fort. On pense que ce château abritait la fortune des cathares, mis de côté de puis des décennies.
    Quelque part dans le château se trouvait un trésor estimé à 100 000 livres, probablement en or et en argent.
      
    Ce trésor est-il demeuré sous les ruines du château aujourd'hui réduit à ses murs extérieurs ?
      
    Ou a-t-il été transporté dans un autre lieu ?
      
    Dans la nuit qui précède la date fatale du 16 mars, deux ou quatre parfaits se seraient évadés de la forteresse assiégée. Selon un témoin de l'époque, ils se seraient laissés glisser à l'aide de cordes le long des parois vertigineuses. Ils auraient atteint le Sabarthès, près de Tarascon-sur-Ariège où se trouve un réseau de plus de 50 grottes.
      
      
      
    On perd ensuite leurs traces. Bien évidemment, des chercheurs de trésor ont fouillé les lieux mais en vain. Cependant, pour d'autres passionnés de la légende cathare, le trésor n'aurait pas été constitué d'or mais d'un objet bien plus précieux :
      
    la coupe du sang du Christ, le très précieux Graal. Mais, cette théorie s'appuie plus vraisemblablement sur une ressemblance de nom entre Montségur et Monsalvat. Le Montsalvat est liée à la légende du Graal.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
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    Mystères - Enigmes - Les sphères de granit -

     

    Sphères de Granit Le mystère des sphères parfaites.

     

     

    Il existe disséminées sur la planète des sphères parfaites de granit appelées aussi parfois boules, certaines peuvent peser jusqu'a 12 tonnes, découvertes notamment dans les forêts du Costa Rica, elles représentent une énigme dont la science officielle n'a pas trouvé la solution.

     

    On les découvre souvent éparpillées au hasard et plutôt dans des régions inhospitalières, de toute évidence elles seraient ouvres de la main de l'homme et l'on se demande encore comment en des temps anciens ceux-ci ont pu transporter ces sphères jusque leur position actuelle.

     

     

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    Pierres exposées au Musée du Costa-Rica.

     

     

    On a localisé des sphères aux USA dans le Tennessee, l'Arizona , la Californie et l' Ohio, le professeur Marcel Homet archéologue et auteur du livre "Les fils du soleil" a découvert en 1940 dans la partie supérieure du Rio Branco au nord de l'Amazonie, une pierre ovoïde gigantesque de 100 mètres de long et 30 mètres de haut. Elle est couverte de symboles solaires qui ne sont pas un caprice de la nature, mais qui ont nécessités un travail de sculpture s' étendant sur des dizaines d'années et exécuté par un nombre incalculable d'artistes.

     

     

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    Dans le petit Etat du Costa Rica, en Amérique Centrale, au milieu d'une jungle inextricable, sur de hautes montagnes, dans les deltas des fleuves et sur des collines, on découvre dispersées de manière aléatoire, des centaines de boules artificielles de granit ou de lave. Leur diamètre va de quelques centimètres à près de 3 mètres. Actuellement la boule la plus lourde qu'on ait déterrée pèse environ 30 tonnes !

     

    Le célèbre explorateur suisse Erich von Däniken nous rapporte en avoir découvert éparpillées sur un terrain plat, et placées en groupes au sommet de diverses collines. Certaines boules étaient toujours placées au centre de l'axe de la colline. Il en a aussi trouvé réunies et groupées selon un ordre étrange, dans la vase d'un fleuve, et dans la plaine de Diquis où règne une chaleur accablante, il découvrit 45 de ces sphères qui cuisent sous le soleil.

     

     

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    Sphère de Granit de 2,15 mètres de diamètre photographiée par Eric von Däniken.

     

     

    Ces boules admirables sont-elles un caprice de la Nature ? Certaines d'entre elles sont-elles des boules de lave qui se seraient formées naturellement en dévalant les flancs d'un volcan ? S'agit-il de galets géants qui auraient roulés dans le lit d'une rivière durant des siècles et à qui la puissance de l'eau aurait donné cette forme sphérique parfaite ?

     

     

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    Erich von Däniken précise qu'il a dû parcourir, dans la région de Piedras Blanca, au sud-est, près de 100 km en Land-Rover, dans une jungle hostile où il fallait soulever la voiture au levier pour lui faire traverser certains virages et finalement elle refusa à un certain moment d'aller plus loin.

     

    Ensuite après une heure de marche, assisté d'un guide expérimenté, il réussit à se trouver en face de deux énormes boules parfaitement sphériques et tout à fait impressionnantes par leurs masses au milieu de cette forêt. C'était justement parce que ces boules de Piedras Blanca "se trouvaient au plus profond de la jungle que cela valait la peine d'aller les filmer". Effectivement, il faut bien se poser la question de savoir comment ces objets sphériques de la forêt, qui vu leur perfection, ne peuvent qu'être qu'artificiels et remontent à n'en pas douter à une époque très reculée, se sont trouvés projetés inexplicablement, en pleine jungle.

     

     

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    Plusieurs possibilités

     

    Soit ces boules ont été taillées (avec une habileté ahurissante qui reste à définir), il y a seulement quelques centaines d'années dans une carrière lointaine ( puisqu'il n'en existe aucune à moins de 100 km dans la région ) dans des blocs forcément plus lourds et dépassant au moins 24 tonnes pour les boules de 2,5 mètres de diamètre, pesant on le sait, près de 16 tonnes (une telle carrière ne manquerait pas d'être aperçue, vu le chantier qu'elle entraînerait ). Puis, on doit penser que ces boules ont été transportées par un moyen inconnu qui dépasse largement notre entendement au travers de toutes les embûches de la forêt et abandonnées là, pour une raison incompréhensible.

     

     

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    Soit que, et cela dépasse de loin les thèses officielles, que ces boules été placées là, avant l'arrivée de cette forêt ce qui nous plonge, dans des temps plus que préhistoriques où les hommes étaient incapables d'élaborer des objets d'une géométrie aussi parfaite qu'une sphère.

     

    Soit encore plus fort, ce sont les dieux cités par les mythologies qui avec leur technologie supérieure ont élaboré ces blocs sphériques pour des raisons que nous ne pouvons évidemment pas encore comprendre, puisque l'existence réelle même de ces dieux est sujette à caution. L'un des précurseurs ayant préconisé cette thèse en France a été Jean Sendy auteur de l'ouvrage surprenant : "La Lune clé de La Bible" paru chez l'éditeur "Julliard" en 1968 et en collection de poche "J'ai lu" (n°208) en 1974 et on peut dire ainsi qu'il a initialisé une nouvelle discipline que l'on appelle "l'Astroarchéologie".

     

     

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    Explications

     

    Aujourd'hui, on n'a aucune explication de la part des archéologues sur les habiles sculpteurs et sur les techniques qu'ils ont utilisées pour réaliser ces superbes boules du Costa Rica dont ont a constaté, que quel que soit leur diamètre aucune d'entre elles ne présente la moindre irrégularité. La perfection de ces objets prouve effectivement que les artisans qui les ont fabriqués, connaissaient bien la géométrie spatiale et avaient à leur disposition des instruments techniquement bien conçus. A notre époque, nous ne pourrions réaliser une boule parfaite de 2,5 mètres de diamètre qui représente environ une aire de 5 mètres carrés et un volume de 8 mètres cubes, dans une roche aussi dure que le granit, qu'à l'aide de machines-outils programmables perfectionnées.

     

    Il nous reste à découvrir comment ces extraordinaires artisans sont parvenus à réaliser ces objets avec une telle maîtrise, comment certaines boules ont été transportées jusqu'au sommet d'une montagne ou encore, on l'a déjà évoqué en pleine forêt vierge et dans quel but. Une légende locale raconte que chaque boule appelée Indians-ball ou Sky-ball par les indigènes représente le symbole de l'astre du jour notre Soleil.

     

     

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    Les archéologues réfutent cette interprétation, d'après eux à ce degré de latitude, le soleil a toujours été représenté par un cylindre, une roue ou un disque doré mais jamais par une forme sphérique, pas plus chez les Incas que chez les Mayas ou les Aztèques. D'ailleurs les indigènes eux-mêmes rechignent à conduire les visiteurs sur les sites recelant ces boules parfaites, ils les considèrent comme des objets sacrés et les emplacements sont des sanctuaires interdits.

     

     

    Conclusion

     

    En 1940, l'United fruit Company défricha les marais et les bois au pied de la Cordillera Brunquera, dans le territoire du Rio Diquis et à cette occasion l'archéologue Doris Z. Stone découvrit de nombreuses boules parfaitement sphériques artificielles. Elle rédigea un rapport détaillé se terminant par cette constatation tout à fait résignée : "Nous devons classer les boules parfaites du Costa Rica parmi les énigmes mégalithiques indéchiffrables."

     

     

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    Voilà donc encore un élément insolite qui nous invite une fois de plus, à nous interroger sur l'extraordinaire passé des civilisations disparues, dont les seuls vestiges en pierre découverts de nos jours, sont pour nous un grand mystère.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Introduction

    A la fin du XIX° siècle, à Santa Fe (Nouveau Mexique - Etats-Unis), un mystérieux charpentier réalise un escalier à la tenue inexplicable. Cette escalier, malgré la prudence des uns et l’hostilité des autres, est toujours debout : inexplicable, étonnant, magnifique. Il continue de susciter, selon les sensibilités, l’admiration ou le doute dont la controverse s’alimente.

     

    Article de Soeur M. Florian, O.S.F paru dans le Magazine Saint Joseph, avril 1960Des soeurs catholiques s'installent au Nouveau Mexique

     

    Voici plus d’une centaine d’années, en septembre 1852 pour être tout à fait exact, les Soeurs de Lorette vinrent dans le sud ouest des Etats-Unis, voyageant en fourgon bâché et en bateau à aubes. Leur voyage avait débuté au mois de mai précédent, dans le Kentucky, sur un vapeur baptisé le "Lady Franklin", qui leur fit remonter le Mississipi jusqu’à Saint Louis ; de Saint Louis à Independance (Missouri), elles prirent le "Kansas" : mais en trajet, un grand malheur fondit sur la petite communauté. La Supérieure, Mère Mathilde, fut terrassée par le choléra et mourut peu après leur arrivée à Independance.

    Deux autres des Soeurs contractèrent aussi la maladie, mais en guérirent. Après plusieurs autres mois de difficultés et de frayeurs, d’essieux et de roues cassés, de journées torrides et d’os blanchis entrevus, ce qui restait du groupe finit par arriver à Santa Fe, Nouveau Mexique. Les Soeurs Madeleine, Catherine, Hilaire et Roberte fondèrent la communauté.

    À la requête de Monseigneur Lamy, Soeur Madeleine fut désignée comme supérieure du groupe par la maison mère. C’était une femme résolue, fervente, et la situation à laquelle elle dut faire face avec ses Soeurs était une situation difficile. Ces soeurs de Lorette étaient de grandes dames, parfaitement pénétrées de l’amour de Dieu, et c’est uniquement cela qui leur permit d’affronter les épreuves de ces premières années.

     

    La contrée étant encore rude et mal installée, il n’y avait pas, à leur arrivée, de couvent confortable qui les attendait. À cette époque, la ville de Santa Fe était habitée principalement par des indiens et par des mexicains. Elles vécurent tout d’abord, dans une petite maison d’une seule pièce en briques brutes. Santa Fe est désormais une ville de bonne taille, bien qu’avec ses rues étroites et pittoresques, elle conserve vivante l’ancienne atmosphère du vieux Santa Fe.  

     

    La construction de la chapelle

    Mais revenons en 1852 : il devint rapidement évident que si les soeurs voulaient répondre aux intentions de Monseigneur Lamy, qui souhaitait en les amenant à Santa Fe, qu’elles instruisent les gens, qu’elles auraient besoin d’un couvent et d’une chapelle. Les charpentiers mexicains commencèrent à travailler pour les Sœurs. L’école fut terminée, et on l’appela le Collège de Lorette, de Notre Dame de Lumière. Des plans en vue de la construction d’une magnifique chapelle furent ensuite élaborés. Selon les annales des Soeurs pour cette année-là, la chapelle fut commencée le 25 juillet 1873.

    C’est le même architecte qui avait dessiné la cathédrale de Santa Fe, M Mouly, qui en fit les plans. Monseigneur Lamy venait de France, et il avait voulu que les Sœurs aient une chapelle similaire à la Sainte Chapelle de Paris, qu’il affectionnait particulièrement.

    Cela signifie qu’elle devrait être strictement gothique, et de fait, elle sera la première structure gothique à l’ouest du Mississipi. Les constructeurs mexicains se remirent à travailler sur la nouvelle bâtisse. Elle serait grande ; plus grande en fait que la plupart les chapelles des missions de cette contrée.

    Elle devait faire 25 pieds de large (8 mètres environ) 75 pieds de long (23 mètres environ) et 85 pieds de haut (26 mètres environ). Soeur Madeleine note dans les annales que la construction de la chapelle était placée sous le patronage de Saint Joseph, "en l’honneur duquel nous recevions chaque mercredi la Sainte Communion afin qu’il nous prête assistance".

    Puis elle ajoute : "nous avons été témoins de la puissance de son aide en plusieurs occasions".  

     

     

    L'erreur de l'architecte

    Les travaux de construction de la chapelle se réalisèrent non sans quelques difficultés financières, et de la part des Soeurs, avec un maximum de Foi. Ce n’est que lorsqu’elle fut presque terminée qu’elles se rendirent compte qu’une horrible erreur avait été faite. La chapelle en elle-même était magnifique : et la tribune pour la chorale ne l’était pas moins. Mais aucune liaison entre les deux n’avait été prévue ! Il n’y avait pas de cage d’escalier, et l’exceptionnelle hauteur de la tribune ne laissait pas la place d’en positionner un ordinaire.

    Mère Madeleine fit appel à de nombreux charpentiers pour essayer de construire un escalier : mais les uns après les autres, ils prenaient les mesures, réfléchissaient, puis ils hochaient la tête en disant tristement : "c’est infaisable, ma Mère". Il semblait n’y avoir de choix qu’entre deux solutions : mettre une échelle pour atteindre le chœur, ce qui paraissait dans tous les cas peu pratique, ou raser tout l’édifice, pour le reconstruire différemment.

    La dernière solution eût été un crève-cœur.  

    Le mystérieux charpentier

    Pourtant, quiconque connaît les Soeurs, quelles qu’elles soient, sait qu’elles ne se résoudront pas à des solutions aussi drastiques sans d’abord avoir dit quelque chose comme "attendons un peu, et faisons une neuvaine".

    Et parce qu’elles avaient une grande dévotion à Saint Joseph, les Soeurs de Lorette lui adressèrent une neuvaine, afin qu’il trouve une solution convenable à la question. Le dernier jour de la neuvaine, un homme aux cheveux gris se présenta au couvent, avec son âne et sa caisse à outils. Lorsqu’il vit Mère Madeleine, il lui demanda s’il pourrait aider les Soeurs à construire un escalier ! La Mère donna volontiers son accord, et il se mit au travail.

    Selon la tradition orale, passée par les soeurs présentes à l’époque aux suivantes, les seuls outils en sa possession étaient un marteau, une scie et une équerre en té. Il mit entre six et huit mois pour terminer le travail. Lorsque Mère Madeleine chercha à le payer, il avait disparu. Elle se rendit alors à la scierie locale pour payer au moins le bois utilisé.

    Là, personne ne savait quoi que ce soit à ce sujet. Il n’y a, à ce jour, aucune trace, aucun document établissant que ce travail n’ait jamais été payé.  

    L'extraordinaire escalier

    L’escalier en colimaçon laissé par le vieil homme aux Soeurs est un chef d’œuvre, aussi magnifique qu’étonnant. Il fait deux tours complets (2 x 360°) sur lui-même. C'est un escalier colimaçon à noyau creux, il n’y a aucun pilier pour le soutenir, comme la plupart des escaliers circulaires en ont. Cela signifie qu’il est suspendu sans aucun support.

    Tout son poids repose sur sa première marche.

    Plusieurs architectes ont avancé qu’il aurait dû s’effondrer sur le sol au moment même où la moindre personne se serait aventurée sur la première marche : et il a cependant été utilisé quotidiennement pendant plus de cent ans. L’escalier a été assemblé exclusivement par des chevilles en bois : il n’y a pas un seul clou.

    La partie située sous les marches et entre le limon et la crémaillère ressemble maintenant à du bois léger : c’est en réalité du plâtre mélangé à du crin de cheval destiné à donner de la rigidité.

    Trop nombreux sont les visiteurs à avoir succombé à la tentation de rapporter chez eux un souvenir, et d’avoir pour cela arraché à l’escalier des morceaux de plâtre. En 1952, lorsque les soeurs ont fêté le centenaire de leur arrivée à Santa Fe, elles ont remplacé le plâtre, et l’ont peint de manière à lui donner l’aspect du bois vernis.

    À l’époque de sa construction, l’escalier n’avait pas de rampes. Elles furent ajoutées quatre ou cinq ans plus tard. L’une des jeunes filles qui se trouvaient alors dans ce collège, avait à l’époque environ treize ans. Elle devint plus tard Soeur Marie, dans cette congrégation des Soeurs de Lorette, et ne se fatiguait jamais de raconter comment elle et ses amies furent parmi les premières à grimper à cet escalier. Elle disait aussi qu’elles avaient tellement peur de monter à la tribune, qu’elles en redescendaient sur les mains et sur les genoux.

    L’actuelle Supérieure de la communauté Sœur Januarius, m’a dit que des visiteurs sont venus du monde entier voir cet escalier merveilleux. Parmi eux, de nombreux architectes qui, sans exception, lui ont dit qu’ils ne comprenaient pas comment l’escalier avait été construit, ni comment il demeurait en aussi bon état après quasiment un siècle d’utilisation.  

    Expertises

    J’ai parlé de l’escalier avec Monsieur Urban C. Weidner, architecte de la région de Santa Fe, et expert en boiseries. Il m’a dit qu’il n’avait jamais vu un escalier circulaire sur 360° qui ne soit pas supporté par un pilier central. Les autres escaliers colimaçons à noyau creux ont des dimensions nettement plus réduites. L’une des choses les plus surprenantes à propos de cet escalier, c’est, selon Monsieur Weidner, la perfection des courbes des limons.

    Il m’a expliqué que le bois est raccordé (en menuiserie on dit "enté") sur les côtés des limons par neuf entures sur l’extérieur, et sept sur l’intérieur. La courbure de chaque pièce est parfaite. Comment cela a-t-il été réalisé dans les années 1870, par un homme travaillant seul, dans un endroit retiré, avec des outils des plus rudimentaires ? Cela n’a jamais été expliqué. De nombreux experts on tenté d’identifier le bois utilisé, et de deviner son origine.

    Personne n’a encore été capable de produire un rapport satisfaisant sur la question. Les marches ont constamment été piétinées depuis plus de cent ans. Elles ne présentent des signes d’usure que sur les bords. Monsieur Weidner identifie ce bois comme "une sorte de pin granuleux sur les bords". Il sait cependant avec certitude que ce bois au grain dur ne provenait pas du Nouveau Mexique. La nature exacte du bois utilisé, et l’endroit où le vieux charpentier se l’est procuré restent un mystère. Notre Mère la Sainte Eglise est toujours très circonspecte lorsqu’il s’agit de juger des choses surnaturelles. C’est pourquoi les Sœurs et les prêtres de la région de Santa Fe ont évité, dans le même esprit, de dire quelque chose de définitif à propos de l’escalier.

    Les Soeurs du Collège de Notre Dame de Lorette savent aujourd’hui, comme le disaient déjà Soeur Madeleine et sa communauté, que l’escalier était la réponse de Saint Joseph à leurs prières. Beaucoup se plaisent à penser que le charpentier était Saint Joseph lui-même. Pourtant les annales de la communauté comme les archives diocésaines sont silencieuses sur le sujet : les annales nous apprennent cependant que la chapelle Notre Dame de Lumière a été dédicacée le 25 avril 1878.

    Tous ceux qui visitent l’édifice pour voir ce magnifique escalier circulaire, sont stupéfaits de sa beauté et de son caractère merveilleux. Mais personne ne peut donner d’explication satisfaisante pour sa construction et pour sa conservation.

     

    C'est inexplicable... à vous de juger !

     

     

     

     

    Pour apprécier ce diaporama

    traduction espagnol - anglais - français :

    LIEN

    Site officiel de la Chapelle Loretto

     

     

     

     

     

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    Lois Gibson

     

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    • Lois Gibson, collaboratrice du FBI. Sans aucun témoignage de victimes, Lois Gibson est capable de dessiner des portraits robots de criminels.Elle n'a jamais vu les criminels seul les victimes lui parle de leur agresseur et seulement avec cela elle arrive a dessiner leur portrait robot ! Comment expliqer cela ? phénomène paranormal ?
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    • La femme du Texas est une artiste de croquis pour le département de police de Houston et son travail a aidé à attraper ainsi beaucoup de suspects.
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    • sources :

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Le Petit Trianon - Versailles - France

    Le Petit Trianon*

     

     

    Nous sommes le 10 août 1901 dans l’après-midi. Annie Moberly principale du collège de St. Hugh’s Hall, troisième collège féminin de l’Université d’Oxford (Royaume-Uni) et Eleanor Jourdain vice-principale du même collège visitent le château de Versailles puis le parc.

     

    Alors qu’elles dépassent le Grand Trianon et cherchent à gagner le Petit Trianon, elles aperçoivent sur le seuil d’une porte une femme qui secoue une nappe blanche. A côté une charrue et d’autres outils semblent abandonnés1.

     

    Plus loin, deux hommes coiffés de tricornes et vêtus de longs manteaux vert-de-gris, bêches à la main, se tiennent près d’une brouette2 : des jardiniers pensent-elles.

     

    Les FANTOMES de TRIANON

     

     

    Les deux misses leur demandent leur chemin : ils leur répondent de continuer tout droit. Le temps est couvert et orageux. L’atmosphère se fait pesante.

     

    Les deux visiteuses ressentent une impression grandissante d’inquiétude mais aucune ne fait part de son sentiment à l’autre. Le paysage devient irréel semblable à une tapisserie.

     

    Un homme assis sur les marches d’un petit kiosque tourne la tête à l’approche des deux dames : son visage est vérolé, sinistre et repoussant3.

     

    C’est alors qu’un autre homme, cheveux bouclés sous un chapeau à larges bords et enveloppé dans une cape noire arrive en courant et leur dit : 'Mesdames, il ne faut pas passer par ici mais par là, il faut tourner à droite. Cherchez la maison'4.

     

    Les visiteuses arrivent près d’une petite maison aux volets clos : sur la pelouse une dame semble lire ou dessiner. Ses cheveux sont blonds et elle est coiffée d’un chapeau de paille blanc. Elle est vêtue d’une robe drapée et un fichu vert tombe sur ses épaules5.

     

    Les deux femmes poursuivent leur chemin et arrivent à la hauteur de la maison suivante.

     

    Une porte s'ouvre, en sort un jeune homme qui leur donne l’impression d’être un serviteur6. Elles veulent s’excuser, pensant être sur une propriété privée, mais l’homme les mène jusqu’au Trianon proche où elles sont brusquement environnées par une noce.

     

     

    Mais l’histoire ne s’arrête pas là : miss Jourdain retournera seule à deux reprises sur les lieux. Le 2 janvier 1902, elle voit deux hommes vêtus de tuniques qui remplissent une charrette de fagots. Elle entend aussi des voix de femmes alors que retentit une étrange musique7. Le 12 septembre 1908, elle assiste à la dispute entre deux femmes.
     

     

    Petit complément : Des analogies troublantes 

     

    Des recherches menées sur l’aventure des deux anglaises montrent les points suivants : - 1Il n’y avait pas de charrue à Trianon en 1901

    - 2Les gardes du XIIIe siècle portaient bien des tenues vertes, ce n’étaient donc pas des jardiniers !

    - 3L’homme au visage vérolé serait le comte de Vaudreuil.

    - 4L’homme qui courait et parlait de la 'maison' : or la reine Marie-Antoinette (1755-1793) appelait le Petit Trianon sa 'maison de Trianon'.

    - 5La dame assise sur la pelouse évoque le portrait de Marie-Antoinette peinte en 1788 par Aldolf Ulrik Wertmüller.

    - 6La porte de la chapelle par laquelle sortit le jeune homme n’avait pas été ouverte depuis 1892.

    - 7La musique entendue par Eleanor Jourdain en 1902 serait caractéristique des partitions composées en 1780.
    *

    Le Petit Trianon :

    Cet élégant bâtiment à la grecque fut réalisé par l'architecte Jacques Ange Gabriel entre 1762 et 1768 à la demande du roi Louis XV qui le destinait à sa favorite madame de Pompadour. Puis madame du Barry l'occupera avant que Louis XVI n'en fasse don à Marie-Antoinette.

     

      Que faut-il en penser... à vous de juger !

     

     

    Je me permets d'ajouter un élément trouvé sur Wikipédia qui éclairera la lanterne de ceux et celles restés sur leur faim :

     

    L’hypothèse des deux protagonistes de l'affaire était qu’elles avaient eu accès à des reliquats de mémoire laissés par Marie-Antoinette lors de journées particulièrement chargées d'émotion. L’électricité (des orages électriques furent signalés en France le jour de la visite) fut proposée comme élément facilitateur.

     

    Après des échanges avec la Society for Psychical Research, elles décidèrent finalement de publier en 1911 le récit de leur visite, présenté comme une recherche, sous les noms d’ Elisabeth Morison et Frances Lamont. An Adventure (réédité en 1913 et 1924) obtint un succès certain avec 11 000 exemplaires vendus en 1913.

    L’expérience fut discutée dans The Journal of Parapsychology, The Journal of the American Society for Psychical Research, The Journal for Psychical Research in London et Proceedings of the Society of Psychical Research in London.

     

    À vrai dire, malgré les louanges de la SPR pour leurs efforts d’enquête, des erreurs historiques furent remarquées d’emblée et l’hypothèse d’une confusion due à des facteurs psychologiques et physiques (chaleur, fatigue) vite posée.

    En réponse, Mlles Morison et Lamont publièrent les quatre récits (chacune deux) qu’elles avaient rédigés pour mémoire, l’un peu après les faits (entre le 25 et le 28 novembre 1901), l’autre un peu plus tard (décembre 1901-janvier 1902), accompagnés de cartes retraçant leur chemin, de descriptions des costumes, personnages et paysages et de la musique entendue.

    Elles insistèrent sur le fait qu’elles avaient vu des éléments du XVIIIe dont elles ignoraient l’existence avant leurs recherches.

     

    L’affaire, déjà adoptée par le grand public comme un élément romantique et exotique du folklore surnaturel, connut un regain d’intérêt auprès des parapsychologues après la mort des deux protagonistes.

    Leur identité réelle ayant été révélée, leur réputation dans le monde académique relança les études.

     

    En 1950, W.H. Salter, ayant examiné soigneusement leur correspondance avec la Society for Psychical Research, conclut que des détails mentionnés dans le récit de 1901 avaient en fait été ajoutés en 1906 et résultaient de recherches ultérieures.

    On suggéra qu’elles avaient tout simplement croisé des acteurs costumés et trop voulu croire à leur histoire.

     

     

     

     

     

     

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    Le 10 août 1901, deux «misses» anglaises — Miss Moberly et Miss Jourdain — se promènent dans le parc de Trianon, après avoir visité le château de Versailles.

    L'après-midi est chaud et orageux, mais nos deux promeneuses se sentent cependant en excellente forme. Les voici parvenues au Grand Trianon. Elles le dépassent, le laissant à leur gauche, et rencontrent «une large allée verte parfaitement abandonnée». Elles la traversent et montent un sentier en face d'elles. C'est alors que commencent les étranges « visions ».

     

     
     
    «Je fus surprise que Miss Jourdain ne demande pas le chemin à une femme qui secouait un vêtement blanc par la fenêtre d'une construction au coin du sentier, mais (la) suivis, supposant qu'elle savait où elle allait. »
     
    Tout en bavardant, elles grimpent le sentier qui fait un coude aigu vers la droite, dès que sont dépassés quelques bâtiments. «Il y avait trois sentes devant nous, et comme nous vîmes deux hommes un peu en avant sur celle du centre, nous la suivîmes et nous leur demandâmes notre chemin.
      
    Plus tard, nous parlâmes d'eux comme de jardiniers, parce que nous nous souvenions d'une quelconque brouette (qui se trouvait) tout près, et de quelque chose qui ressemblait à une bêche pointue, mais c'étaient, en réalité, de très dignes fonctionnaires vêtus de longs habits d'un vert grisâtre, avec de petits chapeaux tricornes. Ils nous indiquèrent notre chemin tout droit. »
     
     
     
     
    Les deux Anglaises reprennent vivement leur route, tout en devisant : « Mais depuis le moment où nous quittâmes le sentier, un extraordinaire abattement m'avait envahie, qui, en dépit de tous mes efforts pour le chasser, devenait de plus en plus profond. Il paraissait n'y avoir aucune raison à cela.» Le sentier se termine, coupé par un autre, perpendiculaire. Devant nos deux promeneuses, un bois, et, dedans, ombragé par les arbres, un kiosque de jardin circulaire. A côté, un petit siège, avec un homme assis dessus.
      
    Et, « soudain, tout parut non-naturel, et, en conséquence, déplaisant. Même les arbres, derrière la construction, semblaient être devenus plats et sans vie, comme un bois représenté sur une tapisserie ». De plus, il règne un silence absolu et impressionnant.
     
    L'homme assis près du kiosque tourne la tête et regarde les deux femmes. Sa figure est repoussante, son expression odieuse. Miss Moberly se sent effrayée, et c'est pour elle un grand soulagement d'entendre quelqu'un courir dans leur direction, avec une hâte haletante. Elle pense aux jardiniers, ne découvre personne sur les sentiers, mais, presque au même moment, perçoit soudain un autre homme tout près d'elles, plutôt à leur gauche. Il a surgi de derrière un rocher qui bouche la vue à la jonction des sentiers. «
      
    La soudaineté de son apparition fut une espèce de choc. »
     
     
     
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    Le moulin du hameau, tout près du Petit Trianon
     
    Le nouveau venu est visiblement un gentilhomme: haute taille, grands yeux sombres, cheveux noirs bouclés et large «sombrero», en un mot, un homme élégant. Mais sa figure est rouge, comme à la suite d'un gros effort, comme s'il avait parcouru une longue route. D'une voix pleine d'excitation, il interpelle les deux Anglaises: «Mesdames, Mesdames, il ne faut pas passer par là!» Il agite le bras et, toujours avec autant de vivacité: «Par ici, cherchez la maison*. » Suivant l'indication du gentilhomme, elles se dirigent vers un petit pont sur leur droite. Miss Moberly, tournant la tête pour remercier leur guide, découvre, à sa grande surprise, qu'il n'est plus là, mais elle entend à nouveau le bruit de la course, et, «d'après le son, c'était tout près de nous». (* "la maison" Marie Antoinette appelait le petit Trianon " la maison").
     
     
     
     
    Fantôme sonore?... Un pont rustique, une cascade, un nouveau sentier sous les arbres, très sombre, et une sensation de tristesse... Voici enfin la maison annoncée. Elle est entourée d'une terrasse sur les deux côtés. Au pied de la terrasse, une pelouse rustique, et, sur la pelouse, une dame assise, qui dessine. «Je supposai qu'elle était en train de faire un croquis. (...)
     
    Elle nous vit et, lorsque nous passâmes non loin d'elle, à sa gauche, elle se retourna et nous regarda en plein. Ce n'était pas une figure jeune et, quoique plutôt jolie, elle ne m'attira pas. » Son costume est étrange, aux yeux de la mode 1900, mais nos deux Anglaises n'y attachent guère d'importance. Elles montent à la terrasse, tandis que Miss Moberly commence à éprouver la sensation de s'avancer dans un rêve: «Le silence et l'oppression étaient si contraires à ce qui est naturel!...»
     
     
    Un peu plus loin, se dirigeant vers un jardin à la française, arrive soudainement un jeune homme qui les interpelle en leur disant que le chemin pour aller vers la « maison », passe par la cour d'honneur. Il leur offre même de les guider. C'est — pense la narratrice — un valet de pied. Et de se retrouver près du premier sentier: elles sont toutes désorientées... C'est enfin le retour dans Versailles.
     
     
     
     
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    Elles n'ont, ni l'une, ni l'autre, envie de parler de leur «aventure». Et ce ne sera qu'au bout d'une semaine qu'elles l'évoqueront. En narrant cet incident dans une lettre, Miss Moberly revoit les scènes du Petit Trianon, éprouve à nouveau la même sensation de rêve et d'oppression anormale. Elle s'arrête d'écrire et demande à Miss Jourdain : — Pensez-vous que le Petit Trianon est hanté ? — Oui, je le pense, répond l'autre sans la moindre hésitation.
     
    Alors, elles récapitulent tous les détails bizarres de leurs rencontres et les trouvent de plus en plus étranges. Mais elles sont en désaccord sur un point : Miss Jourdain n'a pas vu la dame qui dessinait. Nouvel élément de mystère et, rappelons-le, phénomène fréquent au cours des apparitions. Les deux amies décident alors d'écrire, chacune de son côté, le récit de leur après-midi à Trianon. Relations qui, naturellement, ne concordent pas, et qui amèneront les deux femmes à entreprendre de longues et minutieuses recherches historiques et topographiques sur Versailles et sur Marie-Antoinette. Miss Jourdain a, en effet, eu connaissance d'une tradition selon laquelle on verrait, un certain jour du mois d'août, la Reine assise sur le devant du jardin du Petit Trianon, avec un chapeau léger et une robe rosée. Mieux encore, on rencontrerait, aux alentours, des familiers de la Reine.
     
     
     
     
     
    Et ce jour serait précisément le 10 août, anniversaire de la chute de la royauté. Miss Jourdain revient en France à l'occasion des fêtes de Noël et du Jour de l'An de 1902. (Elle est, comme son amie, Miss Moberly, enseignante dans un collège déjeunes filles.) Elle retourne à Trianon, le 2 janvier, et elle éprouve la même sensation déprimante: «C'était comme si j'avais franchi une ligne et étais soudain dans une zone d'influence.» De nouvelles «visions» et même des «auditions» aussi étranges que celles de l'été précédent, ajoutent à son malaise.
     
    Nouveau retour, en 1904, des deux misses. Cette fois, tout est normal; les sites et les aspects sont, d'ailleurs, différents... Elles ne peuvent que se documenter sur le Petit Trianon et acheter des livres et des plans du parc de Versailles.
     
    En 1908, Miss Jourdain fait sa quatrième visite à Trianon, et elle y vit sa troisième aventure. Après avoir croisé deux femmes en train de se quereller et atteint le corps de gardes, elle ressent un changement indéfinissable: «J'eus le sentiment d'être entraînée dans un état de choses différent, bien qu'aussi réel », et toujours cette sensation déprimante, avec une difficulté de se mouvoir, comme dans certains cauchemars. De toutes ces expériences involontaires, Miss Moberly et Miss Jourdain décident de faire un livre. Elles le publient chez Faber and Faber, en 1911, sous le titre fort simple de « An Adventure » (Une Aventure), sous les pseudonymes de Miss Morison et Miss Lamont.
     
     
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    C'est un succès immédiat... et durable. Mais les «fantômes de Trianon» n'ont pas fini de défrayer la chronique. Ils vont se montrer à d'autres: des Américains, les Crookes, au mois de juillet 1908; deux autres Anglaises, en 1928; et un couple de Londoniens en 1955, avec des variations dans les détails, mais toujours avec des costumes de l'Ancien Régime, et parfois accompagnés par cette atmosphère d'oppression, qui a tant frappé nos deux premières héroïnes.
     

    Que sont donc ces «fantômes du Trianon » ?

    Les sceptiques répondent aussitôt: «Mystification!» Or, elle paraît des plus improbables, cette hypothèse du canular: ces «demoiselles » anglaises, professeurs, et on ne peut plus sérieuses — l'une a 38 ans et l'autre 55 — ne passaient pas pour des fantaisistes. De plus, elles ont attendu, pour publier le récit de leurs aventures versaillaises, dix longues années, employées à se documenter, à rechercher des témoignages et des preuves.
     
    «Alors, répliquent, sans se démonter, les sceptiques, elles ont été victimes d'hallucinations. » Passe pour la première fois, mais la répétition de phénomènes à peu près semblables, et non seulement chez Miss Moberly et chez Miss Jourdain, mais chez d'autres personnes — dont certaines ignoraient la «tradition» du 10 août, ainsi que le livre de nos deux Anglaises — cette répétition à des moments variés de l'année, et durant plus d'un demi-siècle, nous paraît relever d'une autre cause que l'hallucination pure et simple, d'une autre cause encore que la suggestion par des hypnotiseurs en veine d'amusement, ou qu'une mise en scène montée par des plaisantins.
     
    Il faut donc chercher une autre explication, peut-être du côté de cette étrange sensation de «dépression», signalée dans plusieurs témoignages sur l'affaire de Trianon. Il est un peu simpliste d'alléguer le temps lourd et orageux, assez banal pendant la saison d'été. Mais on peut déplacer la question sur un orage magnétique, et rappeler aussi qu'il règne parfois, aux alentours du Trianon, des conditions atmosphériques inhabituelles, lesquelles pourraient provenir, non du ciel, mais de la terre, mais des courants telluriques, ces courants qui auraient peut-être fait choisir Versailles par Louis XIV, pour y édifier sa ville royale.
     
     
    Et cette atmosphère spéciale pourrait déclencher, chez certaines personnes — des Anglo-Saxons, en l'occurrence — des hallucinations. Mais pourquoi ces hallucinations ont-elles toutes porté — entre 1901 et 1955 — sur une seule, sur une certaine période — celle de la fin du temps de la «douceur de vivre» — et sur une femme mystérieuse, en train de dessiner, qui fait songer à la Reine Marie-Antoinette ? Evidemment parce que le souvenir de celle-ci est lié au Petit Trianon et au Hameau.
     
    Pourtant, si l'on applique à ces manifestations paranormales, les lois habituelles en télépathie, de l'agent émetteur et du percipient récepteur, on trouve les percipients, mais on se demande où sont les agents. Faut-il donc admettre des agents morts depuis longtemps, ayant laissé dans les parages du Trianon, où ils ont jadis vécu, une influence qui, dans certaines conditions, telluriques ou atmosphériques, ou d'un autre ordre que nous ignorons, possède la capacité de déclencher des phénomènes paranormaux chez des visiteurs postérieurs, évidemment doués des qualités des percipients ?
     
     
     
     
    Cette imprégnation, cette influence, laissées par des morts, ne doivent pas être confondues avec la théorie spirite de la survie des désincarnés. Ce n'est pas un «fantôme», mais une simple trace, un vague souvenir audible et visible, une sorte de radiation de corps radioactif pas tout à fait désintégré, comme le laissent supposer les découvertes assez récentes du R.P. Pellegrino, parvenu à mettre au point et à construire une sorte de récepteur TV du passé.
     
     
    Il existe des êtres humains capables de capter les images et les sons des temps révolus: ce sont les voyants, dont quelques-uns «voient» aussi le futur. Et ce sont peut-être de ces voyants qui ont assisté aux fantasmagories de Trianon.
     
    Et si ces fantômes étaient, tout simplement, de véritables fantômes, comme ceux dont nous parle le spiritisme : le fantôme de Marie-Antoinette et ceux de quelques personnes de son entourage, continuant à hanter les lieux qui leur furent chers, dans les dernières années où il faisait bon vivre?
     
    Pour ceux qui recherchent plutôt des explications scientifiques, les récentes théories sur la relativité et sur les univers parallèles, pourraient fournir des hypothèses explicatives fort ingénieuses, mais hasardeuses : l'esprit voyagerait dans le temps passé, par le truchement de la quatrième dimension qui, avec nos trois dimensions, constitue l'espace-temps einsteinien.
     
    On peut encore faire appel à l'hypothèse, encore plus aventurée, des « portes induites », qui livreraient parfois passage à des événements éloignés dans le temps ou l'espace, toujours par le moyen des univers parallèles. Dans ces « portes induites » se produiraient des phénomènes extraordinaires: de fortes perturbations gravitationnelles, par exemple, allant jusqu'à l'inversion de la pesanteur — une voiture peut, dans ce cas, atteindre le sommet d'une colline en roue libre... Les découvertes de l'avenir n'ont pas fini de nous émerveiller!...

     

     

    "Le 5 octobre 1789, Marie-Antoinette se promenait seule, nostalgique. Puis on lui a dit : les émeutiers sont aux grilles ! Ce fut la dernière fois qu'elle franchit le seuil du Petit Trianon. Aujourd'hui, on voudrait montrer une maison que Marie-Antoinette vient juste de quitter",

     

     

    Le Petit Trianon, Jacques-Anges Gabriel (achevé entre 1762 et 1768 et aménagé sous Louis XVI jusqu’à 1788)

     
     
     
    Erigé sous l’ordre de Louis XV pour sa maitresse, la marquise de Pompadour, au début des années 1760, le Petit Trianon est du style néoclassique et montre la rupture entre le style gaie et asymétrique de la rocaille pour l’ordre classique du néoclassicisme naissant. Inauguré en 1768 par la nouvelle favorite de roi, Madame du Barry, c’est le spectre de Marie-Antoinette qui règne à Trianon depuis 1774 lorsque Louis XVI lui a fait cadeau du pavillon de son grand-père. Signalant la mode pour l’intimité du salon et du boudoir, le bâtiment principal marque une rupture avec l’imposant style baroque du grand château de Versailles.
     
    C’est à Trianon que la reine a fait construire un Temple à l’Amour, un petit théâtre privé où elle jouait des rôles de soubrettes et de bergères, un belvédère qui servait en tant que salon de musique et même une grotte artificiel pour créer un parc naturel dit « à l’anglaise ».
     
     
     
    SOURCES Lire la suite: http://www.rhedae-magazine.com/Les-Fantomes-du-Trianon_a248.html#ixzz1e6fPRs7d Under Creative Commons License: Attribution
     
     
     
     
     

     

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     Le mystère de la boule aux rats où,

    quand le rat s'infiltre dans nos églises


    Le rat est partout représenté sur nos maisons ou sur nos églises. En cherchant bien, nous en avons débusqué quelques-uns uns et plus particulièrement ceux représentés sur le motif de la boule au rat.

    Qu'est ce que la boule-aux-rats ? Il s'agit d'un motif sculpté en pierre ou en bois datant du 15 et 16ème siècle que l'on ne rencontre que dans très peu d'églises.

    La boule-aux-rats est une sphère surmontée d'une croix et traversée de part en part par des rats.

     

    Où observer des boules-aux-rats ?

    La boule-aux-rats du Mans qui se trouve à l'extérieur de la cathédrale sur un contrefort

    Celle de Champeaux en brie qui ne fut pas facile à trouver dans une stalle sur une miséricorde de l'ancienne collégiale. (Une stalle est un endroit réservé au clergé au sein d'une église et une miséricorde est un support placé sous le siège mobile d'une stalle et qui permet de s'asseoir légèrement).

      




     

    Boule aux rats de Champeaux. Clarabellerebelle

    Celle de Carpentras qui se situe au-dessus de la porte juive de la cathédrale St Siffrein

    Les habitants de Carpentras disent qu'il faut avoir vu la boule-aux-rats pour connaître la ville.

    Puis celle de l'église St Germain l’Auxerrois à Paris, au-dessus d'un contrefort, côté nord.




     

      

    Histoire de cette scène: il s'agit d'un chat qui poursuivait un rat et qui sont restés coincés dans les tuyaux de l'orgue de la cathédrale de dublin en 1850. Ils se sont momifiés dans l'orgue et le chat n'a manifestement jamais mangé le rat . Philippe Vouzellaud

    Si vous êtes curieux et que vous souhaitez en voir d'autres vous pourrez en trouver une sur une miséricorde des stalles de l'église St Spire à Corbeil Essonne; une autre dans la crypte de l'église St Sernin à Toulouse, une à l'église St Maurille des Ponts de Cé dans le Maine et Loire ou encore à l'église Gassicourt à Mantes la Jolie dans les Yvelines.

     

      

     

      

    Interprétation de la boule-aux-rats

    Ce motif demeure un grand mystère malgré plusieurs tentatives d'interprétation. En voici quelques-unes trouvées dans le livre de M. Dansel “Notre frère des ténèbres Le Rat” :


    A St Germain l'Auxerrois, les rats qui sortent de la boule sont guettés par un chat. Est ce la représentation des brigands qui, leurs méfaits accomplis, quittent le royaume des ténèbres ? Et qui après avoir dévasté la terre seront punis par le démon, représenté en la personne du chat.

      




     

    La boule aux Rats de la cathédrale du Mans. Clarabellerebelle

     

    L'abbé Baurit, curé de St Germain l'Auxerrois a avancé cette hypothèse : “Cela pourrait signifier que, bien qu'il ait été sauvé par la croix du Christ, le monde est cependant souvent la proie des méchants, figurés par cinq gros rats à longue queue velue qui, après l'avoir rongé à l'intérieur, par le péché dont ils pourraient être l'emblème, en sortent par les trous qu'ils ont faits.

      

    Un chat rappelant le démon est blotti et guette sa proie, attendant le moment favorable pour se jeter dessus.”

    Sur l'interprétation de la boule-aux-rats de Carpentras, certains n'ont pas hésité à y voir les Juifs.

      

    Ainsi dans la Médecine et les Juifs (Paris 1940) le Dr Fernand Querrioux écrit que “les Juifs s'étaient déjà montrés si avides, que le sculpteur, soit par ironie soit par vengeance, tailla cette boule qui, dans son imagination, représentait le monde envahi et rongé par les Juifs…”

      




    Sculpture de rat sur une église d'Europe. By Traedmawr

     

    Cette interprétation outrancière ne surprend pas si l'on se replace dans le contexte de l'époque où fleurissent les boules aux rats. En effet la seule vérité spirituelle possible ne pouvait être dictée que par l'Eglise !

      

    Tout le reste était considéré comme du rat ! L'abbé Malbois, un érudit d'origine Vauclusienne a laissé une étude manuscrite dans laquelle il rappelle un massacre d'usuriers juifs à Carpentras, en 1459. D'après lui, il se pourrait que la boule-aux-rats de Carpentras représente ces usuriers rongeant le monde.

    Il se pourrait que la boule-aux-rats de Carpentras, ville particulièrement touchée par la peste, au même titre que l'ensemble de la Provence, figure pour exorciser l'épidémie, considérée comme un châtiment de Dieu.

      

    Mais pour souscrire à une telle hypothèse, il faudrait admettre que les sculpteurs du XVe siècle, savaient déjà que le rat, par le biais de sa locataire la plus assidue, la puce, véhiculait l'épidémie.

    Parmi les interprétations les plus générales en voici quelques-uns unes que nous vous livrons telles des questions sans réponse :

     

      

    La prolifération des rats sur le globe terrestre ne représente-t-elle pas la fécondité de l'église?

     

      

    Le monde pourrait peut être par ce motif signifier que les rats le ravageront tôt ou tard.

      

     

    Au sommet d’un des piliers, sur le côté gauche de l’édifice, on peut voir une "boule aux rats", curiosité architecturale sculptée en 1435 par Jean Gaussel ; une des trois qui subsistent en France — les deux autres se trouvant au Mans et à Carpentras — mais la seule où les rats rentrent dans la sphère représentant le globe terrestre :

    une allégorie du mal rongeant le Monde.

      

    Boule aux rats

     

      

    Les rats représenteraient ici les hommes rongeurs à l'esprit mauvais qui nous conduiraient vers le chaos?

     

    L'abbé Paul Arlaud, ancien vicaire de St Siffrein avance l'hypothèse d'un jeu de mots : “il n'y aurait rien d'étonnant qu'au Moyen Age, où l'on goûtait les jeux de mots, on ait pensé à sculpter à l'entrée des églises un jeu de mots en pierre et en latin.

      

      

    Nous aurions dès lors ceci (sens matériel et lapidaire) Ore, mus, domine mundi ; par ta bouche, rat, maître du monde. Ce qui peut être interprété ainsi : le monde, tu en es maître, ô rat, puisque tu le grignotes.

      




    Rattus norvegicus "rat d'égout".

     

    Dans son bestiaire sculpté en France, H. Débidour nous propose une autre interprétation : ” les rats creusent une boule sommée de la croix, veulent ils faire penser à la pérennité de la croix dressée sur le monde livré au péché?
    Il est permis d'en douter.

      

    Si sagesse il y a, elle est sagesse goguenarde fort salutaire ou parfaitement vaine, comme on voudra la prendre : elle se satisfait dans la saynète malicieuse et saugrenue, avec toute l'inanité pittoresque des proverbes.

      

    Et ce sont bien des dictons, littéralement qui sont sculptés sur tant de boiseries françaises, flamandes, allemandes, anglaises, comme Brueghel les peignait dans le même temps…”




    Rat noir qui joue l'équilibriste. By Piglicker

     

    W. Deonna a publié un article dans la Revue Archéologique (1958), intitulé :

      

    “la boule-aux-rats et le monde trompeur”.

      

    Par ce motif, nous dit Deonna, “l'Eglise avertit les fidèles qu'ils doivent dès leur naissance songer à la brièveté et à l'incertitude de leur vie, réfréner leurs appétits terrestres, éviter les séductions faciles de ce monde trompeur, qui détruisent leur âme, comme le temps détruit leur corps, comme les rats rongeurs détruisent le monde; qu'ils doivent songer au salut”.

    D'après Pierre Derlon, l'un des grands spécialistes des traditions occultes chez les Gitans, la boule au rat ne serait pas un motif chrétien mais un motif païen.

      

    Il s'agirait d'un signe de rassemblement, par analogie avec les rats qui se déplacent en hordes.

      

    Ces emblèmes sculptés sur certaines de nos églises, suivant un itinéraire emprunté par les initiés, appartiendraient à une cartographie occulte avec Chartres et Les Saintes Maries de la Mer comme hauts lieux du sacré et comme prétexte à cet itinéraire.

      

    Selon ce tziganologue, la boule aux rats serait une réminiscence de la spirale, laquelle, dans la tradition gitane, représente la hiéroglyphe du rat et pourrait aussi symboliser le labyrinthe dont l'importance dans l'hermétisme occidental demeure trop mal connue.

     

     

    http://acoeuretacris.centerblog.net/rub-mysteres--2.html

      

    http://www.dinosoria.com/boule-aux-rats.html

      

      

      

      

      

      

     

     

     

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    Mystères - Enigmes - civilisation de Fontainebleau -
     

     

     

    Sans le savoir, tous les dimanches, des milliers de promeneurs de la forêt de Fontainebleau passent peut-être devant les vestiges d’une civilisation inconnue.

     


    La forêt de Fontainebleau est l'une des plus grandes et plus belles forêts de France, elle s'étend sur 17 702 ha, auxquels il faut ajouter les 3 300 ha de la forêt domaniale des Trois Pignons.

     


    Entre les arbres et les rochers aux formes fantastiques, on peut sentir cette atmosphère magique. Le mystère de la forêt de Fontainebleau a fait l’objet d’une vive controverse. La question se pose toujours : Fontainebleau a-t-il été le centre d’une ancienne civilisation inconnue ?

     

     

     


     

    Le passé géologique de Fontainebleau

     

     

     

    Le passé géologique de la forêt reste assez mal connu. Son passé historique encore plus. Jusqu’à vers 1830, l’ensemble du massif n’était qu’une énorme tache blanche sur la carte de l’Ile-de-France.

     


    On ne fréquentait alors que les abords de l’antique « forêt de Bière », ancien nom du lieu. Même les brigands, qui échappaient là aux gendarmes royaux, hésitaient à s’enfoncer dans cette immense forêt.

     

     

     

     

     

    Les gorges d'Apremont, en forêt de Fontainebleau

     

     

     

     

     

    Des légendes circulaient sur des habitants mystérieux qui hantaient la forêt. On disait que le Grand Veneur ou le Chasseur Noir veillaient. Gare à qui les rencontrait sur son passage ! Ils étaient toujours accompagnés d’une meute de chiens diaboliques.